Drupal blog posts https://www.swissveg.ch/fr fr Ist vegane Ernährung leberschädigend? – Ein Tierversuch und was die Medien daraus machen https://www.swissveg.ch/de/ist-vegan-lebersch%C3%A4digend <span>L’alimentation végétale est-elle dangereuse pour le foie ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>26. octobre 2026 - 9:06</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Le 13&nbsp;octobre&nbsp;2026, <a href="https://www.nau.ch/news/forschung/neue-studie-zeigt-vegane-kost-stresst-die-leber-von-mausen-67187914" target="_blank"><strong>Nau.ch</strong></a>, un portail d'information de Suisse alémanique, a publié un article sur une étude selon laquelle l'alimentation végétalienne nuirait à la bonne santé du foie des souris.<span class="fussnotenlink">1</span> Le journal <a href="https://www.schweizerbauer.ch/artikel/vermischtes/allerlei/vegane-kost-stresst-laut-studie-die-maeuse-leber" target="_blank"><strong>Schweizer Bauer</strong></a><span class="fussnotenlink">2</span> et plusieurs médias romands<span class="fussnotenlink">3</span> ont également relayé l'information. Le message véhiculé laisse entendre qu'une alimentation purement végétale serait dangereuse pour les souris et qu'il pourrait en être de même pour les humains. Or, cette affirmation découle d'une interprétation biaisée de l'étude. Nous avons analysé les résultats de l'expérience menée sur les animaux à l'Université de Genève et relevé ce qui a induit les médias en erreur.</p><h3>Sur quoi l'étude portait-elle&nbsp;?</h3><p>L'<a href="https://doi.org/10.1016/j.molmet.2026.102435" target="_blank">étude</a> récemment publiée par l'Université de Genève<span class="fussnotenlink">4</span> avait principalement pour objectif de découvrir comment le foie réagissait au passage soudain d'une alimentation végétarienne à une alimentation purement végétale. Les scientifiques se sont concentrés sur la manière dont le métabolisme du sucre (glycogenèse) du foie couplé à sa capacité à décomposer les substances toxiques (p.&nbsp;ex. l'ammoniac) réagit au changement d'alimentation.</p><h3>Comment les scientifiques ont-ils procédé&nbsp;?</h3><p>Les auteurs de l'étude ont muni des souris âgées de huit semaines d'un implant contenant le principe actif tamoxifène (nous y reviendrons). Quatre semaines plus tard, ils ont divisé les souris en deux groupes selon le type d'alimentation, végétarienne pour le premier, végétalienne pour le second. Les deux groupes ont reçu l'alimentation correspondante durant quatre jours. L'analyse des tissus du foie a coûté la vie à toutes les souris dont certaines s'étaient en outre vu imposer une période de jeûne de six heures durant laquelle les scientifiques ont notamment suivi leur glycémie. Durant leur très courte vie, les souris étaient libres de leurs mouvements et avaient accès à de la nourriture et à de l'eau en permanence.</p><h3>Quels sont les résultats de l'étude&nbsp;?</h3><p>Les examens auxquels les scientifiques ont procédé durant l'expérimentation ont montré de nettes différences entre les deux groupes. Le métabolisme du sucre des souris végétaliennes était moins efficace. Autrement dit, leur capacité à transformer des protéines en glucose absorbable en période de jeûne amoindrie. Ces souris bougeaient moins et leur sérum sanguin affichait des valeurs plus élevées en ammoniac. Le foie de ces souris peinait à décomposer les substances toxiques. <strong>La conclusion tirée par les auteurs de l'étude n'est toutefois pas qu'une alimentation purement végétale nuit au foie. </strong>Ils ont simplement constaté qu'un changement d'alimentation soudain induit, d'une façon générale, des modifications dans le métabolisme du foie. Comment se fait-il qu'ils n'en soient précisément pas arrivés à la conclusion avec laquelle plusieurs journaux ont titré&nbsp;? La réponse est à chercher dans l'intervention pratiquée sur les souris au début de l'expérience.</p><h3>En quoi l'étude est-elle problématique&nbsp;?</h3><p>Des recherches précédentes avaient déjà permis de montrer que <strong>l'enzyme connue sous le nom de glutamate-déshydrogénase (GDH) </strong>joue un rôle essentiel dans la transformation des protéines en sucre absorbable pendant une période de jeûne (glycogenèse) et dans la décomposition des substances toxiques telles que l'ammoniac dans le foie. C'est la raison pour laquelle l'expérimentation sur les souris a démarré par l'implantation de tamoxifène, puisque, <strong>chez les souris, le tamoxifène désactive cette enzyme précisément.</strong></p><p>De plus, les <a href="/proteines"><strong>protéines</strong></a> composées d'acides aminés à chaîne ramifiée, la valine, la leucine et l'isoleucine, ont leur importance dans la glycogenèse et la décomposition de toxines dans le foie. Or, tous les aliments n'en contiennent pas&nbsp;: les protéines animales, les noix et les légumineuses fournissent beaucoup d'acides aminés à chaîne ramifiée alors que les protéines des céréales en contiennent nettement moins. Sachant que les souris «&nbsp;végétaliennes&nbsp;» ont été nourries principalement à base de protéines de céréales alors que les souris «&nbsp;végétariennes&nbsp;» ont reçu une nourriture plus diversifiée en termes de protéines (enrichie en saindoux, un produit que l'on ne peut évidemment pas considérer comme végétarien)<span class="fussnotenlink">5</span> a certainement eu un effet non négligeable sur les résultats de l'expérimentation. Rien d'étonnant donc, à ce que les auteurs de l'étude recommandent aux personnes végétaliennes de consommer des noix et des légumineuses, une recommandation plutôt convenue puisque ces deux aliments font partie intégrante d'une alimentation végétale saine.</p><p>En résumé, force est de constater qu'avec la désactivation d'une enzyme essentielle habituellement présente dans le foie, la GDH, et la mise à disposition d'une alimentation probablement déséquilibrée, l'expérience a induit artificiellement un effet chez les souris du groupe végétalien qui ne se serait pas produit chez des souris en bonne santé nourries sainement et pourvues d'une enzyme GDH en état de remplir son rôle. On peut certes en conclure toute une série de choses sur la fonction de la GDH et l'importance d'une alimentation diversifiée, mais assurément rien sur les hypothétiques dommages que l'alimentation végétale pourrait causer au foie.</p><p>Il reste à déplorer que des souris, dont l'étude ne précise pas clairement le nombre, aient dû sacrifier leur vie pour un tel constat. Cela d'autant plus que les résultats issus de <a href="https://www.swissveg.ch/fr/abandon_experimentation_animale?language=de"><strong>l'expérimentation animale </strong></a>ne peuvent généralement pas directement voire pas du tout être reportés à l'humain. Dans le cas de cette étude en particulier, <strong>le report des résultats à l'humain n'est absolument pas pertinent, puisque l'enzyme GDH humaine diffère beaucoup de celle de la souris.</strong></p><p>&nbsp;Cela a amené le quotidien <a href="https://www.fr.de/panorama/forscher-ernaehrten-maeuse-vegan-schon-nach-wenigen-tagen-zeigten-sich-auffaellige-veraenderungen-zr-94545933.html" target="_blank"><strong>Frankfurter Rundschau</strong></a> à publier le message suivant (17.10.2026)&nbsp;:</p><p class="zitat">«&nbsp;Bien que remarquables, les résultats de l'étude ne donnent lieu à aucune inquiétude selon les spécialistes. Neal Barnard, professeur de médecine à la faculté de médecine de l'Université George Washington a ainsi affirmé, dans une interview accordée au magazine Newsweek, que l'étude ne permettait de tirer aucune conclusion pour l'humain étant donné que l'enzyme GDH de ces deux espèces diffère totalement. Le professeur a en outre précisé que de nombreuses études avaient permis de constater une corrélation bénéfique entre une alimentation purement végétale et la santé, dont une meilleure gestion de la glycémie et la bonne santé du foie.&nbsp;»</p><p>Par ailleurs, cette expérience est difficile à justifier au plan éthique, puisqu'elle pose des conditions qui ne sont généralement pas remplies si l'on considère des personnes végétaliennes et qu'elle a nécessité la maltraitance et la mise à mort d'animaux sans avoir mené à une avancée concrète dans la lutte contre une maladie grave telle que <a href="https://www.swissveg.ch/fr/alimentation-vegetale-diminue-risque-maladies"><strong>le cancer</strong></a>.</p><p>Le foie des personnes humaines végétaliennes saines contient une enzyme GDH en parfait état de fonctionnement. Lorsque le tamoxifène est prescrit en guise de traitement, les patientes et les patients sont préalablement informés des effets secondaires pouvant survenir.<span class="fussnotenlink">6</span></p><h3>Que penser de la couverture médiatique&nbsp;?</h3><p>Le fait que divers médias aient laissé entendre que les personnes ayant une alimentation végétalienne devraient soudainement s'inquiéter pour la santé de leur foie est décevant. Ils contribuent ainsi à la<strong> désinformation générale</strong> et à la <strong>stigmatisation accrue des personnes végétaliennes</strong>. De plus, si l'alimentation végétale provoquait réellement des dommages hépatiques, cela se saurait depuis longtemps. On aurait par exemple observé des taux d'ammoniac plus élevés chez les personnes végétaliennes ou constaté des différences dans leurs performances sportives. Au contraire, le consensus scientifique indique qu'une alimentation végétale bien menée est saine et adaptée à toutes les étapes de la vie, y compris pendant la grossesse et l'allaitement. Preuve en sont les nombreux athlètes de haut niveau ayant adopté un mode de vie végétalien.<span class="fussnotenlink">7</span></p><h3>Conclusion</h3><p>Cette étude ne portait absolument pas sur la question de savoir si le foie peut s’adapter à une alimentation végétalienne de longue durée et ses résultats ne peuvent pas être appliqués aux personnes végétaliennes. Par la désactivation de l’enzyme hépatique essentielle GDH ainsi que par une alimentation potentiellement inadéquate, l'étude a induit, chez les souris du groupe végétalien, un effet qui ne se serait vraisemblablement pas produit chez des souris en bonne santé nourries selon un modèle 100&nbsp;% végétal et disposant d’une enzyme GDH fonctionnelle.<strong> Présenter cette étude comme si elle suggérait que l'alimentation végétale serait nocive pour le foie contribue à la stigmatisation des personnes végétaliennes et à la désinformation générale concernant l'alimentation végétale. C'est pourquoi cette argumentation est pour le moins problématique.</strong></p><p>&nbsp;</p><p><strong>Plus d'informations</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/abandon_experimentation_animale">Comment mettre un terme à l'expérimentation animale ?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/proteines">En savoir plus sur les protéines</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/proteines-vegetales">Les protéines dans l'alimentation végétale</a></li></ul></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <div id="sdfootnote1"><p class="sdfootnote">1 &nbsp;&nbsp;<a href="https://www.nau.ch/news/forschung/neue-studie-zeigt-vegane-kost-stresst-die-leber-von-mausen-67187914">https://www.nau.ch/news/forschung/neue-studie-zeigt-vegane-kost-stresst-die-leber-von-mausen-67187914</a>.</p></div><div id="sdfootnote2"><p class="sdfootnote">2 &nbsp;&nbsp;<a href="https://www.schweizerbauer.ch/artikel/vermischtes/allerlei/vegane-kost-stresst-laut-studie-die-maeuse-leber">https://www.schweizerbauer.ch/artikel/vermischtes/allerlei/vegane-kost-stresst-laut-studie-die-maeuse-leber</a></p></div><div id="sdfootnote3"><p class="sdfootnote">3 &nbsp;<a href="https://www.lematin.ch/story/etude-le-regime-vegetalien-bouleverse-le-foie-en-quelques-jours-103648822,">https://www.lematin.ch/story/etude-le-regime-vegetalien-bouleverse-le-foie-en-quelques-jours-103648822,</a> <a href="https://www.24heures.ch/veganisme-un-regime-sans-proteines-animales-affecte-le-foie-145218492372,">https://www.24heures.ch/veganisme-un-regime-sans-proteines-animales-affecte-le-foie-145218492372,</a> <a href="https://www.blick.ch/fr/suisse/regime-vegan-lunige-alerte-sur-le-foie/dn2rmw2.">https://www.blick.ch/fr/suisse/regime-vegan-lunige-alerte-sur-le-foie/dn2rmw2</a>.</p></div><div id="sdfootnote4"><p class="sdfootnote">4 &nbsp; Yan Zhou, Angela M. Ramos-Lobo, Tingting Fu, Hector Gallart-Ayala, Julijana Ivanisevic, Pierre Maechler: «Transition to dietary plant-based proteins requires functional liver GDH for proper control of ammonia and energy homeostasis, Molecular Metabolism», Volume 113, 2026, doi:<a href="https://doi.org/10.1016/j.molmet.2026.102435" target="_blank">10.1016/j.molmet.2026.102435</a>.</p></div><div id="sdfootnote5"><p class="sdfootnote">5 &nbsp; Siehe <a href="https://ars.els-cdn.com/content/image/1-s2.0-S2212877826001195-mmc2.pdf" target="_blank">Appendix A. Supplementary data, Multimedia component 2, Table S1</a>.</p></div><div id="sdfootnote6"><p class="sdfootnote">6 &nbsp; &nbsp;En effet, le tamoxifène est autorisé en Suisse pour le traitement du cancer du sein et on connaît ses effets secondaires potentiels sur le foie &nbsp;(<a href="https://www.pharmawiki.ch/wiki/index.php?wiki=Tamoxifen">https://www.pharmawiki.ch/wiki/index.php?wiki=Tamoxifen</a>). Cela renforce l'hypothèse selon laquelle l'implantation des granules de tamoxifène à partir de la 8e semaine de l'expérience était la véritable cause des effets observés.</p></div><div id="sdfootnote7"><p class="sdfootnote">7 &nbsp;&nbsp;<a href="https://veganfeet.fr/sportifs-vegan-connus/">https://veganfeet.fr/sportifs-vegan-connus/</a>&nbsp;</p></div></div></div> Fri, 16 Oct 2026 08:45:24 +0000 Nurdin 4236 at https://www.swissveg.ch Ist vegane Ernährung leberschädigend? – Ein Tierversuch und was die Medien daraus machen https://www.swissveg.ch/de/ist-vegan-lebersch%C3%A4digend <span>L’alimentation végétale est-elle dangereuse pour le foie ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>26. octobre 2026 - 9:06</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Le 13&nbsp;octobre&nbsp;2026, <a href="https://www.nau.ch/news/forschung/neue-studie-zeigt-vegane-kost-stresst-die-leber-von-mausen-67187914" target="_blank"><strong>Nau.ch</strong></a>, un portail d'information de Suisse alémanique, a publié un article sur une étude selon laquelle l'alimentation végétalienne nuirait à la bonne santé du foie des souris.<span class="fussnotenlink">1</span> Le journal <a href="https://www.schweizerbauer.ch/artikel/vermischtes/allerlei/vegane-kost-stresst-laut-studie-die-maeuse-leber" target="_blank"><strong>Schweizer Bauer</strong></a><span class="fussnotenlink">2</span> et plusieurs médias romands<span class="fussnotenlink">3</span> ont également relayé l'information. Le message véhiculé laisse entendre qu'une alimentation purement végétale serait dangereuse pour les souris et qu'il pourrait en être de même pour les humains. Or, cette affirmation découle d'une interprétation biaisée de l'étude. Nous avons analysé les résultats de l'expérience menée sur les animaux à l'Université de Genève et relevé ce qui a induit les médias en erreur.</p><h3>Sur quoi l'étude portait-elle&nbsp;?</h3><p>L'<a href="https://doi.org/10.1016/j.molmet.2026.102435" target="_blank">étude</a> récemment publiée par l'Université de Genève<span class="fussnotenlink">4</span> avait principalement pour objectif de découvrir comment le foie réagissait au passage soudain d'une alimentation végétarienne à une alimentation purement végétale. Les scientifiques se sont concentrés sur la manière dont le métabolisme du sucre (glycogenèse) du foie couplé à sa capacité à décomposer les substances toxiques (p.&nbsp;ex. l'ammoniac) réagit au changement d'alimentation.</p><h3>Comment les scientifiques ont-ils procédé&nbsp;?</h3><p>Les auteurs de l'étude ont muni des souris âgées de huit semaines d'un implant contenant le principe actif tamoxifène (nous y reviendrons). Quatre semaines plus tard, ils ont divisé les souris en deux groupes selon le type d'alimentation, végétarienne pour le premier, végétalienne pour le second. Les deux groupes ont reçu l'alimentation correspondante durant quatre jours. L'analyse des tissus du foie a coûté la vie à toutes les souris dont certaines s'étaient en outre vu imposer une période de jeûne de six heures durant laquelle les scientifiques ont notamment suivi leur glycémie. Durant leur très courte vie, les souris étaient libres de leurs mouvements et avaient accès à de la nourriture et à de l'eau en permanence.</p><h3>Quels sont les résultats de l'étude&nbsp;?</h3><p>Les examens auxquels les scientifiques ont procédé durant l'expérimentation ont montré de nettes différences entre les deux groupes. Le métabolisme du sucre des souris végétaliennes était moins efficace. Autrement dit, leur capacité à transformer des protéines en glucose absorbable en période de jeûne amoindrie. Ces souris bougeaient moins et leur sérum sanguin affichait des valeurs plus élevées en ammoniac. Le foie de ces souris peinait à décomposer les substances toxiques. <strong>La conclusion tirée par les auteurs de l'étude n'est toutefois pas qu'une alimentation purement végétale nuit au foie. </strong>Ils ont simplement constaté qu'un changement d'alimentation soudain induit, d'une façon générale, des modifications dans le métabolisme du foie. Comment se fait-il qu'ils n'en soient précisément pas arrivés à la conclusion avec laquelle plusieurs journaux ont titré&nbsp;? La réponse est à chercher dans l'intervention pratiquée sur les souris au début de l'expérience.</p><h3>En quoi l'étude est-elle problématique&nbsp;?</h3><p>Des recherches précédentes avaient déjà permis de montrer que <strong>l'enzyme connue sous le nom de glutamate-déshydrogénase (GDH) </strong>joue un rôle essentiel dans la transformation des protéines en sucre absorbable pendant une période de jeûne (glycogenèse) et dans la décomposition des substances toxiques telles que l'ammoniac dans le foie. C'est la raison pour laquelle l'expérimentation sur les souris a démarré par l'implantation de tamoxifène, puisque, <strong>chez les souris, le tamoxifène désactive cette enzyme précisément.</strong></p><p>De plus, les <a href="/proteines"><strong>protéines</strong></a> composées d'acides aminés à chaîne ramifiée, la valine, la leucine et l'isoleucine, ont leur importance dans la glycogenèse et la décomposition de toxines dans le foie. Or, tous les aliments n'en contiennent pas&nbsp;: les protéines animales, les noix et les légumineuses fournissent beaucoup d'acides aminés à chaîne ramifiée alors que les protéines des céréales en contiennent nettement moins. Sachant que les souris «&nbsp;végétaliennes&nbsp;» ont été nourries principalement à base de protéines de céréales alors que les souris «&nbsp;végétariennes&nbsp;» ont reçu une nourriture plus diversifiée en termes de protéines (enrichie en saindoux, un produit que l'on ne peut évidemment pas considérer comme végétarien)<span class="fussnotenlink">5</span> a certainement eu un effet non négligeable sur les résultats de l'expérimentation. Rien d'étonnant donc, à ce que les auteurs de l'étude recommandent aux personnes végétaliennes de consommer des noix et des légumineuses, une recommandation plutôt convenue puisque ces deux aliments font partie intégrante d'une alimentation végétale saine.</p><p>En résumé, force est de constater qu'avec la désactivation d'une enzyme essentielle habituellement présente dans le foie, la GDH, et la mise à disposition d'une alimentation probablement déséquilibrée, l'expérience a induit artificiellement un effet chez les souris du groupe végétalien qui ne se serait pas produit chez des souris en bonne santé nourries sainement et pourvues d'une enzyme GDH en état de remplir son rôle. On peut certes en conclure toute une série de choses sur la fonction de la GDH et l'importance d'une alimentation diversifiée, mais assurément rien sur les hypothétiques dommages que l'alimentation végétale pourrait causer au foie.</p><p>Il reste à déplorer que des souris, dont l'étude ne précise pas clairement le nombre, aient dû sacrifier leur vie pour un tel constat. Cela d'autant plus que les résultats issus de <a href="https://www.swissveg.ch/fr/abandon_experimentation_animale?language=de"><strong>l'expérimentation animale </strong></a>ne peuvent généralement pas directement voire pas du tout être reportés à l'humain. Dans le cas de cette étude en particulier, <strong>le report des résultats à l'humain n'est absolument pas pertinent, puisque l'enzyme GDH humaine diffère beaucoup de celle de la souris.</strong></p><p>&nbsp;Cela a amené le quotidien <a href="https://www.fr.de/panorama/forscher-ernaehrten-maeuse-vegan-schon-nach-wenigen-tagen-zeigten-sich-auffaellige-veraenderungen-zr-94545933.html" target="_blank"><strong>Frankfurter Rundschau</strong></a> à publier le message suivant (17.10.2026)&nbsp;:</p><p class="zitat">«&nbsp;Bien que remarquables, les résultats de l'étude ne donnent lieu à aucune inquiétude selon les spécialistes. Neal Barnard, professeur de médecine à la faculté de médecine de l'Université George Washington a ainsi affirmé, dans une interview accordée au magazine Newsweek, que l'étude ne permettait de tirer aucune conclusion pour l'humain étant donné que l'enzyme GDH de ces deux espèces diffère totalement. Le professeur a en outre précisé que de nombreuses études avaient permis de constater une corrélation bénéfique entre une alimentation purement végétale et la santé, dont une meilleure gestion de la glycémie et la bonne santé du foie.&nbsp;»</p><p>Par ailleurs, cette expérience est difficile à justifier au plan éthique, puisqu'elle pose des conditions qui ne sont généralement pas remplies si l'on considère des personnes végétaliennes et qu'elle a nécessité la maltraitance et la mise à mort d'animaux sans avoir mené à une avancée concrète dans la lutte contre une maladie grave telle que <a href="https://www.swissveg.ch/fr/alimentation-vegetale-diminue-risque-maladies"><strong>le cancer</strong></a>.</p><p>Le foie des personnes humaines végétaliennes saines contient une enzyme GDH en parfait état de fonctionnement. Lorsque le tamoxifène est prescrit en guise de traitement, les patientes et les patients sont préalablement informés des effets secondaires pouvant survenir.<span class="fussnotenlink">6</span></p><h3>Que penser de la couverture médiatique&nbsp;?</h3><p>Le fait que divers médias aient laissé entendre que les personnes ayant une alimentation végétalienne devraient soudainement s'inquiéter pour la santé de leur foie est décevant. Ils contribuent ainsi à la<strong> désinformation générale</strong> et à la <strong>stigmatisation accrue des personnes végétaliennes</strong>. De plus, si l'alimentation végétale provoquait réellement des dommages hépatiques, cela se saurait depuis longtemps. On aurait par exemple observé des taux d'ammoniac plus élevés chez les personnes végétaliennes ou constaté des différences dans leurs performances sportives. Au contraire, le consensus scientifique indique qu'une alimentation végétale bien menée est saine et adaptée à toutes les étapes de la vie, y compris pendant la grossesse et l'allaitement. Preuve en sont les nombreux athlètes de haut niveau ayant adopté un mode de vie végétalien.<span class="fussnotenlink">7</span></p><h3>Conclusion</h3><p>Cette étude ne portait absolument pas sur la question de savoir si le foie peut s’adapter à une alimentation végétalienne de longue durée et ses résultats ne peuvent pas être appliqués aux personnes végétaliennes. Par la désactivation de l’enzyme hépatique essentielle GDH ainsi que par une alimentation potentiellement inadéquate, l'étude a induit, chez les souris du groupe végétalien, un effet qui ne se serait vraisemblablement pas produit chez des souris en bonne santé nourries selon un modèle 100&nbsp;% végétal et disposant d’une enzyme GDH fonctionnelle.<strong> Présenter cette étude comme si elle suggérait que l'alimentation végétale serait nocive pour le foie contribue à la stigmatisation des personnes végétaliennes et à la désinformation générale concernant l'alimentation végétale. C'est pourquoi cette argumentation est pour le moins problématique.</strong></p><p>&nbsp;</p><p><strong>Plus d'informations</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/abandon_experimentation_animale">Comment mettre un terme à l'expérimentation animale ?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/proteines">En savoir plus sur les protéines</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/proteines-vegetales">Les protéines dans l'alimentation végétale</a></li></ul></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <div id="sdfootnote1"><p class="sdfootnote">1 &nbsp;&nbsp;<a href="https://www.nau.ch/news/forschung/neue-studie-zeigt-vegane-kost-stresst-die-leber-von-mausen-67187914">https://www.nau.ch/news/forschung/neue-studie-zeigt-vegane-kost-stresst-die-leber-von-mausen-67187914</a>.</p></div><div id="sdfootnote2"><p class="sdfootnote">2 &nbsp;&nbsp;<a href="https://www.schweizerbauer.ch/artikel/vermischtes/allerlei/vegane-kost-stresst-laut-studie-die-maeuse-leber">https://www.schweizerbauer.ch/artikel/vermischtes/allerlei/vegane-kost-stresst-laut-studie-die-maeuse-leber</a></p></div><div id="sdfootnote3"><p class="sdfootnote">3 &nbsp;<a href="https://www.lematin.ch/story/etude-le-regime-vegetalien-bouleverse-le-foie-en-quelques-jours-103648822,">https://www.lematin.ch/story/etude-le-regime-vegetalien-bouleverse-le-foie-en-quelques-jours-103648822,</a> <a href="https://www.24heures.ch/veganisme-un-regime-sans-proteines-animales-affecte-le-foie-145218492372,">https://www.24heures.ch/veganisme-un-regime-sans-proteines-animales-affecte-le-foie-145218492372,</a> <a href="https://www.blick.ch/fr/suisse/regime-vegan-lunige-alerte-sur-le-foie/dn2rmw2.">https://www.blick.ch/fr/suisse/regime-vegan-lunige-alerte-sur-le-foie/dn2rmw2</a>.</p></div><div id="sdfootnote4"><p class="sdfootnote">4 &nbsp; Yan Zhou, Angela M. Ramos-Lobo, Tingting Fu, Hector Gallart-Ayala, Julijana Ivanisevic, Pierre Maechler: «Transition to dietary plant-based proteins requires functional liver GDH for proper control of ammonia and energy homeostasis, Molecular Metabolism», Volume 113, 2026, doi:<a href="https://doi.org/10.1016/j.molmet.2026.102435" target="_blank">10.1016/j.molmet.2026.102435</a>.</p></div><div id="sdfootnote5"><p class="sdfootnote">5 &nbsp; Siehe <a href="https://ars.els-cdn.com/content/image/1-s2.0-S2212877826001195-mmc2.pdf" target="_blank">Appendix A. Supplementary data, Multimedia component 2, Table S1</a>.</p></div><div id="sdfootnote6"><p class="sdfootnote">6 &nbsp; &nbsp;En effet, le tamoxifène est autorisé en Suisse pour le traitement du cancer du sein et on connaît ses effets secondaires potentiels sur le foie &nbsp;(<a href="https://www.pharmawiki.ch/wiki/index.php?wiki=Tamoxifen">https://www.pharmawiki.ch/wiki/index.php?wiki=Tamoxifen</a>). Cela renforce l'hypothèse selon laquelle l'implantation des granules de tamoxifène à partir de la 8e semaine de l'expérience était la véritable cause des effets observés.</p></div><div id="sdfootnote7"><p class="sdfootnote">7 &nbsp;&nbsp;<a href="https://veganfeet.fr/sportifs-vegan-connus/">https://veganfeet.fr/sportifs-vegan-connus/</a>&nbsp;</p></div></div></div> Fri, 16 Oct 2026 08:45:24 +0000 Nurdin 4236 at https://www.swissveg.ch Agrarpolitik 2030+ Teil 1: Chancen und Risiken https://www.swissveg.ch/de/agrarpolitik-2030-Teil-1 <span>Politique agricole 2030+, partie 1 : risques et opportunités</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>13. octobre 2026 - 15:19</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="text-align-justify western einleitung" style="font-weight:normal;">Dans la série d'articles « Politique agricole 2030+ », Swissveg examine les opportunités et les risques liés à la prochaine réforme agricole pour les animaux, les humains et l'environnement, suit le processus de consultation sur le paquet législatif au cours du 4<span class="fussnotenlink">e</span> trimestre 2026 et prend position sur les résultats concrets qui en découlent.</p><div data-ui-role="accordion"><h3 class="text-align-justify western einleitung" style="font-weight:normal;">L'essentiel en bref :</h3><ul><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">La « Politique agricole 2030+ » s'appuie sur toute une série de documents stratégiques importants dans les domaines de l'agriculture, du climat, de l'alimentation et de la santé.</p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">La « Stratégie suisse de nutrition 2025-2032 », en particulier, contient de nombreuses bonnes idées qui seraient également bénéfiques pour les animaux dans l'agriculture suisse.</p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Il existe certains liens de fond avec l'initiative « Pour une alimentation sûre », notamment la volonté d'augmenter le taux d'autosuffisance de la Suisse et de rendre l'agriculture suisse plus durable.</p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">La consultation sur ce paquet législatif a débuté le 3 septembre 2026. Divers groupes aux intérêts parfois très divergents participent à ce processus de participation politique. C'est pourquoi il en résultera très certainement un projet de loi fortement édulcoré et peu utile pour les animaux dans l'agriculture suisse.</p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><u>Perspectives :</u> dans la deuxième partie de cette série d'articles, nous porterons un regard plus détaillé sur la consultation. Que contient le projet et quelles sont ses lacunes ? Quelle est la position de Swissveg et d’autres organisations de défense des animaux à ce sujet ? Et existerait-il une meilleure vision pour l'avenir de notre agriculture que celle visée par cette réforme ?</p></li></ul></div><p class="text-align-justify western"> </p><p class="text-align-justify western"><strong><u>Remarque :</u> Cet article est assez long et détaillé. Vous trouverez un résumé des principaux points abordés dans la </strong><a href="#conclusion"><strong><u>conclusion</u></strong></a><strong>.</strong></p><p class="text-align-justify western"> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2026-10/V-Mais_0.JPG" data-entity-uuid="0bb7c182-150a-4150-b667-5e2586f7695f" data-entity-type="file" alt="" width="1920" height="797" /><p class="text-align-center western" style="font-weight:normal;">Maïs fourrager ou maïs destiné à l'alimentation humaine ? Ce qui pousse dans les champs suisses a des conséquences considérables. Source de l'image : Swissveg, 2006.</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Avant toute chose, il vaut sans doute la peine de dresser un bilan lucide de la situation actuelle de l'agriculture suisse, principalement axée sur l'élevage, et des conséquences que celle-ci entraîne pour les êtres humains, les animaux et l'environnement. Voici donc quelques chiffres et faits :</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"><h3 class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">L'agriculture suisse – chiffres et faits</h3><img src="/sites/swissveg.ch/files/2026-10/G%C3%BClle-Bauer.jpg" data-entity-uuid="2c8f83c7-313c-4e7e-8946-4a587ed32ae1" data-entity-type="file" alt="" width="1475" height="581" class="align-center" /><p class="text-align-center western" style="font-weight:normal;">L'excédent de matières fécales est l'un des problèmes auxquels est confrontée l'agriculture suisse. Source de l'image : Swissveg, 2004.</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><ul><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">En 2025, <a href="https://www.swissveg.ch/fr/chiffresabattage">plus de 86 millions d'animaux  « de rente »</a> ont été abattus en Suisse. Cela représente <strong>plus de 230 000 animaux par jour</strong>, pour la plupart élevés, engraissés et tués dans des conditions indignes. Du point de vue du véganisme, cette souffrance animale inutile constitue une véritable catastrophe morale, car il existe aujourd'hui pour chaque produit d'origine animale des alternatives végétales saines, savoureuses et abordables. Une transition nette vers une agriculture davantage axée sur le végétal devrait donc constituer la priorité absolue d'un programme de réforme.</p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Le fait de prolonger la chaîne alimentaire par l'intermédiaire des animaux – c'est-à-dire de cultiver des aliments destinés aux animaux avant de consommer ces derniers, plutôt que de cultiver directement des végétaux pour l'alimentation humaine – entraîne un gaspillage de terres, d'eau et d'autres ressources, et génère une quantité énorme d'<strong>émissions inutiles</strong>. En effet, le passage à un régime alimentaire plus respectueux de l'environnement, impliquant notamment une réduction significative des produits d'origine animale, permettrait d'éviter environ les trois quarts des émissions liées à l'alimentation – ce chiffre nous vient directement de l'Office fédéral de l’agriculture.<a href="#1_unten"><strong><sup>1</sup></strong></a><a class="ck-anchor" id="1_oben"></a></p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">L'utilisation de pesticides et la pratique de la monoculture ont de <strong>graves conséquences pour les abeilles sauvages et les autres insectes pollinisateurs</strong>, dont les populations <a href="/disparition_insectes"><strong>diminuent massivement</strong></a><strong> </strong>depuis des décennies. L'agriculture végétale étant plus efficiente que l'agriculture basée sur l'élevage, elle nécessite <a href="/terre"><strong>nettement moins de terres</strong></a> et est donc mieux adaptée à la préservation de la biodiversité.</p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Comme les animaux « de rente » sont souvent élevés en très grand nombre dans des espaces très restreints (par exemple les poules pondeuses, les poulets de chair, les cochons), en cas d'épidémie, de nombreux animaux doivent être traités simultanément aux antibiotiques. Cela augmente le risque que des <a href="/burgers-qui-rendent-malade"><strong>microbes résistants</strong></a> se propagent parmi les animaux et finissent par se transmettre aux humains.