Drupal blog posts https://www.swissveg.ch/fr fr Weltpflanzenmilchtag: Zeit, die Milch neu zu denken https://www.swissveg.ch/de/weltpflanzenmilchtag-2025 <span>Journée mondiale du lait végétal : il est temps de redéfinir le lait</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>20. août 2025 - 10:07</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Le 22&nbsp;août est la Journée mondiale du lait végétal. Une journée qui appelle à un changement de mentalité, car malgré une consommation en baisse, le lait de vache continue d’être fortement subventionné en Suisse. Il est grand temps de miser sur des alternatives porteuses d’avenir.</p><h2>Le mythe du lait</h2><p>Dans l’imaginaire collectif, le lait et les vaches font partie intégrante de la Suisse, au même titre que ses montagnes et ses lacs. Mais cette représentation n’est pas le fruit du hasard&nbsp;: depuis des décennies, l’industrie laitière investit chaque année plusieurs millions dans des publicités trompeuses – financées en partie par l’argent des contribuables – montrant des vaches heureuses dans des prairies verdoyantes.<span class="fussnotenlink">1</span></p><p>Ces efforts publicitaires ont un impact certain&nbsp;: un grand nombre de consommatrices et de consommateurs ignorent d’où provient réellement leur lait. Une enquête menée par Proviande a révélé moins de la moitié des personnes interrogées savent qu’une vache doit mettre bas pour produire du lait.<span class="fussnotenlink">2</span> On peut donc supposer que la plupart des gens ne se rendent pas compte des énormes souffrances que la vache doit endurer pour produire du lait qui, en fin de compte, est arraché à son veau et consommé par des humains.</p><h2>La souffrance cachée des vaches</h2><p>Les vaches sont inséminées artificiellement chaque année afin de donner naissance à un veau et de pouvoir ainsi produire du lait. Dans la plupart des cas, le veau est arraché à sa mère quelques heures à peine après la naissance afin d’éviter qu’un lien étroit ne se forme entre eux. Séparée de son petit, la vache le cherche et l'appelle durant des jours. Les veaux mâles sont abattus pour des raisons économiques.</p><p>À cause de l’élevage intensif et du rendement laitier constant qui leur est imposé, les vaches laitières en Suisse ne vivent aujourd’hui que cinq à six ans, alors que leur espérance de vie naturelle est de 20 à 25&nbsp;ans. Au pic de sa production, une vache dite «&nbsp;à haut rendement&nbsp;» donne environ 7000&nbsp;litres de lait par an.<span class="fussnotenlink">3</span> Cette performance excessive entraîne souvent de graves inflammations des mamelles, ce qui explique pourquoi l’utilisation d’antibiotiques est monnaie courante dans l’industrie laitière. Par ailleurs, plus de 40&nbsp;% des vaches laitières en Suisse vivent en stabulation entravée, ce qui signifie qu’elles ne peuvent presque pas bouger.<span class="fussnotenlink">4</span></p><h2>Pourquoi le lait de vache est nocif pour le climat – et pas forcément bon pour les os</h2><p>La production de lait de vache est extrêmement gourmande en ressources. Elle émet de grandes quantités de gaz à effet de serre et joue ainsi un rôle non négligeable dans le changement climatique.<span class="fussnotenlink">5</span> En outre, la production laitière consomme énormément d’eau et de surfaces agricoles, et elle pollue les sols, l’air et les eaux avec des excédents de nutriments.<span class="fussnotenlink">6, 7, 8</span> Une étude du WWF a également révélé que l’industrie laitière portait atteinte à la biodiversité.<span class="fussnotenlink">9</span></p><p>En plus d’être problématique pour l’environnement, le lait de vache n’est pas nécessairement bon pour la santé. La croyance largement répandue selon laquelle le lait renforce les os n’est pas fondée. Au contraire, l’ostéoporose (perte osseuse) est particulièrement fréquente dans les pays où l’on consomme beaucoup de lait.<span class="fussnotenlink">10</span></p><h2>Bonne nouvelle&nbsp;: il y a d’autres solutions&nbsp;!</h2><p><style> .responsive-img { width: 100%; max-width: 50%; height: auto; display: block; margin: 1.5em auto; } @media (max-width: 768px) { .responsive-img { max-width: 100%; } } .fussnotenlink { vertical-align: super; font-size: 0.8em; } </style></p><p>À première vue, tous ces faits peuvent sembler décourageants. Mais il existe pourtant une solution toute simple&nbsp;: les alternatives végétales au lait&nbsp;! La production de lait d’avoine, de soja, d’amande, etc. n’engendre aucune souffrance animale. Ces alternatives sont nettement plus écologiques et peuvent même renforcer les os.