Santé https://www.swissveg.ch/fr fr Jod https://www.swissveg.ch/de/Jod <span property="schema:name">Iode</span> <span rel="schema:author"><span lang="" about="/fr/user/5" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Olivia</span></span> <span property="schema:dateCreated" content="2018-07-29T14:26:29+00:00">29. juillet 2018 - 16:26</span> <div property="schema:text" class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">L&#39;apport recommandé en iode pour les adultes en Suisse est de 150 &micro;g.<a href="#f1"><span class="fussnotenlink">1</span></a> L&#39;iode est essentiel au fonctionnement de la glande thyroïde et une carence signifie qu&#39;il ne peut plus produire suffisamment d&#39;hormones thyroïdiennes.<a href="#f2"><span class="fussnotenlink">2</span></a> Ce manque d&#39;hormones thyroïdiennes dans le sang est à nouveau à l&#39;origine d&#39;un certain nombre d&#39;anomalies qui, ensemble, sont appelées des maladies dues à une carence en iode. Dans une étude comparative réalisée en Suisse en 2015, 65 % des personnes omnivores, 66 %&nbsp;des personnes végétariennes et 79 % des personnes végétaliennes avaient un apport en iode sous-optimal.<a href="#f3"><span class="fussnotenlink">3</span></a></p><h3>Iode dans les aliments</h3><p>La concentration d&#39;iode dans un aliment végétal dépend non seulement de la capacité de la plante à accumuler de l&#39;iode, mais surtout de la teneur en iode du sol.<a href="#f4"><span class="fussnotenlink">4</span></a> En particulier en Allemagne, en Autriche et en Suisse, mais aussi dans de nombreux autres pays européens, ni les produits végétaux et animaux domestiques sans enrichissement supplémentaire du sol ou des aliments pour animaux ne contiennent suffisamment d&#39;iode pour assurer un approvisionnement suffisant en iode pour la population par l&#39;intermédiaire des denrées alimentaires.<a href="#f5"><span class="fussnotenlink">5</span></a> En Europe, l&#39;enrichissement des aliments pour animaux avec jusqu&#39;à 5.000 μg/kg d&#39;aliments secs est autorisé.<a href="#f6"><span class="fussnotenlink">6</span></a> Il faut noter que le lait (82 à 115 &micro;g/l), les œufs (64 &micro;g/100 g) et la viande (2,1 à 7,8 &micro;g/100 g) ne sont pas en soi de bons fournisseurs d&#39;iode,<a href="#f7"><span class="fussnotenlink">7</span></a> mais dans de nombreux cas seulement à cause de l&#39;ajout d&#39;iode dans l&#39;aliment. Cette supplémentation indirecte par le détour de l&#39;animal est simplement évitée dans un régime végétal en prenant directement de l&#39;iode avec des algues, du sel iodé ou un complément alimentaire enrichi en iode au lieu de donner le complément à l&#39;animal et de manger celui-ci ou ses œufs ou de boire son lait pour obtenir de l&#39;iode</p><h3>Iode dans les algues</h3><p>La teneur en iode des algues est très variable (voir tableau) : certaines fournissent des quantités si importantes que cela peut être préjudiciable à la santé. D&#39;autres, en revanche, sont tout à fait capables de satisfaire les besoins quotidiens en toute sécurité, à condition que la quantité d&#39;approvisionnement soit maintenue avec précision. Les mesures du Kombu/Kelp ont montré des variations entre 500 et 11 000 μg/g.<span class="fussnotenlink"><a href="#f8">8</a>,<a href="#f9">9</a></span> Même en supposant que cette moyenne de &quot;seulement&quot; 1 500 &quot;μg/g, 0,1 g suffit pour couvrir les besoins quotidiens, et 0,5 g dépasserait déjà la limite supérieure quotidienne. Les préparations à base de varech ne devraient donc être achetées qu&#39;auprès de revendeurs qui peuvent s&#39;assurer qu&#39;ils contrôlent strictement la teneur en iode de leurs préparations.</p><p>En revanche, il existe un certain nombre d&#39;algues qui, à faible dose, peuvent très bien convenir pour couvrir les besoins en iode. Il s&#39;agit notamment du dulse, du nori, du wakame, de la salade de mer et du lithothamnium. Une feuille de nori pèse environ 3 g<a href="#f10"><span class="fussnotenlink">10</span></a> et couvre avec une valeur moyenne de 35 μg/g<a href="#f11"><span class="fussnotenlink">11</span></a> environ 2/3 des besoins quotidiens en iode. Cependant, certaines études ont trouvé des algues nori avec 550 μg/g, c&#39;est pourquoi un meilleur étiquetage des valeurs d&#39;iode serait également souhaitable ici. En outre, les algues peuvent également contenir un certain nombre de substances nocives telles que le plomb, l&#39;arsenic, le cadmium, le mercure et bien d&#39;autres en plus des nombreux ingrédients souhaités et devraient donc toujours être achetés dans des cultures bien contrôlées.</p><table border="1" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width: 500px;"><thead><tr><th colspan="2" scope="col"><strong>Durchschnittlicher Teneur moyenne en iode incl. variabilité&nbsp;<br />d&#39;algues choisies en &micro;g/g <span class="fussnotenlink"><a href="#f26">26</a>,<a href="#f27">27</a>,<a href="#f27">28</a>,<a href="#f29">29</a></span></strong></th></tr></thead><tbody><tr><td>Kombu/Kelp</td><td>1500 (500&ndash;11 000)</td></tr><tr><td>Wakame</td><td>160 (60&ndash;350)</td></tr><tr><td>Nori</td><td>35 (5&ndash;550)</td></tr><tr><td>Salade de mer</td><td>136 (50&ndash;240)</td></tr><tr><td>Lithothamnium Calcareum</td><td>45 (30&ndash;60)</td></tr><tr><td>Dulse</td><td>173 (40&ndash;550)</td></tr></tbody></table><h3>Sel de mer - une source d&#39;iode</h3><p>Il n&#39;est pas exact que le sel marin peut couvrir les besoins en iode. Une étude de 81 sels marins de différentes parties du monde a montré que leur teneur en iode était encore plus faible et en moyenne inférieure à 0,7 μg/g.<a href="#f12"><span class="fussnotenlink">12</span></a> Pour couvrir les besoins en iode d&#39;un adulte de 200 μg, il faudrait ajouter 285 g de sel marin par jour, ce qui serait impossible et très dangereux pour la santé. Parmi les 81 échantillons se trouvaient 19 échantillons du Nigeria, qui contenaient jusqu&#39;à 6,5 μg/g, mais même parmi ceux-ci, il faudrait manger environ 30 g de sel pour couvrir les besoins quotidiens. Si le sel marin n&#39;est pas iodé en plus, il n&#39;apporte pas une contribution pertinente à l&#39;approvisionnement en iode.<a href="#f13"><span class="fussnotenlink">13</span></a></p><h3>Sel iodé</h3><p>La Suisse a été l&#39;un des premiers pays au monde à lancer un programme de prévention pour l&#39;apport en iode en 1922.<a href="#f14"><span class="fussnotenlink">14</span></a> Afin de mieux approvisionner la population en iode, le sel a été choisi comme substance porteuse - le sel, parce que son goût intense empêche que les doses d&#39;iode toxique soient absorbées trop facilement. Le sel de table iodé contient environ 20 μg de iode par gramme.<a href="#f15"><span class="fussnotenlink">15</span></a> Si les limites d&#39;apport en sel de 5 à 6 g par jour au maximum sont respectées,&nbsp;<span class="fussnotenlink"><a href="#f16">16</a>, <a href="#f17">17</a></span>&nbsp;100-120 μg d&#39;iode sont ainsi absorbés, ce qui crée une bonne base pour garantir au moins l&#39;approvisionnement de base. Si l&#39;iode ne peut être fourni en quantités suffisantes par l&#39;alimentation, la grande majorité des sociétés alimentaires et sanitaires nationales et internationales telles que DGE&nbsp;<a href="#f18"><span class="fussnotenlink">18</span></a>, l&#39;OMS<a href="#f19"><span class="fussnotenlink">19</span></a>, l&#39;AND<a href="#f20"><span class="fussnotenlink">20</span></a>,l&#39;&nbsp;ATA<a href="#f21"><span class="fussnotenlink">21</span></a> et d&#39;autres recommandent l&#39;utilisation de sel iodé au lieu du sel uniodé, et le message central d&#39;un certain nombre de publications sur l&#39;enrichissement en iode est également clair : les avantages l&#39;emportent de loin sur les risques.<span class="fussnotenlink"><a href="#f22">22</a>,<a href="#f23">23</a>,<a href="#f24">24</a></span>&nbsp;Le sel iodé est appelé &quot; déchets dangereux pour la santé &quot; dans certains milieux, mais aucune source sérieuse n&#39;est citée à l&#39;appui de cette affirmation. L&#39;Institut fédéral d&#39;évaluation des risques (BfR) a publié une déclaration complète sur cette controverse sur la base de la littérature scientifique actuelle et en arrive également à la conclusion, sur la base de la somme des données disponibles, que le danger posé par le sel iodé est faible et que les bénéfices pour la santé sont bien documentés.<a href="#f25"><span class="fussnotenlink">25</span></a></p><p class="autor">Niko Rittenau</p><p class="autor">Trad. Olivia Villard</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f1"></a>Deutsche Gesellschaft für Ernährung, Österreichische Gesellschaft für Ernährung, Schweizerische Gesellschaft für Ernährung (2015). Referenzwerte für die Nährstoffzufuhr – Vitamin B12. (2. Aufl.), Bonn: DGE.</p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f2"></a>Kapil, U. (2007). Health Consequences of Iodine Deficiency. Sultan Qaboos Univ Med J, 7(3), 267-272.</p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f3"></a>Schüpbach, R., Wegmüller, R., Berguerand, C., Bui, M. &amp; Herter-Aeberli, I. (2017). Micronutrient status and intake in omnivores, vegetarians and vegans in Switzerland. Eur J Nutr, 56(1), 283-293.</p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f4"></a>Deutsche Gesellschaft für Ernährung, Österreichische Gesellschaft für Ernährung, Schweizerische Gesellschaft für Ernährung (2015). Referenzwerte für die Nährstoffzufuhr – Vitamin B12. (2. Aufl.), Bonn: DGE.</p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f5"></a>Arbeitskreis Jodmangel (2013). Jod: Mangel und Versorgung in Deutschland – Aktuelles zum derzeitigen Versorgungsstand und Handlungsbedarf. Zugriff am 26. April 2018. Verfügbar unter <a href="https://bit.ly/2vPqltT">https://bit.ly/2vPqltT</a></p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f6"></a>Europäische Kommission (2004). Verzeichnis der zugelassenen Futtermittel-Zusatzstoffe. Zugriff am 23. April 2018. Verfügbar unter <a href="https://bit.ly/2vIakG9">https://bit.ly/2vIakG9</a></p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f7"></a>Bundesinstitut für Risikobewertung (2004). Nutzen und Risiken der Jodprophylaxe in Deutschland. Zugriff am 26. April 2018. Verfügbar unter <a href="https://bit.ly/2jg0PVG">https://bit.ly/2jg0PVG</a></p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f8"></a>Teas, J., Pino, S., Critchley, A. &amp; Braverman, LE. (2004). Variability of iodine content in common commercially available edible seaweeds. Thyroid, 14(10), 836-841.</p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f9"></a>Ullmann, J. (2017). Algen – Sonderdruck aus dem Handbuch Lebensmittelhygiene. Hamburg: Behr’s Verlag, 21.</p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f10"></a>Bito, T., Teng, F. &amp; Watanabe, F. (2017). Bioactive Compounds of Edible Purple Laver Porphyra sp. (Nori). J Agric Food Chem, 65(49), 10685-10692.</p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f11"></a>Dawczynski, C., Schäfer, U., Leiterer, M. &amp; Jahreis, G. (2007). Nutritional and toxicological importance of macro, trace, and ultra-trace elements in algae food products. J Agric Food Chem, 55(25), 10470-10475.</p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f12"></a>Aquaron A. (2000). Iodine content of non iodized salts obtained from retail markets worldwide. In:<br /> Geertman R.M. (eds) Iodized salt for sustaining IDD elimination. 8th World Salt Symposium. Arnhem: Elsevier, 935-938.</p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f13"></a>Arbeitskreis Jodmangel. (2015). Jodversorgung aktuell. Zugriff am 26. April 2018. Verfügbar unter <a href="https://bit.ly/2Jzh2jL">https://bit.ly/2Jzh2jL</a></p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f14"></a>Jahreis, G., Leiterer, M. &amp; Fechner, A. (2007). Jodmangelprophylaxe durch richtige Ernährung – Der Beitrag von Milch, Seefisch und Jodsalz zur Jodversorgung in Deutschland. Präv Gesundheitsf, 2, 179-183.</p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f15"></a>Jahreis, G., Leiterer, M. &amp; Fechner, A. (2007). Jodmangelprophylaxe durch richtige Ernährung – Der Beitrag von Milch, Seefisch und Jodsalz zur Jodversorgung in Deutschland. Präv Gesundheitsf, 2, 179-183.</p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f16"></a>American Heart Association. (2017). Why Should I Limit Sodium? Zugriff am 26. April 2018. Verfügbar unter <a href="https://bit.ly/2ihd4yc">https://bit.ly/2ihd4yc</a></p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f17"></a>Deutsche Gesellschaft für Ernährung, Österreichische Gesellschaft für Ernährung, Schweizerische Gesellschaft für Ernährung. (2015). Referenzwerte für die Nährstoffzufuhr – Vitamin B12. (2. Aufl.), Bonn: DGE.</p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f18"></a>Deutsche Gesellschaft für Ernährung. (2015). DGE-Qualitätsstandard für die Betriebsverpfegung (4. Aufl.). Bonn: DGE, 19.</p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f19"></a>World Health Organization. (2014). Guideline: fortification of food-grade salt with iodine for the prevention and control of iodine deficiency disorders. Geneva: World Health Organization, 14.</p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f20"></a>Zelman, K. (2015). Iodine, a Critically Important Nutrient. Zugriff am 26. April 2018. Verfügbar unter <a href="https://bit.ly/2I3SQZx">https://bit.ly/2I3SQZx</a></p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f21"></a>American Thyroid Association. (2014). Iodine Deficiency FAQ. Zugriff am 28. April 2018. Verfügbar unter <a href="https://bit.ly/2HG0RV8">https://bit.ly/2HG0RV8</a></p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f22"></a>Delange, F. &amp; Lecomte, P. (2000). Iodine supplementation: benefits outweigh risks. Drug Saf, 22(2), 89-95.