</p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Comme l'élevage produit des <strong>quantités considérables de matières fécales</strong> (« lisier ») utilisées pour fertiliser les prairies et les terres arables, les taux d'ammoniac et de phosphore dans les sols et les nappes phréatiques augmentent. Dans les sols, cela entraîne une acidification préoccupante. Et dans les lacs suisses en particulier, les excès de phosphore ont des conséquences néfastes – <a href="/algues-toxiques-elevage-intensif"><strong>certains doivent même être oxygénés artificiellement depuis des années</strong></a>.</p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>La Suisse importe plus de la moitié de ses denrées alimentaires </strong>et dépend donc de développements politiques et économiques sur lesquels elle n'a aucune influence. Une agriculture à base de plantes réduirait cette dépendance en augmentant le <a href="/initiative-alimentation-contre-arguments"><strong>taux d'autosuffisance</strong> </a>du pays.</p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>Les paiements directs (subventions) de la Confédération visent principalement à soutenir une agriculture basée sur l'élevage.</strong> Ainsi, <a href="/subventionspolitik"><strong>environ 2,24 milliards de francs sont alloués chaque année à la production de viande, de lait, d'œufs et d'autres produits d'origine animale</strong></a>, tandis que la production végétale ne touche que 0,56 milliard de francs. En d'autres termes : environ 80 % des subventions sont destinées à une agriculture inefficace, non écologique et source de souffrance animale, tandis que seulement 20 % environ soutiennent une production alimentaire plus efficace et plus respectueuse de l'environnement et des animaux. Il est évident que ce régime de subventions n'a rien de durable et qu'il manque donc son objectif.</p></li></ul><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p></div><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">En résumé, l'agriculture suisse est un système qui provoque d'immenses souffrances et entraîe chaque jour la mort de milliers d'animaux « de rente ». Un système responsable d'une grande partie de nos émissions de CO2, de pertes massives de biodiversité, de la propagation de germes dangereux résistants aux antibiotiques, de la pollution des lacs et d'une forte dépendance vis-à-vis des importations étrangères. Et un système qui, par son régime de subventions idéologique, empêche les agricultrices et agriculteurs de remplir correctement leur mission première, à savoir approvisionner la population suisse en denrées alimentaires saines et durables. <strong>La nécessité d'une réforme est donc cruciale.</strong></p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Cependant, toute réforme législative doit respecter le cadre fixé par la Constitution fédérale. Il est donc utile d'y jeter un bref coup d'œil afin de mieux comprendre l'orientation de la « Politique agricole 2030+ » :</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"><h3 class="western">Agriculture et sécurité alimentaire : que prévoit la Constitution fédérale ?</h3><ul><li><p class="text-align-justify western"><span style="font-weight:normal;">Conformément à l'</span><a href="https://www.swissrights.ch/gesetze/Artikel-104-BV-2024-FR.php" target="_blank"><span style="font-weight:normal;"><strong>article 104 de la Constitution fédérale</strong></span></a><span style="font-weight:normal;">, la Confédération doit notamment garantir la <strong>sécurité de l'approvisionnement</strong> (art. 104, al. 1a Cst.), veiller à ce que la <strong>production agricole réponde la fois aux exigences du développement durable et celles du marché</strong> (al. 1) et, si nécessaire, fournir des<strong> aides complémentaires</strong> (al. 2).</span></p></li><li><p class="text-align-justify western">Deux outils de soutien essentiels utilisés par la Confédération sont les paiements directs et les incitations économiques : les <strong>paiements directs</strong> sont subordonnés à la <strong>preuve de prestations écologiques </strong>de la part des exploitations agricoles (al. 3a) et les <strong>incitations économiques</strong> visent à promouvoir en particulier des <strong>modes de production en accord avec la nature et respectueux de l'environnement et des animaux </strong>(al. 3b).</p></li><li><p class="text-align-justify western">La Confédération intervient également en matière de protection de l'environnement dans le domaine agricole. Elle <strong>protège l'environnement </strong>contre l'utilisation excessive d'<strong>engrais</strong>, de produits chimiques et d'autres matières auxiliaires (al. 3d).</p></li></ul><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">On remarque tout d’abord qu'il n’est pas précisé ici ce que l'on entend par une production « répondant aux exigences du développement durable ». Cette formulation fait-elle référence à une <strong>durabilité purement économique</strong>, c'est-à-dire à une gestion des intrants et des extrants du système de production visant à garantir qu’il y ait toujours suffisamment de denrées alimentaires disponibles sur le marché à long terme ? Ou bien s'agit-il également d'une <a href="https://durabilite.hepl.ch/wp-content/uploads/hep_factsheetdurabilite4.pdf" target="_blank"><strong>conception plus large de durabilité forte</strong></a><span style="text-decoration:none;">, selon laquelle la préservation à long terme du capital naturel (avec ou sans autorisation de substitution par d'autres formes de capital) est également garantie ? Cette question reste ici ouverte à l'interprétation.</span></p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">L'exigence selon laquelle l'octroi de paiements directs est subordonné à la présentation de preuves de prestations écologiques et le fait que l'octroi d'incitations économiques soit lié à des modes de production particulièrement en accord avec la nature et respectueux de l'environnement et des animaux, semblent à première vue être des mesures positives et progressistes. Cependant, comme la Constitution fédérale fait passer catégoriquement les intérêts économiques avant le bien-être animal, la marge de manœuvre au niveau législatif demeure limitée. En effet, ce qui est considéré comme « particulièrement respectueux des animaux » s’appuie généralement, dans la pratique, simplement sur les méthodes existantes et non sur les besoins et les intérêts des animaux. <a href="/welfare-washing"><strong>La notion de « bien-être animal » n'est souvent employée qu'à des fins de « welfare washing »</strong></a>.</p><p class="text-align-justify western"> </p><p class="text-align-justify western"><span style="font-weight:normal;">En ce qui concerne la <strong>sécurité de l'approvisionnement</strong>, la Constitution fédérale comporte en outre l'</span><a href="https://www.swissrights.ch/gesetze/Artikel-104a-bv-2022-FR.php" target="_blank"><span style="font-weight:normal;"><strong>article 104a</strong></span></a><span style="font-weight:normal;">. Celui-ci stipule que la Confédération doit garantir l’approvisionnement de la population en denrées alimentaires en créant les conditions nécessaires pour :</span></p><ul><li><p class="text-align-justify western"><span style="font-weight:normal;">une <strong>production de denrées alimentaires adaptée aux conditions locales et utilisant les ressources de manière efficiente</strong> (art. 104a, al. b Cst.) ;</span></p></li><li><p class="text-align-justify western">des relations commerciales transfrontalières qui contribuent au <strong>développement durable </strong>de l'agriculture et du secteur agroalimentaire (al. d) ;</p></li><li><p class="text-align-justify western">une utilisation des denrées alimentaires qui <strong>préserve les ressources</strong> (al. e).</p></li></ul><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">En raccourcissant la chaîne alimentaire, l'agriculture végétale est automatiquement plus efficiente, dépend moins des importations et préserve nettement mieux nos ressources que le statu quo. Ainsi, il ne serait plus nécessaire d'importer des aliments concentrés pour les animaux d'engraissement, <a href="/consommation_eau"><strong>la consommation d'eau diminuerait considérablement</strong></a> et il serait possible de produire <a href="/terre"><strong>plus de calories destinées à la consommation humaine sur une superficie moindre</strong></a>.</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Si l'on voulait réellement remplir les exigences des articles 104 et 104a de la Constitution fédérale, la meilleure solution serait de passer d'une agriculture axée sur l'élevage à une agriculture orientée sur les cultures végétales. Cela impliquerait notamment de mettre fin aux subventions accordées à la production et à la promotion de la viande, des œufs et des produits laitiers, de subventionner beaucoup plus fortement l'agriculture végétale et de prévoir des campagnes d’information et des mesures éducatives adéquates.</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><img src="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/2026-07/Header_Swissmilk_Kampagne_FR_wide_0.jpg" alt="Affiche de Swissmilk" /><p class="text-align-center western" style="font-weight:normal;">Chaque année, Swissmilk reçoit elle aussi des millions de francs de la Confédération à des fins de promotion des ventes. Cette image montre ce que nous pensons de sa <a href="/campagne-swissmilk-lait">campagne pour la Coupe du monde</a>.</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p></div><p> </p><h2 class="western">Quelles sont les conditions préalables à la mise en œuvre de la politique agricole 2030+ ?</h2><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Toutes les lois et tous les règlements relatifs à l'agriculture doivent respecter les principes constitutionnels susmentionnés, même s'il existe bien sûr une grande marge de manœuvre à cet égard. C'est pourquoi il nous appartient désormais d'examiner de plus près comment la Confédération entend précisément transformer l'agriculture. Elle a en effet publié toute une série de documents et de notes stratégiques pertinents, auxquels la « Politique agricole 2030+ » doit s'aligner sur le fond. Les plus importants d'entre eux sont présentés ci-après, dans l'ordre :</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><br /><div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"></p><h3 class="text-align-justify western"><span style="text-decoration:none;"><strong>Juin 2022 :</strong> Rapport « Orientation future de la politique agricole »</span></h3><p class="text-align-justify western"><span style="font-weight:normal;">Le 22 juin 2022, le Conseil fédéral a publié son rapport </span><span style="text-decoration:none;">« </span><a href="https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/72188.pdf" target="_blank"><span style="font-weight:normal;"><strong>Orientation future de la politique agricole</strong></span></a><span style="text-decoration:none;"> »</span><span style="font-weight:normal;">. Celui-ci indique que moins de 40 % des terres arables suisses sont utilisées pour l'alimentation humaine directe et que les importations d'aliments pour animaux ont presque doublé au cours des 20 dernières années (p. 5). Le système alimentaire suisse peut être considéré comme « inefficace », car « seul un sixième des protéines produites se retrouve dans l'assiette du consommateur. » (p. 48). Par ailleurs, « l'alimentation de la population suisse est déséquilibrée et responsable d’une empreinte écologique importante » (p. 5).</span><a href="#2_unten"><span style="font-weight:normal;"><strong><sup>2</sup></strong></span></a><a class="ck-anchor" id="2_oben"></a><span style="font-weight:normal;"><strong> Par conséquent, le rapport préconise également des mesures concrètes visant à orienter davantage l'agriculture vers une production végétale et à renforcer la sécurité alimentaire</strong></span><strong>.</strong><a href="#3_unten"><strong><sup>3</sup></strong></a><a class="ck-anchor" id="3_oben"></a><span style="font-weight:normal;"> Le rapport souligne en outre qu'il est  « nécessaire que les échelons en aval et la consommation évoluent parallèlement à l’agriculture afin que le système alimentaire connaisse une amélioration sensible de sa durabilité et empêche un déplacement des répercussions sur l’environnement à l’étranger ». (p. 25). Il préconise également des améliorations en matière de bien-être animal, « notamment dans les domaines de la stabulation, des soins et des sorties régulières en plein air », ainsi qu'en matière de santé animale (p. 64). Bien que le rapport contienne une section intitulée « Transformation, vente et commerce » (p. 57), il n'aborde pas les dysfonctionnements liés à l'abattage des animaux, mais demande simplement que l'affouragement au moyen de sous-produits d'abattage soit autorisé (p. 82). Dans l'ensemble, ce rapport donne toutefois une impression assez progressiste et formule des revendications importantes dont la mise en œuvre cohérente permettrait de réduire considérablement, tant sur le plan quantitatif que qualitatif, la souffrance animale massive dans le secteur agricole.</span></p><div id="sdfootnote1"><p class="sdfootnote"> </p></div><h3 class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>Septembre 2023 :</strong> « Stratégie Climat pour l'agriculture et l'alimentation 2050 »</h3><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Le 5 septembre 2023, l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG), l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OFSAV) et l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) ont publié conjointement la <a href="https://www.blw.admin.ch/de/klimastrategie-landwirtschaft-und-ernaehrung-2050" target="_blank"><strong>« Stratégie Climat pour l'agriculture et l'alimentation 2050 »</strong></a>. La stratégie climatique exige que des changements importants soient mis en œuvre dans l'agriculture, l'industrie agroalimentaire, le commerce de détail et la restauration, conformément aux objectifs climatiques fixés, afin d'atténuer les effets sur le changement climatique et de mieux préparer la Suisse à ses conséquences. Elle préconise donc une « alimentation riche en végétaux et contenant moins de viande », grâce à laquelle « il serait théoriquement possible de réduire de trois quarts » les émissions liées à l'alimentation. De même, « les émissions de la production agricole indigène pourraient être théoriquement diminuées d'un bon tiers voire de moitié par rapport à 1990, avec un degré d’autosuffisance plus élevé » (Partie 1, p. 14). <strong>Pour y parvenir, la Stratégie Climat mise sur une approche « feed not food » cohérente </strong>: « Les terres arables serviront en premier lieu à la production durable de denrées d’origine végétale saines réservées à l'alimentation humaine, tandis que les surfaces herbagères en dehors des terres assolées et les pertes inévitables issues de la fabrication de denrées alimentaires seront utilisées pour nourrir les animaux de rente », ce qui permettra de « réduire la compétition entre alimentation animale et alimentation humaine » (Partie 2, p. 5).<a href="#4_unten"><strong><sup>4</sup></strong></a><a class="ck-anchor" id="4_oben"></a> <strong>La stratégie propose également de « faire un usage plus ciblé des paiements directs et des suppléments du marché »</strong> (Partie 2, p. 5). En effet, « une adaptation des contributions et des suppléments actuels peut favoriser l'évolution de l'agriculture vers une production accrue de denrées alimentaires servant directement à l'alimentation humaine » (Partie 2, p. 42).<a href="#5_unten"><strong><sup>5</sup></strong></a><a class="ck-anchor" id="5_oben"></a> Dans le cadre de la promotion de variétés résistantes (au changement climatique), il convient notamment de prendre en compte leur aptitude à « servir d'alternative aux produits d'origine animale » (Partie 2, p. 39). Ces mesures, ainsi que d'autres, doivent être mises en œuvre dans le cadre de la Politique agricole 2030+ (Partie 2, p. 42).</p><div id="sdfootnote2"><img src="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/2026-10/CH_Emissionen_FR.png" data-entity-uuid="64c449b6-e16a-4afc-bb1c-a6ae31fbab63" data-entity-type="file" alt="" width="1329" height="504" class="align-center" /><p class="text-align-center sdfootnote">La quasi-totalité des émissions de l'agriculture suisse provient de l'élevage. Source du graphique (traduit en français par nos soins) : <a href="https://www.greenpeace.ch/static/planet4-switzerland-stateless/2026/03/ee3ae5b2-foodvision_zhaw_final.pdf#page=24" target="_blank">Vision PLANT50 (ZHAW/Greenpeace)</a>, p. 24</p></div><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><h3 class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>Avril 2025 :</strong> « Stratégie suisse de nutrition 2025-2032 » et « Plan d'action 2025-2028 »</h3><img src="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/2026-10/Schweizer_Ernaehrungsstrategie_FR.png" data-entity-uuid="b7512bc2-ba1a-4e27-adcf-12951d1cb5b5" data-entity-type="file" alt="" width="994" height="557" class="align-center" /><p class="text-align-center western" style="font-weight:normal;">Les Suisses consomment trop d'aliments d'origine animale et pas assez d'aliments d'origine végétale. Source de l'image : <a href="https://www.blv.admin.ch/dam/fr/sd-web/bjyWlVLt1D-D/FR%20ERNST%202025-2032%2C%20aktualisiert%202026.pdf" target="_blank">Stratégie suisse de nutrition 2025-2032,</a> p. 6</p><p class="text-align-center western" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Le 16 avril 2025, l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OFSAV) et le Département fédéral de l'intérieur (DFI) ont publié conjointement la <a href="https://www.blv.admin.ch/fr/strategie-suisse-de-nutrition" target="_blank"><strong>« Stratégie suisse de nutrition 2025-2032 »</strong></a> assortie d'un « Plan d'action 2025-2028 ».</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Le système alimentaire suisse étant étroitement lié à d'autres domaines stratégiques importants, la stratégie suisse de nutrition 2025-2032 « [tient] compte des divers aspects d'une alimentation équilibrée et durable » (p. 5).</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><img src="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/2026-10/Schweizer_Ernaehrungsstrategie_Aspekte_FR.png" data-entity-uuid="cf7bac33-dea9-460c-b22e-7a564e25d89f" data-entity-type="file" alt="" width="59.43%" height="1861" class="align-center" /><p class="text-align-center western" style="font-weight:normal;">La stratégie alimentaire suisse est étroitement liée à d'autres domaines stratégiques importants. Source de l'image : <a href="https://www.blv.admin.ch/dam/fr/sd-web/bjyWlVLt1D-D/FR%20ERNST%202025-2032%2C%20aktualisiert%202026.pdf">Stratégie suisse de nutrition 2025-2032</a>, p. 5</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><ul><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><span style="background:transparent;"><strong>Stratégie MNT :</strong> La </span><a href="https://www.bag.admin.ch/fr/strategie-nationale-prevention-des-maladies-non-transmissibles" target="_blank"><span style="background:transparent;"><strong>Stratégie nationale Prévention des maladies non transmissibles</strong></span></a><span style="background:transparent;"> vise à prévenir l'augmentation des maladies non transmissibles (MNT) et cite le cancer, le diabète, les maladies cardiovasculaires, les affectations chroniques des voies respiratoires et les troubles musculo-squelettiques comme principaux exemples (p. 4). Il est évident que l'alimentation joue un rôle majeur dans les MNT et il existe </span><a href="https://www.swissveg.ch/fr/govegan"><span style="background:transparent;">de nombreuses preuves</span></a><span style="background:transparent;"> indiquant que l'alimentation végétalienne réduit considérablement le risque de développer des MNT.</span></p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>Politique agricole (2030+ et précédentes) :</strong> Il va de soi que les stratégies politiques dans les domaines de l'alimentation (consommation) et de l'agriculture (production) doivent être envisagées comme un tout. La prochaine version de la politique agricole (PA 2030+) a été mise en consultation le 3 septembre 2026. Le déroulement précis du processus de consultation est expliqué ci-dessous. Le résultat de ce processus fera l'objet du deuxième article de cette série.</p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><span style="background:transparent;"><strong>Stratégie Climat pour l'agriculture et l'alimentation 2050 :</strong> voir ci-dessus.</span></p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>Approche « One Health » :</strong> L'idée derrière <a href="https://www.blv.admin.ch/fr/one-health-fr" target="_blank"><strong>One Health</strong></a> est d'adopter une vision holistique de la santé. Comme l'indique la Confédération sur son site web : « L'approche One Health (Une seule santé) décrit le lien entre la santé des êtres humains, des animaux, des plantes et de l’environnement et comment différents secteurs et disciplines ainsi que la population peuvent contribuer à une protection durable. » Le terme « santé » est ici principalement utilisé dans son sens médical, c'est-à-dire qu'il se réfère (outre les maladies des plantes cultivées) avant tout à la question des germes résistants aux antibiotiques et des zoonoses (maladies transmissibles de l'animal à l'homme, susceptibles à leur tour de déclencher des pandémies). Tout le monde sait aujourd'hui que<strong> </strong><a href="/burgers-qui-rendent-malade"><strong>la prolifération extrême des germes résistants aux antibiotiques est une conséquence directe de l'élevage intensif</strong></a>. De même, le fait que <a href="/pandemies"><strong>la plupart des pandémies résultent d'un contact trop étroit entre l'animal et l'être humain</strong></a> et sont étroitement liées à l'élevage intensif n'a rien de nouveau. L'approche One Health serait donc tout à fait cohérente avec une réorientation de l'agriculture vers la production d'aliments d'origine végétale.</p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><span style="background:transparent;"><strong>Plan d'action contre le gaspillage alimentaire :</strong> Celui-ci a été </span><a href="https://www.bafu.admin.ch/dam/fr/sd-web/2vVtDYhy5B9N/aktionsplan_gegen_die_lebensmittelverschwendung.pdf"><span style="background:transparent;">publié par le Conseil fédéral</span></a><span style="background:transparent;"> le 25 septembre 2018. D'après ce rapport, « environ un tiers des parties comestibles des aliments est perdu ou gaspillé entre le champ et l'assiette » (p. 5). Comme l'agriculture végétale implique un raccourcissement de la chaîne alimentaire, le gaspillage alimentaire y serait moins important. En effet, le gaspillage de produits d’origine animale va de pair avec le gaspillage des plantes qui ont servi à nourrir les animaux. L'alimentation végétale contribue donc également à atteindre cet objectif. (Le rapport ne mentionne toutefois rien à ce sujet.)</span></p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><span style="background:transparent;"><strong>Santé2030</strong>, ou </span><a href="https://www.bag.admin.ch/fr/politique-de-la-sante-strategie-du-conseil-federal-20202030" target="_blank"><span style="background:transparent;"><strong>Stratégie du Conseil fédéral en matière de politique de la santé 2020–2030</strong></span></a><span style="background:transparent;"> : L'environnement a été reconnu comme un facteur externe important influençant la santé. Étant donné qu'une transition d'une agriculture basée sur l'élevage vers une agriculture plus végétale aurait des répercussions extrêmement positives sur l'environnement, les effets positifs directs s'accompagneraient donc également d'effets indirects bénéfiques sur la santé de la population suisse, par le biais de l'environnement.</span></p></li></ul><div id="sdfootnote1"><img src="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/2026-10/Schweizer_Ernaehrungsstrategie_Ziele_FR.png" data-entity-uuid="3bc13eac-3c32-4d30-8609-0fe80535aeea" data-entity-type="file" alt="" width="66.94%" height="850" class="align-center" /><p class="text-align-center sdfootnote">L'objectif de cette stratégie alimentaire est, dans l'ensemble, assez novateur. Source de l'image : <a href="https://www.blv.admin.ch/dam/fr/sd-web/bjyWlVLt1D-D/FR%20ERNST%202025-2032%2C%20aktualisiert%202026.pdf" target="_blank">Stratégie suisse de nutrition 2025-2032</a>, p. 10</p><p class="text-align-center sdfootnote"> </p></div><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>Passons maintenant à l'examen du contenu de la stratégie de nutriton : </strong>celle-ci exige que les recommandations nutritionnelles soient crédibles, compréhensibles et basées sur des constats scientifiques. Elles doivent en outre « promouvoir la santé, être durables, tenir compte des habitudes culturelles et être applicables » (p. 4). On notera que l'alimentation végétale répond à tous ces critères (sauf celui de la conformité aux habitudes culturelles).</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Par ailleurs, le document critique la situation alimentaire actuelle en Suisse, soulignant que la population consomme <strong>trop de graisses animales et de viande</strong> et <strong>trop peu d'huiles végétales de qualité, de fruits et de légumes</strong> (p. 6),<a href="#6_unten"><strong><sup>6</sup></strong></a><a class="ck-anchor" id="6_oben"></a>  raison pour laquelle la stratégie vise explicitement à « augmenter la part de l'alimentation végétale » (objectif 3, p. 10). Swissveg s'engage depuis déjà 30 ans à faire évoluer nos habitudes alimentaires dans ce sens. Les personnes qui souhaitent réduire leur consommation de produits d'origine animale savent qu'elles peuvent opter pour les produits<strong> </strong><a href="https://www.swissveg.ch/fr/sondage-label-2026"><strong>certifiés « vegan » par notre V-Label</strong></a>, qui ne contiennent que des ingrédients d'origine végétale. Il convient également de relever que cet objectif fixé par la Confédération constitue une excellente raison de réduire les subventions accordées à la viande, au lait et aux œufs, et de soutenir davantage les producteurs de fruits et de légumes.</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Malgré ces objectifs plutôt réjouissants, force est de constater que l'on parle souvent de l'environnement, mais rarement des animaux. Le terme « environnement » semble désigner uniquement les éléments inanimés de la nature (climat, qualité de l'eau, etc.), passant ainsi sous silence la souffrance des animaux – et en particulier celle des animaux « de rente ».</p><p> </p><p> </p><h3 class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>Décembre 2025 :</strong> Étude « Vers une augmentation significative du degré d’autosuffisance avec un moindre impact environnemental »</h3><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Le 9 décembre 2025, l'Institut de recherche en agriculture biologique FiBL et l'ETH Zurich ont publié une <a href="https://www.agrarforschungschweiz.ch/fr/2025/12/vers-une-augmentation-significative-du-degre-dautosuffisance-avec-un-moindre-impact-environnemental/" target="_blank"><strong>recherche révolutionnaire</strong></a><strong> </strong>intitulée<strong> « Vers une augmentation significative du degré d’autosuffisance avec un moindre impact environnemental »</strong>. En voici une brève synthèse :</p><ul><li><p class="text-align-justify western">L'étude estime que le taux d'autosuffisance net (TAS) de la Suisse, qui s'élève actuellement à un peu moins de 50 %, pourrait être porté à un niveau compris entre « un peu moins de 70 % et plus de 100 % » grâce à des optimisations à court et moyen terme.</p></li><li><p class="text-align-justify western"><span style="font-weight:normal;">Selon l'étude, les principaux leviers à cet effet « résident, d’une part, dans la réduction du gaspillage alimentaire et, d’autre part, dans l’utilisation des terres arables pour l’alimentation humaine plutôt que pour l’alimentation animale ». L’étude fait donc appel à la <strong>stratégie « feed no food »</strong> et estime que celle-ci irait de pair avec « une diminution de la production animale et une augmentation de la production végétale » (notre traduction).</span></p></li><li><p class="text-align-justify western">Il en résulterait ainsi un mode de production qui, par rapport à la situation actuelle, serait « nettement plus conforme aux recommandations nutritionnelles officielles et à la stratégie climatique de la Confédération » (notre traduction).</p></li><li><p class="text-align-justify western">La mise en œuvre d'un grand nombre de ces mesures n'entraînerait même pas de coûts d'investissement importants ni de pertes financières pour les entreprises.</p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">L'étude souligne également le caractère inéquitable des subventions, qui va à l'encontre des objectifs de la stratégie alimentaire et climatique.</p></li><li><p class="text-align-justify western">Si ces mesures étaient mises en œuvre, « il serait possible d'amorcer une transition vers un système alimentaire nettement plus sûr en termes d'approvisionnement, plus efficace et plus durable » (notre traduction).</p></li></ul><p class="text-align-justify western">Il serait hautement souhaitable que le projet soumis à consultation, de même que le paquet législatif relatif à la PA 2030+ qui sera finalement adopté, tiennent compte de ces conclusions.</p><p class="text-align-center sdfootnote" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify sdfootnote" style="font-weight:normal;"> </p><h3 class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>Janvier 2026 :</strong> Consultation relative au « train d'ordonnances agricoles 2026 »</h3><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Le 28 janvier 2026, le Conseil fédéral a lancé la<strong> procédure de consultation relative au « train d'ordonnances agricoles 2026 »</strong>, qui entrera en vigueur à partir du 1<span class="fussnotenlink">er</span> janvier 2027. Celui-ci anticipe d'ores et déjà certains changements qui seront ensuite mis en œuvre au niveau législatif dans le cadre de la Politique agricole 2030+. <a href="https://umweltallianz.ch/wp-content/uploads/2026/04/2026-05-6-UWA-Musterstellungnahme-Landwirtschaft-Verordnungspaket-2026-2026-04-17.pdf" target="_blank"><strong>L'Alliance-Environnement a émis un avis critique à ce sujet.</strong></a></p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><h3 class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>Février 2026 :</strong> Débat du Conseil fédéral sur la future « Politique agricole 2030+ »</h3><img src="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/2026-10/AP2030_Grafik_FR.png" data-entity-uuid="9b9fbd4c-dcb9-4959-9b34-c6aba9121bd8" data-entity-type="file" alt="" width="1566" height="727" class="align-center" /><p class="text-align-center western" style="font-weight:normal;">L'évolution progressive de la politique agricole suisse. Source de l'image : <a href="https://www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/GXxtpr8CKCuA/AP30%2B%20Folien%20Hintergrundgespr%C3%A4ch.pdf" target="_blank">Diapositives « Politique agricole 2030+ »</a>, OFAG, p. 4</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Le 18 février 2026, le Conseil fédéral a eu une discussion sur la future « Politique agricole 2030+ ». Dans le <a href="https://www.admin.ch/fr/newnsb/6lmKbSWzDwQZM9AeZnB7S" target="_blank"><strong>communiqué de presse</strong></a><strong> </strong>qui s'y rapporte, il présente les quatre objectifs suivants pour la PA 2030+ :</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>(1) Étendre la liberté d’action et réduire les formalités administratives</strong></p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Le premier objectif revêt une grande importance pour les animaux, car désormais, les paiements directs dans les domaines de l'écologie et du bien-être animal ne seront plus subordonnés au respect de certaines consignes, mais dépendront de l'obtention de résultats concrets. La manière dont les agriculteurs et agricultrices parviendront à ces résultats leur est laissée à leur appréciation – leur marge de manœuvre s'en trouve donc élargie. Il est difficile de dire si cela se traduira finalement par une amélioration ou une détérioration des conditions de vie (et de mort) des animaux. Jusqu'à présent, les simplifications administratives ont toutefois généralement eu des conséquences négatives pour les animaux. Et souvent, elles s'accompagnent également d'une diminution des contrôles (en matière de bien-être animal). Les organisations de protection des animaux y voient donc un grand danger.<a href="#7_unten"><strong><sup>7</sup></strong></a><a class="ck-anchor" id="7_oben"></a></p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>(2) Contribuer au bon fonctionnement des marchés</strong></p><p class="text-align-justify western">Le deuxième objectif consiste à mettre en œuvre « la hausse du soutien au prix du lait voulue par le Parlement ». Le marché du lait ne fonctionne plus depuis longtemps sans aide publique. Parler ici d'un « bon fonctionnement des marchés » relève clairement de la poudre aux yeux. Selon les règles d'un marché libre, tous les produits d'origine animale devraient aujourd'hui être importés. Les produits locaux seraient tellement plus chers que les denrées importées (et que les alternatives végétales) que presque plus personne ne les achèterait.</p><p class="text-align-justify western"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>(3) Améliorer les bases de la production et l’utilisation efficiente des ressources</strong></p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Le troisième objectif prévoit, en matière de sécurité alimentaire (entre autres), des mesures visant à « favoriser les insectes utiles [...] et encourager plus activement les cultures directement destinées à l'alimentation humaine ».<a href="#8_unten"><strong><sup>8</sup></strong></a><a class="ck-anchor" id="8_oben"></a> La volonté de mieux protéger les insectes est bien sûr louable. Et encourager davantage la culture végétale constitue déjà une partie de la solution. Ce qui fait toutefois défaut, c'est la réduction (ou mieux encore : l'abandon) du soutien aux modes d'agriculture basés sur l'élevage. Cette exigence figurait encore dans le rapport « Orientation future de la politique agricole » de 2022<span style="background:transparent;"> (mentionné précédemment).