</p><p>Les chiffres parlent d’eux-mêmes&nbsp;: les laits végétaux émettent considérablement moins de gaz à effet de serre et nécessitent moins d’eau et de terres agricoles que le lait de vache. Bien que le lait d’amande soit souvent critiqué pour sa consommation d’eau, avec environ 271&nbsp;litres d’eau par litre, il reste bien en dessous de la valeur du lait de vache, qui nécessite environ 628&nbsp;litres par litre.<span class="fussnotenlink">11</span></p><img class="responsive-img" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/FR_Swissmilk-Umwelt%20%282%29.png" alt="Consommation d&apos;eau"><img class="responsive-img" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/FR_Swissmilk-Umwelt.png" alt="Gaz à effet de serre"><img class="responsive-img" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/FR_Swissmilk-Umwelt%20%281%29.png" alt="Utilisation de terres"><p>Le choix de laits végétaux est vaste et les nombreuses alternatives offrent des profils nutritionnels variés. Le lait de soja contient même plus de protéines que le lait de vache et présente des avantages supplémentaires pour la santé. Une étude d’Agroscope a également démontré que les alternatives végétales à base de soja, d’amandes et de noix de cajou sont de bonnes sources de minéraux et d’oligo-éléments.<span class="fussnotenlink">12</span> L’important est surtout de choisir des produits enrichis en calcium. En règle générale, les alternatives végétales conventionnelles contiennent environ 120&nbsp;mg de calcium par 100&nbsp;ml, comme le lait de vache. Les produits bio ne sont généralement pas enrichis, mais certaines marques avec ajout de calcium sont néanmoins disponibles. <img class="responsive-img" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Prot%C3%A9ines.png" alt="Teneur en protéines"></p><h2>Le lait végétal en plein essor</h2><p>Le lait végétal jouit d’une popularité croissante&nbsp;: depuis 2017, la demande en alternatives laitières ne cesse d’augmenter en Suisse. Le chiffre d’affaires a plus que doublé et le lait d’avoine est désormais le lait végétal le plus vendu.<span class="fussnotenlink">13</span> Outre le lait d’avoine, il existe également des variantes végétales à base de pomme de terre, de pois, de lupin, de noix de coco, de noix de cajou, d’amande, de chanvre, de pois chiche, de soja ou de noisette. Le choix est vaste&nbsp;!</p><p>De 2003 à 2023, la consommation de lait par habitant est passée de 66&nbsp;kg à près de 45&nbsp;kg par an, ce qui représente une baisse de 32&nbsp;%.<span class="fussnotenlink">14</span> Néanmoins, le lait de vache continue de dominer le marché&nbsp;: en 2021, les alternatives aux produits laitiers ne représentaient que 4,2&nbsp;% des parts de marché dans le commerce de détail.<span class="fussnotenlink">15</span> À cela s’ajoute le fait que les alternatives végétales sont souvent nettement plus chères que leurs équivalents d’origine animale. Cela s’explique notamment par les subventions publiques accordées au lait de vache, qui font baisser artificiellement son prix, tandis que les alternatives végétales sont désavantagées. Cette situation n’est ni équitable ni viable à long terme.</p><p>Une chose est pourtant claire&nbsp;: le potentiel du lait végétal est considérable et il est urgent de le mettre en avant. D’où la nécessité de cette Journée mondiale du lait végétal.</p><p>&nbsp;</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li><p class="sdfootnote">Office fédéral de l'agriculture. (2024). Promotion des ventes. Rapport agricole 2024. <a href="https://www.agrarbericht.ch/fr/politique/production-et-ventes/promotion-des-ventes">www.agrarbericht.ch/fr/politique/production-et-ventes/promotion-des-ventes</a>&nbsp;</p></li><li><p class="sdfootnote">Proviande. (2023).&nbsp;Une nouvelle étude montre: 72 % des consommatrices et consommateurs ont une très grande confiance dans la viande suisse. &nbsp;<a href="https://www.proviande.ch/fr/une-nouvelle-etude-montre-72-des-consommatrices-et-consommateurs-ont-une-tres-grande-confiance-dans">www.proviande.ch/fr/une-nouvelle-etude-montre-72-des-consommatrices-et-consommateurs-ont-une-tres-grande-confiance-dans</a>&nbsp;</p></li><li><p class="sdfootnote">Paysannes &amp; paysans suisses. (s. d.). Le lait : la condition sine qua non de l’agriculture suisse. <a href="https://www.paysanssuisses.ch/connaissance/aliments/lait/">www.paysanssuisses.ch/connaissance/aliments/lait</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Schweizer Radio