</p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f23"></a>Zimmermann, M.B. (2008). Iodine requirements and the risks and benefits of correcting iodine deficiency in populations. J Trace Elem Med Biol, 22(2), 81-92.</p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f24"></a>Prete, A., Paragliola, R.M. &amp; Corsello, M.S. (2015). Iodine Supplementation: Usage “with a Grain of Salt”. Int J Endocrinol, 2015, 312305.</p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f25"></a>undesinstitut für Risikobewertung. (2004). Nutzen und Risiken der Jodprophylaxe in Deutschland. Zugriff am 26. April 2018. Verfügbar unter <a href="https://bit.ly/2jg0PVG">https://bit.ly/2jg0PVG</a></p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f26"></a>Ullmann, J. (2017). Algen – Sonderdruck aus dem Handbuch Lebensmittelhygiene. Hamburg: Behr’s Verlag, 21.</p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f27"></a>Aslam, M.N., Kreider, J.M., Paruchuri, T., Bhagavathula, N., DaSilva, M., Zernicke, R.F. et al. (2010). A Mineral-Rich Extract from the Red Marine Algae Lithothamnion calcareum Preserves Bone Structure and Function in Female Mice on a Western-Style Diet. Calcif Tissue Int, 86(4), 313-324.</p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f28"></a>Teas, J., Pino, S., Critchley, A. &amp; Braverman, LE. (2004). Variability of iodine content in common commercially available edible seaweeds. Thyroid, 14(10), 836-841.</p> </li> <li> <p lang="de-DE" xml:lang="de-DE"><a id="f29"></a>Phaneuf, D., Côté, I., Dumas, P., Ferron, L.A. &amp; LeBlanc, A. (1999). Evaluation of the contamination of marine algae (Seaweed) from the St. Lawrence River and likely to be consumed by humans.</p> </li> </ol> </div></div> Tue, 19 Jun 2018 08:03:17 +0000 Bernadette 2717 at https://www.swissveg.ch Vegan und 100 werden – ein Widerspruch? https://www.swissveg.ch/de/altersstudie <span>Manger végétal et vivre centenaire, une contradiction ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>13. avril 2026 - 9:39</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Les gros titres du moment donnent l’impression que l’alimentation végétale est incompatible avec le fait de vieillir en bonne santé. Mais est-ce vraiment le cas&nbsp;? Ou bien tire-t-on de certaines études des conclusions qui vont au-delà de ce qu’elles indiquent réellement&nbsp;? En y regardant de plus près, on s’aperçoit rapidement que ce débat va bien au-delà de la question de savoir si la viande a sa place dans notre assiette. Dans cet article, nous corrigeons les malentendus, débunkons les vieux préjugés et examinons ce dont le corps a réellement besoin en vieillissant.</p><p>Ces dernières semaines, une question a été largement médiatisée&nbsp;: dans quelle mesure est-il réaliste de devenir centenaire – et quel rôle joue l’alimentation dans ce contexte&nbsp;? De nombreux articles prennent clairement position, laissant entendre que le végétalisme à un âge avancé constitue davantage un obstacle qu’un avantage et que nous devons miser sur les produits d’origine animale pour vieillir en bonne santé.</p><p>Cette affirmation s’appuie sur une étude portant sur plus de 5200&nbsp;adultes chinois âgés de &nbsp;ans et plus, qui ont été suivis pendant une période pouvant aller jusqu’à 20&nbsp;ans dans le cadre d’une cohorte à long terme, c’est-à-dire un groupe de personnes présentant des caractéristiques communes et faisant l’objet d'examens répétés sur de nombreuses années. L’étude a cherché à déterminer si les personnes végétaliennes ou végétariennes atteignaient moins souvent l’âge de 100&nbsp;ans que les personnes ayant une alimentation mixte. Résultat&nbsp;: parmi les participantes et les participants, les personnes végétariennes et surtout végétaliennes étaient moins susceptibles d’atteindre l’âge de 100&nbsp;ans. Certains médias ont présenté cette conclusion comme si l’étude démontrait que l’alimentation végétalienne empêchait globalement de vivre longtemps. Quelques articles sont même allés jusqu’à conseiller aux personnes âgées de mettre de côté leurs convictions idéologiques en matière d’alimentation.</p><p>L’idée sous-jacente est donc qu’il y aurait une contradiction entre l’alimentation végétale et le fait de vieillir en bonne santé. Or, l’étude elle-même est bien plus complexe et invite avant tout à une réflexion critique, et non à un rejet général de l’alimentation végétale chez les personnes âgées.</p><p>&nbsp;</p><h4 class="text-align-justify western" style="line-height:108%;margin-bottom:0.28cm;margin-top:0cm;orphans:2;widows:2;">L’étude à la loupe</h4><p>L’étude de Li et al. (2026)¹ montre certes un lien entre un régime végétarien ou végétalien et une probabilité moindre d’atteindre l’âge de 100&nbsp;ans, mais elle présente des faiblesses méthodologiques majeures qui sont à peine évoquées dans les médias&nbsp;:</p><ol><li><p style="orphans:2;widows:2;">L’étude repose sur ce qu’on appelle des données alimentaires rétrospectives : les participantes et les participants, âgés de plus de 80&nbsp;ans, ont été invités à rendre compte de leurs habitudes alimentaires a posteriori – une méthode dont la précision est par nature limitée. &nbsp;</p></li><li><p style="orphans:2;widows:2;">L’étude ne fournit aucune indication sur le degré de rigueur avec lequel le régime végétarien ou végétalien a été réellement suivi.&nbsp;</p></li><li><p style="orphans:2;widows:2;">L’effet négatif – à savoir la probabilité plus faible d’atteindre l'âge de 100&nbsp;ans – s’est surtout manifesté chez les personnes en sous-poids. Cela suggère que la cause réelle du problème pourrait être un apport insuffisant en énergie et en protéines ou encore des maladies préexistantes, et non le régime alimentaire en soi.</p></li></ol><p style="orphans:2;widows:2;">De plus, cette étude porte exclusivement sur les personnes très âgées en Chine, une population connue pour présenter un taux élevé d’insuffisance pondérale et une forte prévalence de maladies chroniques. Aucune analyse distincte n’a été menée concernant une alimentation végétalienne bien planifiée. La qualité de l’alimentation, qui peut être compromise par une composition alimentaire inappropriée, n’a pas non plus été prise en compte. Il convient également de noter que les personnes consommant du poisson, des œufs et des produits laitiers vivaient aussi longtemps que celles qui mangeaient de la viande. Ce n’est donc pas la viande en soi qui importe, mais un apport suffisant en protéines et en nutriments.</p><p style="orphans:2;widows:2;">&nbsp;</p><h4 class="text-align-justify western" style="margin-bottom:0.28cm;margin-top:0cm;">Pourquoi l’alimentation devient encore plus importante avec l’âge</h4><p>Avec l’âge, le corps change&nbsp;: le métabolisme de base diminue, l’appétit s’affaiblit et le corps perd peu à peu de la masse musculaire. Les os deviennent plus fragiles, la digestion ralentit et le risque de développer des maladies telles que le diabète de type 2 ou des maladies cardiovasculaires augmente. &nbsp;En outre, l’assimilation de certains nutriments n’est plus aussi efficace qu’auparavant&nbsp;: les besoins en protéines, en calcium, en vitamine&nbsp;D et en vitamine&nbsp;B12 restent élevés, voire augmentent, tandis que la sensation de faim et de soif diminue. Il est donc d’autant plus important d'adopter une alimentation la plus nutritive possible, même en petites portions.²</p><p>Les protéines en particulier jouent un rôle clé à cet égard. Elles aident à préserver la masse musculaire, à maintenir la mobilité et à rester en forme plus longtemps. Avec l’âge, le corps réagit moins bien aux protéines, ce qui rend les cellules musculaires en quelque sorte «&nbsp;sourdes&nbsp;» aux signaux de reconstruction. C’est pourquoi les personnes âgées ont globalement intérêt à augmenter légèrement leur apport en protéines, en veillant à le répartir de manière aussi régulière que possible tout au long de la journée.</p><p>C’est justement ce point qui alimente un préjugé très répandu&nbsp;: pour absorber suffisamment de protéines et de nutriments à un âge avancé, il faudrait impérativement consommer de la viande, du lait et des œufs. Cette idée reçue est fortement ancrée, et le battage médiatique sur les études relatives à l’espérance de vie ne font que la renforcer. Pourtant, elle est très réductrice. En effet, l’important n’est pas l’origine des nutriments, mais leur quantité et leur qualité. Les recherches actuelles montrent clairement que ces deux aspects sont parfaitement conciliables avec une alimentation végétalienne bien menée.</p><p class="text-align-justify" style="line-height:108%;margin-bottom:0.28cm;">&nbsp; <div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"></p><h3>Les protéines végétales sont-elles «&nbsp;incomplètes&nbsp;»&nbsp;?</h3><p>Ce préjugé a la vie dure&nbsp;: les protéines végétales seraient de moindre qualité ou «&nbsp;incomplètes&nbsp;». En réalité, ce n’est pas le cas.</p><p>Certes, considérés de manière isolée, de nombreux aliments végétaux ne présentent pas exactement la même composition en acides aminés que les produits d’origine animale. &nbsp;Mais en pratique, cela n’a guère d’importance. Lorsque l’on a une alimentation variée, on combine automatiquement différentes sources de protéines, ce qui permet d’obtenir un profil complet en acides aminés. Un exemple classique est l’association de légumineuses et de céréales, comme les lentilles avec du pain complet ou les haricots avec du riz. Les noix et les graines complètent également très bien les sources de protéines végétales. Certains aliments fournissent même à eux seuls tous les acides aminés essentiels&nbsp;: c’est notamment le cas du soja, du quinoa et de l’amarante.&nbsp;</p><p>En outre, la digestibilité des protéines végétales est souvent sous-estimée. Le soja présente une valeur biologique très élevée, tandis que les produits fermentés comme le tempeh sont particulièrement digestes. Le taux PDCAAS (une mesure de la qualité des protéines) est proche de 1,0 (soit 100&nbsp;%) pour le soja, et parfois même supérieur pour les produits fermentés comme le tempeh. &nbsp;Des méthodes de préparation simples telles que le trempage, la germination ou la cuisson douce permettent également d’améliorer encore la biodisponibilité et de rendre les protéines plus facilement assimilables. Si les fibres alimentaires ralentissent légèrement l’absorption des protéines, elles favorisent toutefois à long terme une flore intestinale saine, qui soutient à son tour l’assimilation des protéines.³</p></div><h4 class="text-align-justify western" style="margin-bottom:0.28cm;margin-top:0cm;">&nbsp;</h4><h4 class="text-align-justify western" style="margin-bottom:0.28cm;margin-top:0cm;">Ce que montre la recherche</h4><p>Une alimentation végétalienne bien planifiée est non seulement pertinente pour les jeunes, mais elle peut aussi s’avérer particulièrement bénéfique chez les personnes âgées. Les personnes qui suivent un régime végétalien apportent à leur organisme une grande variété de fibres alimentaires, de vitamines, de minéraux et de composés phytochimiques. Par ailleurs, de nombreuses personnes âgées tirent profit d’une alimentation légère, digeste et riche en nutriments.</p><p>Des études récentes montrent que ce type d’alimentation est non seulement possible à un âge avancé, mais qu'il présente également des avantages mesurables&nbsp;: après seulement 48&nbsp;heures d’alimentation végétale, la sensibilité à l’insuline, la glycémie et les triglycérides se sont améliorées chez les personnes de plus de 65 ans, tandis que les marqueurs inflammatoires, associés à un risque accru de maladies cardiovasculaires, ont nettement diminué.⁴</p><p>Les données de santé à long terme plaident elles aussi en faveur d’une alimentation végétale&nbsp;: dans diverses études, les femmes dont l’alimentation était riche en protéines végétales présentaient moins souvent des maladies chroniques telles que le cancer, le diabète de type&nbsp;2 ou les crises cardiaques, étaient en meilleure forme physique et faisaient plus souvent état d’une clarté mentale. À l’inverse, une consommation élevée de protéines animales peut augmenter les facteurs de croissance tels que l’IGF-1, qui sont associés à un risque accru de cancer. En plus d’être de haute qualité, les protéines végétales sont donc bénéfiques pour la santé.⁵</p><p>Une étude réalisée sur des jumeaux en est une illustration particulièrement frappante&nbsp;: après huit semaines de régime végétalien, les marqueurs biologiques du vieillissement, qui reflètent l’état réel du vieillissement cellulaire et des organes, se sont améliorés. Les chercheurs ont observé des modifications de la méthylation de l’ADN indiquant un rajeunissement des processus biologiques, indépendamment du fait que les participants aient consommé moins de calories ou non.⁶</p><p>De nombreuses données collectées sur le long terme en Chine dressent le même tableau&nbsp;: une alimentation végétale de qualité est associée à un vieillissement en meilleure santé et à un risque moindre de maladies chroniques.⁷<sup> </sup>Les résultats de ces études corroborent ainsi exactement ce que beaucoup de personnes souhaitent pour leurs vieux jours&nbsp;: plus d’énergie, plus de mobilité et la garantie de rester autonome aussi longtemps que possible.</p><h4 class="text-align-justify western" style="margin-bottom:0.28cm;margin-top:0cm;">&nbsp;</h4><h4 class="text-align-justify western" style="margin-bottom:0.28cm;margin-top:0cm;">Conclusion&nbsp;: manger végétal, rester actif</h4><p>Manger végétal et vieillir en bonne santé ne sont pas mutuellement exclusifs. L’important n’est pas de consommer des aliments d’origine animale, mais de fournir au corps suffisamment de calories, de protéines et de nutriments. En adoptant une alimentation végétale variée et bien menée, il est tout à fait possible de subvenir à tous ses besoins et de créer ainsi les meilleures conditions pour rester en forme, actif et autonome le plus longtemps possible.