</span></p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>(4) Favoriser le développement durable des filières de l'agroalimentaire</strong></p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Le quatrième objectif prévoit la conclusion d'accords volontaires entre la Confédération et le commerce de détail. Cela signifie que les différents détaillants de Suisse doivent être réunis autour d'une table et s'engager ensemble à respecter certains objectifs de développement durable. Cela pourrait par exemple inclure des objectifs concernant l’étendue des gammes de produits respectueux du bien-être animal ou les protéines végétales ; ces objectifs auraient donc une incidence directe sur les animaux dans l'agriculture suisse. Si l'on parvenait à rallier les quatre entreprises à cette cause, cela constituerait un moyen réaliste d'opérer un véritable changement. En revanche, si tous les détaillants n'étaient pas disposés à signer, le projet risquerait d'échouer. Les parties non signataires se trouveraient alors en effet avantagées par rapport aux parties signataires, situation que ces dernières n'accepteraient certainement pas. Quoi qu'il en soit, comme elle l'indique dans un autre document, la Confédération doit « pouvoir édicter des réglementations subsidiaires […] si les mesures ne sont pas assez efficaces » (<a href="https://web.archive.org/web/20260721094805/https://www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/j4dTCC49sYwg/Medienrohstoff%20AP30%2B%20Aussprache%20Bundesrat_fr.pdf" target="_blank"><strong>Dossier de presse PA2030+</strong></a>, p. 4).</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Le renforcement des règles d'étiquetage applicables aux produits importés fait également partie intégrante du quatrième objectif. La législation alimentaire doit ainsi « une base légale permettant d’inverser la charge de la preuve. Les importateurs devraient alors Ítre en mesure de prouver que les produits qui n'ont pas fait l'objet d'une déclaration n'ont pas été produits avec des méthodes de production interdites en Suisse. » (ibid.). Cette approche semble a priori judicieuse et cohérente. <a href="https://www.swissveg.ch/fr/loi_stricte_vs_application_lacunaire"><strong>Son impact réel sur les animaux</strong></a> dépend toutefois fortement des méthodes de production autorisées en Suisse. De plus, il se pourrait que cette réglementation soit principalement utilisée à des fins de protection des frontières, c'est-à-dire pour protéger l'industrie de la viande suisse.</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><h3 class="western"><strong>Perspectives :</strong> Quelles sont les prochaines étapes ?</h3><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;text-decoration:none;"><strong>Voici les prochaines étapes à suivre dans le cadre de cette procédure :</strong></p><ul><li><p class="text-align-justify western"><strong>Juillet – septembre 2026 : signature des conventions d'objectifs entre la Confédération et le secteur du commerce de détail. </strong>Les conventions d'objectifs volontaires entre la Confédération et le secteur du commerce de détail recèlent un fort potentiel. En Suisse, les quatre détaillants Migros, Coop, Aldi et Lidl dominent le marché alimentaire. Il s'agit à présent de les réunir autour d'une même table avec trois autres grands détaillants afin qu'ils s'engagent ensemble à respecter certains objectifs de développement durable, parmi lesquels peuvent figurer des objectifs concernant l'étendue des gammes de produits respectueux du bien-être animal ou des protéines végétales. Selon un <a href="https://www.greenpeace.ch/static/planet4-switzerland-stateless/2026/02/7579be79-mediabriefing_conventiondobjectifs.pdf" target="_blank">briefing pour les médias publié par Greenpeace</a>, sept détaillants (Aldi Suisse, Lidl Suisse, Volg, Coop, Migros, Denner, Spar), des acteurs de l'industrie (fial, primavera), de la production (IP Suisse, Bio Suisse, USP) et de la défense des consommateurs (FRC), ainsi que des organisations consultatives, participent aux négociations.</p></li><li><p class="text-align-justify western"><strong>3 septembre 2026 : projet de consultation sur la Politique agricole 2030+. </strong>Le Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR) présente un projet destiné à la consultation sur la Politique agricole 2030+.</p></li><li><p class="text-align-justify western"><span style="font-weight:normal;"><strong>27 septembre 2026 : vote sur l'initiative « Pour une alimentation sûre »</strong>. L’initiative visait à réformer les articles 104 et 104a de la Constitution fédérale. Elle prévoyait notamment que la Confédération s'efforce d'atteindre un taux d'autosuffisance alimentaire d'au moins 70 %. L'initiative abordait ainsi de nombreux thèmes également traités dans la Politique agricole 2030+, même si la Confédération poursuit ici des objectifs un peu moins ambitieux. </span><a href="https://www.swissveg.ch/fr/soutien-securite-alimentaire"><span style="font-weight:normal;"><strong>Swissveg a soutenu cette initiative</strong></span></a><span style="font-weight:normal;"> et a réfuté en détail les </span><a href="https://www.swissveg.ch/fr/initiative-alimentation-contre-arguments"><span style="font-weight:normal;"><strong>arguments des opposants</strong></span></a><span style="font-weight:normal;">. Malheureusement, l'initiative a été </span><a href="https://www.admin.ch/fr/initiative-alimentation" target="_blank"><span style="font-weight:normal;">rejetée</span></a><span style="font-weight:normal;"> par la population suisse.</span></p></li><li><p class="text-align-justify western"><strong>3 septembre – 8 décembre 2026 : processus de consultation sur le paquet législatif « Politique agricole 2030+ »</strong>, auquel participeront diverses institutions et parties prenantes. Pour savoir comment se déroulera ce processus de consultation, rendez-vous dans le chapitre suivant de cette série d'articles. Swissveg suivra ce processus de près. </p></li><li><p class="text-align-justify western"><span style="text-decoration:none;"><strong>VAvant fin 2027 : présentation d'un message du Conseil fédéral concernant les modifications législatives dans le cadre de la PA 2030+</strong>. Le Conseil fédéral soumettra alors au Parlement son projet de loi relatif à la PA 2030+</span>.<a href="#9_unten"><strong><sup>9</sup></strong></a><a class="ck-anchor" id="9_oben"></a></p></li><li><p class="text-align-justify western"><span style="font-weight:normal;"><strong>2028 : Débats parlementaires sur la PA 2030 : dès le début de la prochaine période législative (2028-2031)</strong>, le Parlement examinera le projet de loi.</span><a href="#10_unten"><span style="font-weight:normal;"><strong><sup>10</sup></strong></span></a><a class="ck-anchor" id="10_oben"></a><span style="font-weight:normal;"> Il pourra alors soit adopter la loi telle quelle, soit y apporter des modifications avant de l'adopter, soit renvoyer l'ensemble du projet au Conseil fédéral. Si la loi est adoptée par le Parlement, le délai de cent jours pour le dépôt d’un référendum commencera à courir. Si un référendum est lancé et qu'il aboutit, la loi fera l'objet d'un référendum. Si le référendum échoue, la loi entrera en vigueur telle qu'elle a été adoptée par le Parlement.</span></p></li><li><p class="text-align-justify western"><strong>2029 : Le Parlement adopte les ordonnances relatives à la loi.</strong><a href="#11_unten"><strong><sup>11</sup></strong></a><a class="ck-anchor" id="11_oben"></a></p></li><li><p class="text-align-justify western"><span style="text-decoration:none;"><strong>2030 : La Politique agricole 2030+ entre en vigueur.</strong></span><a href="#12_unten"><span style="text-decoration:none;"><strong><sup>12</sup></strong></span></a><a class="ck-anchor" id="12_oben"></a></p></li></ul><div id="sdfootnote1"><p class="sdfootnote"> </p></div><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><span style="font-weight:normal;"><sup></div></sup></span></p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><h2 class="western">La consultation : un processus aux multiples facettes</h2><p class="text-align-justify western">Pour se faire une idée globale des opportunités et des risques que recèle la « Politique agricole 2030+ », il faut également examiner les processus politiques qui ont conduit à son élaboration. Nous nous intéresserons donc ici à la consultation, qui vient tout juste de débuter au moment de la publication de cet article. Le deuxième article de cette série permettra ensuite de se pencher sur les résultats de cette consultation.</p><p class="western"> </p><div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"><h3 class="western">Comment se déroule la procédure de consultation ?</h3><img src="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/2026-10/AP2030_Zeitplan_FR.png" data-entity-uuid="dda6adb2-2921-4f61-ac7d-dc52a0eb7025" data-entity-type="file" alt="" width="1166" height="461" class="align-center" /><p class="text-align-center western">Il faudra encore du temps avant la mise en place de la nouvelle politique agricole. Source de l'image : <a href="https://www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/GXxtpr8CKCuA/AP30%2B%20Folien%20Hintergrundgespr%C3%A4ch.pdf" target="_blank">Diapositives « Politique agricole 2030+ »</a>, OFAG, p. 22</p><p class="western"> </p><p class="text-align-justify western"><span style="font-weight:normal;">Le 3 septembre dernier, le Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR), dont relève notamment l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG), a publié un projet de consultation. La procédure de consultation proprement dite est désormais ouverte jusqu'au 8 décembre 2026. Dans le cadre d’une série de consultations (voir ci-dessous), divers groupes d’intérêt et représentants politiques sont invités à examiner le projet et à donner leur avis. Le projet de loi est donc élaboré de manière participative :</span><a href="#13_unten"><span style="font-weight:normal;"><strong><sup>13</sup></strong></span></a><a class="ck-anchor" id="13_oben"></a></p><img src="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/2026-10/AP2030_Vernehmlassungsprozess_FR.png" data-entity-uuid="672b00d5-0c1c-4977-8cf6-03f7a06be327" data-entity-type="file" alt="" width="1559" height="648" class="align-center" /><p class="text-align-center western">Le projet de loi est élaboré de manière participative. Source de l'image : <a href="https://web.archive.org/web/20260721094805/https://www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/JjecUxAi3NtN/AP30%2B%20Folien%20Aussprache%20Bundesrat_f.pdf" target="_blank">Diapositives « Politique agricole 2030+ »</a>, OFAG, p. 6</p><p class="text-align-justify western"> </p><p class="western">Le Groupe d'accompagnement PA30+ joue ici un rôle central, car il rassemble divers « acteurs de la chaîne alimentaire et représentants des milieux intéressés par la politique agricole ». Il est intéressant de jeter un œil à la liste des organisations participantes :</p><img src="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/2026-10/AP2030_Begleitgruppe_FR.png" data-entity-uuid="c8c3f6e2-3100-44f2-b671-6a72009b2df8" data-entity-type="file" alt="" width="1606" height="770" class="align-center" /><p class="text-align-center western">Diverses organisations font partie du Groupe d'accompagnement PA30+. Source de l'image : <a href="https://www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/ST9Tj2hmOs9i/AP30%2B%20Zuk%C3%BCnftige%20Politik%20f%C3%BCr%20eine%20nachhaltige%20Land-%20und%20Ern%C3%A4hrungswirtschaft%20(Folienset).pdf#page=12" target="_blank">Diapositives « PA30+ : future politique en faveur d’une agriculture et d’un secteur agroalimentaire durables</a>, OFAG, p. 12</p><p class="text-align-justify western"> </p><p class="western">Comme on peut facilement le constater à la lecture de cette liste, de nombreuses organisations de lobbying défendant le système actuel sont présentes à la table des négociations. Proviande représente le secteur de la viande, Economiesuisse est un groupe de réflexion économique néolibéral et l'Union suisse des paysans n’est pas non plus réputée pour ses positions progressistes en matière de droits des animaux. D'autre part, l'Union maraîchère suisse (UMS) ainsi que Fruit-Union Suisse sont absentes.</p><p class="western">Et laquelle de ces organisations, peut-on se demander, défend réellement les intérêts des animaux ? C'est sans doute l'Alliance-Environnement qui est la plus à même de le faire, puisqu'elle regroupe les six organisations environnementales suivantes : <a href="https://umweltallianz.ch/fr/tout-sur-nous/" target="_blank"><strong>BirdLife, Greenpeace, Pro Natura, Fondation Énergie, ATA (Association transports et environnement) et WWF (World Wide Fund for Nature)</strong></a>. Dans le cadre de la procédure de consultation, l'Alliance-Environnement est représentée par Marcel Liner, responsable de la politique agricole chez Pro Natura. <a href="https://umweltallianz.ch/wp-content/uploads/2026/04/2026-05-6-UWA-Musterstellungnahme-Landwirtschaft-Verordnungspaket-2026-2026-04-17.pdf" target="_blank"><strong>Elle a par ailleurs déjà participé à la procédure de consultation relative au train d'ordonnances agricoles 2026</strong></a>, qui anticipe de nombreuses mesures envisagées au niveau législatif dans le cadre de la politique agricole 2026.</p><p class="western">Pendant la durée de la consultation, les membres du groupe d'accompagnement se prononceront sur le projet soumis à consultation. Swissveg publiera également sa propre prise de position, cette possibilité étant en principe ouverte à toutes les organisations. Pour la Confédération, ce processus fournit des éléments importants en vue d'éventuelles modifications du paquet législatif.</p><div id="sdfootnote1"><p class="sdfootnote"> </p></div><h3 class="western">Quels résultats attendons-nous de la procédure de consultation ?</h3><p class="western">Dans le cadre de la refonte de sa politique agricole, la Confédération s'est fixé les objectifs suivants, qui ont été abordés en détail plus haut :</p><ul><li><p class="western">Augmentation du taux d'autosuffisance</p></li><li><p class="western">Articulation avec six autres documents stratégiques de la Confédération</p></li><li><p class="western">Allègement des contraintes pour les exploitations agricoles</p></li><li><p class="western">Transfert d’une plus grande part de responsabilité aux distributeurs agricoles et aux détaillants</p></li><li><p class="western">Paiements directs : passage d’une approche normative à une approche axée sur les résultats</p></li><li><p class="western">Commerce de détail : accords volontaires sur des objectifs de durabilité, pouvant être complétés ultérieurement par des réglementations subsidiaires</p></li></ul><p class="western">L'augmentation du taux d'autosuffisance est peut-être le moyen le plus prometteur de réduire les souffrances massives infligées aux animaux dans l'agriculture suisse. En effet, une mise en œuvre cohérente de la stratégie « feed no food », accompagnée d’un renforcement des subventions accordées à la culture végétale et d’une réduction, voire d’une suppression, des subventions accordées à la viande, au lait, aux œufs et à la publicité pour la viande, permettrait à de nombreuses exploitations agricoles de changer de cap et de cultiver à l'avenir des denrées sans cruauté destinées à l'alimentation humaine.</p><p class="western"><strong>Les conventions d'objectifs entre la Confédération et le commerce de détail constituent une autre opportunité. </strong>Si les sept plus grands détaillants du pays (Aldi Suisse, Lidl Suisse, Volg, Coop, Migros, Denner, Spar) parvenaient à s'entendre sur des objectifs conduisant à une réduction significative des gammes de produits d'origine animale et à un élargissement de celles d'origine végétale, cela constituerait un succès remarquable. Ils pourraient par exemple s’engager à appliquer une majoration forfaitaire ou relative aux prix des produits les moins durables – ce qui concernera principalement les produits d’origine animale –, entraînant ainsi une réorientation de la demande en faveur des produits d’origine végétale. <strong>Une autre option consisterait à renoncer conjointement aux promotions et autres réductions de prix limitées dans le temps sur les produits d'origine animale.</strong> Les détaillants trouveront certainement d'autres bonnes idées s'ils ont à cœur d'améliorer la situation en matière de durabilité et de bien-être animal en Suisse.</p><p class="western">Il y a donc un espoir que la Politique agricole 2030+ conduise à des améliorations dans l'élevage. Cependant, le caractère réaliste de cet espoir est remis en question par le fait que, parmi les acteurs participant à l'élaboration participative de cette politique, figurent diverses organisations de lobbying importantes et influentes qui défendent le statu quo. De plus, il manque au sein du groupe d’accompagnement des organisations importantes qui défendent une agriculture suisse axée sur les cultures végétales (Union maraîchère suisse, Fruit-Union Suisse). Étant donné que la Confédération et le Parlement ont intérêt à ce que la Politique agricole 2030+ soit finalement adoptée avec succès et ne soit pas rejetée par référendum, on peut supposer que le projet de loi, qui sera présenté avant fin 2027, sera fortement édulcoré par rapport à la vision exposée dans les documents stratégiques antérieurs (Stratégie Climat 2050, Stratégie suisse de nutrition 2025-2032).</p><p class="western"> </p></div><h2><br /><a class="ck-anchor" id="conclusion"></a>Conclusion</h2><p class="western">En résumé, la Confédération a accompli un important travail préparatoire et s'est prononcée en faveur de divers changements dans l'agriculture suisse dans le cadre de plusieurs documents stratégiques. Les principaux objectifs de la Confédération sont les suivants :</p><div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"><h3 class="western">Principaux objectifs de la Confédération</h3><p class="western">1. Rapport « Orientation future de la politique agricole » (22 juin 2022)</p><ul><li><p class="western">Appelle à une <strong>agriculture davantage axée sur les végétaux</strong></p></li><li><p class="western">Souhaite <strong>mieux garantir la sécurité alimentaire</strong></p></li><li><p class="western">Exige des <strong>améliorations en matière de bien-être animal</strong></p></li><li><p class="western">Et vise une approche globale, c'est-à-dire que les réformes dans les domaines de la production, de la transformation, du commerce et de la consommation doivent être abordées de manière conjointe</p></li></ul><p class="western"><span style="background:transparent;">2. « Stratégie Climat pour l'agriculture et l'alimentation 2050 » (5 septembre 2023)</span></p><ul><li><p class="western">Entrevoit la possibilité de réduire de trois quarts les émissions liées à l'alimentation et d'un tiers celles liées à l'agriculture, tout en augmentant le taux d'autosuffisance</p></li><li><p class="western">Appelle à cet effet à la mise en œuvre d'une stratégie « feed no food » cohérente :<strong> les terres agricoles doivent produire de la nourriture pour les humains, et non pour le bétail</strong></p></li><li><p class="western">Les paiements directs doivent être utilisés de manière plus ciblée afin d'atteindre ces objectifs</p></li></ul><p class="western">3. « Stratégie suisse de nutrition 2025-2032 » (16 avril 2025)</p><ul><li><p class="western">Ce document est lié à six autres documents stratégiques importants publiés par la Confédération – car ce que nous mangeons et buvons a des conséquences considérables sur le climat, l'environnement et la santé</p></li><li><p class="western">Les assiettes suisses devraient contenir <strong>nettement moins de produits d'origine animale et davantage de produits végétaux de haute qualité</strong></p></li><li><p class="western">La pyramide alimentaire a été adaptée en conséquence</p></li></ul><p class="western">4. Débat du Conseil fédéral sur la Politique agricole 2030+ (18 février 2026)</p><ul><li><p class="western">Désormais, le calcul des paiements directs ne doit plus se fonder sur des directives opérationneles, mais sur l'atteinte de certains objectifs (les conséquences que cela aura pour les animaux dans le secteur agricole ne sont pas claires)</p></li><li><p class="western">Il est prévu d'<strong>accroître les aides à la culture végétale</strong> (y compris les bandes fleuries pour les insectes pollinisateurs) – cependant, la nécessité de réduire les aides accordées aux produits d'origine animale n'est pas abordée</p></li><li><p class="western">Le commerce de détail et la Confédération doivent conclure des <strong>conventions d'objectifs volontaires </strong>qui pourraient, par exemple, déboucher sur un élargissement commun des gammes de produits d'origine végétale</p></li></ul><p class="western">Il est intéressant de noter que, dans son communiqué de presse sur la politique agricole 2030+, le Conseil fédéral formule des exigences moins claires que celles qui figuraient dans le rapport de 2022 et dans la stratégie climatique.</p></div><p class="western"> </p><p class="western">Du 3 septembre 2026 au 8 décembre 2026, le paquet législatif « Politique agricole 2030+ » fera l'objet d'une consultation.</p><div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"><h3 class="western">À propos de la procédure de consultation</h3><p class="western">Au cours de la consultation, les organisations et les groupes d'intérêt les plus divers peuvent faire valoir leurs idées. Mais cela pose le problème suivant :</p><ul><li><p class="western">Il est dans l'intérêt du législateur que <strong>ce paquet législatif soit mis en œuvre avec succès et sans référendum</strong>. C'est pourquoi il doit prendre en compte tous les groupes d'intérêt concernés.</p></li><li><p class="western"><strong>Les lobbies de la viande et des produits laitiers sont des acteurs extrêmement influents </strong>et l'élevage jouit toujours d'une très bonne réputation en Suisse.</p></li><li><p class="western">On peut donc s'attendre à ce que<strong> le résultat soit encore nettement édulcoré</strong> et que ce paquet législatif n'apporte pas d'amélioration notable pour les animaux dans le secteur agricole.</p></li></ul><p class="western">Pourtant, les mesures à prendre sont nombreuses. En effet, l'élevage est l'un des principaux facteurs du changement climatique, une cause majeure de l'augmentation des maladies non transmissibles et des germes résistants aux antibiotiques, et l'une des principales sources de souffrances inutiles.</p><p class="western"> </p></div><p class="western"> </p><p class="western"> </p><p class="western"><a href="swissveg.ch/beitrittsformular" target="_blank"><img src="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/2026-10/Mitglied_werden_FR.png" data-entity-uuid="e8780796-cdee-4f3b-bf16-33fdfcc539fa" data-entity-type="file" alt="" width="14.22%" height="295" class="align-right" /></a></p><p class="western">Que cette réforme agricole change réellement la donne pour les animaux ou non, <strong>Swissveg poursuivra son engagement en faveur des animaux, de l’environnement et de la santé </strong>et participera donc également au processus de consultation.  Tout cela demande du temps et de l’argent ; c’est pourquoi, si vous appréciez notre travail et que vous souhaitez que nous continuions à traiter ces sujets complexes au nom de la communauté végane et de toutes les personnes sensibles à la cause animale, <a href="/affiliation"><strong><u>pensez à rejoindre notre association</u></strong></a>. 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Office fédéral de l'agriculture (2023)&nbsp;: Stratégie Climat pour l’agriculture et&nbsp;&nbsp;<br>l’alimentation 2050, partie 1, p. 14&nbsp;: «&nbsp;Un grand nombre d’études arrivent à la conclusion qu’une alimentation riche en végétaux et contenant moins de viande est bénéfique tant pour la santé que pour l’environnement. Selon les informations scientifiques disponibles aujourd’hui, il serait théoriquement possible de réduire de trois quarts les émissions de GES de l’alimentation par personne à l’horizon 2050 en adoptant un régime alimentaire approprié et en réduisant au strict minimum les pertes de denrées alimentaires. Et les émissions de la production agricole indigène pourraient être théoriquement diminuées d’un bon tiers voire de moitié par rapport à 1990, avec un degré d’autosuffisance plus élevé.&nbsp;» <a href="https://www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/-bBGw0kfxxh3/KSLE_2050_Teil_1_F.pdf" target="_blank">(www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/-bBGw0kfxxh3/KSLE_2050_Teil_1_F.pdf</a>, p.&nbsp;14.)&nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;<a href="#1_oben">↑ Revenir au texte ↑</a></p><p><a class="ck-anchor" id="2_unten"></a>2: &nbsp; Plus de précisions à la p.&nbsp;47&nbsp;: «&nbsp;La population suisse se nourrit de manière non équilibrée, consommant trop de sucre, de sel, d’alcool, de graisses animales et de viande, et pas assez de produits laitiers, de légumineuses, de fruits et de légumes. La consommation de produits à base de viande par habitant est trois fois supérieure aux recommandations, tandis que seulement deux portions de produits laitiers sont consommées au lieu des trois préconisées.&nbsp;» L'affirmation selon laquelle les produits laitiers d'origine animale sont indispensables à une vie saine ne correspond plus aux données scientifiques actuelles. Voici un article consacré aux idées reçues sur le lait, très répandues en Suisse&nbsp;: <a href="/lait_mensonges">www.swissveg.ch/fr/lait_mensonges</a>. &nbsp; &nbsp;&nbsp;<a href="#2_oben">↑ Revenir au texte ↑</a></p><p><a class="ck-anchor" id="3_unten"></a>3: &nbsp; Le rapport cite (p.&nbsp;22) une étude selon laquelle le taux d'autosuffisance pourrait être porté à 70&nbsp;% en réduisant considérablement la production des les aliments d'origine animale (à l'exception du lait – le lobby laitier a sans doute joué un rôle dans ce choix) et du sucre (les betteraves sucrières ont une double utilité, puisqu'elles servent également de fourrage), tout en augmentant considérablement la production d'aliments d'origine végétale (fruits +120&nbsp;%, légumes +190&nbsp;%, légumineuses et fruits à coque +300&nbsp;%).&nbsp;&nbsp;<br>Cf. von Ow, Waldvogel &amp; Nemecek&nbsp;: «&nbsp;Environmental optimization of the Swiss population’s diet using domestic production resources&nbsp;», Journal of Cleaner Production, 1er&nbsp;mars 2020, doi: 10.1016/j.jclepro.2019.119241, <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0959652619341113?via%3Dihub" target="_blank">https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0959652619341113?via%3Dihub</a><a href="#3_oben"> &nbsp; &nbsp; ↑ Revenir au texte ↑</a></p><p><a class="ck-anchor" id="4_unten"></a>4: &nbsp; Cf. &nbsp;2, p. 42&nbsp;: «&nbsp;Il y a concurrence alimentaire lorsque les animaux reçoivent des aliments qui seraient également propres à l’alimentation humaine. [...] Il y a concurrence pour l'utilisation des surfaces lorsque les aliments pour animaux sont produits sur des terres où l'on pourrait également cultiver des denrées alimentaires.&nbsp;» Voir aussi la formulation concrète du sous-objectif Portefeuilles de production&nbsp;: «&nbsp;Si elle est dédiée aux denrées alimentaires au lieu des aliments pour animaux, la production intérieure peut contribuer dans une plus large mesure à la satisfaction des besoins alimentaires de la population de la Suisse et donc à la sécurité alimentaire. En outre, la production végétale est plus respectueuse du climat que la production animale, puisqu'elle émet généralement moins de gaz à effet de serre (GES).&nbsp;» (Partie&nbsp;2, p.&nbsp;36).&nbsp;&nbsp;<br><a href="#4_oben">&nbsp; &nbsp; &nbsp;↑ Revenir au texte ↑</a></p><p><a class="ck-anchor" id="5_unten"></a>5: &nbsp; Cf. sous-objectif Modèles de consommation&nbsp;: «&nbsp;En règle générale, la production de denrées alimentaires végétales charge moins l'environnement que la production de produits animaux. C'est pourquoi il convient de renforcer à l'avenir les moyens destinés à la promotion des ventes de produits végétaux et d'adapter ceux concernant les produits animaux. Il convient en outre d'appliquer des conditions plus strictes aux messages publicitaires subventionnés par l'État.&nbsp;» (Partie&nbsp;2, p.&nbsp;21) On notera ici l'utilisation du verbe «&nbsp;adapter&nbsp;» (et non pas «&nbsp;réduire&nbsp;») concernant la promotion des ventes de produits animaux.<a href="#5_oben"> &nbsp; &nbsp;↑ Revenir au texte ↑</a></p><p><a class="ck-anchor" id="6_unten"></a>6: &nbsp; La part des personnes souffrant de surpoids, d'obésité et de diabète a considérablement augmenté (Stratégie suisse de nutrition, p. 7). <a href="/surpoids">L'alimentation végétalienne peut avoir un effet positif dans ce domaine, notamment en raison de son apport plus élevé en fibres alimentaires (fibres végétales).</a><a href="#6_oben"> &nbsp; &nbsp; ↑ Revenir au texte ↑</a></p><p><a class="ck-anchor" id="7_unten"></a>7: &nbsp; Jusqu’à présent, ce sont surtout les contributions aux systèmes de production (PSB) et les contributions à la biodiversité (BDB) qui entrent en ligne de compte pour les paiements directs axés sur les résultats (EDZ). En outre, dans le cadre du programme de paiements directs, il est prévu de simplifier la mise en œuvre des systèmes de stabulation particulièrement respectueux des animaux (SST). Cf. « Dossier de presse AP30+ », <a href="https://web.archive.org/web/20260721094805/https://www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/j4dTCC49sYwg/Medienrohstoff%20AP30%2B%20Aussprache%20Bundesrat_fr.pdf">www.web.archive.org/web/20260721094805/https://www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/j4dTCC49sYwg/Medienrohstoff%20AP30%2B%20Aussprache%20Bundesrat_fr.pdf</a>, p. 1.<a href="#7_oben"> &nbsp; &nbsp; ↑ Revenir au texte ↑</a></p><p><a class="ck-anchor" id="8_unten"></a>8: &nbsp; En ce qui concerne les insectes, la Confédération mise avant tout sur la création de bandes supplémentaires destinées aux auxiliaires et servant de refuges, ainsi que sur l'abandon des faucheuses-conditionneuses. La promotion des cultures végétales doit s'effectuer au moyen de contributions à la culture individuelles pour certaines variétés « adaptées à la culture dans les conditions climatiques suisses et pour lesquelles il existe une demande ». Cf. « Dossier de presse AP30+ », p. 3.<a href="#8_oben"> &nbsp; &nbsp; ↑ Revenir au texte ↑</a></p><p><a class="ck-anchor" id="9_unten"></a>9: &nbsp;&nbsp;<a href="https://web.archive.org/web/20260721094805/https://www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/JjecUxAi3NtN/AP30%2B%20Folien%20Aussprache%20Bundesrat_f.pdf">www.web.archive.org/web/20260721094805/https://www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/JjecUxAi3NtN/AP30%2B%20Folien%20Aussprache%20Bundesrat_f.pdf</a>, p. 20.<a href="#9_oben"> &nbsp; &nbsp; ↑ Revenir au texte ↑</a></p><p><a class="ck-anchor" id="10_unten"></a>10: &nbsp; Ibid.<a href="#10_oben"> &nbsp; &nbsp; ↑ </a><a href="#9_oben">Revenir au texte</a><a href="#10_oben"> ↑</a></p><p><a class="ck-anchor" id="11_unten"></a>11: &nbsp; Ibid.<a href="#11_oben"> &nbsp; &nbsp; ↑ </a><a href="#9_oben">Revenir au texte</a><a href="#11_oben"> ↑</a></p><p><a class="ck-anchor" id="12_unten"></a>12: &nbsp; Ibid.<a href="#12_oben"> &nbsp; &nbsp; ↑ </a><a href="#9_oben">Revenir au texte</a><a href="#12_oben"> ↑</a></p><p><a class="ck-anchor" id="13_unten"></a>13: &nbsp;<a href="https://web.archive.org/web/20260721094805/https://www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/JjecUxAi3NtN/AP30%2B%20Folien%20Aussprache%20Bundesrat_f.pdf">www.web.archive.org/web/20260721094805/https://www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/JjecUxAi3NtN/AP30%2B%20Folien%20Aussprache%20Bundesrat_f.pdf</a><a href="https://web.archive.org/web/20260402065148/https://www.blw.admin.ch/dam/de/sd-web/JjecUxAi3NtN/AP30%2B%20Folien%20Aussprache%20Bundesrat_d.pdf,">,</a> p. 6.<a href="#13_oben"> &nbsp; &nbsp; ↑ Revenir au texte ↑</a></p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/terre">Utilisation des terres agricoles</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/algues-toxiques-elevage-intensif">Dangereuse prolifération d'algues toxiques&nbsp;: l'élevage détruit les lacs suisses</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/politique_subventions">Subventions dans le secteur agricole</a></li><li><a href="https://www.greenpeace.ch/fr/communique-de-presse/130392/le-systeme-alimentaire-de-demain-davantage-de-vegetaux-et-de-diversite/" target="_blank">Le système alimentaire de demain&nbsp;: davantage de végétaux et de diversité (Greenpeace)</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/loi_stricte_vs_application_lacunaire">Loi stricte sur la protection des animaux vs application lacunaire</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/welfare-washing">Welfare washing&nbsp;: la Suisse est-elle vraiment un exemple en matière de «&nbsp;bien-être animal&nbsp;»&nbsp;?</a></li></ul></div> Thu, 15 Oct 2026 22:00:00 +0000 Nurdin 4233 at https://www.swissveg.ch Agrarpolitik 2030+ Teil 1: Chancen und Risiken https://www.swissveg.ch/de/agrarpolitik-2030-Teil-1 <span>Politique agricole 2030+, partie 1 : risques et opportunités</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>13. octobre 2026 - 15:19</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="text-align-justify western einleitung" style="font-weight:normal;">Dans la série d'articles « Politique agricole 2030+ », Swissveg examine les opportunités et les risques liés à la prochaine réforme agricole pour les animaux, les humains et l'environnement, suit le processus de consultation sur le paquet législatif au cours du 4<span class="fussnotenlink">e</span> trimestre 2026 et prend position sur les résultats concrets qui en découlent.</p><div data-ui-role="accordion"><h3 class="text-align-justify western einleitung" style="font-weight:normal;">L'essentiel en bref :</h3><ul><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">La « Politique agricole 2030+ » s'appuie sur toute une série de documents stratégiques importants dans les domaines de l'agriculture, du climat, de l'alimentation et de la santé.