und Fernsehen (SRF). (2022). Tierwohl im Stall - 42 Prozent der Milchkühe leben in einem Anbindestall. <a href="https://www.srf.ch/news/schweiz/tierwohl-im-stall-42-prozent-der-milchkuehe-leben-in-einem-anbindestall">www.srf.ch/news/schweiz/tierwohl-im-stall-42-prozent-der-milchkuehe-leben-in-einem-anbindestall</a>&nbsp;</p></li><li><p class="sdfootnote">Twine, R. (2021). Emissions from Animal Agriculture – 16.5% Is the New Minimum Figure. Sustainability, 13(11), 6276. doi.org/10.3390/su13116276</p></li><li><p class="sdfootnote">Ritchie, H. (2020, 24 janvier). You Want to Reduce the Carbon Footprint of Your Food? Focus On What You Eat, Not Whether Your Food Is Local. Our World in Data. <a href="http://www.ourworldindata.org/food-choice-vs-eating-local">www.ourworldindata.org/food-choice-vs-eating-local</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Lebensmittellexikon. (s. d.). Virtuelles Wasser in Lebensmitteln. <a href="https://www.lebensmittellexikon.de/v0001020.php">www.lebensmittellexikon.de/v0001020.php</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Office fédéral de l'environnement. (s. d.). Émissions provenant de l'agriculture. <a href="https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/air/landwirtschaft/sources-de-polluants-atmospheriques---agriculture.html">www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/air/landwirtschaft/sources-de-polluants-atmospheriques---agriculture.html</a>&nbsp;</p></li><li><p class="sdfootnote">WWF Deutschland. (2022, 12 mai). Ernährung und Biodiversität: Der Jaguar in der Pfanne. <a href="https://www.wwf.de/themen-projekte/landwirtschaft/ernaehrung-konsum/besseresserinnen/ernaehrung-und-biodiversitaet">www.wwf.de/themen-projekte/landwirtschaft/ernaehrung-konsum/besseresserinnen/ernaehrung-und-biodiversitaet</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Willett, W. C. &amp; Ludwig, D. S. (2020). Milk and Health. The New England Journal of Medicine, 382(7), 644–654. doi.org/10.1056/nejmra1903547</p></li><li><p class="sdfootnote">Lebensmittellexikon. (s. d.). Virtuelles Wasser in Lebensmitteln. <a href="https://www.lebensmittellexikon.de/v0001020.php">www.lebensmittellexikon.de/v0001020.php</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Burton-Pimentel, K. J., &amp; Barbara Walther, B. (2023). Pflanzendrinks – eine Alternative zu Milch? Agrarforschung Schweiz 14, 214-228.</p></li><li><p class="sdfootnote">Le portail du Gouvernement suisse. (2022). Demande accrue de succédanés du lait. <a href="https://www.news.admin.ch/fr/nsb?id=89701">www.news.admin.ch/fr/nsb?id=89701</a>&nbsp;</p></li><li><p class="sdfootnote">Union suisse des paysans. (2024). Statistique laitière de la Suisse 2023. <a href="https://www.sbv-usp.ch/fr/service/agristat-statistique-de-lagriculture-suisse/statistique-laitiere-de-la-suisse">www.sbv-usp.ch/fr/service/agristat-statistique-de-lagriculture-suisse/statistique-laitiere-de-la-suisse</a>&nbsp;</p></li><li><p class="sdfootnote">Le portail du Gouvernement suisse. (2022). Demande accrue de succédanés du lait. <a href="https://www.news.admin.ch/fr/nsb?id=89701">www.news.admin.ch/fr/nsb?id=89701</a>&nbsp;</p></li></ol></div></div> Wed, 20 Aug 2025 08:11:41 +0000 Christine 4157 at https://www.swissveg.ch Weltpflanzenmilchtag: Zeit, die Milch neu zu denken https://www.swissveg.ch/de/weltpflanzenmilchtag-2025 <span>Journée mondiale du lait végétal : il est temps de redéfinir le lait</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>20. août 2025 - 10:07</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Le 22&nbsp;août est la Journée mondiale du lait végétal. Une journée qui appelle à un changement de mentalité, car malgré une consommation en baisse, le lait de vache continue d’être fortement subventionné en Suisse. Il est grand temps de miser sur des alternatives porteuses d’avenir.</p><h2>Le mythe du lait</h2><p>Dans l’imaginaire collectif, le lait et les vaches font partie intégrante de la Suisse, au même titre que ses montagnes et ses lacs. Mais cette représentation n’est pas le fruit du hasard&nbsp;: depuis des décennies, l’industrie laitière investit chaque année plusieurs millions dans des publicités trompeuses – financées en partie par l’argent des contribuables – montrant des vaches heureuses dans des prairies verdoyantes.<span class="fussnotenlink">1</span></p><p>Ces efforts publicitaires ont un impact certain&nbsp;: un grand nombre de consommatrices et de consommateurs ignorent d’où provient réellement leur lait. Une enquête menée par Proviande a révélé moins de la moitié des personnes interrogées savent qu’une vache doit mettre bas pour produire du lait.