</p><p>Le fait que certains médias prétendent le contraire montre bien que ceux-ci préfèrent verser dans le sensationnalisme plutôt que de relayer les résultats factuels de la recherche.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Plus d'informations</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/alimentation-vegetale-diminue-risque-maladies" target="_blank">L'alimentation végétale diminue le risque de maladies</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/proteines-vegetales?language=fr" target="_blank">Les protéines dans l'alimentation végétale</a></li></ul><p>&nbsp;</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li><p style="line-height:100%;margin-bottom:0.42cm;margin-left:1.27cm;text-indent:-1.27cm;">Li Y, Wang K, Lv Y, Jigeer G, Huang Y, Shen X, Shi X, Gao X, 2026. Vegetarian diet and likelihood of becoming centenarians in Chinese adults aged 80 y or older: a nested case-control study. The American Journal of Clinical Nutrition, 123 (2), 101136. <a href="https://doi.org/10.1016/j.ajcnut.2025.101136">https://doi.org/10.1016/j.ajcnut.2025.101136</a></p></li><li><p style="line-height:100%;margin-bottom:0.42cm;margin-left:1.27cm;text-indent:-1.27cm;">Campbell WW, Deutz NEP, Volpi E, Apovian CM, 2023. Nutritional Interventions: Dietary Protein Needs and Influences on Skeletal Muscle of Older Adults. The Journals of Gerontology: Series A, 78 (Supplement_1), 67–72. <a href="https://doi.org/10.1093/gerona/glad038">https://doi.org/10.1093/gerona/glad038</a></p></li><li><p style="line-height:100%;margin-bottom:0.42cm;margin-left:1.27cm;text-indent:-1.27cm;">Berrazaga I, Micard V, Gueugneau M, Walrand S, 2019. The Role of the Anabolic Properties of Plant- versus Animal-Based Protein Sources in Supporting Muscle Mass Maintenance: A Critical Review. Nutrients, 11 (8), 1825. <a href="https://doi.org/10.3390/nu11081825">https://doi.org/10.3390/nu11081825</a></p></li><li><p style="line-height:100%;margin-bottom:0.42cm;margin-left:1.27cm;text-indent:-1.27cm;">Döschner L, Schulze K, Göger L, Bosy-Westphal A, Krüger N, Franz K, Müller-Werdan U, Herpich C, Norman K, 2024. Effects of a Short-Term Vegan Challenge in Older Adults on Metabolic and Inflammatory Parameters-A Randomized Controlled Crossover Study. Molecular Nutrition &amp; Food Research, 68 (4), e2300623. <a href="https://doi.org/10.1002/mnfr.202300623">https://doi.org/10.1002/mnfr.202300623</a></p></li><li><p style="line-height:100%;margin-bottom:0.42cm;margin-left:1.27cm;text-indent:-1.27cm;">Ardisson Korat AV, Shea MK, Jacques PF, Sebastiani P, Wang M, Eliassen AH, Willett WC, Sun Q, 2024. Dietary protein intake in midlife in relation to healthy aging - results from the prospective Nurses’ Health Study cohort. The American Journal of Clinical Nutrition, 119 (2), 271–282. <a href="https://doi.org/10.1016/j.ajcnut.2023.11.010">https://doi.org/10.1016/j.ajcnut.2023.11.010</a></p></li><li><p style="line-height:100%;margin-bottom:0.42cm;margin-left:1.27cm;text-indent:-1.27cm;">Dwaraka VB, Aronica L, Carreras-Gallo N, Robinson JL, Hennings T, Carter MM, Corley MJ, Lin A, Turner L, Smith R, et al., 2024. Unveiling the epigenetic impact of vegan vs. omnivorous diets on aging: insights from the Twins Nutrition Study (TwiNS). BMC Medicine, 22 (1), 301. <a href="https://doi.org/10.1186/s12916-024-03513-w">https://doi.org/10.1186/s12916-024-03513-w</a></p></li><li><p style="line-height:100%;margin-bottom:0.42cm;margin-left:1.27cm;text-indent:-1.27cm;">Jigeer G, Wang K, Lv Y, Tucker KL, Shen X, Chen F, Sun L, Shi X, Li Y, Gao X, 2025. Vegetarian diet and healthy aging among Chinese older adults: a prospective study. npj Aging, 11 (1), 25. <a href="https://doi.org/10.1038/s41514-025-00213-4">https://doi.org/10.1038/s41514-025-00213-4</a></p></li></ol></div></div> Tue, 28 Apr 2026 14:22:37 +0000 Joelle 4191 at https://www.swissveg.ch Fibermaxxing: Social Media Hype oder sinnvoller Trend? https://www.swissveg.ch/de/fibermaxxing <span>Fibermaxxing : simple effet de mode ou tendance pertinente ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>5. mars 2026 - 11:36</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Une nouvelle tendance alimentaire est en vogue sur les réseaux sociaux&nbsp;: le «&nbsp;fibermaxxing&nbsp;». Celle-ci consiste à augmenter délibérément la part de fibres dans son alimentation afin d’améliorer sa santé. Elle promet une meilleure digestion, une diminution de la sensation de faim et un renforcement du système immunitaire. Mais cette tendance a-t-elle vraiment du sens&nbsp;? Nous nous sommes penchés sur la question.</p><p style="font-style:normal;font-variant:normal;font-weight:normal;letter-spacing:normal;line-height:0.64cm;margin-bottom:0.26cm;orphans:2;widows:2;"><font style="font-size:13pt;" color="#000000" face="Open Sans, sans-serif" size="4">Les effets positifs des fibres alimentaires sur notre santé sont scientifiquement prouvés depuis longtemps. Néanmoins, jusqu’à présent, ce sujet n’a souvent été évoqué que de manière marginale, l’attention s’étant principalement portée sur l’engouement pour les protéines. Mais les choses sont en train de changer&nbsp;: la génération Z a découvert les fibres alimentaires et en a fait un véritable buzz sur TikTok et Instagram, où l’on peut désormais trouver de nombreuses vidéos expliquant comment améliorer son apport en fibres alimentaires. En plus de faciliter la digestion, celles-ci aideraient à réguler la glycémie, à perdre du poids et à avoir une peau éclatante. Certains vont même jusqu’à les qualifier d’«&nbsp;Ozempic naturel&nbsp;». L’industrie du bien-être surfe elle aussi sur cette tendance en proposant une multitude de compléments alimentaires destinés à maximiser l’apport en fibres alimentaires. L’offre s’étend des comprimés aux gels en passant par les «&nbsp;limonades enrichies en fibres&nbsp;». Aujourd’hui, on peut même trouver des édulcorants enrichis en fibres alimentaires.&nbsp;</font></p><h4>Diversité végétale</h4><p>Les fibres alimentaires sont exclusivement présentes dans les aliments d’origine végétale. Il s’agit de composants végétaux non digestibles qui ne peuvent pas être décomposés par le système enzymatique humain. Diverses études montrent qu’un apport accru en fibres alimentaires a de nombreux effets positifs sur la santé. Parmi eux, on peut citer la prévention du diabète de type&nbsp;2 et la réduction du «&nbsp;mauvais&nbsp;» cholestérol LDL, ce qui permet de minimiser le risque de maladies coronariennes. La consommation de produits à base de céréales complètes en particulier est associée à des effets positifs, notamment la prévention de l'hypertension artérielle.&nbsp;&nbsp;<br>Les fibres alimentaires sont constituées de sucres complexes à longue chaîne et peuvent être classées en deux catégories&nbsp;: les fibres solubles et insolubles. Toutes deux ont des fonctions et des effets différents dans l’organisme.&nbsp;</p><h6>Fibres alimentaires solubles</h6><p>Les fibres alimentaires solubles dans l’eau comprennent notamment la pectine, l'amidon résistant, l’inuline et l’oligofructose. On les trouve par exemple dans les flocons d’avoine, les pommes, les haricots, les pois ou les avocats. Les fibres alimentaires solubles sont métabolisées dans le côlon et forment une consistance gélatineuse en combinaison avec l’eau. Elles servent de base alimentaire aux «&nbsp;bonnes&nbsp;» bactéries intestinales, favorisent le bon fonctionnement de la digestion, peuvent avoir une influence positive sur le taux de cholestérol et ralentissent la digestion des glucides.&nbsp;</p><h6>Fibres alimentaires insolubles</h6><p>Les fibres alimentaires insolubles sont la cellulose, l’hémicellulose et la lignine. On les trouve par exemple dans les céréales complètes, le son de blé et les graines de lin. Les fibres alimentaires insolubles gonflent fortement au contact de l’eau et augmentent ainsi le volume des selles, ce qui entraîne un renforcement du péristaltisme intestinal et un raccourcissement du temps de transit dans le côlon.&nbsp;</p><h4>Dans quelle mesure le fibermaxxing est-il judicieux&nbsp;?&nbsp;</h4><p>La Société Suisse de Nutrition (SSN) recommande aux adultes un apport quotidien de 30 grammes de fibres alimentaires. Cependant, à l’heure actuelle, une grande partie de la population suisse n’atteint pas cette quantité recommandée. À titre de comparaison, on estime que nos ancêtres en consommaient environ 100&nbsp;grammes par jour. Il est donc tout à fait judicieux pour de nombreuses personnes d’augmenter leur apport en fibres, à condition toutefois de le faire de manière progressive et modérée, idéalement sur plusieurs semaines. Il est également important de boire suffisamment afin de prévenir les troubles digestifs. En effet, un apport très soudain et élevé en fibres alimentaires peut entraîner des flatulences, des ballonnements ou des diarrhées. En cas de problèmes digestifs persistants, de symptôme du côlon irritable ou de constipation fréquente, il est recommandé de consulter un nutritionniste pour obtenir des conseils personnalisés.&nbsp;</p><h4>Privilégier les aliments naturels&nbsp;</h4><p>Les fibres alimentaires doivent provenir principalement d’aliments végétaux. Le cas échéant, les produits enrichis peuvent servir de complément, mais ils ne constituent pas une source principale. De fait, l’utilité de ces produits peut être remise en question, car les aliments végétaux naturels contiennent suffisamment de fibres alimentaires. Et plus important encore&nbsp;: les différents aliments contiennent également différents types de fibres alimentaires, ce qui n’est souvent pas le cas des produits enrichis. Une grande partie d’entre eux sont enrichis uniquement en inuline. On peut aussi y trouver des fibres de tapioca, d’acacia et de maïs. La forte concentration de fibres alimentaires dans les aliments enrichis peut également inciter les consommatrices et les consommateurs à privilégier ce type de produits au détriment d’une alimentation variée, les privant ainsi des autres avantages d’une alimentation végétale riche en fibres. De plus, les aliments dits fonctionnels, tels que les «&nbsp;limonades riches en fibres&nbsp;», contiennent généralement des sucres et/ou des édulcorants ajoutés et ne sont donc pas «&nbsp;plus sains&nbsp;» que les boissons gazeuses classiques. La meilleure stratégie reste donc d’adopter une alimentation végétale variée, comprenant suffisamment de produits à base de céréales complètes, de légumineuses, de fruits et de légumes.&nbsp; &nbsp;</p><h4>Pas de solution miracle&nbsp;</h4><p>Il est important de ne pas attendre de miracles du fibermaxxing. Certes, les personnes qui, jusqu’à présent, consommaient trop peu de fibres alimentaires, peuvent en tirer des bénéfices. Mais celles qui en absorbent déjà suffisamment ne verront pas d’améliorations notables en augmentant encore leur consommation. Chez les enfants et les adolescents en particulier, il faut également veiller à un apport calorique suffisant, qui pourrait être entravé par la forte sensation de satiété apportée par les fibres. C’est pourquoi les recommandations qui leur sont destinées sont différentes de celles des adultes&nbsp;: 10&nbsp;g / 1000&nbsp;kcal pour les enfants contre 16&nbsp;g pour les femmes et 12,5&nbsp;g pour les hommes.</p><h4>Le saviez-vous&nbsp;?&nbsp;</h4><p>Les fabricants qui mentionnent les fibres alimentaires sur l’emballage de leurs produits doivent indiquer la teneur exacte en fibres alimentaires dans le tableau nutritionnel. Si la mention «&nbsp;source de fibres&nbsp;» est utilisée, le produit doit contenir au moins 3&nbsp;g de fibres alimentaires pour 100&nbsp;g ou 1,5&nbsp;g pour 100&nbsp;kilocalories (kcal). La mention «&nbsp;teneur élevée en fibres&nbsp;» nécessite au moins 6&nbsp;g de fibres alimentaires pour 100&nbsp;g ou 3&nbsp;g pour 100&nbsp;kcal.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Plus d'informations</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/alimentation_equilibre?language=fr">Alimentation équilibrée</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/nutriment?language=fr">Nutriments</a></li></ul></div> Thu, 05 Mar 2026 07:00:00 +0000 Sarah 4185 at https://www.swissveg.ch Alles über Weisskohl https://www.swissveg.ch/de/weisskohl <span>Tout savoir sur la choucrute</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2398" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Christine</span></span> <span>4. septembre 2025 - 9:40</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">À l’approche de l’hiver, le choix de légumes régionaux se réduit comme peau de chagrin et les plats plus riches reviennent sur le devant de la table. La choucroute est un accompagnement apprécié, surtout durant la saison froide. Mais quelle est son origine et est-elle vraiment aussi bénéfique pour la santé qu’on aime à le croire&nbsp;?</p><p>Bien que la fermentation du chou ne soit pas une invention allemande, la choucroute compte parmi les plats traditionnels allemands les plus connus. Elle nous vient probablement plutôt d’Asie, d’où elle se serait frayé un chemin vers l’Occident. Le médecin et philosophe grec Hippocrate (466 à 377&nbsp;avant notre ère) reconnaissait déjà les avantages du chou. Remontant à plus de 10000 ans, la fermentation est l’une des méthodes de conservation les plus anciennes. Durant la fermentation dite lactique, de «&nbsp;bonnes&nbsp;» bactéries transforment le sucre du chou en acide lactique. Grâce à cela, le chou prend son goût légèrement acidulé caractéristique et se conserve bien plus longtemps. Au XIIe siècle, la culture du chou se répandit en Europe, notamment dans les jardins monastiques, créant des conditions idéales pour la production de choucroute. Au XVIIIe siècle, cette préparation à longue conservation et riche en vitamine C servait à prévenir le scorbut, dont souffraient les marins. Plus tard, elle servit aussi d’aliment de base essentiel durant les campagnes militaires. La choucroute est produite industriellement depuis la fin du XIXe siècle.