</p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">La « Stratégie suisse de nutrition 2025-2032 », en particulier, contient de nombreuses bonnes idées qui seraient également bénéfiques pour les animaux dans l'agriculture suisse.</p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Il existe certains liens de fond avec l'initiative « Pour une alimentation sûre », notamment la volonté d'augmenter le taux d'autosuffisance de la Suisse et de rendre l'agriculture suisse plus durable.</p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">La consultation sur ce paquet législatif a débuté le 3 septembre 2026. Divers groupes aux intérêts parfois très divergents participent à ce processus de participation politique. C'est pourquoi il en résultera très certainement un projet de loi fortement édulcoré et peu utile pour les animaux dans l'agriculture suisse.</p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><u>Perspectives :</u> dans la deuxième partie de cette série d'articles, nous porterons un regard plus détaillé sur la consultation. Que contient le projet et quelles sont ses lacunes ? Quelle est la position de Swissveg et d’autres organisations de défense des animaux à ce sujet ? Et existerait-il une meilleure vision pour l'avenir de notre agriculture que celle visée par cette réforme ?</p></li></ul></div><p class="text-align-justify western"> </p><p class="text-align-justify western"><strong><u>Remarque :</u> Cet article est assez long et détaillé. Vous trouverez un résumé des principaux points abordés dans la </strong><a href="#conclusion"><strong><u>conclusion</u></strong></a><strong>.</strong></p><p class="text-align-justify western"> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2026-10/V-Mais_0.JPG" data-entity-uuid="0bb7c182-150a-4150-b667-5e2586f7695f" data-entity-type="file" alt="" width="1920" height="797" /><p class="text-align-center western" style="font-weight:normal;">Maïs fourrager ou maïs destiné à l'alimentation humaine ? Ce qui pousse dans les champs suisses a des conséquences considérables. Source de l'image : Swissveg, 2006.</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Avant toute chose, il vaut sans doute la peine de dresser un bilan lucide de la situation actuelle de l'agriculture suisse, principalement axée sur l'élevage, et des conséquences que celle-ci entraîne pour les êtres humains, les animaux et l'environnement. Voici donc quelques chiffres et faits :</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"><h3 class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">L'agriculture suisse – chiffres et faits</h3><img src="/sites/swissveg.ch/files/2026-10/G%C3%BClle-Bauer.jpg" data-entity-uuid="2c8f83c7-313c-4e7e-8946-4a587ed32ae1" data-entity-type="file" alt="" width="1475" height="581" class="align-center" /><p class="text-align-center western" style="font-weight:normal;">L'excédent de matières fécales est l'un des problèmes auxquels est confrontée l'agriculture suisse. Source de l'image : Swissveg, 2004.</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><ul><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">En 2025, <a href="https://www.swissveg.ch/fr/chiffresabattage">plus de 86 millions d'animaux  « de rente »</a> ont été abattus en Suisse. Cela représente <strong>plus de 230 000 animaux par jour</strong>, pour la plupart élevés, engraissés et tués dans des conditions indignes. Du point de vue du véganisme, cette souffrance animale inutile constitue une véritable catastrophe morale, car il existe aujourd'hui pour chaque produit d'origine animale des alternatives végétales saines, savoureuses et abordables. Une transition nette vers une agriculture davantage axée sur le végétal devrait donc constituer la priorité absolue d'un programme de réforme.</p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Le fait de prolonger la chaîne alimentaire par l'intermédiaire des animaux – c'est-à-dire de cultiver des aliments destinés aux animaux avant de consommer ces derniers, plutôt que de cultiver directement des végétaux pour l'alimentation humaine – entraîne un gaspillage de terres, d'eau et d'autres ressources, et génère une quantité énorme d'<strong>émissions inutiles</strong>. En effet, le passage à un régime alimentaire plus respectueux de l'environnement, impliquant notamment une réduction significative des produits d'origine animale, permettrait d'éviter environ les trois quarts des émissions liées à l'alimentation – ce chiffre nous vient directement de l'Office fédéral de l’agriculture.<a href="#1_unten"><strong><sup>1</sup></strong></a><a class="ck-anchor" id="1_oben"></a></p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">L'utilisation de pesticides et la pratique de la monoculture ont de <strong>graves conséquences pour les abeilles sauvages et les autres insectes pollinisateurs</strong>, dont les populations <a href="/disparition_insectes"><strong>diminuent massivement</strong></a><strong> </strong>depuis des décennies. L'agriculture végétale étant plus efficiente que l'agriculture basée sur l'élevage, elle nécessite <a href="/terre"><strong>nettement moins de terres</strong></a> et est donc mieux adaptée à la préservation de la biodiversité.</p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Comme les animaux « de rente » sont souvent élevés en très grand nombre dans des espaces très restreints (par exemple les poules pondeuses, les poulets de chair, les cochons), en cas d'épidémie, de nombreux animaux doivent être traités simultanément aux antibiotiques. Cela augmente le risque que des <a href="/burgers-qui-rendent-malade"><strong>microbes résistants</strong></a> se propagent parmi les animaux et finissent par se transmettre aux humains.</p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Comme l'élevage produit des <strong>quantités considérables de matières fécales</strong> (« lisier ») utilisées pour fertiliser les prairies et les terres arables, les taux d'ammoniac et de phosphore dans les sols et les nappes phréatiques augmentent. Dans les sols, cela entraîne une acidification préoccupante. Et dans les lacs suisses en particulier, les excès de phosphore ont des conséquences néfastes – <a href="/algues-toxiques-elevage-intensif"><strong>certains doivent même être oxygénés artificiellement depuis des années</strong></a>.</p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>La Suisse importe plus de la moitié de ses denrées alimentaires </strong>et dépend donc de développements politiques et économiques sur lesquels elle n'a aucune influence. Une agriculture à base de plantes réduirait cette dépendance en augmentant le <a href="/initiative-alimentation-contre-arguments"><strong>taux d'autosuffisance</strong> </a>du pays.</p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>Les paiements directs (subventions) de la Confédération visent principalement à soutenir une agriculture basée sur l'élevage.</strong> Ainsi, <a href="/subventionspolitik"><strong>environ 2,24 milliards de francs sont alloués chaque année à la production de viande, de lait, d'œufs et d'autres produits d'origine animale</strong></a>, tandis que la production végétale ne touche que 0,56 milliard de francs. En d'autres termes : environ 80 % des subventions sont destinées à une agriculture inefficace, non écologique et source de souffrance animale, tandis que seulement 20 % environ soutiennent une production alimentaire plus efficace et plus respectueuse de l'environnement et des animaux. Il est évident que ce régime de subventions n'a rien de durable et qu'il manque donc son objectif.</p></li></ul><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p></div><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">En résumé, l'agriculture suisse est un système qui provoque d'immenses souffrances et entraîe chaque jour la mort de milliers d'animaux « de rente ». Un système responsable d'une grande partie de nos émissions de CO2, de pertes massives de biodiversité, de la propagation de germes dangereux résistants aux antibiotiques, de la pollution des lacs et d'une forte dépendance vis-à-vis des importations étrangères. Et un système qui, par son régime de subventions idéologique, empêche les agricultrices et agriculteurs de remplir correctement leur mission première, à savoir approvisionner la population suisse en denrées alimentaires saines et durables. <strong>La nécessité d'une réforme est donc cruciale.</strong></p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Cependant, toute réforme législative doit respecter le cadre fixé par la Constitution fédérale. Il est donc utile d'y jeter un bref coup d'œil afin de mieux comprendre l'orientation de la « Politique agricole 2030+ » :</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"><h3 class="western">Agriculture et sécurité alimentaire : que prévoit la Constitution fédérale ?</h3><ul><li><p class="text-align-justify western"><span style="font-weight:normal;">Conformément à l'</span><a href="https://www.swissrights.ch/gesetze/Artikel-104-BV-2024-FR.php" target="_blank"><span style="font-weight:normal;"><strong>article 104 de la Constitution fédérale</strong></span></a><span style="font-weight:normal;">, la Confédération doit notamment garantir la <strong>sécurité de l'approvisionnement</strong> (art. 104, al. 1a Cst.), veiller à ce que la <strong>production agricole réponde la fois aux exigences du développement durable et celles du marché</strong> (al. 1) et, si nécessaire, fournir des<strong> aides complémentaires</strong> (al. 2).</span></p></li><li><p class="text-align-justify western">Deux outils de soutien essentiels utilisés par la Confédération sont les paiements directs et les incitations économiques : les <strong>paiements directs</strong> sont subordonnés à la <strong>preuve de prestations écologiques </strong>de la part des exploitations agricoles (al. 3a) et les <strong>incitations économiques</strong> visent à promouvoir en particulier des <strong>modes de production en accord avec la nature et respectueux de l'environnement et des animaux </strong>(al. 3b).</p></li><li><p class="text-align-justify western">La Confédération intervient également en matière de protection de l'environnement dans le domaine agricole. Elle <strong>protège l'environnement </strong>contre l'utilisation excessive d'<strong>engrais</strong>, de produits chimiques et d'autres matières auxiliaires (al. 3d).</p></li></ul><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">On remarque tout d’abord qu'il n’est pas précisé ici ce que l'on entend par une production « répondant aux exigences du développement durable ». Cette formulation fait-elle référence à une <strong>durabilité purement économique</strong>, c'est-à-dire à une gestion des intrants et des extrants du système de production visant à garantir qu’il y ait toujours suffisamment de denrées alimentaires disponibles sur le marché à long terme ? Ou bien s'agit-il également d'une <a href="https://durabilite.hepl.ch/wp-content/uploads/hep_factsheetdurabilite4.pdf" target="_blank"><strong>conception plus large de durabilité forte</strong></a><span style="text-decoration:none;">, selon laquelle la préservation à long terme du capital naturel (avec ou sans autorisation de substitution par d'autres formes de capital) est également garantie ? Cette question reste ici ouverte à l'interprétation.</span></p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">L'exigence selon laquelle l'octroi de paiements directs est subordonné à la présentation de preuves de prestations écologiques et le fait que l'octroi d'incitations économiques soit lié à des modes de production particulièrement en accord avec la nature et respectueux de l'environnement et des animaux, semblent à première vue être des mesures positives et progressistes. Cependant, comme la Constitution fédérale fait passer catégoriquement les intérêts économiques avant le bien-être animal, la marge de manœuvre au niveau législatif demeure limitée. En effet, ce qui est considéré comme « particulièrement respectueux des animaux » s’appuie généralement, dans la pratique, simplement sur les méthodes existantes et non sur les besoins et les intérêts des animaux. <a href="/welfare-washing"><strong>La notion de « bien-être animal » n'est souvent employée qu'à des fins de « welfare washing »</strong></a>.</p><p class="text-align-justify western"> </p><p class="text-align-justify western"><span style="font-weight:normal;">En ce qui concerne la <strong>sécurité de l'approvisionnement</strong>, la Constitution fédérale comporte en outre l'</span><a href="https://www.swissrights.ch/gesetze/Artikel-104a-bv-2022-FR.php" target="_blank"><span style="font-weight:normal;"><strong>article 104a</strong></span></a><span style="font-weight:normal;">. Celui-ci stipule que la Confédération doit garantir l’approvisionnement de la population en denrées alimentaires en créant les conditions nécessaires pour :</span></p><ul><li><p class="text-align-justify western"><span style="font-weight:normal;">une <strong>production de denrées alimentaires adaptée aux conditions locales et utilisant les ressources de manière efficiente</strong> (art. 104a, al. b Cst.) ;</span></p></li><li><p class="text-align-justify western">des relations commerciales transfrontalières qui contribuent au <strong>développement durable </strong>de l'agriculture et du secteur agroalimentaire (al. d) ;</p></li><li><p class="text-align-justify western">une utilisation des denrées alimentaires qui <strong>préserve les ressources</strong> (al. e).</p></li></ul><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">En raccourcissant la chaîne alimentaire, l'agriculture végétale est automatiquement plus efficiente, dépend moins des importations et préserve nettement mieux nos ressources que le statu quo. Ainsi, il ne serait plus nécessaire d'importer des aliments concentrés pour les animaux d'engraissement, <a href="/consommation_eau"><strong>la consommation d'eau diminuerait considérablement</strong></a> et il serait possible de produire <a href="/terre"><strong>plus de calories destinées à la consommation humaine sur une superficie moindre</strong></a>.</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Si l'on voulait réellement remplir les exigences des articles 104 et 104a de la Constitution fédérale, la meilleure solution serait de passer d'une agriculture axée sur l'élevage à une agriculture orientée sur les cultures végétales. Cela impliquerait notamment de mettre fin aux subventions accordées à la production et à la promotion de la viande, des œufs et des produits laitiers, de subventionner beaucoup plus fortement l'agriculture végétale et de prévoir des campagnes d’information et des mesures éducatives adéquates.</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><img src="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/2026-07/Header_Swissmilk_Kampagne_FR_wide_0.jpg" alt="Affiche de Swissmilk" /><p class="text-align-center western" style="font-weight:normal;">Chaque année, Swissmilk reçoit elle aussi des millions de francs de la Confédération à des fins de promotion des ventes. Cette image montre ce que nous pensons de sa <a href="/campagne-swissmilk-lait">campagne pour la Coupe du monde</a>.</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p></div><p> </p><h2 class="western">Quelles sont les conditions préalables à la mise en œuvre de la politique agricole 2030+ ?</h2><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Toutes les lois et tous les règlements relatifs à l'agriculture doivent respecter les principes constitutionnels susmentionnés, même s'il existe bien sûr une grande marge de manœuvre à cet égard. C'est pourquoi il nous appartient désormais d'examiner de plus près comment la Confédération entend précisément transformer l'agriculture. Elle a en effet publié toute une série de documents et de notes stratégiques pertinents, auxquels la « Politique agricole 2030+ » doit s'aligner sur le fond. Les plus importants d'entre eux sont présentés ci-après, dans l'ordre :</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><br /><div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"></p><h3 class="text-align-justify western"><span style="text-decoration:none;"><strong>Juin 2022 :</strong> Rapport « Orientation future de la politique agricole »</span></h3><p class="text-align-justify western"><span style="font-weight:normal;">Le 22 juin 2022, le Conseil fédéral a publié son rapport </span><span style="text-decoration:none;">« </span><a href="https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/72188.pdf" target="_blank"><span style="font-weight:normal;"><strong>Orientation future de la politique agricole</strong></span></a><span style="text-decoration:none;"> »</span><span style="font-weight:normal;">. Celui-ci indique que moins de 40 % des terres arables suisses sont utilisées pour l'alimentation humaine directe et que les importations d'aliments pour animaux ont presque doublé au cours des 20 dernières années (p. 5). Le système alimentaire suisse peut être considéré comme « inefficace », car « seul un sixième des protéines produites se retrouve dans l'assiette du consommateur. » (p. 48). Par ailleurs, « l'alimentation de la population suisse est déséquilibrée et responsable d’une empreinte écologique importante » (p. 5).</span><a href="#2_unten"><span style="font-weight:normal;"><strong><sup>2</sup></strong></span></a><a class="ck-anchor" id="2_oben"></a><span style="font-weight:normal;"><strong> Par conséquent, le rapport préconise également des mesures concrètes visant à orienter davantage l'agriculture vers une production végétale et à renforcer la sécurité alimentaire</strong></span><strong>.</strong><a href="#3_unten"><strong><sup>3</sup></strong></a><a class="ck-anchor" id="3_oben"></a><span style="font-weight:normal;"> Le rapport souligne en outre qu'il est  « nécessaire que les échelons en aval et la consommation évoluent parallèlement à l’agriculture afin que le système alimentaire connaisse une amélioration sensible de sa durabilité et empêche un déplacement des répercussions sur l’environnement à l’étranger ». (p. 25). Il préconise également des améliorations en matière de bien-être animal, « notamment dans les domaines de la stabulation, des soins et des sorties régulières en plein air », ainsi qu'en matière de santé animale (p. 64). Bien que le rapport contienne une section intitulée « Transformation, vente et commerce » (p. 57), il n'aborde pas les dysfonctionnements liés à l'abattage des animaux, mais demande simplement que l'affouragement au moyen de sous-produits d'abattage soit autorisé (p. 82). Dans l'ensemble, ce rapport donne toutefois une impression assez progressiste et formule des revendications importantes dont la mise en œuvre cohérente permettrait de réduire considérablement, tant sur le plan quantitatif que qualitatif, la souffrance animale massive dans le secteur agricole.</span></p><div id="sdfootnote1"><p class="sdfootnote"> </p></div><h3 class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>Septembre 2023 :</strong> « Stratégie Climat pour l'agriculture et l'alimentation 2050 »</h3><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Le 5 septembre 2023, l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG), l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OFSAV) et l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) ont publié conjointement la <a href="https://www.blw.admin.ch/de/klimastrategie-landwirtschaft-und-ernaehrung-2050" target="_blank"><strong>« Stratégie Climat pour l'agriculture et l'alimentation 2050 »</strong></a>. La stratégie climatique exige que des changements importants soient mis en œuvre dans l'agriculture, l'industrie agroalimentaire, le commerce de détail et la restauration, conformément aux objectifs climatiques fixés, afin d'atténuer les effets sur le changement climatique et de mieux préparer la Suisse à ses conséquences. Elle préconise donc une « alimentation riche en végétaux et contenant moins de viande », grâce à laquelle « il serait théoriquement possible de réduire de trois quarts » les émissions liées à l'alimentation. De même, « les émissions de la production agricole indigène pourraient être théoriquement diminuées d'un bon tiers voire de moitié par rapport à 1990, avec un degré d’autosuffisance plus élevé » (Partie 1, p. 14). <strong>Pour y parvenir, la Stratégie Climat mise sur une approche « feed not food » cohérente </strong>: « Les terres arables serviront en premier lieu à la production durable de denrées d’origine végétale saines réservées à l'alimentation humaine, tandis que les surfaces herbagères en dehors des terres assolées et les pertes inévitables issues de la fabrication de denrées alimentaires seront utilisées pour nourrir les animaux de rente », ce qui permettra de « réduire la compétition entre alimentation animale et alimentation humaine » (Partie 2, p. 5).<a href="#4_unten"><strong><sup>4</sup></strong></a><a class="ck-anchor" id="4_oben"></a> <strong>La stratégie propose également de « faire un usage plus ciblé des paiements directs et des suppléments du marché »</strong> (Partie 2, p. 5). En effet, « une adaptation des contributions et des suppléments actuels peut favoriser l'évolution de l'agriculture vers une production accrue de denrées alimentaires servant directement à l'alimentation humaine » (Partie 2, p. 42).<a href="#5_unten"><strong><sup>5</sup></strong></a><a class="ck-anchor" id="5_oben"></a> Dans le cadre de la promotion de variétés résistantes (au changement climatique), il convient notamment de prendre en compte leur aptitude à « servir d'alternative aux produits d'origine animale » (Partie 2, p. 39). Ces mesures, ainsi que d'autres, doivent être mises en œuvre dans le cadre de la Politique agricole 2030+ (Partie 2, p. 42).</p><div id="sdfootnote2"><img src="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/2026-10/CH_Emissionen_FR.png" data-entity-uuid="64c449b6-e16a-4afc-bb1c-a6ae31fbab63" data-entity-type="file" alt="" width="1329" height="504" class="align-center" /><p class="text-align-center sdfootnote">La quasi-totalité des émissions de l'agriculture suisse provient de l'élevage. Source du graphique (traduit en français par nos soins) : <a href="https://www.greenpeace.ch/static/planet4-switzerland-stateless/2026/03/ee3ae5b2-foodvision_zhaw_final.pdf#page=24" target="_blank">Vision PLANT50 (ZHAW/Greenpeace)</a>, p. 24</p></div><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><h3 class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>Avril 2025 :</strong> « Stratégie suisse de nutrition 2025-2032 » et « Plan d'action 2025-2028 »</h3><img src="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/2026-10/Schweizer_Ernaehrungsstrategie_FR.png" data-entity-uuid="b7512bc2-ba1a-4e27-adcf-12951d1cb5b5" data-entity-type="file" alt="" width="994" height="557" class="align-center" /><p class="text-align-center western" style="font-weight:normal;">Les Suisses consomment trop d'aliments d'origine animale et pas assez d'aliments d'origine végétale. Source de l'image : <a href="https://www.blv.admin.ch/dam/fr/sd-web/bjyWlVLt1D-D/FR%20ERNST%202025-2032%2C%20aktualisiert%202026.pdf" target="_blank">Stratégie suisse de nutrition 2025-2032,</a> p. 6</p><p class="text-align-center western" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Le 16 avril 2025, l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OFSAV) et le Département fédéral de l'intérieur (DFI) ont publié conjointement la <a href="https://www.blv.admin.ch/fr/strategie-suisse-de-nutrition" target="_blank"><strong>« Stratégie suisse de nutrition 2025-2032 »</strong></a> assortie d'un « Plan d'action 2025-2028 ».</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Le système alimentaire suisse étant étroitement lié à d'autres domaines stratégiques importants, la stratégie suisse de nutrition 2025-2032 « [tient] compte des divers aspects d'une alimentation équilibrée et durable » (p. 5).</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><img src="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/2026-10/Schweizer_Ernaehrungsstrategie_Aspekte_FR.png" data-entity-uuid="cf7bac33-dea9-460c-b22e-7a564e25d89f" data-entity-type="file" alt="" width="59.43%" height="1861" class="align-center" /><p class="text-align-center western" style="font-weight:normal;">La stratégie alimentaire suisse est étroitement liée à d'autres domaines stratégiques importants. Source de l'image : <a href="https://www.blv.admin.ch/dam/fr/sd-web/bjyWlVLt1D-D/FR%20ERNST%202025-2032%2C%20aktualisiert%202026.pdf">Stratégie suisse de nutrition 2025-2032</a>, p. 5</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><ul><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><span style="background:transparent;"><strong>Stratégie MNT :</strong> La </span><a href="https://www.bag.admin.ch/fr/strategie-nationale-prevention-des-maladies-non-transmissibles" target="_blank"><span style="background:transparent;"><strong>Stratégie nationale Prévention des maladies non transmissibles</strong></span></a><span style="background:transparent;"> vise à prévenir l'augmentation des maladies non transmissibles (MNT) et cite le cancer, le diabète, les maladies cardiovasculaires, les affectations chroniques des voies respiratoires et les troubles musculo-squelettiques comme principaux exemples (p. 4). Il est évident que l'alimentation joue un rôle majeur dans les MNT et il existe </span><a href="https://www.swissveg.ch/fr/govegan"><span style="background:transparent;">de nombreuses preuves</span></a><span style="background:transparent;"> indiquant que l'alimentation végétalienne réduit considérablement le risque de développer des MNT.</span></p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>Politique agricole (2030+ et précédentes) :</strong> Il va de soi que les stratégies politiques dans les domaines de l'alimentation (consommation) et de l'agriculture (production) doivent être envisagées comme un tout. La prochaine version de la politique agricole (PA 2030+) a été mise en consultation le 3 septembre 2026. Le déroulement précis du processus de consultation est expliqué ci-dessous. Le résultat de ce processus fera l'objet du deuxième article de cette série.</p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><span style="background:transparent;"><strong>Stratégie Climat pour l'agriculture et l'alimentation 2050 :</strong> voir ci-dessus.</span></p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>Approche « One Health » :</strong> L'idée derrière <a href="https://www.blv.admin.ch/fr/one-health-fr" target="_blank"><strong>One Health</strong></a> est d'adopter une vision holistique de la santé. Comme l'indique la Confédération sur son site web : « L'approche One Health (Une seule santé) décrit le lien entre la santé des êtres humains, des animaux, des plantes et de l’environnement et comment différents secteurs et disciplines ainsi que la population peuvent contribuer à une protection durable. » Le terme « santé » est ici principalement utilisé dans son sens médical, c'est-à-dire qu'il se réfère (outre les maladies des plantes cultivées) avant tout à la question des germes résistants aux antibiotiques et des zoonoses (maladies transmissibles de l'animal à l'homme, susceptibles à leur tour de déclencher des pandémies). Tout le monde sait aujourd'hui que<strong> </strong><a href="/burgers-qui-rendent-malade"><strong>la prolifération extrême des germes résistants aux antibiotiques est une conséquence directe de l'élevage intensif</strong></a>. De même, le fait que <a href="/pandemies"><strong>la plupart des pandémies résultent d'un contact trop étroit entre l'animal et l'être humain</strong></a> et sont étroitement liées à l'élevage intensif n'a rien de nouveau. L'approche One Health serait donc tout à fait cohérente avec une réorientation de l'agriculture vers la production d'aliments d'origine végétale.</p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><span style="background:transparent;"><strong>Plan d'action contre le gaspillage alimentaire :</strong> Celui-ci a été </span><a href="https://www.bafu.admin.ch/dam/fr/sd-web/2vVtDYhy5B9N/aktionsplan_gegen_die_lebensmittelverschwendung.pdf"><span style="background:transparent;">publié par le Conseil fédéral</span></a><span style="background:transparent;"> le 25 septembre 2018. D'après ce rapport, « environ un tiers des parties comestibles des aliments est perdu ou gaspillé entre le champ et l'assiette » (p. 5). Comme l'agriculture végétale implique un raccourcissement de la chaîne alimentaire, le gaspillage alimentaire y serait moins important. En effet, le gaspillage de produits d’origine animale va de pair avec le gaspillage des plantes qui ont servi à nourrir les animaux. L'alimentation végétale contribue donc également à atteindre cet objectif. (Le rapport ne mentionne toutefois rien à ce sujet.)</span></p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><span style="background:transparent;"><strong>Santé2030</strong>, ou </span><a href="https://www.bag.admin.ch/fr/politique-de-la-sante-strategie-du-conseil-federal-20202030" target="_blank"><span style="background:transparent;"><strong>Stratégie du Conseil fédéral en matière de politique de la santé 2020–2030</strong></span></a><span style="background:transparent;"> : L'environnement a été reconnu comme un facteur externe important influençant la santé. Étant donné qu'une transition d'une agriculture basée sur l'élevage vers une agriculture plus végétale aurait des répercussions extrêmement positives sur l'environnement, les effets positifs directs s'accompagneraient donc également d'effets indirects bénéfiques sur la santé de la population suisse, par le biais de l'environnement.</span></p></li></ul><div id="sdfootnote1"><img src="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/2026-10/Schweizer_Ernaehrungsstrategie_Ziele_FR.png" data-entity-uuid="3bc13eac-3c32-4d30-8609-0fe80535aeea" data-entity-type="file" alt="" width="66.94%" height="850" class="align-center" /><p class="text-align-center sdfootnote">L'objectif de cette stratégie alimentaire est, dans l'ensemble, assez novateur. Source de l'image : <a href="https://www.blv.admin.ch/dam/fr/sd-web/bjyWlVLt1D-D/FR%20ERNST%202025-2032%2C%20aktualisiert%202026.pdf" target="_blank">Stratégie suisse de nutrition 2025-2032</a>, p. 10</p><p class="text-align-center sdfootnote"> </p></div><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>Passons maintenant à l'examen du contenu de la stratégie de nutriton : </strong>celle-ci exige que les recommandations nutritionnelles soient crédibles, compréhensibles et basées sur des constats scientifiques. Elles doivent en outre « promouvoir la santé, être durables, tenir compte des habitudes culturelles et être applicables » (p. 4). On notera que l'alimentation végétale répond à tous ces critères (sauf celui de la conformité aux habitudes culturelles).</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Par ailleurs, le document critique la situation alimentaire actuelle en Suisse, soulignant que la population consomme <strong>trop de graisses animales et de viande</strong> et <strong>trop peu d'huiles végétales de qualité, de fruits et de légumes</strong> (p. 6),<a href="#6_unten"><strong><sup>6</sup></strong></a><a class="ck-anchor" id="6_oben"></a>  raison pour laquelle la stratégie vise explicitement à « augmenter la part de l'alimentation végétale » (objectif 3, p. 10). Swissveg s'engage depuis déjà 30 ans à faire évoluer nos habitudes alimentaires dans ce sens. Les personnes qui souhaitent réduire leur consommation de produits d'origine animale savent qu'elles peuvent opter pour les produits<strong> </strong><a href="https://www.swissveg.ch/fr/sondage-label-2026"><strong>certifiés « vegan » par notre V-Label</strong></a>, qui ne contiennent que des ingrédients d'origine végétale. Il convient également de relever que cet objectif fixé par la Confédération constitue une excellente raison de réduire les subventions accordées à la viande, au lait et aux œufs, et de soutenir davantage les producteurs de fruits et de légumes.</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Malgré ces objectifs plutôt réjouissants, force est de constater que l'on parle souvent de l'environnement, mais rarement des animaux. Le terme « environnement » semble désigner uniquement les éléments inanimés de la nature (climat, qualité de l'eau, etc.), passant ainsi sous silence la souffrance des animaux – et en particulier celle des animaux « de rente ».</p><p> </p><p> </p><h3 class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>Décembre 2025 :</strong> Étude « Vers une augmentation significative du degré d’autosuffisance avec un moindre impact environnemental »</h3><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Le 9 décembre 2025, l'Institut de recherche en agriculture biologique FiBL et l'ETH Zurich ont publié une <a href="https://www.agrarforschungschweiz.ch/fr/2025/12/vers-une-augmentation-significative-du-degre-dautosuffisance-avec-un-moindre-impact-environnemental/" target="_blank"><strong>recherche révolutionnaire</strong></a><strong> </strong>intitulée<strong> « Vers une augmentation significative du degré d’autosuffisance avec un moindre impact environnemental »</strong>. En voici une brève synthèse :</p><ul><li><p class="text-align-justify western">L'étude estime que le taux d'autosuffisance net (TAS) de la Suisse, qui s'élève actuellement à un peu moins de 50 %, pourrait être porté à un niveau compris entre « un peu moins de 70 % et plus de 100 % » grâce à des optimisations à court et moyen terme.</p></li><li><p class="text-align-justify western"><span style="font-weight:normal;">Selon l'étude, les principaux leviers à cet effet « résident, d’une part, dans la réduction du gaspillage alimentaire et, d’autre part, dans l’utilisation des terres arables pour l’alimentation humaine plutôt que pour l’alimentation animale ». L’étude fait donc appel à la <strong>stratégie « feed no food »</strong> et estime que celle-ci irait de pair avec « une diminution de la production animale et une augmentation de la production végétale » (notre traduction).</span></p></li><li><p class="text-align-justify western">Il en résulterait ainsi un mode de production qui, par rapport à la situation actuelle, serait « nettement plus conforme aux recommandations nutritionnelles officielles et à la stratégie climatique de la Confédération » (notre traduction).