<span class="fussnotenlink">2</span> On peut donc supposer que la plupart des gens ne se rendent pas compte des énormes souffrances que la vache doit endurer pour produire du lait qui, en fin de compte, est arraché à son veau et consommé par des humains.</p><h2>La souffrance cachée des vaches</h2><p>Les vaches sont inséminées artificiellement chaque année afin de donner naissance à un veau et de pouvoir ainsi produire du lait. Dans la plupart des cas, le veau est arraché à sa mère quelques heures à peine après la naissance afin d’éviter qu’un lien étroit ne se forme entre eux. Séparée de son petit, la vache le cherche et l'appelle durant des jours. Les veaux mâles sont abattus pour des raisons économiques.</p><p>À cause de l’élevage intensif et du rendement laitier constant qui leur est imposé, les vaches laitières en Suisse ne vivent aujourd’hui que cinq à six ans, alors que leur espérance de vie naturelle est de 20 à 25&nbsp;ans. Au pic de sa production, une vache dite «&nbsp;à haut rendement&nbsp;» donne environ 7000&nbsp;litres de lait par an.<span class="fussnotenlink">3</span> Cette performance excessive entraîne souvent de graves inflammations des mamelles, ce qui explique pourquoi l’utilisation d’antibiotiques est monnaie courante dans l’industrie laitière. Par ailleurs, plus de 40&nbsp;% des vaches laitières en Suisse vivent en stabulation entravée, ce qui signifie qu’elles ne peuvent presque pas bouger.<span class="fussnotenlink">4</span></p><h2>Pourquoi le lait de vache est nocif pour le climat – et pas forcément bon pour les os</h2><p>La production de lait de vache est extrêmement gourmande en ressources. Elle émet de grandes quantités de gaz à effet de serre et joue ainsi un rôle non négligeable dans le changement climatique.<span class="fussnotenlink">5</span> En outre, la production laitière consomme énormément d’eau et de surfaces agricoles, et elle pollue les sols, l’air et les eaux avec des excédents de nutriments.<span class="fussnotenlink">6, 7, 8</span> Une étude du WWF a également révélé que l’industrie laitière portait atteinte à la biodiversité.<span class="fussnotenlink">9</span></p><p>En plus d’être problématique pour l’environnement, le lait de vache n’est pas nécessairement bon pour la santé. La croyance largement répandue selon laquelle le lait renforce les os n’est pas fondée. Au contraire, l’ostéoporose (perte osseuse) est particulièrement fréquente dans les pays où l’on consomme beaucoup de lait.<span class="fussnotenlink">10</span></p><h2>Bonne nouvelle&nbsp;: il y a d’autres solutions&nbsp;!</h2><p><style> .responsive-img { width: 100%; max-width: 50%; height: auto; display: block; margin: 1.5em auto; } @media (max-width: 768px) { .responsive-img { max-width: 100%; } } .fussnotenlink { vertical-align: super; font-size: 0.8em; } </style></p><p>À première vue, tous ces faits peuvent sembler décourageants. Mais il existe pourtant une solution toute simple&nbsp;: les alternatives végétales au lait&nbsp;! La production de lait d’avoine, de soja, d’amande, etc. n’engendre aucune souffrance animale. Ces alternatives sont nettement plus écologiques et peuvent même renforcer les os.</p><p>Les chiffres parlent d’eux-mêmes&nbsp;: les laits végétaux émettent considérablement moins de gaz à effet de serre et nécessitent moins d’eau et de terres agricoles que le lait de vache. Bien que le lait d’amande soit souvent critiqué pour sa consommation d’eau, avec environ 271&nbsp;litres d’eau par litre, il reste bien en dessous de la valeur du lait de vache, qui nécessite environ 628&nbsp;litres par litre.<span class="fussnotenlink">11</span></p><img class="responsive-img" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/FR_Swissmilk-Umwelt%20%282%29.png" alt="Consommation d&apos;eau"><img class="responsive-img" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/FR_Swissmilk-Umwelt.png" alt="Gaz à effet de serre"><img class="responsive-img" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/FR_Swissmilk-Umwelt%20%281%29.png" alt="Utilisation de terres"><p>Le choix de laits végétaux est vaste et les nombreuses alternatives offrent des profils nutritionnels variés. Le lait de soja contient même plus de protéines que le lait de vache et présente des avantages supplémentaires pour la santé. Une étude d’Agroscope a également démontré que les alternatives végétales à base de soja, d’amandes et de noix de cajou sont de bonnes sources de minéraux et d’oligo-éléments.