<span class="fussnotenlink">1</span></p><h3>Regain de popularité</h3><p>Après avoir largement perdu son attrait au fil du temps, la choucroute a connu un regain de popularité en Suisse en 2020, durant l’épidémie de COVID-19&nbsp;: la société Schöni basée dans le canton d’Argovie s’est vu contrainte d’augmenter sa production de manière significative afin de répondre à la demande.<span class="fussnotenlink">2</span> La consommation par personne a grimpé à près d’un demi-kilo cette année-là alors même que la consommation est habituellement plutôt faible dans notre pays.3 Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce sont bien les Français et non les Allemands qui détiennent le record de consommation de choucroute&nbsp;: on en mange environ 1,7&nbsp;kg par an dans l’Hexagone, surtout en Alsace, où ce plat fermenté jouit d’une popularité incontestée. L’Allemagne arrive en deuxième position avec une moyenne de 1,2&nbsp;kg par personne alors que ce chiffre se montait encore à 2&nbsp;kg il y a 40&nbsp;ans.<span class="fussnotenlink">4</span></p><h3>Bienfaits</h3><p>Il a fallu attendre le XIXe siècle pour que les réels bienfaits de la choucroute se fassent connaître, notamment grâce à la fameuse cure Kneipp, qui préconise entre autres de consommer de la choucroute, jus compris.<span class="fussnotenlink">1</span> Du fait de sa teneur élevée en vitamine C et des bactéries lactiques qu’elle contient, il est recommandé de la manger crue, une cuisson prolongée risquant de détruire ces précieux atouts. L’acide lactique produit lors de la fermentation a un effet positif sur notre flore intestinale et sur notre système immunitaire. Malgré ses nombreux bienfaits, la choucroute devrait être intégrée dans l’alimentation progressivement, car elle peut causer une gêne digestive si elle est consommée en trop grande quantité. Par contre, il est faux d’affirmer que la choucroute serait une sorte de remède miracle pour lutter contre divers types de cancer et pour réguler la pression artérielle ; les preuves scientifiques manquent dans ces domaines.<span class="fussnotenlink">5</span></p><h3>Fermentation maison</h3><p>Alors qu’elle était largement pratiquée dans les foyers, la fabrication de choucroute à titre privé est devenue rare depuis la mise sur le marché de choucroutes prêtes à l’emploi. Or, la plupart de ces préparations industrielles sont pasteurisées, ce qui entraîne la perte de nombreux nutriments précieux. Certains commerces vendent toutefois de la choucroute crue ou du kimchi, la variante coréenne obtenue à partir de chou chinois, de piment et d’autres épices. Cependant, préparer soi-même sa choucroute peut présenter de nombreux avantages : propre choix des ingrédients, économie d’argent, pas de pasteurisation, utilisation de restes de légumes et promotion d’un mode de consommation durable et conscient.&nbsp;</p><p>Faire sa choucroute est à la portée de tout le monde : raper un chou blanc frais et le malaxer avec du sel jusqu’à ce qu’il ait dégorgé suffisamment pour pouvoir être recouvert de son propre jus. Ajouter des épices telles que des baies de genièvre. Rincer un bocal de conservation à l’eau chaude, le remplir de chou et le couvrir d’un chiffon propre ou d’un film plastique fixé à l’aide d’un élastique. Entreposer pendant trois à dix jours à l’abri de la lumière à température ambiante, lester le chou et le tasser quotidiennement, avec un pilon, par exemple, ou à la main. Ensuite, fermer le bocal avec son couvercle et le placer au réfrigérateur pour éviter que la choucroute ne devienne trop acide. Ouvrir le couvercle tous les deux ou trois jours pour permettre aux gaz de s’échapper. Après deux à trois semaines, goûter la choucroute et la laisser fermenter plus longtemps, selon vos préférences. Au réfrigérateur, elle se conserve plusieurs mois.</p><p><strong>Ne pas oublier le sel&nbsp;!</strong>&nbsp;<br>Le sel est indispensable, car il sert d’agent conservateur. On compte 1-1,5&nbsp;% de sel (10 à 15&nbsp;grammes de sel par kilo de chou).</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 Olivier Poels (2020, 21 novembre). De la Chine à l’Allemagne : d’où vient la choucroute ? Europe 1. <a href="http://www.europe1.fr/culture/">www.europe1.fr/culture/</a> quand-a-t-on-commence-a-manger-de-la-choucroute-4005206 2 Pelosi, D. (2020, 20. mars). Und plötzlich wollen alle Sauerkraut. Schweizer Radio und Fernsehen (SRF). <a href="http://www.srf.ch/">www.srf.ch/</a> news/wirtschaft/umsaetze-vervierfacht-und-ploetzlichwollen-alle-sauerkraut<br>3 Sauerkraut. (2022, 26 janvier). Annemarie Wildeisen. <a href="http://www.wildeisen.ch/magazin/sauerkraut-0222">www.wildeisen.ch/magazin/sauerkraut-0222</a><br>4 Howe, H. (2018, 16 août). 51 Fascinating Facts About Sauer-kraut and Cabbage [WHO KNEW?]. MakeSauerkraut. <a href="http://www.makesauerkraut.com/sauerkraut-facts/">www.makesauerkraut.com/sauerkraut-facts/</a><br>5 On en parle. (2024, 26 janvier). Guichet : la fermentation. Radio et télévision suisse (RTS). <a href="http://www.rts.ch/audio-podcast/">www.rts.ch/audio-podcast/</a> 2024/audio/guichet-les-aliments-fermentes-avec-francescafucci-et-laurent-cornu-28061671.html</p></div></div> Thu, 04 Sep 2025 07:19:48 +0000 Christine 4162 at https://www.swissveg.ch Wunderwaffe Antioxidantien? https://www.swissveg.ch/de/antioxidantien <span>Les antioxydants, un remède miracle ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2398" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Christine</span></span> <span>29. août 2025 - 8:43</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Les antioxydants sont des substances végétales puissantes qui soutiennent les mécanismes de défense importants de notre corps. Ils sont principalement présents dans les aliments d’origine végétale, ce qui pourrait expliquer en partie pourquoi une alimentation végétale variée présente de nombreux avantages pour la santé.</p><p>Les antioxydants sont des substances végétales qui protègent le corps contre le stress oxydatif, qui peut augmenter le risque de maladies et d’inflammations et accélérer le vieillissement. Il est provoqué par les radicaux libres, dont la formation est favorisée par les rayonnements, les toxines environnementales, la fumée ou un mode de vie malsain. Les antioxydants combattent le stress oxydatif en « neutralisant » ces radicaux libres, c’est pourquoi on les appelle aussi capteurs de radicaux libres.¹ Parmi les antioxydants les plus connus, on peut citer les vitamines C et E, le sélénium, ainsi que de nombreuses substances végétales secondaires telles que les flavonoïdes, les caroténoïdes (p. ex. le bêta-carotène), les anthocyanes, les polyphénols et différentes enzymes.</p><h3>Les antioxydants, un remède miracle ?</h3><p>Les antioxydants affichent des résultats prometteurs dans de nombreuses études : ils peuvent réduire le risque de maladies cardiovasculaires, de certains cancers, de maladies oculaires et du syndrome métabolique,² mais on ignore si cet effet est dû aux antioxydants, à d‘autres phytonutriments, aux vitamines, aux nutriments ou à leur interaction.¹ Il se peut néanmoins que ces bienfaits ne s’appliquent pas aux antioxydants contenus dans les compléments alimentaires : ceux-ci peuvent même être nocifs, notamment en raison du risque de surdosage. Des sociétés spécialisées telles que la Société allemande de nutrition recommandent donc une alimentation riche en antioxydants plutôt qu’une prise de compléments.²</p><h3>Manger toutes les couleurs de l’arc-en-ciel</h3><p>Les végétaux contiennent de nombreuses substances antioxydantes. Pour en bénéficier, il suffit de manger chaque jour un mélange varié de produits végétaux non transformés de toutes les couleurs. Comme ces substances se trouvent souvent directement sous la peau des fruits et des légumes, il est préférable de ne pas les éplucher.<div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"></p><h3><strong>Rouge</strong></h3><p>Riche en lycopène. Par exemple : fraise, canneberge, framboise, tomate, pomme, betterave, pastèque, raisin rouge, poivron rouge, oignon rouge. <img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-08/Antioxidantien-rot.png" data-entity-uuid="4e68d767-0a48-4594-8891-4cf972e5b5c3" data-entity-type="file" alt="" width="498" height="75" /></p><h3><strong>Orange &amp; jaune</strong> </h3><p>Riche en caroténoïdes (p. ex. bêta-carotène), en curcuminoïdes et/ou en vitamine C. Par exemple : carotte, patate douce, poivron orange et jaune, banane, orange, ananas, mangue, mandarine, courge, abricot, pêche, melon, citron, maïs, curcuma, moutarde, safran. <img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-08/antioxidantien-orange.png" data-entity-uuid="5806b8f1-0678-4157-b50c-d671071db3ae" data-entity-type="file" alt="" width="496" height="65" /></p><h3><strong>Vert </strong></h3><p>Riche en flavonols, chlorophylle, sulforaphane et/ou isothiocyanates. Par exemple : épinard, avocat, asperge, artichaut, brocoli, chou frisé, chou de Bruxelles, kiwi, thé vert, herbes aromatiques (menthe, romarin, sauge, thym, basilic). <img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-08/antioxidantien-gr%C3%BCnd.png" data-entity-uuid="fe4f2106-5636-4e75-96ca-e7bf1c0e8c8f" data-entity-type="file" alt="" width="482" height="70" /></p><h3><strong>Bleu &amp; violet </strong> </h3><p>Riche en anthocyanes. Par exemple : myrtille, mûre, cerise, raisin, aubergine, prune, figue, lavande, chou rouge, haricot rouge.  <img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-08/antioxidantien-blau.png" data-entity-uuid="15ecb9d4-ff48-4a58-9c26-bc75acb05ddf" data-entity-type="file" alt="" width="486" height="71" /></p><h3><strong>Blanc &amp; brun</strong> </h3><p>Riche en allicine, en flavonoïdes et/ou en vitamine E. Par exemple : oignon, chou fleur, ail, poireau, panais, radis, champignons, noix, graines, chocolat, thé noir, pois chiche, lentilles brunes, soja et produits à base de céréales complètes.³ <img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-08/antioxidantien-weiss.png" data-entity-uuid="3db0446b-d9e9-43c9-a2f3-a46dfe2d3c97" data-entity-type="file" alt="" width="495" height="80" /></p><p></div> </p><h3>Les véganes bien lotis</h3><p>Comme l’a confirmé une étude, les aliments végétaux contiennent nettement plus d‘antioxydants que les aliments d‘origine animale.⁴ Par conséquent, il n’est pas surprenant qu’une alimentation à base de plantes soit associée à un meilleur apport en antioxydants. Des études menées en Allemagne et en Irlande ont ainsi montré des concentrations plus élevées d’antioxydants dans le sang de personnes végétaliennes et végétariennes par rapport à la population moyenne.⁵, ⁶ Une revue systématique a également constaté que les personnes qui suivent un régime végétalien ou végétarien ont un meilleur apport en certains antioxydants, comme les vitamines C et E, que les personnes qui suivent un régime mixte.⁷ Enfin, une autre revue confirme qu’une alimentation végétalienne ou végétarienne réduit davantage les marqueurs d’inflammation et le stress oxydatif dans l’organisme qu’une alimentation omnivore – et est même plus efficace que le régime méditerranéen, souvent présenté comme anti-inflammatoire.⁸ Ce meilleur apport en antioxydants pourrait expliquer pourquoi les personnes qui mangent végétal sont souvent moins susceptibles de développer certaines maladies. À noter que ce ne sont pas les « superaliments » individuels ou les compléments alimentaires qui font la différence, mais la qualité et la diversité de l’alimentation dans sa globalité.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 Spektrum.de. (2002, 8 octobre). Antioxidanzien. Lexikon der Ernährung. <a href="http://www.spektrum.de/lexikon/ernaehrung/antioxidanzien/579">www.spektrum.de/lexikon/ernaehrung/antioxidanzien/579</a></p><p>2 Deutsche Gesellschaft für Ernährung e.V. (2014). Sekundäre Pflanzenstoffe und ihre Wirkung auf die Gesundheit. DGE. <a href="http://www.dge.de/wissenschaft/fachinformationen/sekundaerepflanzenstoffe">www.dge.de/wissenschaft/fachinformationen/sekundaerepflanzenstoffe</a>- und-die-gesundheit&nbsp;</p><p>3 McManus, K. D. (2019, 25 avril). Phytonutrients: Paint your plate with the colors of the rainbow. Harvard Health. <a href="http://www.health.harvard.edu/blog/phytonutrients-paint-yourplate">www.health.harvard.edu/blog/phytonutrients-paint-yourplate</a>- with-the-colors-of-the-rainbow-2019042516501&nbsp;</p><p>4 Carlsen, M. H., Halvorsen, B. L., Holte, K., Bøhn, S. K., Dragland, S., Sampson, L., Willey, C., Senoo, H., Umezono, Y., Sanada, C., Barikmo, I., Berhe, N., Willett, W. C., Phillips, K. M., Jacobs, D. R. &amp; Blomhoff, R. (2010). The total antioxidant content of more than 3100 foods, beverages, spices, herbs and supplements used worldwide. Nutrition Journal, 9(1). <a href="https://doi.org/10.1186/1475-2891-9-3&amp;nbsp">https://doi.org/10.1186/1475-2891-9-3&amp;nbsp</a>;</p><p>5 Waldmann, A., Koschizke, J. W., Leitzmann, C. &amp; Hahn, A. (2005). Dietary Intakes and Blood Concentrations of Antioxidant Vitamins in German Vegans. International Journal For Vitamin And Nutrition Research, 75(1), 28–36. <a href="https://doi.org/10.1024/0300-9831.75.1.28&amp;nbsp">https://doi.org/10.1024/0300-9831.75.1.28&amp;nbsp</a>;</p><p>6 Haldar, S., Rowland, I. R., Barnett, Y. A., Bradbury, I., Robson, P. J., Powell, J. &amp; Fletcher, J. (2007). Influence of habitual diet on antioxidant status: a study in a population of vegetarians and omnivores. European Journal Of Clinical Nutrition, 61(8), 1011–1022. <a href="https://doi.org/10.1038/sj.ejcn.1602615&amp;nbsp">https://doi.org/10.1038/sj.ejcn.1602615&amp;nbsp</a>;</p><p>7 Neufingerl, N. &amp; Eilander, A. (2021). Nutrient Intake and Status in Adults Consuming Plant-Based Diets Compared to Meat- Eaters: A Systematic Review. Nutrients, 14(1), 29. <a href="https://doi.org/10.3390/nu14010029&amp;nbsp">https://doi.org/10.3390/nu14010029&amp;nbsp</a>;</p><p>8 Ilari, S., Proietti, S., Milani, F., Vitiello, L., Muscoli, C., Russo, P. &amp; Bonassi, S. (2025). Dietary Patterns, Oxidative Stress, and Early Inflammation: A Systematic Review and Meta-Analysis Comparing Mediterranean, Vegan, and Vegetarian Diets. Nutrients, 17(3), 548. <a href="https://doi.org/10.3390/nu17030548">https://doi.org/10.3390/nu17030548</a></p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/equilibre" target="_blank">Alimentation équilibrée</a></li></ul></div> Fri, 29 Aug 2025 06:21:33 +0000 Christine 4161 at https://www.swissveg.ch Fleischalternativen: gesünder als angenommen https://www.swissveg.ch/de/leitfaden-verarbeitete-lebensmittel <span>Aliments ultratransformés : que valent les alternatives à la viande ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>6. juin 2025 - 12:14</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Les alternatives à la viande sont souvent catégorisées comme malsaines, car la consommation d’aliments hautement transformés est associée à une risque accru de maladies liées à l’alimentation. Un nouveau guide<span class="fussnotenlink"><sup>1</sup></span> publié par la Physicians Association for Nutrition (PAN International) et le Good Food Institute Europe (GFI Europe) montre pourquoi une approche différenciée est nécessaire.