</p></li><li><p class="text-align-justify western">La mise en œuvre d'un grand nombre de ces mesures n'entraînerait même pas de coûts d'investissement importants ni de pertes financières pour les entreprises.</p></li><li><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">L'étude souligne également le caractère inéquitable des subventions, qui va à l'encontre des objectifs de la stratégie alimentaire et climatique.</p></li><li><p class="text-align-justify western">Si ces mesures étaient mises en œuvre, « il serait possible d'amorcer une transition vers un système alimentaire nettement plus sûr en termes d'approvisionnement, plus efficace et plus durable » (notre traduction).</p></li></ul><p class="text-align-justify western">Il serait hautement souhaitable que le projet soumis à consultation, de même que le paquet législatif relatif à la PA 2030+ qui sera finalement adopté, tiennent compte de ces conclusions.</p><p class="text-align-center sdfootnote" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify sdfootnote" style="font-weight:normal;"> </p><h3 class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>Janvier 2026 :</strong> Consultation relative au « train d'ordonnances agricoles 2026 »</h3><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Le 28 janvier 2026, le Conseil fédéral a lancé la<strong> procédure de consultation relative au « train d'ordonnances agricoles 2026 »</strong>, qui entrera en vigueur à partir du 1<span class="fussnotenlink">er</span> janvier 2027. Celui-ci anticipe d'ores et déjà certains changements qui seront ensuite mis en œuvre au niveau législatif dans le cadre de la Politique agricole 2030+. <a href="https://umweltallianz.ch/wp-content/uploads/2026/04/2026-05-6-UWA-Musterstellungnahme-Landwirtschaft-Verordnungspaket-2026-2026-04-17.pdf" target="_blank"><strong>L'Alliance-Environnement a émis un avis critique à ce sujet.</strong></a></p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><h3 class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>Février 2026 :</strong> Débat du Conseil fédéral sur la future « Politique agricole 2030+ »</h3><img src="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/2026-10/AP2030_Grafik_FR.png" data-entity-uuid="9b9fbd4c-dcb9-4959-9b34-c6aba9121bd8" data-entity-type="file" alt="" width="1566" height="727" class="align-center" /><p class="text-align-center western" style="font-weight:normal;">L'évolution progressive de la politique agricole suisse. Source de l'image : <a href="https://www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/GXxtpr8CKCuA/AP30%2B%20Folien%20Hintergrundgespr%C3%A4ch.pdf" target="_blank">Diapositives « Politique agricole 2030+ »</a>, OFAG, p. 4</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Le 18 février 2026, le Conseil fédéral a eu une discussion sur la future « Politique agricole 2030+ ». Dans le <a href="https://www.admin.ch/fr/newnsb/6lmKbSWzDwQZM9AeZnB7S" target="_blank"><strong>communiqué de presse</strong></a><strong> </strong>qui s'y rapporte, il présente les quatre objectifs suivants pour la PA 2030+ :</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>(1) Étendre la liberté d’action et réduire les formalités administratives</strong></p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Le premier objectif revêt une grande importance pour les animaux, car désormais, les paiements directs dans les domaines de l'écologie et du bien-être animal ne seront plus subordonnés au respect de certaines consignes, mais dépendront de l'obtention de résultats concrets. La manière dont les agriculteurs et agricultrices parviendront à ces résultats leur est laissée à leur appréciation – leur marge de manœuvre s'en trouve donc élargie. Il est difficile de dire si cela se traduira finalement par une amélioration ou une détérioration des conditions de vie (et de mort) des animaux. Jusqu'à présent, les simplifications administratives ont toutefois généralement eu des conséquences négatives pour les animaux. Et souvent, elles s'accompagnent également d'une diminution des contrôles (en matière de bien-être animal). Les organisations de protection des animaux y voient donc un grand danger.<a href="#7_unten"><strong><sup>7</sup></strong></a><a class="ck-anchor" id="7_oben"></a></p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>(2) Contribuer au bon fonctionnement des marchés</strong></p><p class="text-align-justify western">Le deuxième objectif consiste à mettre en œuvre « la hausse du soutien au prix du lait voulue par le Parlement ». Le marché du lait ne fonctionne plus depuis longtemps sans aide publique. Parler ici d'un « bon fonctionnement des marchés » relève clairement de la poudre aux yeux. Selon les règles d'un marché libre, tous les produits d'origine animale devraient aujourd'hui être importés. Les produits locaux seraient tellement plus chers que les denrées importées (et que les alternatives végétales) que presque plus personne ne les achèterait.</p><p class="text-align-justify western"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>(3) Améliorer les bases de la production et l’utilisation efficiente des ressources</strong></p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Le troisième objectif prévoit, en matière de sécurité alimentaire (entre autres), des mesures visant à « favoriser les insectes utiles [...] et encourager plus activement les cultures directement destinées à l'alimentation humaine ».<a href="#8_unten"><strong><sup>8</sup></strong></a><a class="ck-anchor" id="8_oben"></a> La volonté de mieux protéger les insectes est bien sûr louable. Et encourager davantage la culture végétale constitue déjà une partie de la solution. Ce qui fait toutefois défaut, c'est la réduction (ou mieux encore : l'abandon) du soutien aux modes d'agriculture basés sur l'élevage. Cette exigence figurait encore dans le rapport « Orientation future de la politique agricole » de 2022<span style="background:transparent;"> (mentionné précédemment).</span></p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><strong>(4) Favoriser le développement durable des filières de l'agroalimentaire</strong></p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Le quatrième objectif prévoit la conclusion d'accords volontaires entre la Confédération et le commerce de détail. Cela signifie que les différents détaillants de Suisse doivent être réunis autour d'une table et s'engager ensemble à respecter certains objectifs de développement durable. Cela pourrait par exemple inclure des objectifs concernant l’étendue des gammes de produits respectueux du bien-être animal ou les protéines végétales ; ces objectifs auraient donc une incidence directe sur les animaux dans l'agriculture suisse. Si l'on parvenait à rallier les quatre entreprises à cette cause, cela constituerait un moyen réaliste d'opérer un véritable changement. En revanche, si tous les détaillants n'étaient pas disposés à signer, le projet risquerait d'échouer. Les parties non signataires se trouveraient alors en effet avantagées par rapport aux parties signataires, situation que ces dernières n'accepteraient certainement pas. Quoi qu'il en soit, comme elle l'indique dans un autre document, la Confédération doit « pouvoir édicter des réglementations subsidiaires […] si les mesures ne sont pas assez efficaces » (<a href="https://web.archive.org/web/20260721094805/https://www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/j4dTCC49sYwg/Medienrohstoff%20AP30%2B%20Aussprache%20Bundesrat_fr.pdf" target="_blank"><strong>Dossier de presse PA2030+</strong></a>, p. 4).</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;">Le renforcement des règles d'étiquetage applicables aux produits importés fait également partie intégrante du quatrième objectif. La législation alimentaire doit ainsi « une base légale permettant d’inverser la charge de la preuve. Les importateurs devraient alors Ítre en mesure de prouver que les produits qui n'ont pas fait l'objet d'une déclaration n'ont pas été produits avec des méthodes de production interdites en Suisse. » (ibid.). Cette approche semble a priori judicieuse et cohérente. <a href="https://www.swissveg.ch/fr/loi_stricte_vs_application_lacunaire"><strong>Son impact réel sur les animaux</strong></a> dépend toutefois fortement des méthodes de production autorisées en Suisse. De plus, il se pourrait que cette réglementation soit principalement utilisée à des fins de protection des frontières, c'est-à-dire pour protéger l'industrie de la viande suisse.</p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><h3 class="western"><strong>Perspectives :</strong> Quelles sont les prochaines étapes ?</h3><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;text-decoration:none;"><strong>Voici les prochaines étapes à suivre dans le cadre de cette procédure :</strong></p><ul><li><p class="text-align-justify western"><strong>Juillet – septembre 2026 : signature des conventions d'objectifs entre la Confédération et le secteur du commerce de détail. </strong>Les conventions d'objectifs volontaires entre la Confédération et le secteur du commerce de détail recèlent un fort potentiel. En Suisse, les quatre détaillants Migros, Coop, Aldi et Lidl dominent le marché alimentaire. Il s'agit à présent de les réunir autour d'une même table avec trois autres grands détaillants afin qu'ils s'engagent ensemble à respecter certains objectifs de développement durable, parmi lesquels peuvent figurer des objectifs concernant l'étendue des gammes de produits respectueux du bien-être animal ou des protéines végétales. Selon un <a href="https://www.greenpeace.ch/static/planet4-switzerland-stateless/2026/02/7579be79-mediabriefing_conventiondobjectifs.pdf" target="_blank">briefing pour les médias publié par Greenpeace</a>, sept détaillants (Aldi Suisse, Lidl Suisse, Volg, Coop, Migros, Denner, Spar), des acteurs de l'industrie (fial, primavera), de la production (IP Suisse, Bio Suisse, USP) et de la défense des consommateurs (FRC), ainsi que des organisations consultatives, participent aux négociations.</p></li><li><p class="text-align-justify western"><strong>3 septembre 2026 : projet de consultation sur la Politique agricole 2030+. </strong>Le Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR) présente un projet destiné à la consultation sur la Politique agricole 2030+.</p></li><li><p class="text-align-justify western"><span style="font-weight:normal;"><strong>27 septembre 2026 : vote sur l'initiative « Pour une alimentation sûre »</strong>. L’initiative visait à réformer les articles 104 et 104a de la Constitution fédérale. Elle prévoyait notamment que la Confédération s'efforce d'atteindre un taux d'autosuffisance alimentaire d'au moins 70 %. L'initiative abordait ainsi de nombreux thèmes également traités dans la Politique agricole 2030+, même si la Confédération poursuit ici des objectifs un peu moins ambitieux. </span><a href="https://www.swissveg.ch/fr/soutien-securite-alimentaire"><span style="font-weight:normal;"><strong>Swissveg a soutenu cette initiative</strong></span></a><span style="font-weight:normal;"> et a réfuté en détail les </span><a href="https://www.swissveg.ch/fr/initiative-alimentation-contre-arguments"><span style="font-weight:normal;"><strong>arguments des opposants</strong></span></a><span style="font-weight:normal;">. Malheureusement, l'initiative a été </span><a href="https://www.admin.ch/fr/initiative-alimentation" target="_blank"><span style="font-weight:normal;">rejetée</span></a><span style="font-weight:normal;"> par la population suisse.</span></p></li><li><p class="text-align-justify western"><strong>3 septembre – 8 décembre 2026 : processus de consultation sur le paquet législatif « Politique agricole 2030+ »</strong>, auquel participeront diverses institutions et parties prenantes. Pour savoir comment se déroulera ce processus de consultation, rendez-vous dans le chapitre suivant de cette série d'articles. Swissveg suivra ce processus de près. </p></li><li><p class="text-align-justify western"><span style="text-decoration:none;"><strong>VAvant fin 2027 : présentation d'un message du Conseil fédéral concernant les modifications législatives dans le cadre de la PA 2030+</strong>. Le Conseil fédéral soumettra alors au Parlement son projet de loi relatif à la PA 2030+</span>.<a href="#9_unten"><strong><sup>9</sup></strong></a><a class="ck-anchor" id="9_oben"></a></p></li><li><p class="text-align-justify western"><span style="font-weight:normal;"><strong>2028 : Débats parlementaires sur la PA 2030 : dès le début de la prochaine période législative (2028-2031)</strong>, le Parlement examinera le projet de loi.</span><a href="#10_unten"><span style="font-weight:normal;"><strong><sup>10</sup></strong></span></a><a class="ck-anchor" id="10_oben"></a><span style="font-weight:normal;"> Il pourra alors soit adopter la loi telle quelle, soit y apporter des modifications avant de l'adopter, soit renvoyer l'ensemble du projet au Conseil fédéral. Si la loi est adoptée par le Parlement, le délai de cent jours pour le dépôt d’un référendum commencera à courir. Si un référendum est lancé et qu'il aboutit, la loi fera l'objet d'un référendum. Si le référendum échoue, la loi entrera en vigueur telle qu'elle a été adoptée par le Parlement.</span></p></li><li><p class="text-align-justify western"><strong>2029 : Le Parlement adopte les ordonnances relatives à la loi.</strong><a href="#11_unten"><strong><sup>11</sup></strong></a><a class="ck-anchor" id="11_oben"></a></p></li><li><p class="text-align-justify western"><span style="text-decoration:none;"><strong>2030 : La Politique agricole 2030+ entre en vigueur.</strong></span><a href="#12_unten"><span style="text-decoration:none;"><strong><sup>12</sup></strong></span></a><a class="ck-anchor" id="12_oben"></a></p></li></ul><div id="sdfootnote1"><p class="sdfootnote"> </p></div><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"><span style="font-weight:normal;"><sup></div></sup></span></p><p class="text-align-justify western" style="font-weight:normal;"> </p><h2 class="western">La consultation : un processus aux multiples facettes</h2><p class="text-align-justify western">Pour se faire une idée globale des opportunités et des risques que recèle la « Politique agricole 2030+ », il faut également examiner les processus politiques qui ont conduit à son élaboration. Nous nous intéresserons donc ici à la consultation, qui vient tout juste de débuter au moment de la publication de cet article. Le deuxième article de cette série permettra ensuite de se pencher sur les résultats de cette consultation.</p><p class="western"> </p><div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"><h3 class="western">Comment se déroule la procédure de consultation ?</h3><img src="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/2026-10/AP2030_Zeitplan_FR.png" data-entity-uuid="dda6adb2-2921-4f61-ac7d-dc52a0eb7025" data-entity-type="file" alt="" width="1166" height="461" class="align-center" /><p class="text-align-center western">Il faudra encore du temps avant la mise en place de la nouvelle politique agricole. Source de l'image : <a href="https://www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/GXxtpr8CKCuA/AP30%2B%20Folien%20Hintergrundgespr%C3%A4ch.pdf" target="_blank">Diapositives « Politique agricole 2030+ »</a>, OFAG, p. 22</p><p class="western"> </p><p class="text-align-justify western"><span style="font-weight:normal;">Le 3 septembre dernier, le Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR), dont relève notamment l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG), a publié un projet de consultation. La procédure de consultation proprement dite est désormais ouverte jusqu'au 8 décembre 2026. Dans le cadre d’une série de consultations (voir ci-dessous), divers groupes d’intérêt et représentants politiques sont invités à examiner le projet et à donner leur avis. Le projet de loi est donc élaboré de manière participative :</span><a href="#13_unten"><span style="font-weight:normal;"><strong><sup>13</sup></strong></span></a><a class="ck-anchor" id="13_oben"></a></p><img src="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/2026-10/AP2030_Vernehmlassungsprozess_FR.png" data-entity-uuid="672b00d5-0c1c-4977-8cf6-03f7a06be327" data-entity-type="file" alt="" width="1559" height="648" class="align-center" /><p class="text-align-center western">Le projet de loi est élaboré de manière participative. Source de l'image : <a href="https://web.archive.org/web/20260721094805/https://www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/JjecUxAi3NtN/AP30%2B%20Folien%20Aussprache%20Bundesrat_f.pdf" target="_blank">Diapositives « Politique agricole 2030+ »</a>, OFAG, p. 6</p><p class="text-align-justify western"> </p><p class="western">Le Groupe d'accompagnement PA30+ joue ici un rôle central, car il rassemble divers « acteurs de la chaîne alimentaire et représentants des milieux intéressés par la politique agricole ». Il est intéressant de jeter un œil à la liste des organisations participantes :</p><img src="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/2026-10/AP2030_Begleitgruppe_FR.png" data-entity-uuid="c8c3f6e2-3100-44f2-b671-6a72009b2df8" data-entity-type="file" alt="" width="1606" height="770" class="align-center" /><p class="text-align-center western">Diverses organisations font partie du Groupe d'accompagnement PA30+. Source de l'image : <a href="https://www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/ST9Tj2hmOs9i/AP30%2B%20Zuk%C3%BCnftige%20Politik%20f%C3%BCr%20eine%20nachhaltige%20Land-%20und%20Ern%C3%A4hrungswirtschaft%20(Folienset).pdf#page=12" target="_blank">Diapositives « PA30+ : future politique en faveur d’une agriculture et d’un secteur agroalimentaire durables</a>, OFAG, p. 12</p><p class="text-align-justify western"> </p><p class="western">Comme on peut facilement le constater à la lecture de cette liste, de nombreuses organisations de lobbying défendant le système actuel sont présentes à la table des négociations. Proviande représente le secteur de la viande, Economiesuisse est un groupe de réflexion économique néolibéral et l'Union suisse des paysans n’est pas non plus réputée pour ses positions progressistes en matière de droits des animaux. D'autre part, l'Union maraîchère suisse (UMS) ainsi que Fruit-Union Suisse sont absentes.</p><p class="western">Et laquelle de ces organisations, peut-on se demander, défend réellement les intérêts des animaux ? C'est sans doute l'Alliance-Environnement qui est la plus à même de le faire, puisqu'elle regroupe les six organisations environnementales suivantes : <a href="https://umweltallianz.ch/fr/tout-sur-nous/" target="_blank"><strong>BirdLife, Greenpeace, Pro Natura, Fondation Énergie, ATA (Association transports et environnement) et WWF (World Wide Fund for Nature)</strong></a>. Dans le cadre de la procédure de consultation, l'Alliance-Environnement est représentée par Marcel Liner, responsable de la politique agricole chez Pro Natura. <a href="https://umweltallianz.ch/wp-content/uploads/2026/04/2026-05-6-UWA-Musterstellungnahme-Landwirtschaft-Verordnungspaket-2026-2026-04-17.pdf" target="_blank"><strong>Elle a par ailleurs déjà participé à la procédure de consultation relative au train d'ordonnances agricoles 2026</strong></a>, qui anticipe de nombreuses mesures envisagées au niveau législatif dans le cadre de la politique agricole 2026.</p><p class="western">Pendant la durée de la consultation, les membres du groupe d'accompagnement se prononceront sur le projet soumis à consultation. Swissveg publiera également sa propre prise de position, cette possibilité étant en principe ouverte à toutes les organisations. Pour la Confédération, ce processus fournit des éléments importants en vue d'éventuelles modifications du paquet législatif.</p><div id="sdfootnote1"><p class="sdfootnote"> </p></div><h3 class="western">Quels résultats attendons-nous de la procédure de consultation ?</h3><p class="western">Dans le cadre de la refonte de sa politique agricole, la Confédération s'est fixé les objectifs suivants, qui ont été abordés en détail plus haut :</p><ul><li><p class="western">Augmentation du taux d'autosuffisance</p></li><li><p class="western">Articulation avec six autres documents stratégiques de la Confédération</p></li><li><p class="western">Allègement des contraintes pour les exploitations agricoles</p></li><li><p class="western">Transfert d’une plus grande part de responsabilité aux distributeurs agricoles et aux détaillants</p></li><li><p class="western">Paiements directs : passage d’une approche normative à une approche axée sur les résultats</p></li><li><p class="western">Commerce de détail : accords volontaires sur des objectifs de durabilité, pouvant être complétés ultérieurement par des réglementations subsidiaires</p></li></ul><p class="western">L'augmentation du taux d'autosuffisance est peut-être le moyen le plus prometteur de réduire les souffrances massives infligées aux animaux dans l'agriculture suisse. En effet, une mise en œuvre cohérente de la stratégie « feed no food », accompagnée d’un renforcement des subventions accordées à la culture végétale et d’une réduction, voire d’une suppression, des subventions accordées à la viande, au lait, aux œufs et à la publicité pour la viande, permettrait à de nombreuses exploitations agricoles de changer de cap et de cultiver à l'avenir des denrées sans cruauté destinées à l'alimentation humaine.</p><p class="western"><strong>Les conventions d'objectifs entre la Confédération et le commerce de détail constituent une autre opportunité. </strong>Si les sept plus grands détaillants du pays (Aldi Suisse, Lidl Suisse, Volg, Coop, Migros, Denner, Spar) parvenaient à s'entendre sur des objectifs conduisant à une réduction significative des gammes de produits d'origine animale et à un élargissement de celles d'origine végétale, cela constituerait un succès remarquable. Ils pourraient par exemple s’engager à appliquer une majoration forfaitaire ou relative aux prix des produits les moins durables – ce qui concernera principalement les produits d’origine animale –, entraînant ainsi une réorientation de la demande en faveur des produits d’origine végétale. <strong>Une autre option consisterait à renoncer conjointement aux promotions et autres réductions de prix limitées dans le temps sur les produits d'origine animale.</strong> Les détaillants trouveront certainement d'autres bonnes idées s'ils ont à cœur d'améliorer la situation en matière de durabilité et de bien-être animal en Suisse.</p><p class="western">Il y a donc un espoir que la Politique agricole 2030+ conduise à des améliorations dans l'élevage. Cependant, le caractère réaliste de cet espoir est remis en question par le fait que, parmi les acteurs participant à l'élaboration participative de cette politique, figurent diverses organisations de lobbying importantes et influentes qui défendent le statu quo. De plus, il manque au sein du groupe d’accompagnement des organisations importantes qui défendent une agriculture suisse axée sur les cultures végétales (Union maraîchère suisse, Fruit-Union Suisse). Étant donné que la Confédération et le Parlement ont intérêt à ce que la Politique agricole 2030+ soit finalement adoptée avec succès et ne soit pas rejetée par référendum, on peut supposer que le projet de loi, qui sera présenté avant fin 2027, sera fortement édulcoré par rapport à la vision exposée dans les documents stratégiques antérieurs (Stratégie Climat 2050, Stratégie suisse de nutrition 2025-2032).</p><p class="western"> </p></div><h2><br /><a class="ck-anchor" id="conclusion"></a>Conclusion</h2><p class="western">En résumé, la Confédération a accompli un important travail préparatoire et s'est prononcée en faveur de divers changements dans l'agriculture suisse dans le cadre de plusieurs documents stratégiques. Les principaux objectifs de la Confédération sont les suivants :</p><div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"><h3 class="western">Principaux objectifs de la Confédération</h3><p class="western">1. Rapport « Orientation future de la politique agricole » (22 juin 2022)</p><ul><li><p class="western">Appelle à une <strong>agriculture davantage axée sur les végétaux</strong></p></li><li><p class="western">Souhaite <strong>mieux garantir la sécurité alimentaire</strong></p></li><li><p class="western">Exige des <strong>améliorations en matière de bien-être animal</strong></p></li><li><p class="western">Et vise une approche globale, c'est-à-dire que les réformes dans les domaines de la production, de la transformation, du commerce et de la consommation doivent être abordées de manière conjointe</p></li></ul><p class="western"><span style="background:transparent;">2. « Stratégie Climat pour l'agriculture et l'alimentation 2050 » (5 septembre 2023)</span></p><ul><li><p class="western">Entrevoit la possibilité de réduire de trois quarts les émissions liées à l'alimentation et d'un tiers celles liées à l'agriculture, tout en augmentant le taux d'autosuffisance</p></li><li><p class="western">Appelle à cet effet à la mise en œuvre d'une stratégie « feed no food » cohérente :<strong> les terres agricoles doivent produire de la nourriture pour les humains, et non pour le bétail</strong></p></li><li><p class="western">Les paiements directs doivent être utilisés de manière plus ciblée afin d'atteindre ces objectifs</p></li></ul><p class="western">3. « Stratégie suisse de nutrition 2025-2032 » (16 avril 2025)</p><ul><li><p class="western">Ce document est lié à six autres documents stratégiques importants publiés par la Confédération – car ce que nous mangeons et buvons a des conséquences considérables sur le climat, l'environnement et la santé</p></li><li><p class="western">Les assiettes suisses devraient contenir <strong>nettement moins de produits d'origine animale et davantage de produits végétaux de haute qualité</strong></p></li><li><p class="western">La pyramide alimentaire a été adaptée en conséquence</p></li></ul><p class="western">4. Débat du Conseil fédéral sur la Politique agricole 2030+ (18 février 2026)</p><ul><li><p class="western">Désormais, le calcul des paiements directs ne doit plus se fonder sur des directives opérationneles, mais sur l'atteinte de certains objectifs (les conséquences que cela aura pour les animaux dans le secteur agricole ne sont pas claires)</p></li><li><p class="western">Il est prévu d'<strong>accroître les aides à la culture végétale</strong> (y compris les bandes fleuries pour les insectes pollinisateurs) – cependant, la nécessité de réduire les aides accordées aux produits d'origine animale n'est pas abordée</p></li><li><p class="western">Le commerce de détail et la Confédération doivent conclure des <strong>conventions d'objectifs volontaires </strong>qui pourraient, par exemple, déboucher sur un élargissement commun des gammes de produits d'origine végétale</p></li></ul><p class="western">Il est intéressant de noter que, dans son communiqué de presse sur la politique agricole 2030+, le Conseil fédéral formule des exigences moins claires que celles qui figuraient dans le rapport de 2022 et dans la stratégie climatique.</p></div><p class="western"> </p><p class="western">Du 3 septembre 2026 au 8 décembre 2026, le paquet législatif « Politique agricole 2030+ » fera l'objet d'une consultation.</p><div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"><h3 class="western">À propos de la procédure de consultation</h3><p class="western">Au cours de la consultation, les organisations et les groupes d'intérêt les plus divers peuvent faire valoir leurs idées. Mais cela pose le problème suivant :</p><ul><li><p class="western">Il est dans l'intérêt du législateur que <strong>ce paquet législatif soit mis en œuvre avec succès et sans référendum</strong>. C'est pourquoi il doit prendre en compte tous les groupes d'intérêt concernés.</p></li><li><p class="western"><strong>Les lobbies de la viande et des produits laitiers sont des acteurs extrêmement influents </strong>et l'élevage jouit toujours d'une très bonne réputation en Suisse.</p></li><li><p class="western">On peut donc s'attendre à ce que<strong> le résultat soit encore nettement édulcoré</strong> et que ce paquet législatif n'apporte pas d'amélioration notable pour les animaux dans le secteur agricole.</p></li></ul><p class="western">Pourtant, les mesures à prendre sont nombreuses. En effet, l'élevage est l'un des principaux facteurs du changement climatique, une cause majeure de l'augmentation des maladies non transmissibles et des germes résistants aux antibiotiques, et l'une des principales sources de souffrances inutiles.</p><p class="western"> </p></div><p class="western"> </p><p class="western"> </p><p class="western"><a href="swissveg.ch/beitrittsformular" target="_blank"><img src="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/2026-10/Mitglied_werden_FR.png" data-entity-uuid="e8780796-cdee-4f3b-bf16-33fdfcc539fa" data-entity-type="file" alt="" width="14.22%" height="295" class="align-right" /></a></p><p class="western">Que cette réforme agricole change réellement la donne pour les animaux ou non, <strong>Swissveg poursuivra son engagement en faveur des animaux, de l’environnement et de la santé </strong>et participera donc également au processus de consultation.  Tout cela demande du temps et de l’argent ; c’est pourquoi, si vous appréciez notre travail et que vous souhaitez que nous continuions à traiter ces sujets complexes au nom de la communauté végane et de toutes les personnes sensibles à la cause animale, <a href="/affiliation"><strong><u>pensez à rejoindre notre association</u></strong></a>. 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Office fédéral de l'agriculture (2023)&nbsp;: Stratégie Climat pour l’agriculture et&nbsp;&nbsp;<br>l’alimentation 2050, partie 1, p. 14&nbsp;: «&nbsp;Un grand nombre d’études arrivent à la conclusion qu’une alimentation riche en végétaux et contenant moins de viande est bénéfique tant pour la santé que pour l’environnement. Selon les informations scientifiques disponibles aujourd’hui, il serait théoriquement possible de réduire de trois quarts les émissions de GES de l’alimentation par personne à l’horizon 2050 en adoptant un régime alimentaire approprié et en réduisant au strict minimum les pertes de denrées alimentaires. Et les émissions de la production agricole indigène pourraient être théoriquement diminuées d’un bon tiers voire de moitié par rapport à 1990, avec un degré d’autosuffisance plus élevé.&nbsp;» <a href="https://www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/-bBGw0kfxxh3/KSLE_2050_Teil_1_F.pdf" target="_blank">(www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/-bBGw0kfxxh3/KSLE_2050_Teil_1_F.pdf</a>, p.&nbsp;14.)&nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;<a href="#1_oben">↑ Revenir au texte ↑</a></p><p><a class="ck-anchor" id="2_unten"></a>2: &nbsp; Plus de précisions à la p.&nbsp;47&nbsp;: «&nbsp;La population suisse se nourrit de manière non équilibrée, consommant trop de sucre, de sel, d’alcool, de graisses animales et de viande, et pas assez de produits laitiers, de légumineuses, de fruits et de légumes. La consommation de produits à base de viande par habitant est trois fois supérieure aux recommandations, tandis que seulement deux portions de produits laitiers sont consommées au lieu des trois préconisées.&nbsp;» L'affirmation selon laquelle les produits laitiers d'origine animale sont indispensables à une vie saine ne correspond plus aux données scientifiques actuelles. Voici un article consacré aux idées reçues sur le lait, très répandues en Suisse&nbsp;: <a href="/lait_mensonges">www.swissveg.ch/fr/lait_mensonges</a>. &nbsp; &nbsp;&nbsp;<a href="#2_oben">↑ Revenir au texte ↑</a></p><p><a class="ck-anchor" id="3_unten"></a>3: &nbsp; Le rapport cite (p.&nbsp;22) une étude selon laquelle le taux d'autosuffisance pourrait être porté à 70&nbsp;% en réduisant considérablement la production des les aliments d'origine animale (à l'exception du lait – le lobby laitier a sans doute joué un rôle dans ce choix) et du sucre (les betteraves sucrières ont une double utilité, puisqu'elles servent également de fourrage), tout en augmentant considérablement la production d'aliments d'origine végétale (fruits +120&nbsp;%, légumes +190&nbsp;%, légumineuses et fruits à coque +300&nbsp;%).&nbsp;&nbsp;<br>Cf. von Ow, Waldvogel &amp; Nemecek&nbsp;: «&nbsp;Environmental optimization of the Swiss population’s diet using domestic production resources&nbsp;», Journal of Cleaner Production, 1er&nbsp;mars 2020, doi: 10.1016/j.jclepro.2019.119241, <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0959652619341113?via%3Dihub" target="_blank">https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0959652619341113?via%3Dihub</a><a href="#3_oben"> &nbsp; &nbsp; ↑ Revenir au texte ↑</a></p><p><a class="ck-anchor" id="4_unten"></a>4: &nbsp; Cf. &nbsp;2, p. 42&nbsp;: «&nbsp;Il y a concurrence alimentaire lorsque les animaux reçoivent des aliments qui seraient également propres à l’alimentation humaine. [...] Il y a concurrence pour l'utilisation des surfaces lorsque les aliments pour animaux sont produits sur des terres où l'on pourrait également cultiver des denrées alimentaires.&nbsp;» Voir aussi la formulation concrète du sous-objectif Portefeuilles de production&nbsp;: «&nbsp;Si elle est dédiée aux denrées alimentaires au lieu des aliments pour animaux, la production intérieure peut contribuer dans une plus large mesure à la satisfaction des besoins alimentaires de la population de la Suisse et donc à la sécurité alimentaire. En outre, la production végétale est plus respectueuse du climat que la production animale, puisqu'elle émet généralement moins de gaz à effet de serre (GES).&nbsp;» (Partie&nbsp;2, p.&nbsp;36).&nbsp;&nbsp;<br><a href="#4_oben">&nbsp; &nbsp; &nbsp;↑ Revenir au texte ↑</a></p><p><a class="ck-anchor" id="5_unten"></a>5: &nbsp; Cf. sous-objectif Modèles de consommation&nbsp;: «&nbsp;En règle générale, la production de denrées alimentaires végétales charge moins l'environnement que la production de produits animaux. C'est pourquoi il convient de renforcer à l'avenir les moyens destinés à la promotion des ventes de produits végétaux et d'adapter ceux concernant les produits animaux. Il convient en outre d'appliquer des conditions plus strictes aux messages publicitaires subventionnés par l'État.