<span class="fussnotenlink">12</span> L’important est surtout de choisir des produits enrichis en calcium. En règle générale, les alternatives végétales conventionnelles contiennent environ 120&nbsp;mg de calcium par 100&nbsp;ml, comme le lait de vache. Les produits bio ne sont généralement pas enrichis, mais certaines marques avec ajout de calcium sont néanmoins disponibles. <img class="responsive-img" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Prot%C3%A9ines.png" alt="Teneur en protéines"></p><h2>Le lait végétal en plein essor</h2><p>Le lait végétal jouit d’une popularité croissante&nbsp;: depuis 2017, la demande en alternatives laitières ne cesse d’augmenter en Suisse. Le chiffre d’affaires a plus que doublé et le lait d’avoine est désormais le lait végétal le plus vendu.<span class="fussnotenlink">13</span> Outre le lait d’avoine, il existe également des variantes végétales à base de pomme de terre, de pois, de lupin, de noix de coco, de noix de cajou, d’amande, de chanvre, de pois chiche, de soja ou de noisette. Le choix est vaste&nbsp;!</p><p>De 2003 à 2023, la consommation de lait par habitant est passée de 66&nbsp;kg à près de 45&nbsp;kg par an, ce qui représente une baisse de 32&nbsp;%.<span class="fussnotenlink">14</span> Néanmoins, le lait de vache continue de dominer le marché&nbsp;: en 2021, les alternatives aux produits laitiers ne représentaient que 4,2&nbsp;% des parts de marché dans le commerce de détail.<span class="fussnotenlink">15</span> À cela s’ajoute le fait que les alternatives végétales sont souvent nettement plus chères que leurs équivalents d’origine animale. Cela s’explique notamment par les subventions publiques accordées au lait de vache, qui font baisser artificiellement son prix, tandis que les alternatives végétales sont désavantagées. Cette situation n’est ni équitable ni viable à long terme.</p><p>Une chose est pourtant claire&nbsp;: le potentiel du lait végétal est considérable et il est urgent de le mettre en avant. D’où la nécessité de cette Journée mondiale du lait végétal.</p><p>&nbsp;</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li><p class="sdfootnote">Office fédéral de l'agriculture. (2024). Promotion des ventes. Rapport agricole 2024. <a href="https://www.agrarbericht.ch/fr/politique/production-et-ventes/promotion-des-ventes">www.agrarbericht.ch/fr/politique/production-et-ventes/promotion-des-ventes</a>&nbsp;</p></li><li><p class="sdfootnote">Proviande. (2023).&nbsp;Une nouvelle étude montre: 72 % des consommatrices et consommateurs ont une très grande confiance dans la viande suisse. &nbsp;<a href="https://www.proviande.ch/fr/une-nouvelle-etude-montre-72-des-consommatrices-et-consommateurs-ont-une-tres-grande-confiance-dans">www.proviande.ch/fr/une-nouvelle-etude-montre-72-des-consommatrices-et-consommateurs-ont-une-tres-grande-confiance-dans</a>&nbsp;</p></li><li><p class="sdfootnote">Paysannes &amp; paysans suisses. (s. d.). Le lait : la condition sine qua non de l’agriculture suisse. <a href="https://www.paysanssuisses.ch/connaissance/aliments/lait/">www.paysanssuisses.ch/connaissance/aliments/lait</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Schweizer Radio und Fernsehen (SRF). (2022). Tierwohl im Stall - 42 Prozent der Milchkühe leben in einem Anbindestall. <a href="https://www.srf.ch/news/schweiz/tierwohl-im-stall-42-prozent-der-milchkuehe-leben-in-einem-anbindestall">www.srf.ch/news/schweiz/tierwohl-im-stall-42-prozent-der-milchkuehe-leben-in-einem-anbindestall</a>&nbsp;</p></li><li><p class="sdfootnote">Twine, R. (2021). Emissions from Animal Agriculture – 16.5% Is the New Minimum Figure. Sustainability, 13(11), 6276. doi.org/10.3390/su13116276</p></li><li><p class="sdfootnote">Ritchie, H. (2020, 24 janvier). You Want to Reduce the Carbon Footprint of Your Food? Focus On What You Eat, Not Whether Your Food Is Local. Our World in Data. <a href="http://www.ourworldindata.org/food-choice-vs-eating-local">www.ourworldindata.org/food-choice-vs-eating-local</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Lebensmittellexikon. (s. d.). Virtuelles Wasser in Lebensmitteln. <a href="https://www.lebensmittellexikon.de/v0001020.php">www.lebensmittellexikon.de/v0001020.php</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Office fédéral de l'environnement. (s. d.). Émissions provenant de l'agriculture. <a href="https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/air/landwirtschaft/sources-de-polluants-atmospheriques---agriculture.html">www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/air/landwirtschaft/sources-de-polluants-atmospheriques---agriculture.html</a>&nbsp;</p></li><li><p