&nbsp;</p><h2>Qu'est-ce qu'un aliment ultratransformé (UPF)&nbsp;?</h2><p>Les aliments ultratransformés (en anglais <em>ultra-processed foods</em> ou UPF) sont des denrées alimentaires produites de manière industrielle qui se caractérisent par une longue liste d’ingrédients et un processus de fabrication complexe. Cette catégorie recouvre par exemple la charcuterie, les boissons sucrées, ainsi que certaines alternatives végétales à la viande. L’attribution à cette catégorie se fait sur la base de la méthode de classification Nova. Celle-ci évalue le degré de transformation sans toutefois tenir compte de la qualité nutritionnelle. C'est pourquoi elle fait l’objet de critiques de la part des spécialistes, qui demandent une révision de la méthode d’évaluation. Il existe également d’autres manières de classer les aliments. Certaines approches, par exemple, prennent en compte la teneur en nutriments ou la liste des ingrédients pour permettre une évaluation plus complète de la qualité des aliments.&nbsp;</p><h3>La classification Nova divise les aliments en quatre groupes :<span class="fussnotenlink"><sup>2</sup></span></h3><p><strong>Groupe&nbsp;1&nbsp;:&nbsp;</strong>Aliments peu ou non transformés. Par exemple&nbsp;: céréales complètes, fruits, légumes, lentilles, noix et graines, fruits secs, jus de fruit frais ou pasteurisé, pâtes sèches ou fraîches, café.<br><strong>Groupe&nbsp;2&nbsp;:</strong>&nbsp;Ingrédients culinaires. Par exempl&nbsp;: sel, sucre, huiles.<br><strong>Groupe&nbsp;3&nbsp;:</strong>&nbsp;Aliments transformés. Par exemple&nbsp;: légumineuses en conserve, pain cuit au four, noix salées, extraits de tomate contenant du sel et/ou du sucre, lard, viande de bœuf jerky, poisson en conserve.<br><strong>Groupe 4&nbsp;:</strong> Aliments ultratransformés. Par exemple&nbsp;: produits prêts à la consommation comme les chips, les sucreries, les boissons sucrées, ainsi que de nombreuses alternatives à la viande.</p><h2>Qu’est-ce qui distingue les alternatives à la viande des autres produits transformés&nbsp;?</h2><p>De nombreuses alternatives à la viande, comme les burgers, les saucisses ou les steaks végétaux, font partie des aliments hautement transformés. Les auteurs du guide soulignent toutefois des différences notables dans leur composition et leur qualité nutritionnelle&nbsp;: elles fournissent des protéines et des fibres alimentaires, mais contiennent peu d’acides gras saturés et de calories. Tout le contraire des autres aliments ultratransformés, qui sont généralement riches en calories tout en étant pauvres en nutriments et qui contiennent de grandes quantités d’acides gras saturés, de sel et de sucre. Ce type d’aliments n’est pas sans conséquence pour la santé&nbsp;: nombre d’études d'observation ont établi un lien entre une consommation importante d’aliments ultratransformés et un risque accru de maladies liées à l’alimentation telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 ou l’obésité. Parmi les aliments hautement transformés, ce sont notamment les produits carnés transformés qui sont le plus fortement associés à un risque accru de maladie. D’où l’importance de nuancer le débat sur les aliments hautement transformés. De fait, même si les alternatives végétales à la viande font également partie de ce groupe d’aliments, des études ont démontré que le fait de remplacer la viande transformée par des simili-carnés végétaliens peut avoir un impact positif sur la santé. Les produits de substitution peuvent en effet améliorer le taux de cholestérol, contribuer à une perte de poids modérée et améliorer la qualité de l’alimentation, car ils contiennent entre autres des fibres alimentaires bénéfiques pour la santé. Ils constituent donc un choix plus sain que leur équivalent carné, en particulier pour les personnes qui ne veulent pas renoncer à un plaisir gustatif proche de celui de la viande.&nbsp;</p><h3>Conseils pour vos achats</h3><p>Même si les alternatives à la viande présentent en général des profils nutritionnels avantageux, il existe de grandes différences entre les divers produits. Il vaut donc la peine de jeter un œil à la liste des ingrédients. Si vous souhaitez opter pour des simili-carnés particulièrement sains, vous pouvez vous orienter sur les critères suivants&nbsp;:</p><ul style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;font-size:18px;font-style:normal;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;margin:0px 0px 10px;orphans:2;padding-left:30px;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;"><li style="box-sizing:border-box;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;list-style:inherit;">Teneur en protéines : min. 10 g / 100 g</li><li style="box-sizing:border-box;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;list-style:inherit;">Teneur en graisses : max. 10 g / 100 g</li><li style="box-sizing:border-box;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;list-style:inherit;">Teneur en sel : max. 1 g / 100 g</li></ul><h2>Conclusion&nbsp;: il n’y a pas que le degré de transformation qui compte</h2><p>Plus saines que les produits carnés transformés, les alternatives végétales sont souvent dévalorisées en bloc, à tort, dans le débat sur les aliments hautement transformés. Si elles sont choisies avec soin, elles peuvent constituer un complément judicieux à une alimentation équilibrée. Les auteurs du guide soulignent que la transformation des aliments ne doit pas être jugée négativement par principe. Certaines méthodes de préparation peuvent même améliorer la biodisponibilité des nutriments. Il est donc important d’adopter une approche nuancée : les recommandations nutritionnelles devraient tenir compte à la fois du degré de transformation et de la composition nutritionnelle des aliments.</p><p>Alors que les données scientifiques sont claires en ce qui concerne le profil nutritionnel avantageux des alternatives végétaliennes à la viande, des questions subsistent quant à l’effet d’autres ingrédients hautement transformés sur le corps humain. Certains chercheurs affirment que ce n’est pas seulement la teneur élevée en calories, en sel ou en sucre qui est nocive, mais la transformation en elle-même. Le débat porte notamment sur l’influence des aliments transformés sur le microbiome intestinal et leurs effets sur la sensation de satiété. Dans l’ensemble, on peut néanmoins affirmer que les alternatives à la viande peuvent constituer un complément intéressant dans une alimentation végétale équilibrée. Un avantage dont peuvent notamment profiter les personnes flexitariennes, qui ont ainsi la possibilité de faire un choix plus sain en remplaçant la viande par des alternatives végétales de qualité.&nbsp;</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p><sup>1</sup> Williams, A., Tummers, J., Alessandrini, R., Good Food Institute Europe &amp; Physicians Association for Nutrition. (s. d.). Plant-Based Meat and Ultra-Processed Foods: What Healthcare Professionals Need to Know.</p><p><sup>2&nbsp;</sup> EduChange, NUPENS &amp; Center For Epidemiological Studies in Health And Nutrition, S. O. P. H., University Of Sao Paulo. (2018). Food, Nutrition &amp; Fitness I: The Digestion Journey Begins with Food Choices. In NOVA Food Classification System. <a href="https://ecuphysicians.ecu.edu/wp-content/pv-uploads/sites/78/2021/07/NOVA-Classification-Reference-Sheet.pdf">https://ecuphysicians.ecu.edu/wp-content/pv-uploads/sites/78/2021/07/NOVA-Classification-Reference-Sheet.pdf</a></p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/alternatives-vegetales" target="_blank">Les alternatives végétales sont-elles bonnes pour la santé ?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/proteines-vegetales" target="_blank">Les protéines dans l'alimentation végétale</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/equilibre" target="_blank">Les bases d'une alimentation équilibrée</a></li><li><a href="https://pan-int.org/news/blog-post-title-one-h42r8-4z5ks-txgfj-4k9db-pxn4x-cnrwj-ze6ad-e2dzh-kfspk-r47b3" target="_blank">Le guide de PAN International et GFI Europe</a></li></ul><p>&nbsp;</p></div> Mon, 09 Jun 2025 07:20:14 +0000 Sarah 4139 at https://www.swissveg.ch Bioaktives Vitamin B12 aus Spirulina https://www.swissveg.ch/de/bioaktives-vitamin-b12-spirulina <span>Vitamine B12 bioactive dans la spiruline</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>5. juin 2025 - 11:23</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">La vitamine B12 est indispensable à la survie. Des carences peuvent survenir, et ce dans le cadre d'un mode d'alimentation aussi bien végétalien que non végétalien. La fiabilité des sources de vitabine B12 n'en prend que plus d’importance. Les études les plus récentes démontrent que la spiruline de culture, en particulier, présente un grand potentiel dans ce domaine.</p><h2>D'où vient la vitamine B12 ?</h2><p>La vitamine B12 est produite par des micro-organismes, principalement des bactéries. Ces bactéries étant présentes également dans le sol (non pollué), les plantes devraient absorber des quantités non négligeables de Vitamine B12. Or, ce qui était vrai à l'époque ne l'est plus aujourd'hui. La vitamine B12 étant produite dans le gros intestin des animaux, elle se retrouve dans la viande, le lait et les œufs. Bien souvent, la vitamine est ajoutée directement dans le fourrage destiné aux animaux. À l'heure actuelle, on part du principe qu'une alimentation purement végétale ne permet pas de couvrir les besoins en vitamine B12 dans les pays occidentaux. Cela dit, une carence peut également survenir dans le cas d'une alimentation omnivore.</p><h2>Une carence répandue</h2><p>En Suisse, ce sont surtout les femmes de la région germanophone qui présentent un apport trop faible en vitamine B12.<span class="fussnotenlink">1</span> Mais la carence en vitamine B12 constitue un problème mondial : elle touche par exemple 40 % de la population en Amérique latine, 70 % des écoliers au Kenya et 80 % des jeunes enfants en âge préscolaire en Inde.<span class="fussnotenlink">2</span> Outre la croyance que seules les personnes véganes peuvent développer une carence en vitamine B12, il existe de nombreux mythes autour de cet élément essentiel à toute vie. D'aucuns affirment ainsi que certains aliments comme la bière ou les algues contiennent de la vitamine B12. Mais attention : il s’agit la plupart du temps d’analogues inactifs de la vitamine B12 que notre corps ne peut pas assimiler et qui peuvent même entraver l’absorption de la vitamine B12 active. Certaines denrées alimentaires végétales comme les algues d'une espèce en particulier contiennent certes des quantités infimes de vitamine B12, mais celles-ci ne suffisent de loin pas à couvrir nos besoins.<span class="fussnotenlink">3</span></p><h2>Culture de spiruline innovante</h2><p>Une nouvelle spiruline de culture élevée dans des photobioréacteurs en est l'exception. Une étude expérimentale a en effet révélé qu'elle contenait bel et bien de la vitamine B12 active.<span class="fussnotenlink">4</span> L'étude menée en Islande met en évidence que la spiruline de culture contient 1,64 µg de vitamine B12 pour 100 grammes, une quantité comparable à celle de la viande de veau (0,7–2,0 µg pour 100 g). De plus, la spiruline renferme d'autres précieuses substances nutritives, telles que des acides aminés essentiels (protéines), du calcium, du potassium, du magnésium et du fer. D'après les auteurs de la recherches, la nouvelle spiruline de culture pourrait apporter une contribution notable à l'approvisionnement mondial en vitamine B12. 277 950 tonnes de spiruline pourraient être produites chaque année rien qu'en Islande pour autant que l'électricité actuellement utilisée par l'industrie lourde soit mise à disposition. Cette production d'environ 4555 g de vitamine B12 active suffirait à couvrir les besoins annuels de plus de 13,8 millions d'enfants âgés entre un et trois ans. </p><p class="zitat">Le saviez-vous ? La spiruline n'est pas à proprement parler une algue, mais une cyanobactérie. Elle est également connue sous le nom d'« algue bleue ».<span class="fussnotenlink">5</span></p><figure role="group"><img alt="" data-entity-type="file" data-entity-uuid="a205ec30-01bf-45f7-a85b-dd3521584106" height="650" src="/sites/swissveg.ch/files/Bioreaktor.jpg" width="72.28%" /><figcaption>Les photobioréacteurs sont des cuves fermées et éclairées utilisées pour la culture contrôlée de biomasse comme les bactéries ou les algues.