&nbsp;» (Partie&nbsp;2, p.&nbsp;21) On notera ici l'utilisation du verbe «&nbsp;adapter&nbsp;» (et non pas «&nbsp;réduire&nbsp;») concernant la promotion des ventes de produits animaux.<a href="#5_oben"> &nbsp; &nbsp;↑ Revenir au texte ↑</a></p><p><a class="ck-anchor" id="6_unten"></a>6: &nbsp; La part des personnes souffrant de surpoids, d'obésité et de diabète a considérablement augmenté (Stratégie suisse de nutrition, p. 7). <a href="/surpoids">L'alimentation végétalienne peut avoir un effet positif dans ce domaine, notamment en raison de son apport plus élevé en fibres alimentaires (fibres végétales).</a><a href="#6_oben"> &nbsp; &nbsp; ↑ Revenir au texte ↑</a></p><p><a class="ck-anchor" id="7_unten"></a>7: &nbsp; Jusqu’à présent, ce sont surtout les contributions aux systèmes de production (PSB) et les contributions à la biodiversité (BDB) qui entrent en ligne de compte pour les paiements directs axés sur les résultats (EDZ). En outre, dans le cadre du programme de paiements directs, il est prévu de simplifier la mise en œuvre des systèmes de stabulation particulièrement respectueux des animaux (SST). Cf. « Dossier de presse AP30+ », <a href="https://web.archive.org/web/20260721094805/https://www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/j4dTCC49sYwg/Medienrohstoff%20AP30%2B%20Aussprache%20Bundesrat_fr.pdf">www.web.archive.org/web/20260721094805/https://www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/j4dTCC49sYwg/Medienrohstoff%20AP30%2B%20Aussprache%20Bundesrat_fr.pdf</a>, p. 1.<a href="#7_oben"> &nbsp; &nbsp; ↑ Revenir au texte ↑</a></p><p><a class="ck-anchor" id="8_unten"></a>8: &nbsp; En ce qui concerne les insectes, la Confédération mise avant tout sur la création de bandes supplémentaires destinées aux auxiliaires et servant de refuges, ainsi que sur l'abandon des faucheuses-conditionneuses. La promotion des cultures végétales doit s'effectuer au moyen de contributions à la culture individuelles pour certaines variétés « adaptées à la culture dans les conditions climatiques suisses et pour lesquelles il existe une demande ». Cf. « Dossier de presse AP30+ », p. 3.<a href="#8_oben"> &nbsp; &nbsp; ↑ Revenir au texte ↑</a></p><p><a class="ck-anchor" id="9_unten"></a>9: &nbsp;&nbsp;<a href="https://web.archive.org/web/20260721094805/https://www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/JjecUxAi3NtN/AP30%2B%20Folien%20Aussprache%20Bundesrat_f.pdf">www.web.archive.org/web/20260721094805/https://www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/JjecUxAi3NtN/AP30%2B%20Folien%20Aussprache%20Bundesrat_f.pdf</a>, p. 20.<a href="#9_oben"> &nbsp; &nbsp; ↑ Revenir au texte ↑</a></p><p><a class="ck-anchor" id="10_unten"></a>10: &nbsp; Ibid.<a href="#10_oben"> &nbsp; &nbsp; ↑ </a><a href="#9_oben">Revenir au texte</a><a href="#10_oben"> ↑</a></p><p><a class="ck-anchor" id="11_unten"></a>11: &nbsp; Ibid.<a href="#11_oben"> &nbsp; &nbsp; ↑ </a><a href="#9_oben">Revenir au texte</a><a href="#11_oben"> ↑</a></p><p><a class="ck-anchor" id="12_unten"></a>12: &nbsp; Ibid.<a href="#12_oben"> &nbsp; &nbsp; ↑ </a><a href="#9_oben">Revenir au texte</a><a href="#12_oben"> ↑</a></p><p><a class="ck-anchor" id="13_unten"></a>13: &nbsp;<a href="https://web.archive.org/web/20260721094805/https://www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/JjecUxAi3NtN/AP30%2B%20Folien%20Aussprache%20Bundesrat_f.pdf">www.web.archive.org/web/20260721094805/https://www.blw.admin.ch/dam/fr/sd-web/JjecUxAi3NtN/AP30%2B%20Folien%20Aussprache%20Bundesrat_f.pdf</a><a href="https://web.archive.org/web/20260402065148/https://www.blw.admin.ch/dam/de/sd-web/JjecUxAi3NtN/AP30%2B%20Folien%20Aussprache%20Bundesrat_d.pdf,">,</a> p. 6.<a href="#13_oben"> &nbsp; &nbsp; ↑ Revenir au texte ↑</a></p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/terre">Utilisation des terres agricoles</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/algues-toxiques-elevage-intensif">Dangereuse prolifération d'algues toxiques&nbsp;: l'élevage détruit les lacs suisses</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/politique_subventions">Subventions dans le secteur agricole</a></li><li><a href="https://www.greenpeace.ch/fr/communique-de-presse/130392/le-systeme-alimentaire-de-demain-davantage-de-vegetaux-et-de-diversite/" target="_blank">Le système alimentaire de demain&nbsp;: davantage de végétaux et de diversité (Greenpeace)</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/loi_stricte_vs_application_lacunaire">Loi stricte sur la protection des animaux vs application lacunaire</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/welfare-washing">Welfare washing&nbsp;: la Suisse est-elle vraiment un exemple en matière de «&nbsp;bien-être animal&nbsp;»&nbsp;?</a></li></ul></div> Thu, 15 Oct 2026 22:00:00 +0000 Nurdin 4233 at https://www.swissveg.ch Weshalb wird noch immer Fleisch konsumiert? https://www.swissveg.ch/de/umfrage-warum-fleisch-2026 <span>Weshalb wird noch immer Fleisch konsumiert?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2566" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Renato</span></span> <span>1. octobre 2026 - 8:00</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">«Weshalb ernähren Sie sich nicht vegetarisch/vegan?» Diese Frage haben wir schon mehrmals in repräsentativen Umfragen gestellt. Die neuste Umfrage von 2026 an 964 Personen bestätigt einige Gründe, beinhaltet aber auch leichte Veränderungen.</p><h3>Weil es schmeckt</h3><p>Auch wenn der Grund «weil mir Fleisch/Fisch schmeckt» etwas zurückgegangen ist, so ist dies nach wie vor der am häufigsten genannte Grund, weshalb jemand Fleisch konsumiert.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>Es ist der einzige Grund, der von mehr als der Hälfte der Befragten angegeben wurde.</p><p>Darauf folgen – mit grossem Abstand – «kein Interesse an veganer/vegetarischer Ernährung» und «aus Gewohnheit». Geschmack ist und bleibt für viele das wichtigste Argument. Umso erfreulicher ist, dass die pflanzliche Küche und hochwertige Alternativprodukte heute mehr Auswahl denn je bieten und zunehmend auch geschmacklich überzeugen, was auch im Rückgang der Befragten, denen vegetarische Speisen nicht schmecken, ersichtlich ist.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>Auch wenn die gesundheitlichen Gründe, nur von einer Minderheit als Grund für ihren Fleischkonsum angegeben werden (2017 waren es 31 % und im Jahr 2020 waren es noch 23 %, heute nur noch 18 %), so werden gesundheitliche Argumente wie «wegen Proteinbedarf», «wegen Mangelerscheinungen» oder «ungesunde Alternativprodukte» noch immer häufig bei den «anderen Gründen» genannt.&nbsp;</p><a href="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Diagramme/Umfrage-2026_Ernaehrung.webp"><img src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Diagramme/Umfrage-2026_Ernaehrung.webp" alt="Vollständige Tabelle der antworten weshalb jemand Fleisch isst."></a><h3>Unterschied <b title="Essen bewusst wenig Fleisch"><strong>Flexitarier</strong></b> – <b title="Essen &apos;alles&apos; - auch tierische Produkte ohne Einschränkung"><strong>Omnivoren</strong></b></h3><p>Während 14 % der Flexitarier gerne vegetarisch oder vegan leben würden, es aber nicht kontinuierlich schaffen, liegt der Anteil bei den Omnivoren nur bei 2 %. Und 32 % der Omnivoren geben an, dass sie sich nicht dafür interessieren (gegenüber 6 % bei den Flexitariern).</p><p>Rund doppelt so viele Omnivoren als Flexitarier geben an, dass sie die Fleisch- und Milchproduzenten mit ihrem Konsum unterstützen möchten (20 % gegenüber 9 %). Der kontinuierliche Anstieg des flexitarischen Bevölkerungsanteils spricht dafür, dass sich auch die Konsumpräferenzen verändern: Die Bereitschaft, pflanzliche Lebensmittel und deren Produktion zu unterstützen, nimmt zu, während die explizite Unterstützung der Tierproduktion für viele weniger wichtig wird.&nbsp;</p><h3>Weitere deutliche Unterschiede</h3><p>Gut Verdienende (mit einem monatlichen Einkommen über 10000) sind gut über die vegetarische und vegane Ernährung informiert. Nur 2 % davon gaben an, dass sie zu wenig darüber wissen. Im Gegensatz zu den Geringverdienenden mit 11 %.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>Jeder zehnte Mann (10 %) gab an, dass ihm vegetarische Speisen nicht schmecken. Bei den Frauen waren dies nur 4 %.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>Über ein Drittel der Jungen (15 – 29 Jahre) isst aus Gewohnheit Fleisch. Bei den Älteren sind dies nur halb so viele.</p><h3>Vergleich mit 2020</h3><p>2020 hatten noch 53 % der Befragten angegeben, dass die vegane bzw. vegetarische Ernährung zu kompliziert sei und sie deshalb Fleisch essen. Bei der neusten Umfrage – nur 6 Jahre später – sind es nur noch 9 %, welche es zu kompliziert finden kein Fleisch zu essen. Dies könnte auf die bessere Verfügbarkeit von Alternativprodukten zurückzuführen sein. Aber auch auf die häufigere Produktekennzeichnung mit dem V-Label. Auch das V-Label wurde in diesen Jahren deutlich bekannter.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;</p><a href="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Diagramme/Umfrage-2026_Ernaehrung-2.webp"><img src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Diagramme/Umfrage-2026_Ernaehrung-2.webp" alt="veg. Ernährung ist zu kompliziert: Diese Meinung ist stark zurückgegangen (Diagramm)"></a><p>Vor sechs Jahren waren 15 % der Meinung, dass es zu teuer sei sich vegetarisch oder vegan zu ernähren. Diese Zahl ist nun auf 7 % zurückgegangen.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>Und wegen des Umfelds konnten 2020 13 % nicht umstellen. Heute sind dies nur noch 4 %. Dies zeigt deutlich, dass vegetarische/vegane Ernährung in der Gesellschaft viel akzeptierter ist.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>Diese Ernährungsformen werden allgemein kaum noch bekämpft.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>Hintergrund zur Umfrage:</p><p>Die repräsentative Umfrage wurde von YouGov im Auftrag von Swissveg zwischen dem 15. und 24. Juni 2026 durchgeführt. Befragt wurden 1020 Personen im Alter zwischen 15 und 79 Jahren, die in der Schweiz leben. Die obige Frage wurde nur den Personen gestellt, die Fleisch konsumieren. Deshalb wurden diese Auswertungen über 964 Personen erstellt.</p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li>Umfrage 2024: <a href="/umfrage_warum_fleisch_2024">Weshalb wird Fleisch konsumiert?</a></li><li>Vortrag an der Veggie-Planet Bregenz 2018: <a href="https://www.youtube.com/watch?v=dBdGs-u5NU4" target="_blank" rel="noopener">Warum wird heute noch Fleisch gegessen?</a></li></ul></div> Thu, 01 Oct 2026 06:00:03 +0000 Renato 4216 at https://www.swissveg.ch Herbstsession 2026 https://www.swissveg.ch/de/herbstsession-2026 <span>Session d&#039;automne 2026</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>14. septembre 2026 - 8:00</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">La session parlementaire d'automne a eu lieu du 14 septembre au 2 octobre 2026. Dans cet article, vous trouverez un aperçu des objets importants en lien avec nos activités.</p><h2><img src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Logos/Stopfleberinitiative.webp" alt="Logo der Stopfleber-Initiative" width="14.51%" class="align-right" /><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20240089" target="_blank">24.089 Objet du Conseil fédéral </a>: « Oui à l'interdiction d'importer du foie gras (initiative foie gras) ». Initiative populaire   <br /><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20250404" target="_blank">25.404 Initiative parlementaire </a>: Contre-projet indirect à l'initiative foie gras</h2><p>Le Conseil des États a examiné le 15 septembre l'initiative sur le foie gras et le contre-projet indirect qui s'y rapporte. La conciliation avec le Conseil national a eu lieu le 22 septembre.</p><p><em>Les deux Conseils rejettent l'initiative. Ils se prononcent toutefois en faveur du contre-projet indirect. Celui-ci s'appuie sur l'obligation de déclaration existante et instaure un suivi des importations commerciales. Si ces importations ne diminuent pas d'ici cinq ans, le Conseil fédéral pourra prendre des mesures. Aucune mesure ne sera donc prise contre l'importation de produits à base de foie gras avant au moins cinq ans.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20250059" target="_blank">25.059 Objet du Conseil fédéral </a>: « Oui à l'interdiction d'importer des produits en fourrure provenant d’animaux ayant subi de mauvais traitements (initiative fourrure) ». Initiative populaire et contre-projet indirect (modification de la loi fédérale sur la protection des animaux)</h2><p>Le 15 septembre, le Conseil des États a également examiné l’initiative visant à interdire l’importation de produits en fourrure issus de méthodes cruelles envers les animaux.</p><p><em>15 septembre 2026 : Les deux Conseils se sont mis d'accord sur un contre-projet. Il ne reste plus qu'à en préciser les détails. Ils ne débattront de l'initiative elle-même que lorsque le contre-projet sera finalisé. Les deux Conseils ont convenu que l'obligation de déclaration n'avait pas fonctionné. C'est pourquoi cette question doit désormais être réglementée différemment.</em></p><p><em>2 octobre 2026 : Lors du vote final, le Parlement a définitivement adopté le contre-projet indirect à l'initiative sur la fourrure. À l'avenir, les fourrures et les produits en fourrure issus de conditions d'élevage considérées comme cruelles au regard de la législation suisse sur la protection des animaux ne pourront donc plus être importés en Suisse ni y être commercialisés.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20260046" target="_blank">26.046 Objet du Conseil fédéral </a>: Loi sur les épizooties. Modification</h2><p>À l'ordre du jour du Conseil des États le 15 septembre : le Conseil fédéral souhaite pouvoir <a href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/fga/2026/1700/fr" target="_blank">autoriser à titre temporaire des vaccins non homologués en cas d'épizooties</a>.</p><p><em>15 septembre 2026 : Le Conseil des États a approuvé la proposition du Conseil fédéral : à l'avenir, les animaux d'élevage pourront également être traités avec des vaccins qui n'ont pas encore fait l'objet de contrôles approfondis ni été autorisés, si le Conseil fédéral le juge nécessaire. C'est désormais au tour du Conseil national de se prononcer sur cette question.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20260033" target="_blank"><img src="https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/9a/Flag_of_Mercosur.svg/500px-Flag_of_Mercosur.svg.png" alt="Mercosur Logo" width="22.93%" class="align-right" />26.033 Objet du Conseil fédéral </a>: Accord de libre-échange entre les États de l’AELE et le Mercosur. Approbation</h2><p>L'accord de libre-échange avec les pays sud-américains du Mercosur permettrait d'importer en Suisse, en franchise de droits de douane, de la viande en provenance d'Argentine, du Brésil et des autres États membres. Ce projet pose de sérieux problèmes du point de vue du bien-être animal.</p><p><em>14 septembre 2026 : Après son rejet par le Conseil national, l'accord a été approuvé par le Conseil des États. Afin d'amortir la perte de revenus subie par l'agriculture suisse, le Conseil des États a proposé d'octroyer à ce secteur 517 millions de francs supplémentaires sur six ans. Le dossier est donc renvoyé au Conseil national.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20263596" target="_blank">26.3596 Interpellation</a> : Garantir le bien-être des animaux et la sécurité du droit en cas de séquestre prolongé</h2><p>La loi sur la protection des animaux étant appliquée au niveau cantonal, il n'existe pas de réglementation uniforme concernant le sort des animaux saisis. Souvent, il manque même des structures d'accueil pour les grands animaux. Il est difficile pour les autorités d'assurer des conditions de vie adaptées aux animaux lorsque les procédures s'éternisent.</p><p><em>L'interpellation n'a finalement pas pu être examinée au cours de cette session.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20263901" target="_blank">26.3901 Interpellation</a> : Entre mesures d'économie et transformation du système agro-alimentaire. Comment atteindre les objectifs d'Agroscope pour 2050 ?</h2><p>Chez Agroscope, 58 postes à temps plein doivent être supprimés et divers axes de recherche vont être réduits ou abandonnés. Les domaines de recherche d’Agroscope (par exemple, la sélection et la culture de plantes cultivées adaptées à nos zones climatiques) jouent un rôle essentiel dans la transition agricole. Des économies trop importantes dans ce domaine pourraient retarder la réorientation vers une agriculture davantge orientée sur le végétal.</p><p><em>1<span class="fussnotenlink">er</span> octobre 2026 : Cette interpellation a fait l'objet d'un </em><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/amtliches-bulletin/amtliches-bulletin-die-verhandlungen?SubjectId=83043" target="_blank"><em>débat au Conseil des États</em></a><em>.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20244611" target="_blank">24.4611 Motion</a> : Allègement des exigences et des contrôles pour l'agriculture d'alpage</h2><p>Au Conseil national, probablement le 14 septembre : cette motion vise à ce que les exploitations d'alpage ne soient contrôlées que tous les cinq ans. Nous estimons que cela pose problème.</p><div style="color:inherit;"><p><em>21 septembre 2026 : La motion a été retirée.</em></p><p> </p></div><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20244672" target="_blank">24.4672 Motion</a> : Stop à la reproduction excessive des chats errants !</h2><p>La stérilisation des chats doit être rendue obligatoire. Exception : les chats de ferme ne seront concernés qu'après leur première portée.</p><div style="color:inherit;"><p><em>21 septembre 2026 : Le Conseil national a </em><a href="https://www.parlament.ch/poly/Abstimmung/52/out/vote_52_33008.pdf" target="_blank"><em><strong>rejeté</strong></em></a> <em>cette motion.</em></p></div><p> </p><p><strong>Plus d'informations</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/sessions?language=fr">Sessions</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/session-ete-2026">Session d'été 2026</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/session-printemps-2026">Session de printemps 2026</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/session-hiver-2025">Session d'hiver 2025</a></li><li>Actualités sur la session en cours : <a href="https://www.parlament.ch/de/ratsbetrieb/sessionen/aktuelle-session" target="_blank">parlament.ch</a></li></ul><p> </p></div> Mon, 14 Sep 2026 06:00:00 +0000 Renato 4232 at https://www.swissveg.ch Herbstsession 2026 https://www.swissveg.ch/de/herbstsession-2026 <span>Session d&#039;automne 2026</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>14. septembre 2026 - 8:00</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">La session parlementaire d'automne a eu lieu du 14 septembre au 2 octobre 2026. Dans cet article, vous trouverez un aperçu des objets importants en lien avec nos activités.</p><h2><img src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Logos/Stopfleberinitiative.webp" alt="Logo der Stopfleber-Initiative" width="14.51%" class="align-right" /><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20240089" target="_blank">24.089 Objet du Conseil fédéral </a>: « Oui à l'interdiction d'importer du foie gras (initiative foie gras) ». Initiative populaire   <br /><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20250404" target="_blank">25.404 Initiative parlementaire </a>: Contre-projet indirect à l'initiative foie gras</h2><p>Le Conseil des États a examiné le 15 septembre l'initiative sur le foie gras et le contre-projet indirect qui s'y rapporte. La conciliation avec le Conseil national a eu lieu le 22 septembre.</p><p><em>Les deux Conseils rejettent l'initiative. Ils se prononcent toutefois en faveur du contre-projet indirect. Celui-ci s'appuie sur l'obligation de déclaration existante et instaure un suivi des importations commerciales. Si ces importations ne diminuent pas d'ici cinq ans, le Conseil fédéral pourra prendre des mesures. Aucune mesure ne sera donc prise contre l'importation de produits à base de foie gras avant au moins cinq ans.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20250059" target="_blank">25.059 Objet du Conseil fédéral </a>: « Oui à l'interdiction d'importer des produits en fourrure provenant d’animaux ayant subi de mauvais traitements (initiative fourrure) ». Initiative populaire et contre-projet indirect (modification de la loi fédérale sur la protection des animaux)</h2><p>Le 15 septembre, le Conseil des États a également examiné l’initiative visant à interdire l’importation de produits en fourrure issus de méthodes cruelles envers les animaux.</p><p><em>15 septembre 2026 : Les deux Conseils se sont mis d'accord sur un contre-projet. Il ne reste plus qu'à en préciser les détails. Ils ne débattront de l'initiative elle-même que lorsque le contre-projet sera finalisé. Les deux Conseils ont convenu que l'obligation de déclaration n'avait pas fonctionné. C'est pourquoi cette question doit désormais être réglementée différemment.</em></p><p><em>2 octobre 2026 : Lors du vote final, le Parlement a définitivement adopté le contre-projet indirect à l'initiative sur la fourrure. À l'avenir, les fourrures et les produits en fourrure issus de conditions d'élevage considérées comme cruelles au regard de la législation suisse sur la protection des animaux ne pourront donc plus être importés en Suisse ni y être commercialisés.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20260046" target="_blank">26.046 Objet du Conseil fédéral </a>: Loi sur les épizooties. Modification</h2><p>À l'ordre du jour du Conseil des États le 15 septembre : le Conseil fédéral souhaite pouvoir <a href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/fga/2026/1700/fr" target="_blank">autoriser à titre temporaire des vaccins non homologués en cas d'épizooties</a>.</p><p><em>15 septembre 2026 : Le Conseil des États a approuvé la proposition du Conseil fédéral : à l'avenir, les animaux d'élevage pourront également être traités avec des vaccins qui n'ont pas encore fait l'objet de contrôles approfondis ni été autorisés, si le Conseil fédéral le juge nécessaire. C'est désormais au tour du Conseil national de se prononcer sur cette question.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20260033" target="_blank"><img src="https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/9a/Flag_of_Mercosur.svg/500px-Flag_of_Mercosur.svg.png" alt="Mercosur Logo" width="22.93%" class="align-right" />26.033 Objet du Conseil fédéral </a>: Accord de libre-échange entre les États de l’AELE et le Mercosur. Approbation</h2><p>L'accord de libre-échange avec les pays sud-américains du Mercosur permettrait d'importer en Suisse, en franchise de droits de douane, de la viande en provenance d'Argentine, du Brésil et des autres États membres. Ce projet pose de sérieux problèmes du point de vue du bien-être animal.</p><p><em>14 septembre 2026 : Après son rejet par le Conseil national, l'accord a été approuvé par le Conseil des États. Afin d'amortir la perte de revenus subie par l'agriculture suisse, le Conseil des États a proposé d'octroyer à ce secteur 517 millions de francs supplémentaires sur six ans. Le dossier est donc renvoyé au Conseil national.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20263596" target="_blank">26.3596 Interpellation</a> : Garantir le bien-être des animaux et la sécurité du droit en cas de séquestre prolongé</h2><p>La loi sur la protection des animaux étant appliquée au niveau cantonal, il n'existe pas de réglementation uniforme concernant le sort des animaux saisis. Souvent, il manque même des structures d'accueil pour les grands animaux. Il est difficile pour les autorités d'assurer des conditions de vie adaptées aux animaux lorsque les procédures s'éternisent.</p><p><em>L'interpellation n'a finalement pas pu être examinée au cours de cette session.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20263901" target="_blank">26.3901 Interpellation</a> : Entre mesures d'économie et transformation du système agro-alimentaire. Comment atteindre les objectifs d'Agroscope pour 2050 ?</h2><p>Chez Agroscope, 58 postes à temps plein doivent être supprimés et divers axes de recherche vont être réduits ou abandonnés. Les domaines de recherche d’Agroscope (par exemple, la sélection et la culture de plantes cultivées adaptées à nos zones climatiques) jouent un rôle essentiel dans la transition agricole. Des économies trop importantes dans ce domaine pourraient retarder la réorientation vers une agriculture davantge orientée sur le végétal.</p><p><em>1<span class="fussnotenlink">er</span> octobre 2026 : Cette interpellation a fait l'objet d'un </em><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/amtliches-bulletin/amtliches-bulletin-die-verhandlungen?SubjectId=83043" target="_blank"><em>débat au Conseil des États</em></a><em>.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20244611" target="_blank">24.4611 Motion</a> : Allègement des exigences et des contrôles pour l'agriculture d'alpage</h2><p>Au Conseil national, probablement le 14 septembre : cette motion vise à ce que les exploitations d'alpage ne soient contrôlées que tous les cinq ans. Nous estimons que cela pose problème.</p><div style="color:inherit;"><p><em>21 septembre 2026 : La motion a été retirée.</em></p><p> </p></div><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20244672" target="_blank">24.4672 Motion</a> : Stop à la reproduction excessive des chats errants !</h2><p>La stérilisation des chats doit être rendue obligatoire. Exception : les chats de ferme ne seront concernés qu'après leur première portée.</p><div style="color:inherit;"><p><em>21 septembre 2026 : Le Conseil national a </em><a href="https://www.parlament.ch/poly/Abstimmung/52/out/vote_52_33008.pdf" target="_blank"><em><strong>rejeté</strong></em></a> <em>cette motion.</em></p></div><p> </p><p><strong>Plus d'informations</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/sessions?language=fr">Sessions</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/session-ete-2026">Session d'été 2026</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/session-printemps-2026">Session de printemps 2026</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/session-hiver-2025">Session d'hiver 2025</a></li><li>Actualités sur la session en cours : <a href="https://www.parlament.ch/de/ratsbetrieb/sessionen/aktuelle-session" target="_blank">parlament.ch</a></li></ul><p> </p></div> Mon, 14 Sep 2026 06:00:00 +0000 Renato 4232 at https://www.swissveg.ch Ernährungsinitiative: Die Gegenargumente https://www.swissveg.ch/de/initiative-Ernaehrungssicherheit-gegenargumente <span>Initiative sur l&#039;alimentation : les contre-arguments</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>18. août 2026 - 8:34</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Le 27 septembre 2026, la population suisse se prononcera sur l’initiative « Pour une alimentation sûre ». Celle-ci n’est soutenue par aucun grand parti et rejetée aussi bien par le Parlement que par le Conseil fédéral. Néanmoins, Swissveg est favorable à cette initiative. Dans cet article, nous passons en revue les arguments les plus fréquemment soulevés à son encontre.</p><p>L’<a href="https://www.initiative-pour-une-alimentation-sure.ch/" target="_blank">initiative</a> s’articule autour de trois axes principaux afin de renforcer la sécurité alimentaire :</p><ul><li>Renforcer durablement la production indigène</li><li>Viser un taux d’auto-approvisionnement de 70 % en favorisant les aliments d’origine végétale</li><li>Préserver la fertilité des sols, protéger la biodiversité et garantir une eau potable propre</li></ul><p class="zitat">« En Suisse, on oublie que s’il y a un problème aux frontières, <a href="https://www.youtube.com/live/6iQU-ebAIQY?t=776s" target="_blank">un jour sur deux, on ne mange pas.</a> » Guy Parmelin, Conseiller fédéral</p><p>Les opposants à l’initiative tentent de faire croire aux électeurs que si le texte était adopté, ils ne pourraient plus consommer de produits d’origine animale. L’<a href="https://www.instagram.com/bauernverband_zuerich/" target="_blank">Union des paysans zurichois</a> a déjà publié plus de 50 vidéos sur Instagram afin de véhiculer cette idée. Les opposants à l’initiative se battent avant tout pour préserver leurs privilèges en tant que producteurs de viande et de lait, deux produits qui sont actuellement les principaux bénéficiaires de la politique agricole de la Confédération. En effet, les détracteurs sont surtout des représentants de divers secteurs de l’<a href="https://www.ernaehrungsinitiative-nein.ch/ueber-uns/allianz.html" target="_blank">industrie de la viande</a>, qui ont uni leurs forces afin de pouvoir continuer à profiter des milliards versés par la Confédération. Comme les sommes en jeu sont colossales, tous les moyens sont bons pour y parvenir, quitte à faire passer la vérité sous silence. Voici une analyse des déclarations des lobbyistes de la filière de la viande :</p><div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"><h3>Cette initiative est un « diktat végane »</h3><p>Les opposants à l’<a href="https://www.initiative-pour-une-alimentation-sure.ch/" target="_blank">initiative</a><span class="fussnotenlink">1</span> tentent de la discréditer en la présentant comme une réglementation alimentaire. Ils ont même lancé un « <a href="https://www.initiative-alimentation-non.ch/soutien/jour-du-dernier-cervelas.html" target="_blank">Jour du dernier cervelas</a> » pour semer la panique face aux conséquences présumées de l’initiative. Or, <strong>le texte de l’initiative ne contient aucune interdiction alimentaire.</strong> Même si l’initiative est adoptée, chacun pourra continuer à manger ce qu’il souhaite. Ce qui changerait toutefois, c’est que la Confédération n’investirait plus 6 millions d’argent public dans la publicité pour la viande. Les subventions agricoles ne favoriseraient plus l’élevage de manière aussi unilatérale. La population ne serait plus incitée à consommer de la viande. Cela n’a rien d’un « diktat végane ».</p><p>Selon la Confédération, <a href="https://www.blv.admin.ch/de/menuch-ergebnisse" target="_blank">la consommation de viande en Suisse est environ trois fois supérieure à la quantité recommandée</a>. Il est donc grand temps de passer de la promotion de la viande à celle des aliments d’origine végétale. Une telle réorientation, combinée à la transition agricole, permettrait d’influencer indirectement la demande. Et même si les habitudes alimentaires ne devaient pas changer radicalement à court terme, il serait au moins possible de réduire considérablement les importations d’aliments d’origine végétale.</p><p>Si l’on se réfère au « <a href="https://link.springer.com/article/10.1186/s44263-026-00306-6" target="_blank">Planetary Health Diet</a> », la consommation de viande et de produits laitiers en Suisse est respectivement 8,5 fois et 3,5 fois supérieure aux quantités recommandées. En revanche, la consommation de légumes est environ vingt fois inférieure à ce qui serait bénéfique pour la santé et la planète. De ce point de vue également, il serait souhaitable que la Confédération cesse de subventioner la production d’aliments d’origine animale. Il n’est absolument pas nécessaire que la Confédération finance des publicités pour la viande.</p><p class="zitat">Aujourd’hui, 78 % des 3,6 milliards de subventions agricoles sont allouées à la production de denrées d’origine animale.<span class="fussnotenlink">2</span> </p><h3>« 60 à 70 % des terres agricoles sont des prairies et ne peuvent être utilisées que pour la production de viande et de lait »</h3><p>Ce chiffre provient de l’Union suisse des paysans et a été repris tel quel, sans vérification, par l’Office fédéral de la statistique. Dès lors qu’une vache se trouve sur une parcelle, cette dernière est considérée comme une <a href="/grasland-schweiz">prairie</a>, quelle que soit la qualité du sol. En réalité, de nombreuses surfaces servant actuellement de pâturage sont parfaitement cultivables. Sur les surfaces impropres à la culture, l’initiative permettrait néanmoins aux agriculteurs de continuer à pratiquer une production alimentaire adaptée. Elle n’aurait donc aucun impact sur les prairies. Ce qu’elle souhaite changer, c’est le fait que plus de la moitié des terres arables fertiles sont utilisées pour produire du fourrage. Il s’agit d’un gaspillage colossal, qui oblige la Suisse à importer plus de la moitié des aliments d’origine végétale consommés sur son territoire.<span class="fussnotenlink">3</span></p><p>En 2024, 29,2 millions de tonnes de fourrage ont été distribuées aux animaux d’élevage suisses (des chiffres plus récents ne sont pas encore disponibles). Parmi celles-ci, 22,5 millions de tonnes sont constituées d’herbe, de foin, etc. – c’est-à-dire d’aliments peu riches en énergie. Au total, près de 1,45 million de tonnes d’aliments pour animaux (principalement des concentrés) ont été importées de l’étranger en 2024, et la tendance est à la hausse : en l’espace de 20 ans, les importations ont pratiquement doublé. <strong>Sans ces aliments importés à haute teneur énergétique, la production de viande en Suisse serait réduite de moitié.</strong><span class="fussnotenlink">4</span></p><p>L’argument des prairies ne s’applique qu’à une toute petite partie des produits d’origine animale fabriqués en Suisse (et cette partie n’est pas affectée par l’initiative). Ni les porcs ni les poulets ne se nourrissent d’herbe. Or, ces deux espèces représentent environ les <a href="https://www.swissveg.ch/fr/prairies-suisses?language=fr">trois quarts</a> de la consommation de viande en Suisse.</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Diagramme/Futtermittelimporte_FR.webp" alt="Importation d'aliments pour animaux en tonnes" /><p class="zitat">60 % des terres arables sont destinées à la culture fourragère plutôt qu’à la culture de denrées alimentaires végétales destinées aux êtres humains.