class="sdfootnote">WWF Deutschland. (2022, 12 mai). Ernährung und Biodiversität: Der Jaguar in der Pfanne. <a href="https://www.wwf.de/themen-projekte/landwirtschaft/ernaehrung-konsum/besseresserinnen/ernaehrung-und-biodiversitaet">www.wwf.de/themen-projekte/landwirtschaft/ernaehrung-konsum/besseresserinnen/ernaehrung-und-biodiversitaet</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Willett, W. C. &amp; Ludwig, D. S. (2020). Milk and Health. The New England Journal of Medicine, 382(7), 644–654. doi.org/10.1056/nejmra1903547</p></li><li><p class="sdfootnote">Lebensmittellexikon. (s. d.). Virtuelles Wasser in Lebensmitteln. <a href="https://www.lebensmittellexikon.de/v0001020.php">www.lebensmittellexikon.de/v0001020.php</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Burton-Pimentel, K. J., &amp; Barbara Walther, B. (2023). Pflanzendrinks – eine Alternative zu Milch? Agrarforschung Schweiz 14, 214-228.</p></li><li><p class="sdfootnote">Le portail du Gouvernement suisse. (2022). Demande accrue de succédanés du lait. <a href="https://www.news.admin.ch/fr/nsb?id=89701">www.news.admin.ch/fr/nsb?id=89701</a>&nbsp;</p></li><li><p class="sdfootnote">Union suisse des paysans. (2024). Statistique laitière de la Suisse 2023. <a href="https://www.sbv-usp.ch/fr/service/agristat-statistique-de-lagriculture-suisse/statistique-laitiere-de-la-suisse">www.sbv-usp.ch/fr/service/agristat-statistique-de-lagriculture-suisse/statistique-laitiere-de-la-suisse</a>&nbsp;</p></li><li><p class="sdfootnote">Le portail du Gouvernement suisse. (2022). Demande accrue de succédanés du lait. <a href="https://www.news.admin.ch/fr/nsb?id=89701">www.news.admin.ch/fr/nsb?id=89701</a>&nbsp;</p></li></ol></div></div> Wed, 20 Aug 2025 08:11:41 +0000 Christine 4157 at https://www.swissveg.ch Tiere töten traumatisiert die Tierhalter https://www.swissveg.ch/de/traumatisierte-tierhalter <span>L&#039;abattage d&#039;animaux traumatise les éleveuses et les éleveurs</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>15. août 2025 - 8:00</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Pour pouvoir traiter correctement leurs animaux, les agricultrices et les agriculteurs doivent faire preuve d’une certaine sensibilité à leur égard. Dans le même temps, ils sont contraints d’amener leurs animaux jeunes et en bonne santé à l’abattoir pour en tirer de la viande. Est-ce la raison pour laquelle le taux de suicide chez les agricultrices et les agriculteurs à travers le monde est nettement plus élevé que dans la population moyenne ?</p><p>Au Royaume-Uni, la charge psychologique qui pèse sur les agricultrices et les agriculteurs a fait l’objet d’une enquête approfondie.<span class="fussnotenlink">1</span><br />Plus de 90 % des jeunes paysannes et paysans considèrent la question de la santé mentale comme le plus grand danger caché pesant actuellement sur l’agriculture britannique. Le problème semble donc bien plus grave qu’on ne le pensait jusqu’à présent.</p><p><img src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Nutztiere/schweine_haenger.webp" alt="Schweineanhänger im Schlachthof" class="align-right" />L’étude britannique a révélé des résultats alarmants : plus de la moitié (56 %) des éleveuses et des éleveurs se sentent « extrêmement » à « modérément » affectés par leur travail sur le plan moral, et 45 % ont déclaré réprimer leurs sentiments de compassion envers leurs animaux. En outre, 35 % disent avoir été traumatisés par certains aspects de leur travail avec les animaux. Les conséquences de ces sentiments refoulés ne sont pas surprenantes.<span class="fussnotenlink">2</span> Mais le problème est d’autant plus grave que près de la moitié (48 %) ont déclaré ne pas pouvoir parfois parler de cette partie difficile de leur travail avec leurs amis ou leur famille.