</figcaption></figure><h2>Une alternative aux suppléments ?</h2><p>La culture de spiruline offre une alternative prometteuse à la viande de veau et aux autres produits d'origine animale pour des raisons écologiques, mais aussi de santé publique. À en croire les scientifiques, la consommation de viande de veau comporte de nombreux risques pour la santé alors que la spiruline offrirait plutôt des avantages. La supplémentation en spiruline, par exemple, diminuerait le risque de maladies cardio-vasculaires et de diabète.<span class="fussnotenlink">6</span> Il convient de préciser qu'il existe pour le moment une seule étude sur la spiruline de culture et qu'il en faudra d'autres pour qu'elle puisse être considérée comme une alternative fiable aux sources de vitamine B12 classiques. De plus, le dosage est encore insignifiant à l'heure actuelle, puisqu'il faudrait consommer chaque jour environ un demi-kilo de poudre de spiruline pour couvrir le besoin en vitamine B12. Les compléments de vitamine B12 sous forme de comprimés, de gomme à mâcher, de dentifrice, de gouttes ou de sprays restent dès lors les sources les plus fiables. <br /> </p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li>Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV). (2021). Bulletin nutritionnel suisse 2021: Les apports en micronutriments de la population suisse sont-ils satisfaisants ?&nbsp;<a href="https://www.blv.admin.ch/dam/blv/fr/dokumente/lebensmittel-und-ernaehrung/ernaehrung/schweizer-ernaehrungsbulletin-2021-gesamtbericht.pdf.download.pdf/Gesamtbericht%20FR.pdf">www.blv.admin.ch/dam/blv/fr/dokumente/lebensmittel-und-ernaehrung/ernaehrung/schweizer-ernaehrungsbulletin-2021-gesamtbericht.pdf.download.pdf/Gesamtbericht%20FR.pdf</a>&nbsp;</li><li>Hunt, A., Harrington, D. &amp; Robinson, S. (2014). Vitamin B12 deficiency. BMJ, 349(sep04 1), g5226. <a href="https://doi.org/10.1136/bmj.g5226" target="_blank">doi.org/10.1136/bmj.g5226</a></li><li>Vitamin B12: Versorgung bei veganer Ernährung. (2024, 5. März). Vegane Gesellschaft Österreich. <a href="https://www.vegan.at/inhalt/vitamin-b12-versorgung-bei-veganer-ernahrung">www.vegan.at/inhalt/vitamin-b12-versorgung-bei-veganer-ernahrung</a>&nbsp;</li><li>Tzachor, A., Van den Oever, S. P., Mayer, H. K., Asfur, M., Smidt-Jensen, A., Geirsdóttir, M., Jensen, S. &amp; Smárason, B. O. (2024). Photonic management of Spirulina (Arthrospira platensis) in scalable photobioreactors to achieve biologically active unopposed vitamin B12. Discover Food, 4(1). <a href="https://doi.org/10.1007/s44187-024-00152-1" target="_blank">doi.org/10.1007/s44187-024-00152-1</a></li><li>Gogna, S., Kaur, J., Sharma, K., Prasad, R., Singh, J., Bhadariya, V., Kumar, P. &amp; Jarial, S. (2023). Spirulina- An Edible Cyanobacterium with Potential Therapeutic Health Benefits and Toxicological Consequences. Journal Of The American. Nutrition Association, 42(6), 559–572. <a href="https://doi.org/10.1080/27697061.2022.2103852" target="_blank">doi.org/10.1080/27697061.2022.2103852</a></li><li>Prete, V., Abate, A. C., Di Pietro, P., De Lucia, M., Vecchione, C. &amp; Carrizzo, A. (2024). Beneficial Effects of Spirulina Supplementation in the Management of Cardiovascular Diseases. Nutrients, 16(5), 642. <a href="https://doi.org/10.3390/nu16050642" target="_blank">doi.org/10.3390/nu16050642</a></li></ol></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/vitamine_b12" title="B12">Vitamine B12</a></li><li>Brochure d'information: <a href="https://bc.pressmatrix.com/fr/profiles/b6b0b8c11377/editions/de81a335b3a172483aaa/pages" title="Pour la santé">Végane pour la santé</a></li><li>Brochure d'information: <a href="https://bc.pressmatrix.com/fr/profiles/b6b0b8c11377/editions/4eca85065f725b0deea8/pages" title="Pour l&apos;environnement">Végane pour l'environnement</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/effet_de_serre" title="Effet de serre">Effet de serre lié aux différentes formes d'alimentation</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/wasserverbrauch?language=de">Consommation d'eau liée aux produits d'origine animale</a></li></ul></div> Thu, 05 Jun 2025 08:55:54 +0000 Christine 4141 at https://www.swissveg.ch Krankmachendes Fleisch: Alle getesteten Burger enthielten antibiotikaresistente Bakterien https://www.swissveg.ch/de/krankmachende-burger <span>De la viande qui rend malade : tous les burgers testés contenaient des bactéries résistantes aux antibiotiques</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>7. mars 2025 - 11:33</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Une nouvelle enquête de K-Tipp montre une fois de plus à quel point les produits carnés sont contaminés par des germes pathogènes. Des bactéries résistantes aux antibiotiques ont été détectées dans chacun des burgers surgelés analysés – et ce, bien que la plupart des produits soient composés de viande suisse.</p><h2>Des germes alarmants qui résistent aux antibiotiques</h2><p>K-Tipp a testé douze burgers de bœuf surgelés de Coop, Migros, Denner, Aldi et Globus pour déterminer leur teneur en germes et en toxines industrielles ainsi que la qualité de leur viande.1&nbsp;Résultat&nbsp;: &nbsp;seuls trois produits ont obtenu la mention «&nbsp;suffisant&nbsp;»&nbsp;; les autres ont été jugés «&nbsp;insuffisants&nbsp;» ou même «&nbsp;mauvais&nbsp;». Il est particulièrement alarmant de constater que des staphylocoques résistants aux antibiotiques (SARM) ont été trouvés dans tous les produits. Ceux-ci peuvent déclencher des infections dangereuses et sont difficiles à traiter car ils ne réagissent plus aux antibiotiques.&nbsp;<br>La viande de bœuf n'est pas la seule à contenir de tels germes&nbsp;: c’est également le cas de la viande de poulet. En effet, comme Swissveg l’a souligné dans sa campagne <a href="https://www.swissveg.ch/malsain?language=fr">Poulet (mal)sain&nbsp;?</a>, un rapport fédéral datant de 2014 a révélé que trois produits à base de poulet sur quatre sont contaminés par des germes résistants aux antibiotiques.<span class="fussnotenlink">2</span></p><h2>Un problème principalement lié à la production de masse</h2><p>L’une des principales raisons qui expliquent la forte présence de germes dans la viande est la production industrielle&nbsp;: Un seul burger peut contenir de la viande provenant de 300&nbsp;animaux différents.<span class="fussnotenlink">3</span> Il suffit qu’un seul de ces animaux soit porteur de germes pour que ceux-ci contaminent aussi le reste du lot. Ainsi, le risque d’agents pathogènes nocifs pour la santé augmente drastiquement.&nbsp;<br>La présence de SARM est principalement due aux exploitations d’engraissement, notamment en raison de l’utilisation massive d’antibiotiques dans l’élevage. Migros le confirme dans sa prise de position&nbsp;: d’après elle, la contamination par des germes résistants aux antibiotiques est due aux conditions d’élevage des animaux. Il convient ici de préciser que les antibiotiques ne sont pas seulement utilisés dans l’élevage industriel traditionnel. Les produits bio testés par K-Tipp contenaient eux aussi des germes résistants aux antibiotiques.</p><h2>Germes fécaux et agents pathogènes</h2><p>En plus des germes résistants aux antibiotiques, des germes fécaux (notamment des bactéries <em>E. coli </em>comme EHEC et EPEC), qui peuvent entre autres provoquer de graves diarrhées, ont également été détectés dans les burgers. Par ailleurs, deux produits contenaient des agents pathogènes tels que des entérobactéries et des pseudomonas. Ceux-ci peuvent aussi causer des diahrrées et des infections, et les niveaux détectés dépassaient largement le seuil de tolérance.&nbsp;<br>Et ce n’est pas tout&nbsp;: des substances chimiques dites «&nbsp;éternelles&nbsp;» (substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées SPFA, en anglais PFAS), interdites en Suisse et dans l'UE, ont également été détectées dans deux produits. &nbsp;Ces poisons industriels sont soupçonnés d'affaiblir le système immunitaire et d'être cancérigènes.</p><h2>Les détaillants déclinent toute responsabilité</h2><p>Face aux résultats alarmants de ces tests, la réaction des détaillants laisse à désirer. La plupart d’entre eux se contentent de rappeler les règles d’hygiène à respecter en cuisine et de conseiller de «&nbsp;bien faire cuire les burgers&nbsp;». Seul Globus a décidé de retirer de son assortiment son «&nbsp;Delicatessa Burger&nbsp;» à base de viande suisse.&nbsp;<br>Pourtant, les résultats de ce test sur les burgers ne sont pas un cas isolé. Les études similaires, par exemple sur la fondue chinoise ou la viande grillée, révèlent toujours une charge bactérienne élevée.<span class="fussnotenlink">4</span> D’ailleurs, chaque année, le nombre de maladies causées par l’ingestion de viande contaminée augmente sensiblement pendant la belle saison et les jours fériés.</p><h2>Opter pour des alternatives à la fois savoureuses et sans danger</h2><p>Pour minimiser le risque d’infection alimentaire, mieux vaut miser sur des alternatives végétales. En plus, les burgers véganes et autres produits de substitution sont souvent <a href="https://www.swissveg.ch/alternatives-vegetales?language=fr">plus sains que les produits carnés dont ils s’inspirent</a> : ils contiennent en effet moins de graisses (saturées), de résidus de pesticides, d’hormones et d’antibiotiques, et plus de fibres alimentaires.<span class="fussnotenlink">5</span> Les alternatives végétales constituent donc un meilleur choix sur tous les plans. Vous pouvez les déguster en toute sérénité, sans prendre de risque pour votre santé et sans causer de souffrance animale.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li><p class="sdfootnote">Rindlisbacher, S. (2025, 11 février). Test: Diese Tiefkühl-Hamburger können krank machen. K-Tipp. <a href="https://www.ktipp.ch/tests/produktetests/detail/artikeldetail/test-diese-burger-koennen-krank-machen" target="_blank">https://www.ktipp.ch/tests/produktetests/detail/artikeldetail/test-diese-burger-koennen-krank-machen</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Mennig, D. (2014, 2 décembre). Multiresistente Keime im Pouletfleisch: Konsumenten in Gefahr. Schweizer Radio und Fernsehen (SRF). <a href="http://www.srf.ch/sendungen/kassensturz-espresso/gesundheit-multiresistente-keime-im-pouletfleisch-konsumenten-in-gefahr" target="_blank">www.srf.ch/sendungen/kassensturz-espresso/gesundheit-multiresistente-keime-im-pouletfleisch-konsumenten-in-gefahr</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Rindlisbacher, S. (2025, 11 février). Test: Diese Tiefkühl-Hamburger können krank machen. K-Tipp. <a href="https://www.ktipp.ch/tests/produktetests/detail/artikeldetail/test-diese-burger-koennen-krank-machen" target="_blank">https://www.ktipp.ch/tests/produktetests/detail/artikeldetail/test-diese-burger-koennen-krank-machen</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Rindlisbacher, S. (2024, 4 décembre). Fondue Chinoise im Test: Krankmachende Bakterien in zwei Produkten. Saldo. <a href="https://www.saldo.ch/tests/produktetests/detail/artikeldetail/krankmachende-bakterien-in-zwei-produkten" target="_blank">https://www.saldo.ch/tests/produktetests/detail/artikeldetail/krankmachende-bakterien-in-zwei-produkten</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Huber, J., &amp; Keller, M. (2017): Ernährungsphysiologische Bewertung von konventionell und ökologisch erzeugten vegetarischen und veganen Fleisch- und Wurstalternativen. Étude mandatée par l'Albert Schweitzer Stiftung für unsere Mitwelt, Berlin. <a href="https://www.swissveg.ch/www.albert-schweitzer-stiftung.de/fleischalternativen-studie" target="_blank">https://www.swissveg.ch/www.albert-schweitzer-stiftung.de/fleischalternativen-studie</a></p></li></ol></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fondue-chinoise-contaminee?language=fr">La fondue chinoise contaminée par des germes dangereux</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/danger-grillades?language=fr">La Confédération met en garde contre les dangers de la grillade</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/alternatives-vegetales?language=fr">Les alternatives végétales sont-elles bonnes pour la santé ?</a></li><li>Campagne <a href="https://www.swissveg.ch/malsain?language=fr">Poulet (mal)sain ?</a></li></ul></div> Fri, 07 Mar 2025 09:38:08 +0000 Christine 4126 at https://www.swissveg.ch Fondue Chinoise mit gefährlichen Keimen belastet https://www.swissveg.ch/de/fondue-chinoise-mit-keimen-belastet <span>La fondue chinoise contaminée par des germes dangereux</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2398" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Christine</span></span> <span>23. décembre 2024 - 14:24</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">En Suisse, la fondue chinoise fait partie des plats les plus populaires pendant les fêtes. Pourtant, les dangers qui y sont liés sont régulièrement pointés du doigt. Les résultats des derniers tests effectués par le magazine Saldo sont particulièrement alarmants&nbsp;: &nbsp;des germes dangereux, comme Listeria et E. coli, ont été détectés dans de la fondue chinoise surgelée.</p><h2>Un test de Saldo détecte des bactéries dangereuses</h2><p>Dans une enquête publiée par le magazine Saldo le 4&nbsp;décembre&nbsp;2024, 16 produits de fondue chinoise surgelés vendus chez Coop, Migros, Aldi et Lidl ont été soumis à une analyse bactériologique. Quatre des produits testés étaient contaminés par des germes.<span class="fussnotenlink">1</span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>Dans le produit à base de viande de veau de Lidl, la bactérie E. coli « EHEC » a été détectée. Celle-ci peut provoquer des symptômes sévères comme de la diarrhée, des crampes abdominales et de la fièvre. Dans de rares cas, des organes tels que le pancréas et le cœur peuvent également être affectés.