</p><h3>« Pour rester fertile, le sol doit aussi être utilisé de temps en temps comme pâturage »</h3><p>La fertilisation à base de matières fécales (fumier et lisier) est très répandue en Suisse. Cela s'explique principalement par le fait qu'il existe un excédent de matières fécales dans ce pays. Malheureusement, même de nombreux « experts » partent du principe qu'il n'existe que deux options pour la fertilité des sols : la fertilisation à base de matières fécales ou à base d’engrais chimiques. Il existe pourtant une troisième voie, bien meilleure pour les sols : <strong>l’agriculture bio-végétalienne</strong>. Celle-ci travaille en harmonie avec la nature et permet ainsi d’améliorer la fertilité des sols à long terme. Contrairement aux matières fécales, cette méthode n’attire pas les ravageurs. De plus, elle évite l’épandage sur les champs de bactéries <em>E. coli </em>ou de salmonelles, ainsi que de résidus d’antibiotiques issus du traitement des animaux « de rente ». </p><p>Il est faux de prétendre qu’une rotation des cultures avec des prairies artificielles est indispensable, y compris sur les terres arables. Le <a href="https://www.swissveg.ch/fr/V-Label-Vegan-Agriculture" target="_blank">V-Label Vegan Agriculture</a> a été lancé en 2025 afin de promouvoir l’agriculture bio-végétalienne. Le site Internet de <a href="https://www.biocyclic-vegan.org/" target="_blank">Biocyclic Vegan Agriculture</a> fournit de plus amples informations sur ce mode d’agriculture durable, sans matières fécales ni pâturages.</p><h3>« La production végétale est trop vulnérable : une tempête peut tout détruire en un clin d’œil. »</h3><p>Fin août, une tempête accompagnée de grêle s’est abattue sur la Suisse. Elle a causé d’importants dégâts aux cultures agricoles et a été exploitée par les opposants à l’initiative pour présenter la production alimentaire végétale comme précaire. Or, plusieurs faits sont ici occultés :</p><p>Une grande partie des cultures agricoles est destinée à la production fourragère. Celles-ci sont également touchées par les intempéries et tout aussi vulnérables. La production de fruits et légumes nécessite en revanche beaucoup moins de surface. Elle peut donc être plus facilement protégée contre les intempéries (par exemple à l’aide de filets anti-grêle ou de serres). Cela n’est pratiquement pas possible avec les immenses champs destinés à la production fourragère. Les petits champs de légumes peuvent également être irrigués plus facilement. La sécheresse de cette année a donc surtout eu des répercussions négatives sur la production fourragère. En raison de la sécheresse, il a même fallu importer <a href="https://www.rts.ch/info/suisse/2026/article/secheresse-en-suisse-du-fourrage-importe-depuis-le-canada-29341562.html" target="_blank">du foin du Canada</a>. De plus, le Conseil fédéral a dû débloquer une partie des <a href="https://www.rts.ch/info/suisse/2026/article/reserves-de-fourrage-la-suisse-debloque-16-000-tonnes-29343093.html" target="_blank">réserves obligatoires de fourrage</a>, car le faible débit du Rhin a réduit les importations d’aliments pour animaux et la sécheresse sur le territoire national a encore diminué l’offre de fourrage. À plusieurs égards, les intempéries posent donc davantage de problèmes à l’élevage qu’aux cultures végétales destinées aux humains.</p><h3>« L’agriculture suisse répond à la demande des consommateurs. La Confédération ne doit pas imposer de règles en la matière »</h3><p>Comme les agriculteurs suisses parviennent à peine à vivre de leurs produits, la Confédération détermine, par le biais des subventions, ce qui vaut la peine d’être produit d’un point de vue économique. Le secteur le plus déficitaire est celui de la production de denrées alimentaires d’origine animale. C’est à la production de viande, de lait et de sucre que sont versées les subventions les plus importantes. Il convient ici de noter que l’industrie sucrière produit, à partir des betteraves sucrières, à peu près autant de <a href="https://www.zucker.ch/fr/fourrage" target="_blank">fourrage</a> que de sucre, et qu’elle est donc intimement liée au secteur de l’élevage. <strong>Les agriculteurs suisses ne produisent donc pas ce que le marché exige, mais ce que la Confédération subventionne.</strong> Cela vaut en particulier pour le secteur de l’élevage conventionnel.</p><p>Par ailleurs, la Confédération exerce également une grande influence sur la demande des consommateurs : elle finance chaque année la publicité pour la viande à hauteur d’environ 6 millions de francs. Et grâce aux subventions accordées au secteur de la production, elle permet la vente de viande à des prix de dumping dans les magasins. Si ces deux facteurs venaient à disparaître, la consommation de viande devrait fortement baisser, car les produits végétaux deviendraient alors plus compétitifs et environ la moitié des affiches publicitaires pour la viande disparaîtraient.</p><p>Aujourd’hui, les <a href="https://www.sbv-usp.ch/fr/service/agristat/graphiques#prettyPhoto[gal18204]-7" target="_blank">deux tiers des aliments d’origine végétale doivent être importés</a>. Dans ce domaine, le taux d’autosuffisance pourrait être considérablement accru si les terres arables étaient à nouveau affectées à la production alimentaire.</p><p>Que se passerait-il si la demande en viande diminuait moins (vite) que la production de viande ? Aujourd’hui, la production déficitaire de viande est maintenue artificiellement à flot grâce à l’argent des contribuables. Si ces aides publiques étaient réorientées, au moins en partie, vers les produits végétaux, de nombreux agriculteurs pourraient cultiver davantage d’aliments d’origine végétale et ainsi <a href="https://www.swissveg.ch/fr/terre">produire plus de denrées alimentaires</a> sur leurs terres. Un éventuel déficit de production dans le secteur de la viande pourrait être compensé par des importations temporaires. Les importations passeraient donc des produits végétaux aux produits d’origine animale. Parallèlement, les importations de fourrage diminueraient fortement. Conformément à l’article actuel sur la sécurité alimentaire (<a href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/1999/404/fr#a104a" target="_blank">art. 104a, al. d, de la Constitution fédérale</a>), toutes les importations doivent être durables. En termes de volume, elles devraient toutefois être nettement inférieures aux niveaux actuels.</p><p>Les opposants à l'initiative mettent en garde contre les importations qui ne respectent pas nos normes environnementales. Pourtant, ils rejettent également la partie de l’initiative qui vise à renforcer la biodiversité, la fertilité des sols et la qualité de l’eau potable sur le territoire national.</p><img src="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/bilder/Diagramme/terre.jpg" alt="Consommation de terres par kg d'aliments" /><h3>« La Confédération n’a pas à nous dicter ce que nous avons le droit de manger »</h3><p>L’initiative ne contient aucune disposition relative à l’alimentation. Elle exige toutefois un rééquilibrage de la politique de subventions de la Confédération, aujourd’hui axée de manière unilatérale sur la consommation de viande et de produits laitiers. Les subventions unilatérales accordées à la publicité pour la viande, d’un montant annuel d’environ 6 millions de francs, seraient supprimées.</p><p>Plusieurs calculs montrent par ailleurs que l’objectif de 70 % d’autosuffisance alimentaire pourrait même être atteint sans que la population n’ait à modifier radicalement ses habitudes alimentaires.⁵ Si l’on cultivait moins de fourrage et davantage d’aliments d’origine végétale sur les terres arables fertiles, les importations d’aliments d’origine végétale diminueraient fortement, sans que les importations de viande n’augmentent de manière aussi marquée. Cela s’explique par le fait qu’une même surface agricole permet de produire beaucoup plus de calories alimentaires lorsque la production est directement destinée à l’alimentation humaine (raccourcissement de la chaîne alimentaire).</p><p>Bien entendu, il serait possible d’augmenter encore considérablement le taux d’autosuffisance alimentaire en réduisant nettement la consommation de produits d’origine animale, mais si toutes les autres mesures nécessaires sont mises en œuvre, cela n’est pas indispensable pour atteindre les 70 % visés.</p><h3>« Cette initiative entraînera une augmentation des importations de viande »</h3><p>Comme indiqué ci-dessus, cette initiative peut être mise en œuvre sans que les habitudes de consommation en Suisse ne changent : en cultivant davantage de denrées alimentaires végétales plutôt que de fourrage sur les terres arables fertiles, on peut réduire considérablement les importations de denrées alimentaires végétales. Actuellement, <a href="https://www.sbv-usp.ch/fr/service/agristat/graphiques#prettyPhoto[gal18204]-7" target="_blank">deux tiers</a> de nos denrées alimentaires végétales (légumes, fruits, céréales, légumineuses...) doivent être importés.</p><p>En théorie, il est vrai que cette initiative entraînerait une légère augmentation des importations de viande si la consommation de viande restait inchangée, car elle ne prévoit pas de restrictions alimentaires pour la population. Toutefois, l’initiative encouragera une réduction volontaire de la consommation actuelle de viande, dans la mesure où la Confédération ne dépensera plus l’argent des contribuables pour la publicité en faveur de la viande. Grâce à cette initiative, ces fonds pourront être réaffectés à la promotion d’aliments végétaux sains.</p><p>De plus, le subventionnement fédéral des aliments d’origine végétale modifierait la <a href="https://www.swissveg.ch/fr/comparatif-alternatives-viande-2026?language=fr">différence de prix</a> entre les aliments d’origine végétale et ceux d’origine animale, au profit des aliments sains d’origine végétale.</p><p>Ces deux mesures (publicité et prix) permettraient de réduire la consommation de viande au profit des aliments d’origine végétale, sans que personne ne soit contraint à quoi que ce soit. À long terme, il est donc tout à fait possible que l’initiative entraîne une baisse des importations de viande par rapport à aujourd’hui.</p><h3>« Cette initiative est antisociale : elle fera grimper le prix de la viande »</h3><p>Aujourd’hui, la viande est vendue à des prix de dumping. Cela est possible car une grande partie de son prix est financée par nos impôts, via des subventions. Cependant, comme la production de viande est très coûteuse (il faut d’abord cultiver ou importer des aliments pour nourrir les animaux, puis abattre ces derniers et vendre une partie de leur viande), la viande représente néanmoins <a href="https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/situation-economique-sociale-population/revenus-consommation-et-fortune/budget-des-menages/depenses-des-menages.assetdetail.32667077.html" target="_blank">la plus grosse dépense parmi tous les groupes d’aliments d'un ménage</a>.</p><p>La promotion unilatérale de la viande (ainsi que du lait et du sucre) qui prévaut actuellement conduit les personnes les plus modestes, en particulier, à consommer davantage de ces produits. Cela se reflète également dans les statistiques : les maladies liées à l’alimentation (y compris l’obésité) sont plus répandues parmi les classes sociales les plus vulnérables. Aujourd’hui, par exemple, on trouve des <a href="https://www.migros.ch/fr/product/230500171000" target="_blank">cervelats</a> à un prix plus avantageux que du <a href="https://www.migros.ch/fr/product/275780501000" target="_blank">brocoli bio</a>, un produit sain qui ne bénéficie pratiquement d’aucune subvention. C’est là la conséquence de notre politique actuelle. Il est vrai que le prix de la viande risque d’augmenter légèrement si l’initiative est adoptée, car la part de fonds publics qui lui est consacrée diminuerait. En contrepartie, les produits dont la consommation est insuffisante en Suisse d’un point de vue sanitaire (par exemple les légumineuses) deviendraient plus abordables. Ainsi, les personnes à faibles revenus pourraient à l’avenir accéder plus facilement à une alimentation saine et ainsi économiser en partie les coûts supplémentaires liés aux maladies. Et si la publicité s’orientait davantage vers les aliments d’origine végétale, les achats de viande pourraient diminuer, ce qui permettrait d’exploiter pleinement ce potentiel d’économies. Actuellement, selon la Confédération, la population suisse consomme <a href="https://www.blv.admin.ch/fr/menuch-resultats" target="_blank">trois fois plus de viande</a> que ce qui serait recommandé pour la santé. Une réorientation de la publicité vers des produits végétaux plus sains aurait ainsi également un aspect social positif.</p><p>Bien sûr, cette initiative ne signifie pas qu’il faille passer de la viande au brocoli (même si cela serait bon pour la santé). Elle concerne par exemple aussi la culture des légumineuses, à partir desquelles on peut produire des alternatives à la viande. À l’heure actuelle, en raison d’une politique unilatérale, ces produits sont souvent encore <a href="https://www.swissveg.ch/fr/comparatif-alternatives-viande-2026?language=de">plus chers que la viande</a>, alors que leur production est nettement moins coûteuse. L’initiative permettrait d’amorcer une évolution qui rendrait les alternatives végétales à la fois plus qualitatives et moins onéreuses. Tout le monde en profiterait, en particulier les personnes qui, aujourd’hui, ont tendance à adopter une alimentation peu saine pour des raisons financières.</p><h3>« Oui, il faut augmenter notre taux d’auto-approvisionnement alimentaire, mais pas comme ça »</h3><p>Le moyen de loin le plus efficace pour augmenter notre taux d’autosuffisance consiste à raccourcir la chaîne alimentaire. Aucune autre mesure ne permet d’économiser autant de calories que ce simple changement. En consommant directement des végétaux plutôt que de faire un détour par les animaux, nous pouvons accroître drastiquement le nombre de calories produites sur une même superficie. Rejeter cette mesure essentielle revient à rejeter l’augmentation du taux d’autosuffisance et à maintenir la Suisse dans une situation de dépendance vis-à-vis des importations. Il est étonnant de constater que ce sont précisément les milieux qui s’opposent à toute dépendance vis-à-vis de l’étranger qui, en matière d’alimentation, font tout pour que celle-ci soit maintenue.</p><p>La Confédération a déjà un mandat constitutionnel visant à garantir l’approvisionnement de la population (<a href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/1999/404/fr#art_104" target="_blank">article 104 de la Constitution fédérale</a>). Or, avec un taux d’autosuffisance inférieur à 50 %, elle ne remplit pas ce mandat. Si elle était adoptée, l’initiative permettrait de faire respecter ce mandat en visant un taux d’auto-approvosionnement d’au moins 70 %.</p><p>Les responsables politiques sont tout à fait conscients que la forte dépendance actuelle de la Suisse vis-à-vis des importations constitue un danger en période de crise. Pourtant, au lieu de s’attaquer à la racine du problème, ils recommandent à la population de constituer des <a href="https://www.blick.ch/fr/suisse/stocks-durgence-la-campagne-de-la-confederation-est-un-echec-id20664451.html" target="_blank">réserves d’urgence</a> et rejettent l’initiative pour une alimentation sûre, qui pourrait pourtant apporter une partie de la solution.</p><h3>« Cette initiative prend les agriculteurs pour cible »</h3><p>Aujourd’hui, les agriculteurs suisses qui produisent du lait ou de la viande vivent en grande partie grâce aux subventions de l’État. Ils disposent néanmoins d’un faible revenu et la surproduction continue de faire baisser les prix. Le <a href="/traumatisierte-tierhalter">taux de suicide dans le monde paysan</a> est très élevé. Pour les agriculteurs aussi, il est temps que les choses changent. L’initiative apporte une solution concrète à ce problème. Elle favorise l’agriculture en permettant une transition vers une production plus durable.</p><p>Actuellement, les fabricants d’alternatives végétales à la viande tels que <a href="https://thegreenmountain.ch/" target="_blank">The Green Mountain</a> et <a href="https://eatplanted.com/" target="_blank">Planted</a>, par exemple, doivent importer la totalité de leurs protéines de pois car les terres arables suisses sont consacrées à la production de viande et de lait. L’initiative propose de soutenir les agriculteurs suisses dans leur réorientation en leur offrant des services de recherche, des conseils et des formations. </p><p>Les cheptels de vaches laitières et de porcs sont en baisse depuis des années. Le secteur agricole suisse va donc inévitablement devoir s’adapter. Sans cette initiative, il n’y aura toutefois aucun soutien de la part de la Confédération, qui continuera à se concentrer sur la production de viande et de lait, alors même que le marché évolue dans une autre direction. </p><p>L’initiative représente donc une formidable opportunité pour les acteurs du secteur agricole de s’adapter aux nouvelles conditions du marché.</p><h3>« Il est impossible d’atteindre un taux d’auto-approvisionnement de 70 % en 10 ans seulement »</h3><p>Il est vrai que l’initiative vise un objectif de 70 % d’auto-approvisionnement dans un délai de 10 ans. Cependant, viser un certain objectif dans un délai donné ne signifie pas pour autant qu’il soit obligatoire de l’atteindre d’ici là. L’initiative cherche simplement à tracer une orientation claire avec un objectif certes ambitieux, mais réalisable. Les arguments remettant en cause la viabilité de l’initiative sont donc soit malhonnêtes, soit fondés sur une méconnaissance des faits. </p><p>Selon une <a href="https://www.agrarforschungschweiz.ch/fr/2025/12/vers-une-augmentation-significative-du-degre-dautosuffisance-avec-un-moindre-impact-environnemental/" target="_blank">étude réalisée en 2025 par l’ETH Zurich en collaboration avec le FiBL</a>, il serait même possible d’atteindre un taux d’autosuffisance supérieur à 100 % si les mesures nécessaires étaient mises en œuvre de manière cohérente. Parmi celles-ci figurent notamment la réduction du gaspillage alimentaire et l’utilisation des terres arables pour la production alimentaire plutôt que pour la culture fourragère (stratégie « Feed-no-Food »). Parallèlement, l’impact environnemental de la production alimentaire serait considérablement réduit.</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Diagramme/Entwicklung-Selbstversorgungsgrad_2005-2024_FR.webp" alt="Évolution du taux d'autosuffisance" width="27.97%" class="align-center" /></div><h3>Conclusion</h3><p>L’initiative mettrait fin à la priorité unilatérale accordée aujourd’hui à la production de viande et de lait, au détriment de l’environnement et de la santé. La Confédération cesserait d’accorder un soutien financier à la publicité pour la viande. Contrairement à aujourd’hui, la production d’aliments d’origine végétale serait davantage encouragée que la production de viande. Les agriculteurs souhaitant passer du secteur déficitaire de l’élevage à la production d’aliments d’origine végétale bénéficieraient d’un soutien de la Confédération dans le cadre de cette initiative. Cependant, ni les agriculteurs ni les consommateurs ne seraient contraints à quoi que ce soit. </p><p>En cette période d’incertitude, il ne suffit pas de constituer des réserves d’urgence, comme le recommande la Confédération. Il faut également agir pour garantir la sécurité alimentaire nationale. C’est ce que propose cette initiative.</p><p>Au Parlement, que ce soit au <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/amtliches-bulletin/amtliches-bulletin-die-verhandlungen?SubjectId=71146" target="_blank">Conseil national</a> ou au <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/amtliches-bulletin/amtliches-bulletin-die-verhandlungen?SubjectId=71128" target="_blank">Conseil des États</a>, personne ne s’est prononcé en faveur de l’initiative. Le <a href="https://www.admin.ch/fr/nsb?id=103125" target="_blank">Conseil fédéral</a> aussi rejette l’initiative. Le PS, les Verts et le GLP ont voulu élaborer un <a href="https://www.parlament.ch/de/services/news/Seiten/2025/20251217154127212194158159026_bsd120.aspx" target="_blank">contre-projet</a> mettant l’accent sur la promotion de l’alimentation végétale, mais leur initiative n’a pas abouti. Lorsqu’il s’agit de mettre en place un système agricole davantage orienté sur l’alimentation végétale, il devient impossible de compter sur le soutien des partis politiques. Grâce à cette initiative, la population aurait toutefois le pouvoir de mettre fin à la politique unilatérale de promotion de la viande et de s’engager sur une voie plus durable.</p><p> </p><h3>Addendum : résultat de la votation</h3><p><a href="https://www.admin.ch/fr/initiative-alimentation" target="_blank">L’initiative a malheureusement été rejetée</a>. Le dimanche 27 septembre 2026, le peuple suisse s’est prononcé en défaveur de l’initiative « Pour une alimentation sûre », qui a recueilli 27,5 % de votes pour et 72,5 % de votes contre. Le taux de participation s’est élevé à 47 %.</p><div style="color:inherit;"><p>La crainte que la Confédération ne s’immisce dans les habitudes alimentaires de la population s’est avérée trop forte. Cela s’explique notamment par le fait que le Conseil fédéral avait affirmé dans la brochure de vote que l’acceptation de l'initiative entraînerait des « interventions massives de l’État dans la consommation ». Le comité d’initiative avait déposé un <a href="https://mailchi.mp/initiative-sichere-ernaehrung/medienmitteilung-juli-2026-aufsichtsbeschwerde" target="_blank">recours auprès de l’autorité de surveillance</a> contre cette fausse affirmation.</p><div style="color:inherit;"><p>Le résultat de cette votation montre également qu’un lobby plus puissant en faveur de l’alimentation végétale est indispensable. Si vous souhaitez que Swissveg dispose de moyens plus importants pour la prochaine initiative, vous pouvez nous soutenir en devenant <a href="https://www.swissveg.ch/affiliation">membre</a>.</p></div></div></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li><a href="https://drive.google.com/file/d/1_22HGwSuOFeAkxY7FCbnXOF3lmhd-3Fn/view" target="_blank">Texte de l'initiative</a></li><li>Prise de position du Conseil fédéral selon laquelle 78 % des subventions agricoles sont destinées à l'élevage : <a href="https://www.parlament.ch/de/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20243793" target="_blank">Interpellation : Réorienter la promotion des ventes vers une production alimentaire durable et adaptée aux conditions locales</a></li><li>Agristat. <a href="https://www.sbv-usp.ch/fr/service/agristat/graphiques#prettyPhoto[gal18204]-7" target="_blank">Approvisionnement par groupe d'aliments</a></li><li>Greenpeace Suisse. (2021, 2 février). <a href="https://www.greenpeace.ch/fr/publication/63813/arnaque-fourrage/" target="_blank">L'arnaque du fourrage</a>.</li><li>Saldo. (2026, 26 août). <a href="https://www.saldo.ch/artikel/artikeldetail/schweizer-bauern-setzen-zu-sehr-auf-tierhaltung" target="_blank">Schweizer Bauern setzen zu sehr auf Tierhaltung</a>. / Infosperber. (2026, 26 juillet). <a href="https://www.infosperber.ch/wirtschaft/landwirtschaft/der-konsum-von-fleisch-muesste-stark-reduziert-werden-falsch/" target="_blank">Der Konsum von Fleisch müsste «stark reduziert» werden: falsch!</a></li></ol></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/soutien-securite-alimentaire?language=fr">Swissveg soutient la future initiative pour une plus grande sécurité alimentaire</a>, 26.2.2023</li><li><a href="https://www.agrarforschungschweiz.ch/fr/2025/12/vers-une-augmentation-significative-du-degre-dautosuffisance-avec-un-moindre-impact-environnemental/" target="_blank">Vers une augmentation significative du degré d’autosuffisance avec un moindre impact environnemental.</a> Recherche Agronomique Suisse, 16, 212–224. <a href="https://doi.org/10.34776/afs16-212">https://doi.org/10.34776/afs16-212</a></li><li><a href="https://www.vegetarisme.fr/en-quoi-consiste-lagriculture-vegane/" target="_blank">En quoi consiste l'agriculture végane ?</a></li><li><a href="https://www.asso-coexister.ch/reconversion">Reconversion des éleveurs</a> (pour l'instant sans soutien étatique)</li><li>Site web de l'initiative : <a href="https://www.initiative-pour-une-alimentation-sure.ch/" target="_blank">Initiative pour une alimentation sûre</a><br>&nbsp;</li></ul></div> Fri, 14 Aug 2026 05:40:43 +0000 Renato 4230 at https://www.swissveg.ch Ernährungsinitiative: Die Gegenargumente https://www.swissveg.ch/de/initiative-Ernaehrungssicherheit-gegenargumente <span>Initiative sur l&#039;alimentation : les contre-arguments</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>18. août 2026 - 8:34</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Le 27 septembre 2026, la population suisse se prononcera sur l’initiative « Pour une alimentation sûre ». Celle-ci n’est soutenue par aucun grand parti et rejetée aussi bien par le Parlement que par le Conseil fédéral. Néanmoins, Swissveg est favorable à cette initiative. Dans cet article, nous passons en revue les arguments les plus fréquemment soulevés à son encontre.</p><p>L’<a href="https://www.initiative-pour-une-alimentation-sure.ch/" target="_blank">initiative</a> s’articule autour de trois axes principaux afin de renforcer la sécurité alimentaire :</p><ul><li>Renforcer durablement la production indigène</li><li>Viser un taux d’auto-approvisionnement de 70 % en favorisant les aliments d’origine végétale</li><li>Préserver la fertilité des sols, protéger la biodiversité et garantir une eau potable propre</li></ul><p class="zitat">« En Suisse, on oublie que s’il y a un problème aux frontières, <a href="https://www.youtube.com/live/6iQU-ebAIQY?t=776s" target="_blank">un jour sur deux, on ne mange pas.</a> » Guy Parmelin, Conseiller fédéral</p><p>Les opposants à l’initiative tentent de faire croire aux électeurs que si le texte était adopté, ils ne pourraient plus consommer de produits d’origine animale. L’<a href="https://www.instagram.com/bauernverband_zuerich/" target="_blank">Union des paysans zurichois</a> a déjà publié plus de 50 vidéos sur Instagram afin de véhiculer cette idée. Les opposants à l’initiative se battent avant tout pour préserver leurs privilèges en tant que producteurs de viande et de lait, deux produits qui sont actuellement les principaux bénéficiaires de la politique agricole de la Confédération. En effet, les détracteurs sont surtout des représentants de divers secteurs de l’<a href="https://www.ernaehrungsinitiative-nein.ch/ueber-uns/allianz.html" target="_blank">industrie de la viande</a>, qui ont uni leurs forces afin de pouvoir continuer à profiter des milliards versés par la Confédération. Comme les sommes en jeu sont colossales, tous les moyens sont bons pour y parvenir, quitte à faire passer la vérité sous silence. Voici une analyse des déclarations des lobbyistes de la filière de la viande :</p><div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"><h3>Cette initiative est un « diktat végane »</h3><p>Les opposants à l’<a href="https://www.initiative-pour-une-alimentation-sure.ch/" target="_blank">initiative</a><span class="fussnotenlink">1</span> tentent de la discréditer en la présentant comme une réglementation alimentaire. Ils ont même lancé un « <a href="https://www.initiative-alimentation-non.ch/soutien/jour-du-dernier-cervelas.html" target="_blank">Jour du dernier cervelas</a> » pour semer la panique face aux conséquences présumées de l’initiative. Or, <strong>le texte de l’initiative ne contient aucune interdiction alimentaire.</strong> Même si l’initiative est adoptée, chacun pourra continuer à manger ce qu’il souhaite. Ce qui changerait toutefois, c’est que la Confédération n’investirait plus 6 millions d’argent public dans la publicité pour la viande. Les subventions agricoles ne favoriseraient plus l’élevage de manière aussi unilatérale. La population ne serait plus incitée à consommer de la viande. Cela n’a rien d’un « diktat végane ».</p><p>Selon la Confédération, <a href="https://www.blv.admin.ch/de/menuch-ergebnisse" target="_blank">la consommation de viande en Suisse est environ trois fois supérieure à la quantité recommandée</a>. Il est donc grand temps de passer de la promotion de la viande à celle des aliments d’origine végétale. Une telle réorientation, combinée à la transition agricole, permettrait d’influencer indirectement la demande. Et même si les habitudes alimentaires ne devaient pas changer radicalement à court terme, il serait au moins possible de réduire considérablement les importations d’aliments d’origine végétale.</p><p>Si l’on se réfère au « <a href="https://link.springer.com/article/10.1186/s44263-026-00306-6" target="_blank">Planetary Health Diet</a> », la consommation de viande et de produits laitiers en Suisse est respectivement 8,5 fois et 3,5 fois supérieure aux quantités recommandées. En revanche, la consommation de légumes est environ vingt fois inférieure à ce qui serait bénéfique pour la santé et la planète. De ce point de vue également, il serait souhaitable que la Confédération cesse de subventioner la production d’aliments d’origine animale. Il n’est absolument pas nécessaire que la Confédération finance des publicités pour la viande.</p><p class="zitat">Aujourd’hui, 78 % des 3,6 milliards de subventions agricoles sont allouées à la production de denrées d’origine animale.<span class="fussnotenlink">2</span> </p><h3>« 60 à 70 % des terres agricoles sont des prairies et ne peuvent être utilisées que pour la production de viande et de lait »</h3><p>Ce chiffre provient de l’Union suisse des paysans et a été repris tel quel, sans vérification, par l’Office fédéral de la statistique. Dès lors qu’une vache se trouve sur une parcelle, cette dernière est considérée comme une <a href="/grasland-schweiz">prairie</a>, quelle que soit la qualité du sol. En réalité, de nombreuses surfaces servant actuellement de pâturage sont parfaitement cultivables. Sur les surfaces impropres à la culture, l’initiative permettrait néanmoins aux agriculteurs de continuer à pratiquer une production alimentaire adaptée. Elle n’aurait donc aucun impact sur les prairies. Ce qu’elle souhaite changer, c’est le fait que plus de la moitié des terres arables fertiles sont utilisées pour produire du fourrage. Il s’agit d’un gaspillage colossal, qui oblige la Suisse à importer plus de la moitié des aliments d’origine végétale consommés sur son territoire.<span class="fussnotenlink">3</span></p><p>En 2024, 29,2 millions de tonnes de fourrage ont été distribuées aux animaux d’élevage suisses (des chiffres plus récents ne sont pas encore disponibles). Parmi celles-ci, 22,5 millions de tonnes sont constituées d’herbe, de foin, etc. – c’est-à-dire d’aliments peu riches en énergie. Au total, près de 1,45 million de tonnes d’aliments pour animaux (principalement des concentrés) ont été importées de l’étranger en 2024, et la tendance est à la hausse : en l’espace de 20 ans, les importations ont pratiquement doublé. <strong>Sans ces aliments importés à haute teneur énergétique, la production de viande en Suisse serait réduite de moitié.</strong><span class="fussnotenlink">4</span></p><p>L’argument des prairies ne s’applique qu’à une toute petite partie des produits d’origine animale fabriqués en Suisse (et cette partie n’est pas affectée par l’initiative). Ni les porcs ni les poulets ne se nourrissent d’herbe. Or, ces deux espèces représentent environ les <a href="https://www.swissveg.ch/fr/prairies-suisses?language=fr">trois quarts</a> de la consommation de viande en Suisse.</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Diagramme/Futtermittelimporte_FR.webp" alt="Importation d'aliments pour animaux en tonnes" /><p class="zitat">60 % des terres arables sont destinées à la culture fourragère plutôt qu’à la culture de denrées alimentaires végétales destinées aux êtres humains.</p><h3>« Pour rester fertile, le sol doit aussi être utilisé de temps en temps comme pâturage »</h3><p>La fertilisation à base de matières fécales (fumier et lisier) est très répandue en Suisse. Cela s'explique principalement par le fait qu'il existe un excédent de matières fécales dans ce pays. Malheureusement, même de nombreux « experts » partent du principe qu'il n'existe que deux options pour la fertilité des sols : la fertilisation à base de matières fécales ou à base d’engrais chimiques. Il existe pourtant une troisième voie, bien meilleure pour les sols : <strong>l’agriculture bio-végétalienne</strong>. Celle-ci travaille en harmonie avec la nature et permet ainsi d’améliorer la fertilité des sols à long terme. Contrairement aux matières fécales, cette méthode n’attire pas les ravageurs. De plus, elle évite l’épandage sur les champs de bactéries <em>E. coli </em>ou de salmonelles, ainsi que de résidus d’antibiotiques issus du traitement des animaux « de rente ». </p><p>Il est faux de prétendre qu’une rotation des cultures avec des prairies artificielles est indispensable, y compris sur les terres arables. Le <a href="https://www.swissveg.ch/fr/V-Label-Vegan-Agriculture" target="_blank">V-Label Vegan Agriculture</a> a été lancé en 2025 afin de promouvoir l’agriculture bio-végétalienne. Le site Internet de <a href="https://www.biocyclic-vegan.org/" target="_blank">Biocyclic Vegan Agriculture</a> fournit de plus amples informations sur ce mode d’agriculture durable, sans matières fécales ni pâturages.