</p><p>Pour éviter d’être directement confrontés à la mise à mort de leurs animaux, la plupart des agricultrices et des agriculteurs confient cette tâche à d’autres. Une personne décrit sa situation ainsi : <em>« Autrefois, nous mangions nos propres poulets, dindes et oies. Je les tuais moi-même et je me sentais toujours terriblement mal. Comme je devais les abattre, les vider et les préparer moi-même, j'avais du mal à les manger. C’est pourquoi aujourd’hui, je laisse quelqu’un d’autre abattre mes moutons. »</em></p><p>Les préoccupations morales des éleveuses et des éleveurs existent dans le monde entier et semblent s’intensifier. Pourtant, presque personne n’ose en parler. C’est du moins ce qui ressort du témoignage suivant : </p><p class="zitat"><em>« De plus en plus d’agricultrices et d’agriculteurs sont moralement affectés par ce qu’ils font, à savoir s’occuper d'animaux destinés à l’abattage. C’est un phénomène nouveau et universel, et tout le monde le sait. Mais en tant que paysanne ou paysan, on n’a pas le droit de le dire ; ce serait une haute trahison. »</em><span class="fussnotenlink">3</span></p><p>Les trois quarts des agricultrices et des agriculteurs interrogés pensent que les autres éleveuses et éleveurs sont (eux aussi) en proie à des remords lorsqu’il s'agit d’amener leurs animaux à l’abattoir. Et environ la moitié d’entre eux estiment que cet aspect est sous-estimé.</p><h3>Ouverture au changement</h3><p>Près des deux tiers des personnes interrogées (63 %) seraient disposées à réduire leur cheptel, et 49 % envisageraient d’abandonner complètement l’élevage s’il existait des alternatives financièrement viables. 70 % des paysannes et des paysans apprécieraient que le gouvernement les aide financièrement à se tourner vers une agriculture sans animaux. Et 74 % d’entre eux seraient favorables à ce que le gouvernement encourage la reconversion des éleveuses et des éleveurs vers une agriculture sans animaux.</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-08/Blog-Ferkel-Bild.jpg" data-entity-uuid="9c3adbe0-86ce-4c81-8c78-785133f91631" data-entity-type="file" alt="" width="500" height="375" class="align-left" /><p>Il apparaît donc clairement que ce sont principalement des problèmes financiers qui empêchent les agricultrices et les agriculteurs d’abandonner l’élevage. En Suisse, environ <a href="https://www.swissveg.ch/fr/soutien-securite-alimentaire">82 % des subventions agricoles</a> sont malheureusement encore liées à l’élevage. Une telle situation rend difficile la transition vers une exploitation agricole sans élevage, car elle entraîne la perte de nombreuses subventions.</p><p>En Suisse non plus, les agricultrices et les agriculteurs ne peuvent guère compter sur l’aide de l’État pour se reconvertir. Il existe néanmoins deux organisations privées qui proposent des conseils et un accompagnement pour passer à une agriculture sans souffrance animale : <a href="https://www.transfarmation.ch" target="_blank">Transfarmation</a> en Suisse alémanique et l'<a href="https://www.asso-coexister.ch" target="_blank">Association Co&amp;xister</a> en Suisse romande.</p><p>Il serait également important de mieux faire connaître la possibilité d’une <a href="/de/vuturum-24">agriculture bio-végétalienne</a> dans notre pays. Actuellement, les personnes qui suivent une formation agricole dans notre pays n’apprennent pas comment pratiquer une agriculture sans engrais fécaux ni engrais chimiques.</p><p> </p><p> </p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li>Flores, C., Knowles, R., Bryant, C. et al. ‘Death by a thousand cuts’: The Role of Moral Distress and Moral Injury in Farmer Mental Ill-Health. &nbsp;Journal of Agricultural and Environmental Ethics 38, 18 (2025). <a href="https://doi.org/10.1007/s10806-025-09955-3">https://doi.org/10.1007/s10806-025-09955-3</a>&nbsp;</li><li>Emotion suppression and mortality risk over a 12-year follow-up, Journal of Psychosomatic Research, Volume 75, Issue 4, 2013, Pages 381-385, ISSN 0022-3999, <a href="https://doi.org/10.1016/j.jpsychores.2013.07.014">https://doi.org/10.1016/j.jpsychores.2013.07.014</a>&nbsp;</li><li>Bryant, C. J., &amp; van der Weele, C. (2021). The farmers’ dilemma: Meat, means, and morality (Vol. 167, p. 105605). Appetite. <a href="https://doi.org/10.1016/j.appet.2021.105605">https://doi.org/10.1016/j.appet.2021.105605</a>&nbsp;</li></ol></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/violence">Les aspects psychologiques de la consommation de viande</a></li><li><a href="https://sansfumier.com/yeswiki/?carpelle">Association Carpelle - Sans fumier !</a></li></ul></div> Tue, 12 Aug 2025 09:33:14 +0000 Renato 4159 at https://www.swissveg.ch Tiere töten traumatisiert die Tierhalter https://www.swissveg.ch/de/traumatisierte-tierhalter <span>L&#039;abattage d&#039;animaux traumatise les éleveuses et les éleveurs</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>15. août 2025 - 8:00</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Pour pouvoir traiter correctement leurs animaux, les agricultrices et les agriculteurs doivent faire preuve d’une certaine sensibilité à leur égard. Dans le même temps, ils sont contraints d’amener leurs animaux jeunes et en bonne santé à l’abattoir pour en tirer de la viande. Est-ce la raison pour laquelle le taux de suicide chez les agricultrices et les agriculteurs à travers le monde est nettement plus élevé que dans la population moyenne ?