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>Les trois produits à base de dinde soumis au test contenaient en outre des bactéries Listeria. Alors que la bactérie Listeria welshimeri, détectée dans deux produits, est considérée comme inoffensive, un produit Aldi était porteur de la bactérie pathogène Listeria monocytogenes. Ceci est particulièrement inquiétant, car cette bactérie peut entraîner une listériose avec diarrhée, vomissements et symptômes pseudo-grippaux. La listériose représente un danger considérable pour la santé, en particulier pour les personnes fragiles et les femmes enceintes, car elle peut s’accompagner de graves affections telles qu’une septicémie, une pneumonie ou une méningite. Le taux de mortalité est particulièrement élevé, puisqu’il atteint jusqu'à 20&nbsp;% des cas de listériose déclarés.</p><p>Le fait qu’il n'existe en Suisse aucune valeur limite légale pour les bactéries Listeria ou EHEC est particulièrement préoccupant. Les fabricants sont certes tenus de retirer de la circulation les aliments nocifs pour la santé, mais les mesures préventives font défaut.<span class="fussnotenlink">2</span></p><h2>Augmentation des maladies intestinales pendant les fêtes</h2><p>Depuis longtemps déjà, il est recommandé de prendre des précautions particulières avec la fondue chinoise. En 2014, une étude de l’Institut Tropical et de Santé Publique Suisse (Swiss TPH) avait montré que les infections intestinales étaient nettement plus fréquentes pendant la période de Noël. Près de la moitié de ces infections alimentaires sont dues à la consommation de fondue chinoise.<span class="fussnotenlink">3</span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>Le résultat du test de Saldo ne doit rien au hasard&nbsp;– la présence de germes dans la fondue chinoise relève plutôt de la règle que de l’exception. Et cela vaut aussi pour les plateaux de viande fraîche vendus dans les boucheries : une enquête de Gesundheitstipp datant de 2018 a révélé que quatre plateaux de viande sur dix étaient contaminés par les bactéries Pseudomonas ou Campylobacter.<span class="fussnotenlink">4</span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>Les infections à Campylobacter font partie des maladies bactériennes les plus fréquemment contractées par voie alimentaire en Suisse, touchant chaque année entre 7000 et 8000&nbsp;personnes.<span class="fussnotenlink">5</span> La viande de poulet en particulier est souvent contaminée par cette bactérie. Dans une étude menée en 2010, l’OSFP a trouvé des traces de germes Campylobacter dans plus de 38&nbsp;% des échantillons analysés. Le taux de contamination de la viande suisse (45&nbsp;%) était même supérieur à celui de la viande importée (31&nbsp;%).<span class="fussnotenlink">6</span></p><h2>Le manque d’hygiène, principale cause des infections alimentaires</h2><p>Les risques sanitaires liés à la fondue chinoise ne résultent pas uniquement de la présence de germes dans la viande, mais aussi et surtout d’une manipulation inappropriée&nbsp;: si des plateaux de viande préalablement congelés ou réfrigérés restent trop longtemps à température ambiante, le risque de prolifération de bactéries est élevé. Si la viande n’est alors pas cuite assez longtemps ou à une température suffisamment élevée, les germes survivent et peuvent provoquer des maladies. Par ailleurs, il est essentiel de séparer strictement la viande crue des plats qui l’accompagnent, car les agents pathogènes se trouvent dans les sucs de la viande. La viande crue ne doit jamais être coupée sur la même planche à découper que les autres ingrédients frais et il ne faut pas non plus utiliser les mêmes couverts pour la préparer. Le fait de se lécher les doigts comporte également un risque important sur le plan sanitaire. La fiche d'information de l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) sur les règles d’hygiène lors de la préparation de la fondue chinoise attire l'attention sur tous ces problèmes d'hygiène.<span class="fussnotenlink">7</span></p><h2>Une solution&nbsp;: des repas de fête végétaliens</h2><p>Pour minimiser le risque d’infection alimentaire, le plus efficace est de ne pas servir de viande. Certes, les aliments végétaux peuvent également porter des germes, mais ceux-ci proviennent généralement de l’élevage, par exemple d’engrais contaminés par des matières fécales. Laver soigneusement les légumes et les stocker de manière appropriée réduit considérablement le risque d’infection. De plus, le risque d’ingérer des germes résistants aux antibiotiques via les aliments végétaux est nettement plus faible que pour la viande.<span class="fussnotenlink">8</span> En Suisse, la résistance aux antibiotiques est un sujet préoccupant depuis longtemps&nbsp;: un rapport de la Confédération datant de 2014 révélait déjà que trois produits à base de poulet sur quatre était contaminé par des germes résistants aux antibiotiques.<span class="fussnotenlink">10</span> Ce problème a été abordé par Swissveg dans le cadre de sa campagne <a href="https://www.swissveg.ch/malsain?language=fr" title="Poulet (mal)sain">«&nbsp;Poulet (mal)sain&nbsp;?&nbsp;»</a>.</p><p>Pour des fêtes sans danger pour la santé ni souffrance animale, il existe de nombreuses options végétaliennes savoureuses qui n’ont rien à envier aux produits animaux. Ces recettes garantissent une ambiance festive sans une once de mauvaise conscience&nbsp;!</p><p style="line-height:100%;margin-bottom:0cm;">&nbsp;</p><div style="display:flex;flex-wrap:wrap;gap:20px;justify-content:center;"><figure style="text-align:center;width:45%;"><img style="height:auto;" src="/sites/swissveg.ch/files/fondue.jpeg" alt="Veganes Käsefondue oder Raclette (z.B. von New Roots)" width="100%"><figcaption>Alternative végétale à la fondue ou à la raclette (p.&nbsp;ex. New Roots)</figcaption></figure><figure style="text-align:center;width:45%;"><img style="height:auto;" src="/sites/swissveg.ch/files/fondue-chinoise-vegan.jpg" alt="Veganes Fondue Chinoise" width="100%"><figcaption>Fondue chinoise avec des substituts végétaux</figcaption></figure><figure style="text-align:center;width:45%;"><a href="https://www.swissveg.ch/recipe/detail?recipe_id=2443&amp;language=fr"><img style="height:auto;" src="/sites/swissveg.ch/files/seitanbraten.jpg" alt="Festlicher Seitanbraten" width="100%"></a><figcaption>Rôti de seitan festif</figcaption></figure><figure style="text-align:center;width:45%;"><a href="https://www.swissveg.ch/recipe/detail?recipe_id=2492&amp;language=de"><img style="height:auto;" src="/sites/swissveg.ch/files/pilzstrudel.jpg" alt="Pilz-Tofu-Strudel" width="100%"></a><figcaption>Feuilleté aux champignons et au tofu</figcaption></figure></div></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li><p class="sdfootnote">Rindlisbacher, S. (2024, 4 décembre). Fondue Chinoise im Test: Krankmachende Bakterien in zwei Produkten. Saldo. <a href="https://www.saldo.ch/tests/produktetests/detail/artikeldetail/krankmachende-bakterien-in-zwei-produkten">https://www.saldo.ch/tests/produktetests/detail/artikeldetail/krankmachende-bakterien-in-zwei-produkten</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Rindlisbacher, S. (2024, 4 décembre). Fondue Chinoise im Test: Krankmachende Bakterien in zwei Produkten. Saldo. <a href="https://www.saldo.ch/tests/produktetests/detail/artikeldetail/krankmachende-bakterien-in-zwei-produkten">https://www.saldo.ch/tests/produktetests/detail/artikeldetail/krankmachende-bakterien-in-zwei-produkten</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Bless, P. J., Schmutz, C., Suter, K., Jost, M., Hattendorf, J., Mäusezahl-Feuz, M. &amp; Mäusezahl, D. (2014). A tradition and an epidemic: determinants of the campylobacteriosis winter peak in Switzerland. European Journal Of Epidemiology, 29(7), 527–537. <a href="https://doi.org/10.1007/s10654-014-9917-0">https://doi.org/10.1007/s10654-014-9917-0</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Arnold, J. (2018, 12 décembre). Chinoise: Heikle Keime auf vier von zehn Fleischplatten. Gesundheitstipp. <a href="http://www.gesundheitstipp.ch/artikel/artikeldetail/chinoise-heikle-keime-auf-vier-von-zehn-fleischplatten">www.gesundheitstipp.ch/artikel/artikeldetail/chinoise-heikle-keime-auf-vier-von-zehn-fleischplatten</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires OSAV. (2016, 15 décembre). Bien préparer la fondue chinoise permet de prévenir les infections alimentaires. <a href="http://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/dokumentation/nsb-news-list.msg-id-64979.html">www.blv.admin.ch/blv/fr/home/dokumentation/nsb-news-list.msg-id-64979.html</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Baumgartner, A., Felleisen, R. &amp; Gut, C. (2012). Campylobacter en Suisse&nbsp;: Facteurs de risque et&nbsp;<br>mesures de gestion du problème (publié par l’Office fédéral de la santé publique). <a href="https://www.blv.admin.ch/dam/blv/fr/dokumente/lebensmittel-und-ernaehrung/lebensmittelsicherheit/krankheitserreger-und-hygiene/campylobacter-schweiz-risikoanalyse-blv.pdf.download.pdf/Campylobacter%20en%20Suisse%20%E2%80%93%20analyse%20des%20risques%20de%20l%E2%80%98OSAV.pdf">www.blv.admin.ch/dam/blv/fr/dokumente/lebensmittel-und-ernaehrung/lebensmittelsicherheit/krankheitserreger-und-hygiene/campylobacter-schweiz-risikoanalyse-blv.pdf.download.pdf/Campylobacter%20en%20Suisse%20%E2%80%93%20analyse%20des%20risques%20de%20l%E2%80%98OSAV.pdf</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires OSAV. (s. d.). Règles d’hygiène pour la préparation de la fondue chinoise. <a href="https://www.blv.admin.ch/dam/blv/fr/dokumente/lebensmittel-und-ernaehrung/rechts-und-vollzugsgrundlagen/hilfsmittel-vollzugsgrundlagen/leitfaeden-merkblaetter-archiv/mb-hygiene-fondue-chinoise.pdf.download.pdf/Hygieneregeln_bei_der_Zubereitung_von_Fondue_Chinoise_FR.pdf">www.blv.admin.ch/dam/blv/fr/dokumente/lebensmittel-und-ernaehrung/rechts-und-vollzugsgrundlagen/hilfsmittel-vollzugsgrundlagen/leitfaeden-merkblaetter-archiv/mb-hygiene-fondue-chinoise.pdf.download.pdf/Hygieneregeln_bei_der_Zubereitung_von_Fondue_Chinoise_FR.pdf</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires OSAV. (2022, 20 mai). Bactéries pathogènes dans les aliments. <a href="http://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/lebensmittel-und-ernaehrung/lebensmittelsicherheit/krankheitserreger-und-hygiene/bakterien.html">www.blv.admin.ch/blv/fr/home/lebensmittel-und-ernaehrung/lebensmittelsicherheit/krankheitserreger-und-hygiene/bakterien.html</a></p></li><li style="box-sizing:border-box;"><p class="sdfootnote" style="box-sizing:border-box;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;font-size:12px;line-height:16px;margin:0px 0px 10px;">Office fédéral de la santé publique OFSP, Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires OSAV, Office fédéral de l'agriculture OFAG et Office fédéral de l'environnement OFEV. (2015, 18 novembre). Stratégie Antibiorésistance Suisse. <a href="https://www.bag.admin.ch/dam/bag/fr/dokumente/mt/star/strategie-star.pdf.download.pdf/strategie-antibioresistance-ch.pdf">www.bag.admin.ch/dam/bag/fr/dokumente/mt/star/strategie-star.pdf.download.pdf/strategie-antibioresistance-ch.pdf</a></p></li><li style="box-sizing:border-box;"><p class="sdfootnote" style="box-sizing:border-box;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;font-size:12px;line-height:16px;margin:0px 0px 10px;">Mennig, D. (2014, 2 décembre). Multiresistente Keime im Pouletfleisch: Konsumenten in Gefahr. Schweizer Radio und Fernsehen (SRF). <a href="www.srf.ch/sendungen/kassensturz-espresso/gesundheit-multiresistente-keime-im-pouletfleisch-konsumenten-in-gefahr">www.srf.ch/sendungen/kassensturz-espresso/gesundheit-multiresistente-keime-im-pouletfleisch-konsumenten-in-gefahr</a></p></li></ol><p>&nbsp;</p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/noel-vegane?language=fr">Noël végane</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/danger-grillades?language=fr">La Confédération met en garde contre les dangers de la grillade</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/malsain?language=fr">Poulet (mal)sain ?</a></li></ul></div> Mon, 23 Dec 2024 10:33:32 +0000 Christine 4123 at https://www.swissveg.ch Kuhmilch oder Pflanzendrinks: Was ist die bessere Wahl? https://www.swissveg.ch/de/kuhmilch-pflanzenmilch-bessere-wahl <span>Lait de vache ou boissons végétales : que choisir ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>30. octobre 2024 - 10:54</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Pendant des mois, Swissmilk a fait de la publicité payante sur les réseaux sociaux et dans les médias en s'appuyant sur une étude d’Agroscope. Le titre choisi, <strong>« Lait ou boissons végétales : que choisir ? »</strong>, révèle bien que ces publications ne sont ni plus ni moins que de la propagande en faveur du lait de vache.</p><h2>Contexte</h2><p>Pour déterminer ce qui est bon ou non, il faut d’abord établir des critères d'évaluation. Dans le cas présent, l’étude s'est exclusivement concentrée sur les valeurs nutritionnelles du lait. Ni les effets sur l’environnement, ni le bien-être des animaux n’ont été pris en compte, raison pour laquelle cet article se focalisera lui aussi sur l’aspect santé. La piètre performance du lait de vache en matière de respect de l’environnement et de protection des animaux ont été tout bonnement exclus de l’étude.</p><p>D’ailleurs, l’étude a été menée parce que le lait voit ses parts de marché diminuer au profit des boissons végétales : en effet, la consommation de lait de vache a pratiquement diminué de moitié au cours des 20 dernières années. Selon Swissmilk, en 1950, on buvait 233 litres de lait de vache par an et par personne. En 2020, ce chiffre n’était plus que de 51 litres. En outre, le prix d’une boisson au soja bio est aujourd’hui inférieur ou égal à celui du lait de vache bio.