</p><h3>« La production végétale est trop vulnérable : une tempête peut tout détruire en un clin d’œil. »</h3><p>Fin août, une tempête accompagnée de grêle s’est abattue sur la Suisse. Elle a causé d’importants dégâts aux cultures agricoles et a été exploitée par les opposants à l’initiative pour présenter la production alimentaire végétale comme précaire. Or, plusieurs faits sont ici occultés :</p><p>Une grande partie des cultures agricoles est destinée à la production fourragère. Celles-ci sont également touchées par les intempéries et tout aussi vulnérables. La production de fruits et légumes nécessite en revanche beaucoup moins de surface. Elle peut donc être plus facilement protégée contre les intempéries (par exemple à l’aide de filets anti-grêle ou de serres). Cela n’est pratiquement pas possible avec les immenses champs destinés à la production fourragère. Les petits champs de légumes peuvent également être irrigués plus facilement. La sécheresse de cette année a donc surtout eu des répercussions négatives sur la production fourragère. En raison de la sécheresse, il a même fallu importer <a href="https://www.rts.ch/info/suisse/2026/article/secheresse-en-suisse-du-fourrage-importe-depuis-le-canada-29341562.html" target="_blank">du foin du Canada</a>. De plus, le Conseil fédéral a dû débloquer une partie des <a href="https://www.rts.ch/info/suisse/2026/article/reserves-de-fourrage-la-suisse-debloque-16-000-tonnes-29343093.html" target="_blank">réserves obligatoires de fourrage</a>, car le faible débit du Rhin a réduit les importations d’aliments pour animaux et la sécheresse sur le territoire national a encore diminué l’offre de fourrage. À plusieurs égards, les intempéries posent donc davantage de problèmes à l’élevage qu’aux cultures végétales destinées aux humains.</p><h3>« L’agriculture suisse répond à la demande des consommateurs. La Confédération ne doit pas imposer de règles en la matière »</h3><p>Comme les agriculteurs suisses parviennent à peine à vivre de leurs produits, la Confédération détermine, par le biais des subventions, ce qui vaut la peine d’être produit d’un point de vue économique. Le secteur le plus déficitaire est celui de la production de denrées alimentaires d’origine animale. C’est à la production de viande, de lait et de sucre que sont versées les subventions les plus importantes. Il convient ici de noter que l’industrie sucrière produit, à partir des betteraves sucrières, à peu près autant de <a href="https://www.zucker.ch/fr/fourrage" target="_blank">fourrage</a> que de sucre, et qu’elle est donc intimement liée au secteur de l’élevage. <strong>Les agriculteurs suisses ne produisent donc pas ce que le marché exige, mais ce que la Confédération subventionne.</strong> Cela vaut en particulier pour le secteur de l’élevage conventionnel.</p><p>Par ailleurs, la Confédération exerce également une grande influence sur la demande des consommateurs : elle finance chaque année la publicité pour la viande à hauteur d’environ 6 millions de francs. Et grâce aux subventions accordées au secteur de la production, elle permet la vente de viande à des prix de dumping dans les magasins. Si ces deux facteurs venaient à disparaître, la consommation de viande devrait fortement baisser, car les produits végétaux deviendraient alors plus compétitifs et environ la moitié des affiches publicitaires pour la viande disparaîtraient.</p><p>Aujourd’hui, les <a href="https://www.sbv-usp.ch/fr/service/agristat/graphiques#prettyPhoto[gal18204]-7" target="_blank">deux tiers des aliments d’origine végétale doivent être importés</a>. Dans ce domaine, le taux d’autosuffisance pourrait être considérablement accru si les terres arables étaient à nouveau affectées à la production alimentaire.</p><p>Que se passerait-il si la demande en viande diminuait moins (vite) que la production de viande ? Aujourd’hui, la production déficitaire de viande est maintenue artificiellement à flot grâce à l’argent des contribuables. Si ces aides publiques étaient réorientées, au moins en partie, vers les produits végétaux, de nombreux agriculteurs pourraient cultiver davantage d’aliments d’origine végétale et ainsi <a href="https://www.swissveg.ch/fr/terre">produire plus de denrées alimentaires</a> sur leurs terres. Un éventuel déficit de production dans le secteur de la viande pourrait être compensé par des importations temporaires. Les importations passeraient donc des produits végétaux aux produits d’origine animale. Parallèlement, les importations de fourrage diminueraient fortement. Conformément à l’article actuel sur la sécurité alimentaire (<a href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/1999/404/fr#a104a" target="_blank">art. 104a, al. d, de la Constitution fédérale</a>), toutes les importations doivent être durables. En termes de volume, elles devraient toutefois être nettement inférieures aux niveaux actuels.</p><p>Les opposants à l'initiative mettent en garde contre les importations qui ne respectent pas nos normes environnementales. Pourtant, ils rejettent également la partie de l’initiative qui vise à renforcer la biodiversité, la fertilité des sols et la qualité de l’eau potable sur le territoire national.</p><img src="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/bilder/Diagramme/terre.jpg" alt="Consommation de terres par kg d'aliments" /><h3>« La Confédération n’a pas à nous dicter ce que nous avons le droit de manger »</h3><p>L’initiative ne contient aucune disposition relative à l’alimentation. Elle exige toutefois un rééquilibrage de la politique de subventions de la Confédération, aujourd’hui axée de manière unilatérale sur la consommation de viande et de produits laitiers. Les subventions unilatérales accordées à la publicité pour la viande, d’un montant annuel d’environ 6 millions de francs, seraient supprimées.</p><p>Plusieurs calculs montrent par ailleurs que l’objectif de 70 % d’autosuffisance alimentaire pourrait même être atteint sans que la population n’ait à modifier radicalement ses habitudes alimentaires.⁵ Si l’on cultivait moins de fourrage et davantage d’aliments d’origine végétale sur les terres arables fertiles, les importations d’aliments d’origine végétale diminueraient fortement, sans que les importations de viande n’augmentent de manière aussi marquée. Cela s’explique par le fait qu’une même surface agricole permet de produire beaucoup plus de calories alimentaires lorsque la production est directement destinée à l’alimentation humaine (raccourcissement de la chaîne alimentaire).</p><p>Bien entendu, il serait possible d’augmenter encore considérablement le taux d’autosuffisance alimentaire en réduisant nettement la consommation de produits d’origine animale, mais si toutes les autres mesures nécessaires sont mises en œuvre, cela n’est pas indispensable pour atteindre les 70 % visés.</p><h3>« Cette initiative entraînera une augmentation des importations de viande »</h3><p>Comme indiqué ci-dessus, cette initiative peut être mise en œuvre sans que les habitudes de consommation en Suisse ne changent : en cultivant davantage de denrées alimentaires végétales plutôt que de fourrage sur les terres arables fertiles, on peut réduire considérablement les importations de denrées alimentaires végétales. Actuellement, <a href="https://www.sbv-usp.ch/fr/service/agristat/graphiques#prettyPhoto[gal18204]-7" target="_blank">deux tiers</a> de nos denrées alimentaires végétales (légumes, fruits, céréales, légumineuses...) doivent être importés.</p><p>En théorie, il est vrai que cette initiative entraînerait une légère augmentation des importations de viande si la consommation de viande restait inchangée, car elle ne prévoit pas de restrictions alimentaires pour la population. Toutefois, l’initiative encouragera une réduction volontaire de la consommation actuelle de viande, dans la mesure où la Confédération ne dépensera plus l’argent des contribuables pour la publicité en faveur de la viande. Grâce à cette initiative, ces fonds pourront être réaffectés à la promotion d’aliments végétaux sains.</p><p>De plus, le subventionnement fédéral des aliments d’origine végétale modifierait la <a href="https://www.swissveg.ch/fr/comparatif-alternatives-viande-2026?language=fr">différence de prix</a> entre les aliments d’origine végétale et ceux d’origine animale, au profit des aliments sains d’origine végétale.</p><p>Ces deux mesures (publicité et prix) permettraient de réduire la consommation de viande au profit des aliments d’origine végétale, sans que personne ne soit contraint à quoi que ce soit. À long terme, il est donc tout à fait possible que l’initiative entraîne une baisse des importations de viande par rapport à aujourd’hui.</p><h3>« Cette initiative est antisociale : elle fera grimper le prix de la viande »</h3><p>Aujourd’hui, la viande est vendue à des prix de dumping. Cela est possible car une grande partie de son prix est financée par nos impôts, via des subventions. Cependant, comme la production de viande est très coûteuse (il faut d’abord cultiver ou importer des aliments pour nourrir les animaux, puis abattre ces derniers et vendre une partie de leur viande), la viande représente néanmoins <a href="https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/situation-economique-sociale-population/revenus-consommation-et-fortune/budget-des-menages/depenses-des-menages.assetdetail.32667077.html" target="_blank">la plus grosse dépense parmi tous les groupes d’aliments d'un ménage</a>.</p><p>La promotion unilatérale de la viande (ainsi que du lait et du sucre) qui prévaut actuellement conduit les personnes les plus modestes, en particulier, à consommer davantage de ces produits. Cela se reflète également dans les statistiques : les maladies liées à l’alimentation (y compris l’obésité) sont plus répandues parmi les classes sociales les plus vulnérables. Aujourd’hui, par exemple, on trouve des <a href="https://www.migros.ch/fr/product/230500171000" target="_blank">cervelats</a> à un prix plus avantageux que du <a href="https://www.migros.ch/fr/product/275780501000" target="_blank">brocoli bio</a>, un produit sain qui ne bénéficie pratiquement d’aucune subvention. C’est là la conséquence de notre politique actuelle. Il est vrai que le prix de la viande risque d’augmenter légèrement si l’initiative est adoptée, car la part de fonds publics qui lui est consacrée diminuerait. En contrepartie, les produits dont la consommation est insuffisante en Suisse d’un point de vue sanitaire (par exemple les légumineuses) deviendraient plus abordables. Ainsi, les personnes à faibles revenus pourraient à l’avenir accéder plus facilement à une alimentation saine et ainsi économiser en partie les coûts supplémentaires liés aux maladies. Et si la publicité s’orientait davantage vers les aliments d’origine végétale, les achats de viande pourraient diminuer, ce qui permettrait d’exploiter pleinement ce potentiel d’économies. Actuellement, selon la Confédération, la population suisse consomme <a href="https://www.blv.admin.ch/fr/menuch-resultats" target="_blank">trois fois plus de viande</a> que ce qui serait recommandé pour la santé. Une réorientation de la publicité vers des produits végétaux plus sains aurait ainsi également un aspect social positif.</p><p>Bien sûr, cette initiative ne signifie pas qu’il faille passer de la viande au brocoli (même si cela serait bon pour la santé). Elle concerne par exemple aussi la culture des légumineuses, à partir desquelles on peut produire des alternatives à la viande. À l’heure actuelle, en raison d’une politique unilatérale, ces produits sont souvent encore <a href="https://www.swissveg.ch/fr/comparatif-alternatives-viande-2026?language=de">plus chers que la viande</a>, alors que leur production est nettement moins coûteuse. L’initiative permettrait d’amorcer une évolution qui rendrait les alternatives végétales à la fois plus qualitatives et moins onéreuses. Tout le monde en profiterait, en particulier les personnes qui, aujourd’hui, ont tendance à adopter une alimentation peu saine pour des raisons financières.</p><h3>« Oui, il faut augmenter notre taux d’auto-approvisionnement alimentaire, mais pas comme ça »</h3><p>Le moyen de loin le plus efficace pour augmenter notre taux d’autosuffisance consiste à raccourcir la chaîne alimentaire. Aucune autre mesure ne permet d’économiser autant de calories que ce simple changement. En consommant directement des végétaux plutôt que de faire un détour par les animaux, nous pouvons accroître drastiquement le nombre de calories produites sur une même superficie. Rejeter cette mesure essentielle revient à rejeter l’augmentation du taux d’autosuffisance et à maintenir la Suisse dans une situation de dépendance vis-à-vis des importations. Il est étonnant de constater que ce sont précisément les milieux qui s’opposent à toute dépendance vis-à-vis de l’étranger qui, en matière d’alimentation, font tout pour que celle-ci soit maintenue.</p><p>La Confédération a déjà un mandat constitutionnel visant à garantir l’approvisionnement de la population (<a href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/1999/404/fr#art_104" target="_blank">article 104 de la Constitution fédérale</a>). Or, avec un taux d’autosuffisance inférieur à 50 %, elle ne remplit pas ce mandat. Si elle était adoptée, l’initiative permettrait de faire respecter ce mandat en visant un taux d’auto-approvosionnement d’au moins 70 %.</p><p>Les responsables politiques sont tout à fait conscients que la forte dépendance actuelle de la Suisse vis-à-vis des importations constitue un danger en période de crise. Pourtant, au lieu de s’attaquer à la racine du problème, ils recommandent à la population de constituer des <a href="https://www.blick.ch/fr/suisse/stocks-durgence-la-campagne-de-la-confederation-est-un-echec-id20664451.html" target="_blank">réserves d’urgence</a> et rejettent l’initiative pour une alimentation sûre, qui pourrait pourtant apporter une partie de la solution.</p><h3>« Cette initiative prend les agriculteurs pour cible »</h3><p>Aujourd’hui, les agriculteurs suisses qui produisent du lait ou de la viande vivent en grande partie grâce aux subventions de l’État. Ils disposent néanmoins d’un faible revenu et la surproduction continue de faire baisser les prix. Le <a href="/traumatisierte-tierhalter">taux de suicide dans le monde paysan</a> est très élevé. Pour les agriculteurs aussi, il est temps que les choses changent. L’initiative apporte une solution concrète à ce problème. Elle favorise l’agriculture en permettant une transition vers une production plus durable.</p><p>Actuellement, les fabricants d’alternatives végétales à la viande tels que <a href="https://thegreenmountain.ch/" target="_blank">The Green Mountain</a> et <a href="https://eatplanted.com/" target="_blank">Planted</a>, par exemple, doivent importer la totalité de leurs protéines de pois car les terres arables suisses sont consacrées à la production de viande et de lait. L’initiative propose de soutenir les agriculteurs suisses dans leur réorientation en leur offrant des services de recherche, des conseils et des formations. </p><p>Les cheptels de vaches laitières et de porcs sont en baisse depuis des années. Le secteur agricole suisse va donc inévitablement devoir s’adapter. Sans cette initiative, il n’y aura toutefois aucun soutien de la part de la Confédération, qui continuera à se concentrer sur la production de viande et de lait, alors même que le marché évolue dans une autre direction. </p><p>L’initiative représente donc une formidable opportunité pour les acteurs du secteur agricole de s’adapter aux nouvelles conditions du marché.</p><h3>« Il est impossible d’atteindre un taux d’auto-approvisionnement de 70 % en 10 ans seulement »</h3><p>Il est vrai que l’initiative vise un objectif de 70 % d’auto-approvisionnement dans un délai de 10 ans. Cependant, viser un certain objectif dans un délai donné ne signifie pas pour autant qu’il soit obligatoire de l’atteindre d’ici là. L’initiative cherche simplement à tracer une orientation claire avec un objectif certes ambitieux, mais réalisable. Les arguments remettant en cause la viabilité de l’initiative sont donc soit malhonnêtes, soit fondés sur une méconnaissance des faits. </p><p>Selon une <a href="https://www.agrarforschungschweiz.ch/fr/2025/12/vers-une-augmentation-significative-du-degre-dautosuffisance-avec-un-moindre-impact-environnemental/" target="_blank">étude réalisée en 2025 par l’ETH Zurich en collaboration avec le FiBL</a>, il serait même possible d’atteindre un taux d’autosuffisance supérieur à 100 % si les mesures nécessaires étaient mises en œuvre de manière cohérente. Parmi celles-ci figurent notamment la réduction du gaspillage alimentaire et l’utilisation des terres arables pour la production alimentaire plutôt que pour la culture fourragère (stratégie « Feed-no-Food »). Parallèlement, l’impact environnemental de la production alimentaire serait considérablement réduit.</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Diagramme/Entwicklung-Selbstversorgungsgrad_2005-2024_FR.webp" alt="Évolution du taux d'autosuffisance" width="27.97%" class="align-center" /></div><h3>Conclusion</h3><p>L’initiative mettrait fin à la priorité unilatérale accordée aujourd’hui à la production de viande et de lait, au détriment de l’environnement et de la santé. La Confédération cesserait d’accorder un soutien financier à la publicité pour la viande. Contrairement à aujourd’hui, la production d’aliments d’origine végétale serait davantage encouragée que la production de viande. Les agriculteurs souhaitant passer du secteur déficitaire de l’élevage à la production d’aliments d’origine végétale bénéficieraient d’un soutien de la Confédération dans le cadre de cette initiative. Cependant, ni les agriculteurs ni les consommateurs ne seraient contraints à quoi que ce soit. </p><p>En cette période d’incertitude, il ne suffit pas de constituer des réserves d’urgence, comme le recommande la Confédération. Il faut également agir pour garantir la sécurité alimentaire nationale. C’est ce que propose cette initiative.</p><p>Au Parlement, que ce soit au <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/amtliches-bulletin/amtliches-bulletin-die-verhandlungen?SubjectId=71146" target="_blank">Conseil national</a> ou au <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/amtliches-bulletin/amtliches-bulletin-die-verhandlungen?SubjectId=71128" target="_blank">Conseil des États</a>, personne ne s’est prononcé en faveur de l’initiative. Le <a href="https://www.admin.ch/fr/nsb?id=103125" target="_blank">Conseil fédéral</a> aussi rejette l’initiative. Le PS, les Verts et le GLP ont voulu élaborer un <a href="https://www.parlament.ch/de/services/news/Seiten/2025/20251217154127212194158159026_bsd120.aspx" target="_blank">contre-projet</a> mettant l’accent sur la promotion de l’alimentation végétale, mais leur initiative n’a pas abouti. Lorsqu’il s’agit de mettre en place un système agricole davantage orienté sur l’alimentation végétale, il devient impossible de compter sur le soutien des partis politiques. Grâce à cette initiative, la population aurait toutefois le pouvoir de mettre fin à la politique unilatérale de promotion de la viande et de s’engager sur une voie plus durable.</p><p> </p><h3>Addendum : résultat de la votation</h3><p><a href="https://www.admin.ch/fr/initiative-alimentation" target="_blank">L’initiative a malheureusement été rejetée</a>. Le dimanche 27 septembre 2026, le peuple suisse s’est prononcé en défaveur de l’initiative « Pour une alimentation sûre », qui a recueilli 27,5 % de votes pour et 72,5 % de votes contre. Le taux de participation s’est élevé à 47 %.</p><div style="color:inherit;"><p>La crainte que la Confédération ne s’immisce dans les habitudes alimentaires de la population s’est avérée trop forte. Cela s’explique notamment par le fait que le Conseil fédéral avait affirmé dans la brochure de vote que l’acceptation de l'initiative entraînerait des « interventions massives de l’État dans la consommation ». Le comité d’initiative avait déposé un <a href="https://mailchi.mp/initiative-sichere-ernaehrung/medienmitteilung-juli-2026-aufsichtsbeschwerde" target="_blank">recours auprès de l’autorité de surveillance</a> contre cette fausse affirmation.</p><div style="color:inherit;"><p>Le résultat de cette votation montre également qu’un lobby plus puissant en faveur de l’alimentation végétale est indispensable. Si vous souhaitez que Swissveg dispose de moyens plus importants pour la prochaine initiative, vous pouvez nous soutenir en devenant <a href="https://www.swissveg.ch/affiliation">membre</a>.</p></div></div></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li><a href="https://drive.google.com/file/d/1_22HGwSuOFeAkxY7FCbnXOF3lmhd-3Fn/view" target="_blank">Texte de l'initiative</a></li><li>Prise de position du Conseil fédéral selon laquelle 78 % des subventions agricoles sont destinées à l'élevage : <a href="https://www.parlament.ch/de/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20243793" target="_blank">Interpellation : Réorienter la promotion des ventes vers une production alimentaire durable et adaptée aux conditions locales</a></li><li>Agristat. <a href="https://www.sbv-usp.ch/fr/service/agristat/graphiques#prettyPhoto[gal18204]-7" target="_blank">Approvisionnement par groupe d'aliments</a></li><li>Greenpeace Suisse. (2021, 2 février). <a href="https://www.greenpeace.ch/fr/publication/63813/arnaque-fourrage/" target="_blank">L'arnaque du fourrage</a>.</li><li>Saldo. (2026, 26 août). <a href="https://www.saldo.ch/artikel/artikeldetail/schweizer-bauern-setzen-zu-sehr-auf-tierhaltung" target="_blank">Schweizer Bauern setzen zu sehr auf Tierhaltung</a>. / Infosperber. (2026, 26 juillet). <a href="https://www.infosperber.ch/wirtschaft/landwirtschaft/der-konsum-von-fleisch-muesste-stark-reduziert-werden-falsch/" target="_blank">Der Konsum von Fleisch müsste «stark reduziert» werden: falsch!</a></li></ol></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/soutien-securite-alimentaire?language=fr">Swissveg soutient la future initiative pour une plus grande sécurité alimentaire</a>, 26.2.2023</li><li><a href="https://www.agrarforschungschweiz.ch/fr/2025/12/vers-une-augmentation-significative-du-degre-dautosuffisance-avec-un-moindre-impact-environnemental/" target="_blank">Vers une augmentation significative du degré d’autosuffisance avec un moindre impact environnemental.</a> Recherche Agronomique Suisse, 16, 212–224. <a href="https://doi.org/10.34776/afs16-212">https://doi.org/10.34776/afs16-212</a></li><li><a href="https://www.vegetarisme.fr/en-quoi-consiste-lagriculture-vegane/" target="_blank">En quoi consiste l'agriculture végane ?</a></li><li><a href="https://www.asso-coexister.ch/reconversion">Reconversion des éleveurs</a> (pour l'instant sans soutien étatique)</li><li>Site web de l'initiative : <a href="https://www.initiative-pour-une-alimentation-sure.ch/" target="_blank">Initiative pour une alimentation sûre</a><br>&nbsp;</li></ul></div> Fri, 14 Aug 2026 05:40:43 +0000 Renato 4230 at https://www.swissveg.ch EGMR urteilt: Vegane Ernährung ist ein Menschenrecht https://www.swissveg.ch/de/EGMR-vegan-Menschenrecht <span>Arrêt de la CEDH : l&#039;alimentation végétale est un droit humain</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>22. juillet 2026 - 16:40</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Le 16&nbsp;juillet, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a reconnu l’alimentation végétale comme un droit humain pour les personnes véganes. Cet arrêt historique aura des conséquences considérables pour les hôpitaux, les prisons et les autres institutions publiques. Qu’est-ce qui a conduit à cette décision et qu’est-ce que cela signifie pour la Suisse&nbsp;?</p><h2>Pas de repas sans produits d’origine animale dans les établissements suisses</h2><p>Tout commence il y a quelques années en Suisse romande. G.K. et A.S., deux adelphes véganes et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Antisp%C3%A9cisme" target="_blank">antispécistes</a>, militent activement contre l’oppression et l’exploitation des animaux. En novembre 2018, G.K. se retrouve en détention provisoire dans une prison du canton de Genève, où on ne lui propose que des plats contenant de la viande ou d’autres produits d’origine animale. Au cours de l’année qui suit, bien que la prison fasse quelques efforts pour trouver un compromis, G.K. se voit néanmoins refuser à plusieurs reprises son droit à une alimentation strictement végétalienne. Cette situation est d’autant plus choquante que c’est précisément en raison de son engagement contre l’exploitation des animaux que G.K. se trouve dans cette situation. Pour son adelphe, les choses ne se passent guère mieux&nbsp;: A.S. ne bénéficie pas non plus d’une alimentation strictement végétalienne lors de son séjour forcé, de février à avril 2021, dans un établissement psychiatrique du canton de Vaud.</p><h2>Un long parcours&nbsp;: du tribunal cantonal jusqu’à Strasbourg</h2><p>G.K. et A.S. se plaignent à plusieurs reprises, estimant que leur liberté de conscience est bafouée – la liberté de conscience est un droit de l’homme en vertu de l’article&nbsp;9 de la Convention européenne des droits de l’homme (art.&nbsp;9. CEDH) – mais leurs plaintes ne reçoivent aucune réponse juridiquement contraignante leur permettant d’engager d’autres démarches. Les deux activistes finissent par saisir le Tribunal fédéral, qui rejette leur recours en raison de l’absence de décisions juridiquement contraignantes auxquelles leur recours aurait dû se référer. L’un des arrêts fait également référence à une remarque antérieure d’un tribunal cantonal selon laquelle il aurait été trop difficile de proposer des plats strictement végétaliens, et que les personnes véganes devaient se contenter de plats végétariens. Pourtant, les véganes savent bien que cette affirmation est fausse&nbsp;: il n’est pas beaucoup plus compliqué de cuisiner végétalien que de cuisiner des plats végétariens ou à base de viande.</p><p>Il ne reste donc plus qu’une seule option à G.K. et A.S.&nbsp;: porter l’affaire jusqu’à Strasbourg. C'est là qu’ils obtiennent enfin gain de cause&nbsp;:<strong> ils parviennent à faire reconnaître, pour la première fois, que l’alimentation végétalienne doit être protégée comme un droit humain</strong>, créant ainsi, au passage, un précédent historique pour l’avenir.</p><div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"><h3>Les points importants de l’arrêt</h3><p>Dans son <a href="https://hudoc.echr.coe.int/eng#%7B%22display%22:%5B%220%22%5D,%22languageisocode%22:%5B%22ENG%22%5D,%22appno%22:%5B%2255299/20%22,%2231515/22%22%5D,%22documentcollectionid2%22:%5B%22CLIN%22%5D,%22itemid%22:%5B%22002-14630%22%5D%7D" target="_blank">arrêt</a> du jeudi 16&nbsp;juillet 2026, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a estimé que G.K. et A.S. avaient subi une atteinte à leur liberté de pensée et de conscience, protégée par l’article&nbsp;9 de la Convention européenne des droits de l’homme, dans la mesure où, pendant leur détention, ils n’avaient pas bénéficié en permanence d’une alimentation conforme à leurs valeurs éthiques. Leur mode de vie végane relève de l’article&nbsp;9 car il est reconnu comme «&nbsp;une conviction éthique sincère et cohérente&nbsp;». En outre, le fait qu’il ait été de facto impossible à G.K. et A.S. d’intenter une action en justice contre les établissements constitue une violation de l’article 13 de la Convention européenne des droits de l’homme (droit à un recours effectif), car les réponses de ces derniers ne constituaient pas des décisions juridiquement contraignantes et le Tribunal fédéral n’avait pas reconnu aux requérants un intérêt suffisant à la cause. G.K. et A.S. se sont vu accorder une réparation morale.</p></div><h2>Un arrêt d’une grande importance</h2><p>Il est certain que pour G.K. et A.S., le fait d’avoir enfin obtenu gain de cause devant la plus haute instance judiciaire dans cette affaire revêt une grande importance. Mais ce jugement aura également une portée considérable pour le mouvement végane et antispéciste dans son ensemble. En effet, il est désormais officiellement reconnu que l’alimentation végétalienne, lorsqu’elle repose sur une conviction éthique démontrable, constitue un droit humain. L’article&nbsp;9 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui englobe non seulement la liberté de pensée et de conscience, mais aussi la liberté de religion, n’avait encore jamais été appliqué à un régime alimentaire motivé par des raisons non religieuses. Autrement dit, si les prisons, les hôpitaux et les autres établissements publics adaptaient déjà leurs menus dans les cas liés à la religion (en proposant par exemple des repas halal ou casher), ils n’étaient jusqu’à présent pas tenus de prendre en compte les besoins des personnes véganes.</p><h2>La CEDH reconnaît le véganisme comme relevant de la liberté de conscience</h2><p>Mais tout comme une conviction fondamentale d’ordre religieux guide les actions d’une personne dans différents domaines de la vie et peut, en ce sens, devenir une question de conscience, les motivations qui sous-tendent le véganisme, telles que le rejet du spécisme, le respect de la dignité animale ou la compassion face à la souffrance des animaux, peuvent aussi guider les actions des personnes véganes. En ce sens, dans diverses situations, leurs choix (visant à rejeter toute exploitation animale) relèvent donc eux aussi de la liberté de conscience.</p><h2>L’arrêt rendu à Strasbourg est juridiquement contraignant pour tous les États signataires</h2><p>Le fait que la CEDH ait désormais reconnu le véganisme comme relevant de la liberté de conscience constitue une première étape vers un plus grand respect de la part des institutions et une plus grande tolérance de la part de la population à l'égard des personnes véganes et de leur régime alimentaire. En effet, cet arrêt est juridiquement contraignant pour la Suisse et les 45&nbsp;autres États membres du Conseil de l’Europe qui ont ratifié la Convention européenne des droits de l’homme, et il s’applique avec effet immédiat sans restriction.</p><div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"><h3>Les droits de l’homme prévalent sur la loi suisse</h3><p>En Suisse, la Convention européenne des droits de l’homme prévaut sur les lois fédérales (<a href="http://relevancy.bger.ch/php/clir/http/index.php?highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-II-417%3Ade&amp;lang=fr&amp;type=show_document" target="_blank">ATF 125 II 417</a>,&nbsp;consid.&nbsp;4d) &nbsp;et sur la Constitution fédérale (<a href="http://relevancy.bger.ch/php/clir/http/index.php?highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-I-16%3Ade&amp;lang=fr&amp;type=show_document" target="_blank">ATF 139 I 16</a>,&nbsp;consid.&nbsp;5.1). C’est pourquoi la Confédération et les cantons sont désormais tenus d’adapter leurs lois de manière à ce que, outre les régimes alimentaires motivés par des convictions religieuses, &nbsp;les régimes alimentaires non religieux tels que le végétarisme et le végétalisme soient également protégés juridiquement au titre de la liberté de pensée, de conscience et de religion, et que la discrimination à l’encontre des personnes véganes soit traitée de la même manière que la discrimination fondée sur la croyance et soit punissable de la même façon. Grâce à l’arrêt de la CEDH, cet avenir plus inclusif se rapproche désormais d’un pas.&nbsp;<br></div></p><h2>Et maintenant&nbsp;?</h2><p>Même si, en matière d’alimentation, l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme a jusqu'à présent été principalement appliqué au titre de la liberté de religion, cela ne signifie bien sûr pas que le véganisme soit une «&nbsp;quasi-religion&nbsp;», comme l’écrivent désormais certains médias. Cela signifie néanmoins que le véganisme est bien plus qu’une «&nbsp;simple préférence alimentaire&nbsp;» ou une «&nbsp;mode passagère&nbsp;»&nbsp;: il s’agit d’un engagement légitime, fondé sur des principes éthiques désormais protégés par la Convention des droits de l’homme, en faveur d’une plus grande justice envers les animaux non humains.</p><p>Il reste désormais à voir quelles lois la Confédération et les cantons adopteront pour tenir compte de cette nouvelle situation juridique. Peut-être prendront-ils exemple sur <a href="https://www.vegansociety.com/news/blog/new-prison-food-rules-what-revised-prison-food-policy-means-imprisoned-vegans" target="_blank">l’Angleterre et le Pays de Galles</a>, qui ont déjà reconnu, dès le début de l’année 2026, que la nourriture servie dans les prisons avait des répercussions importantes sur la dignité et le bien-être des personnes détenues, et qui proposent désormais un menu végétalien à l’ensemble de la population carcérale.</p><p>En attendant que la Suisse en arrive là, les véganes victimes de discrimination de la part d’institutions publiques (ou encore sur leur lieu de travail, dans le cadre du service militaire, etc.) en raison de leur régime alimentaire peuvent désormais invoquer l’arrêt de la CEDH et sa force juridique.</p><p>&nbsp;Une avancée réjouissante et porteuse d’avenir&nbsp;!</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ul><li><a href="https://hudoc.echr.coe.int/eng#%7B%22display%22:%5B%220%22%5D,%22languageisocode%22:%5B%22ENG%22%5D,%22appno%22:%5B%2255299/20%22,%2231515/22%22%5D,%22documentcollectionid2%22:%5B%22CLIN%22%5D,%22itemid%22:%5B%22002-14630%22%5D%7D" target="_blank">Arrêt de la CEDH du 16.07.2026</a></li><li>Les deux arrêts rendus par le Tribunal fédéral suisse :<ul><li><a href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/fr/php/aza/http/index.php?lang=fr&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=1&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=1B_608%2F2019++&amp;rank=1&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=aza%3A%2F%2F11-06-2020-1B_608-2019" target="_blank">Arrêt du 11 juin 2020</a></li><li><a href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/fr/php/aza/http/index.php?lang=fr&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=1&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=%222C_495%2F2021%22&amp;rank=1&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=aza%3A%2F%2F09-02-2022-2C_495-2021" target="_blank">Arrêt du 9 février 2022</a></li></ul></li></ul></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li>Communiqué de presse de Swissveg : <a href="https://newsletter.swissveg.ch/newsletter.php?data=aWQ9NjkwJmxhbmc9Rg" target="_blank">La CEDH reconnaît pour la première fois l’alimentation végétale comme un droit humain</a>, 16.07.2026</li><li>RTS: <a href="https://www.rts.ch/info/suisse/2026/article/la-suisse-condamnee-par-la-cedh-pour-avoir-refuse-un-menu-vegetalien-a-deux-militants-29304768.html" target="_blank">La Suisse condamnée par la CEDH pour avoir refusé des repas végétaliens à deux antispécistes</a>, 16.07.2026</li><li>Vegconomist: <a href="https://vegconomist.com/politics-law/echr-recgonizes-ethical-veganism-matter-of-conscience-swiss-prison-diet-case/" target="_blank">ECHR Recognizes Ethical Veganism as a Matter of Conscience in Swiss Prison Diet Case</a></li></ul></div> Fri, 17 Jul 2026 15:52:10 +0000 Nurdin 4217 at https://www.swissveg.ch