<span class="fussnotenlink">1</span> Il semblerait donc que Swissmilk tente de lutter contre le déclin du lait de vache en renforçant son travail de lobbying pro-lait. Par ailleurs, le gouvernement suisse est lui aussi impliqué dans cette propagande : il voudrait que la population consomme environ 1,5 x plus de lait de vache et de produits laitiers que ce qui est actuellement le cas, soit trois au lieu de deux portions par jour.<span class="fussnotenlink">2</span></p><figure role="group"><img alt="" data-entity-type="file" data-entity-uuid="8166d7f2-f7e5-46da-b2b8-d6206c58b9d6" height="1202" src="/sites/swissveg.ch/files/2024-10/Pro-Kopf%20Konsum%20FR.JPG" width="84.4%" /><figcaption>Ill. 1 : Consommation de lait de vache par personne en Suisse (tableau réalisé par nos soins).</figcaption></figure><h2>Étude</h2><p>L’étude en question a été menée par l’institut de recherche public Agroscope.<span class="fussnotenlink">3</span> Les types de lait suivants ont été analysés : lait de vache et boissons végétales à base de riz, d’avoine, d’épeautre, de soja, de noix de cajou, de chanvre, d’amande et de noix de coco. La moyenne des valeurs mesurées a été calculée à partir d’un total de 36 produits par catégorie. Les boissons végétales contenant plus d’une matière première de base ont été exclues, de sorte qu’il ne restait plus que 27 produits. Cette sélection est problématique dans la mesure où la combinaison de plusieurs matières premières végétales permet aux nutriments et aux acides aminés de se compléter mutuellement.</p><p>Le résumé de l'étude présente la conclusion suivante : « Nos résultats montrent que les boissons végétales étudiées ne constituent pas une véritable alternative au lait en termes de composition nutritionnelle, même en tenant compte de l’enrichissement actuel. [...] Remplacer complètement le lait par des boissons végétales sans adapter son alimentation générale peut, à long terme, entraîner des carences en certains nutriments essentiels. » Pourtant, dans le même temps, le même résumé admet ce qui suit : « Les boissons à base de soja fournissent un peu plus de protéines et nettement plus de vitamines B<sub>1</sub> et B<sub>6</sub>, d’acide folique ainsi que de vitamines E et D<sub>2</sub> (avec supplémentation en vitamine D<sub>2</sub>) et K<sub>1</sub>, de magnésium, de manganèse, de fer et de cuivre que le lait de vache et les autres boissons végétales. »</p><p>La conclusion correcte de cette étude aurait donc dû être la suivante : ce sont les boissons au soja qui ont la meilleure composition. C’est d’ailleurs ce qui ressort clairement des valeurs publiées dans l’étude. Il n’est donc pas scientifiquement défendable de recommander le lait de vache plutôt que les boissons au soja, même en appliquant les critères de cette étude. Il convient également de souligner que les critères d’évaluation de l’étude sont eux-mêmes problématiques : pourquoi une boisson riche en sucres et en graisses serait-elle meilleure qu’une boisson contenant moins de ces macronutriments ?</p><p>En Suisse, on consomme deux fois plus de sucre que la quantité recommandée.<span class="fussnotenlink">4</span> Pour ce qui est des graisses, le bilan est également préoccupant : la population suisse consomme trop de graisses saturées malsaines (présentes par exemple dans le lait de vache) et pas assez de graisses saines, comme celles que l’on trouve dans les laits végétaux.    <br />L’étude ne formule aucune critique concernant la teneur élevée en matières grasses et en graisses saturées du lait de vache. Il semble donc que les chercheurs aient délibérément choisi de ne prendre en compte que les éléments qui, selon eux, jouent en faveur du lait de vache. Tous les éléments susceptibles de donner une image moins favorable de ce dernier ont été ignorés ou réinterprétés (« à haute densité nutritionnelle » au lieu de « riche en sucres et en graisses »). Le fait que les analyses portent uniquement sur la vitamine A, et non sur le bêta-carotène (provitamine A), laisse également penser que les valeurs analytiques ont été sélectionnées dans le seul but de favoriser le lait de vache. Le bêta-carotène se trouve principalement dans les produits végétaux et est transformé en vitamine A dans l’organisme. La vitamine A est essentiellement présente dans les produits d’origine animale. Par conséquent, ce critère d’analyse favorise forcément le lait de vache. Cette approche unilatérale est également admise dans l’étude : « La teneur en provitamine A, que l’on peut s’attendre à trouver dans les boissons végétales, n’a pas été analysée ». Il en va de même pour les fibres saines : présentes dans les produits végétaux, elles sont quasiment inexistantes dans le lait de vache, et n’ont par conséquent pas été prises en compte dans l’étude.</p><p>Il faut lire l'étude dans son intégralité pour découvrir que les boissons au soja sont celles qui contiennent le plus d’acides aminés essentiels : « En ce qui concerne la teneur totale en protéines, les boissons au soja sont celles qui se rapprochent le plus du lait de vache en termes de concentration d’acides aminés libres, avec une moyenne plus élevée pour les acides aminés essentiels ». Cette formulation est d’ailleurs relativisée : on dit qu’elles se « rapprochent » du lait, alors qu’en réalité, elles le dépassent.</p><h2>Comptes rendus et littérature secondaire</h2><p>Alors que les faits restent compréhensibles dans l’étude originale, on ne peut pas en dire autant des articles qui lui sont consacrés. Deux auteures de l'étude d’Agroscope ont écrit un article sur l’étude originale pour la Confédération et Agroscope dans la revue Recherche Agronomique Suisse.<span class="fussnotenlink">5</span> Les intertitres de l'article à eux seuls illustrent déjà clairement leurs objectifs (voir page suivante) :</p><ul><li>« Les boissons végétales fournissent moins d’énergie et de nutriments que le lait »</li><li>« Les boissons végétales sont souvent enrichies en vitamines et en minéraux »</li><li>« Quel est l’impact de la consommation de boissons végétales sur le statut nutritionnel ? »</li></ul><p>Dans le graphique de l'article (page 14), les couleurs ont été choisies de manière à ce que le lait de vache soit représenté de la manière la plus positive possible. Par exemple, la teneur en matières grasses a été représentée en vert. Les couleurs rouge, orange et jaune, souvent associées à une mauvaise note, n’ont été utilisées que pour illustrer les alternatives végétales. Le fait qu’une forte teneur en sucre et en matières grasses ne soit pas forcément positive est ici dissimulé, et la teneur supérieure en protéines du lait de soja est pratiquement noyée dans le graphique. Dans la conclusion de l’article, on peut lire l’énoncé suivant à propos des valeurs nutritionnelles positives du lait de soja : « Seules les boissons végétales à base de soja présentent une teneur en protéines comparable à celle du lait. » Plutôt que de parler de teneur en protéines supérieure (3,8 % pour le soja contre 3,3 % pour le lait de vache), les auteurs ont évoqué une « teneur en protéines comparable ». Manifestement, ils ne voulaient en aucun cas placer une boisson végétale au-dessus du lait de vache, ne serait-ce que sur un seul point.</p><figure role="group"><img alt="" data-entity-type="file" height="1361" src="/sites/swissveg.ch/files/2024-10/Grafik%20Kuhmilch%20vs%20Pflanzendrinks%20Agroscope%20FR.JPG" width="55%" /><figcaption>Ill. 2 : Teneur moyenne en macronutriments en grammes par 100 g (source : Recherche Agronomique Suisse).</figcaption></figure><p>L’étude a également été relayée par la SRF.6 Le titre de l’article en question : « Les boissons végétales ne sont pas des alternatives au lait ». Dès l’introduction, le lectorat est induit en erreur : « Selon une étude d'Agroscope, le lait de vache reste le meilleur en ce qui concerne la teneur en protéines, en vitamines et en calcium, à moins que les alternatives laitières végétales ne soient enrichies en vitamines et en nutriments. Seul le lait de soja a obtenu de relativement bons résultats. » Dans la suite du texte, cette relativisation des avantages du lait de soja est corrigée :</p><p class="zitat">« Le lait de soja est le mieux noté en termes de teneur en protéines. S’il est également enrichi en calcium, il peut constituer un équivalent au lait de vache ».</p><figure role="group"><img alt="" data-entity-type="file" data-entity-uuid="fd050b13-db45-4ba5-9651-5cc019a1e19b" height="1591" src="/sites/swissveg.ch/files/2024-10/Nahrstoffe%20FR.JPG" width="39.71%" /><figcaption>Ill. 3 : Valeurs nutritionnelles du lait de vache et des boissons au soja (tableau créé par nos soins).</figcaption></figure><p>Le SonntagsZeitung a lui aussi rendu compte de l’étude Agroscope avec un article intitulé : « Les boissons végétales ont moins de valeur nutritive que le lait de vache ».<span class="fussnotenlink">7</span></p><p>Swissmilk s’est servie de l’étude pendant plusieurs mois dans le cadre d’une campagne en faveur du lait de vache, citant notamment l’auteure de l’étude d’Agroscope, Barbara Walther : « D’un point de vue nutritionnel, les boissons végétales ne sont pas des alternatives au lait de vache. »<span class="fussnotenlink">8</span></p><h2>Conclusion</h2><p>Il n’est pas recommandé de couvrir ses besoins en graisses par des graisses saturées provenant du lait de vache. Il faudrait au contraire privilégier des produits à base de plantes, bien plus faibles en calories. D’ailleurs, le mot « calorie » n’apparaît pas dans le texte publicitaire de Swissmilk. Dans l’article de Recherche Agricole Suisse, ce mot n’est utilisé qu’une seule fois en lien avec la dénutrition ou la malnutrition. Le problème de l’excès de graisses et de sucres (qui peut conduire à l’obésité) n’est évoqué nulle part. En toute logique, le lait de vache obtiendrait les pires résultats en la matière.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li>Swissveg. (2023, 1<sup>er</sup> novembre). Journée mondiale du véganisme.&nbsp;<a href="https://www.swissveg.ch/JourneeDuVeganisme_2023">www.swissveg.ch/JourneeDuVeganisme_2023</a>&nbsp;</li><li>Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV). (2017, mars). « Fiche thématique sur la nutrition : Consommation de lait et de produits laitiers en Suisse en 2014 et 2015&nbsp;». <a href="https://www.blv.admin.ch/dam/blv/fr/dokumente/lebensmittel-und-ernaehrung/ernaehrung/fi-menuch-milch.pdf.download.pdf/Fiche%20th%C3%A9matique%20-%20Consommation%20de%20lait%20et%20de%20produits%20laitiers.pdf ">www.blv.admin.ch/dam/blv/fr/dokumente/lebensmittel-und-ernaehrung/ernaehrung/fi-menuch-milch.pdf.download.pdf/Fiche%20th%C3%A9matique%20-%20Consommation%20de%20lait%20et%20de%20produits%20laitiers.pdf&nbsp;</a></li><li>Walther, B., Guggisberg, D., Badertscher, R., Egger, L., Portmann, R., Dubois, S., Haldimann, M., Kopf-Bolanz, K., Rhyn, P., Zoller, O., Veraguth, R. &amp; Rezzi, S. (2022). Comparison of nutritional composition between plant-based drinks and cow’s milk. Frontiers in Nutrition, 9. <a href="https://doi.org/10.3389/fnut.2022.988707" target="_blank">https://doi.org/10.3389/fnut.2022.988707</a></li><li>Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV). Réduction des sucres.&nbsp;<a href="https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/lebensmittel-und-ernaehrung/ernaehrung/produktzusammensetzung/zuckerreduktion.html">www.blv.admin.ch/blv/fr/home/lebensmittel-und-ernaehrung/ernaehrung/produktzusammensetzung/zuckerreduktion.html</a></li><li>Burton-Pimentel K. J., Walther B. (2023). Boissons à base de plantes&nbsp;: une alternative au lait ? Recherche Agronomique Suisse 14, 214-228.&nbsp;<a href="https://www.agrarforschungschweiz.ch/fr/2023/09/boissons-a-base-de-plantes-une-alternative-au-lait">www.agrarforschungschweiz.ch/fr/2023/09/boissons-a-base-de-plantes-une-alternative-au-lait</a></li><li>Zehnder, R. (2023, 7 novembre). Pflanzendrinks sind kein Milchersatz. Schweizer Radio und Fernsehen (SRF). <a href="https://www.srf.ch/wissen/gesundheit/soja-hafer-und-co-pflanzendrinks-sind-kein-milchersatz" target="_blank">https://www.srf.ch/wissen/gesundheit/soja-hafer-und-co-pflanzendrinks-sind-kein-milchersatz</a></li><li>Fossgreen, A. (2023, 27 mai). Pflanzendrinks sind weniger wertvoll als Kuhmilch. SonntagsZeitung. <a href="https://www.tagesanzeiger.ch/pflanzendrinks-sind-weniger-wertvollals-kuhmilch-344335258504" target="_blank">https://www.tagesanzeiger.ch/pflanzendrinks-sind-weniger-wertvollals-kuhmilch-344335258504</a></li><li>Swissmilk. (s. d.) Lait ou boissons végétales: que choisir&nbsp;? <a href="https://www.swissmilk.ch/fr/alimentation/regime-alimentaire-a-base-de-plantes/lait-ou-boissons-vegetales-que-choisir">www.swissmilk.ch/fr/alimentation/regime-alimentaire-a-base-de-plantes/lait-ou-boissons-vegetales-que-choisir</a></li></ol></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li>Cet article a été publié pour la première fois dans le numéro d'été 2024 du <a href="https://bc.pressmatrix.com/de/profiles/b6b0b8c11377/editions/a03efa124d9476675a95/pages/page/7">magazine Veg-Info</a> (en allemand).</li><li><a href="https://www.swissveg.ch/laitalapause?language=fr" title="Journée du lait à la pause">Journée du lait à la pause</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/stop-laitalapause?language=fr" title="En finir avec la Journée du lait à la pause">En finir avec la « Journée du lait à la pause »</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/mythes_lait?language=fr" title="À propos du lait">À propos du lait</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/alternatives-vegetales?language=fr" title="Alternatives végétales">Les alternatives végétales sont-elles bonnes pour la santé ?</a></li></ul></div> Thu, 31 Oct 2024 06:00:00 +0000 Renato 4119 at https://www.swissveg.ch