</p><p>Au Royaume-Uni, la charge psychologique qui pèse sur les agricultrices et les agriculteurs a fait l’objet d’une enquête approfondie.<span class="fussnotenlink">1</span><br />Plus de 90 % des jeunes paysannes et paysans considèrent la question de la santé mentale comme le plus grand danger caché pesant actuellement sur l’agriculture britannique. Le problème semble donc bien plus grave qu’on ne le pensait jusqu’à présent.</p><p><img src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Nutztiere/schweine_haenger.webp" alt="Schweineanhänger im Schlachthof" class="align-right" />L’étude britannique a révélé des résultats alarmants : plus de la moitié (56 %) des éleveuses et des éleveurs se sentent « extrêmement » à « modérément » affectés par leur travail sur le plan moral, et 45 % ont déclaré réprimer leurs sentiments de compassion envers leurs animaux. En outre, 35 % disent avoir été traumatisés par certains aspects de leur travail avec les animaux. Les conséquences de ces sentiments refoulés ne sont pas surprenantes.<span class="fussnotenlink">2</span> Mais le problème est d’autant plus grave que près de la moitié (48 %) ont déclaré ne pas pouvoir parfois parler de cette partie difficile de leur travail avec leurs amis ou leur famille.</p><p>Pour éviter d’être directement confrontés à la mise à mort de leurs animaux, la plupart des agricultrices et des agriculteurs confient cette tâche à d’autres. Une personne décrit sa situation ainsi : <em>« Autrefois, nous mangions nos propres poulets, dindes et oies. Je les tuais moi-même et je me sentais toujours terriblement mal. Comme je devais les abattre, les vider et les préparer moi-même, j'avais du mal à les manger. C’est pourquoi aujourd’hui, je laisse quelqu’un d’autre abattre mes moutons. »</em></p><p>Les préoccupations morales des éleveuses et des éleveurs existent dans le monde entier et semblent s’intensifier. Pourtant, presque personne n’ose en parler. C’est du moins ce qui ressort du témoignage suivant : </p><p class="zitat"><em>« De plus en plus d’agricultrices et d’agriculteurs sont moralement affectés par ce qu’ils font, à savoir s’occuper d'animaux destinés à l’abattage. C’est un phénomène nouveau et universel, et tout le monde le sait. Mais en tant que paysanne ou paysan, on n’a pas le droit de le dire ; ce serait une haute trahison. »</em><span class="fussnotenlink">3</span></p><p>Les trois quarts des agricultrices et des agriculteurs interrogés pensent que les autres éleveuses et éleveurs sont (eux aussi) en proie à des remords lorsqu’il s'agit d’amener leurs animaux à l’abattoir. Et environ la moitié d’entre eux estiment que cet aspect est sous-estimé.</p><h3>Ouverture au changement</h3><p>Près des deux tiers des personnes interrogées (63 %) seraient disposées à réduire leur cheptel, et 49 % envisageraient d’abandonner complètement l’élevage s’il existait des alternatives financièrement viables. 70 % des paysannes et des paysans apprécieraient que le gouvernement les aide financièrement à se tourner vers une agriculture sans animaux. Et 74 % d’entre eux seraient favorables à ce que le gouvernement encourage la reconversion des éleveuses et des éleveurs vers une agriculture sans animaux.</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-08/Blog-Ferkel-Bild.jpg" data-entity-uuid="9c3adbe0-86ce-4c81-8c78-785133f91631" data-entity-type="file" alt="" width="500" height="375" class="align-left" /><p>Il apparaît donc clairement que ce sont principalement des problèmes financiers qui empêchent les agricultrices et les agriculteurs d’abandonner l’élevage. En Suisse, environ <a href="https://www.swissveg.ch/fr/soutien-securite-alimentaire">82 % des subventions agricoles</a> sont malheureusement encore liées à l’élevage. Une telle situation rend difficile la transition vers une exploitation agricole sans élevage, car elle entraîne la perte de nombreuses subventions.</p><p>En Suisse non plus, les agricultrices et les agriculteurs ne peuvent guère compter sur l’aide de l’État pour se reconvertir. Il existe néanmoins deux organisations privées qui proposent des conseils et un accompagnement pour passer à une agriculture sans souffrance animale : <a href="https://www.transfarmation.ch" target="_blank">Transfarmation</a> en Suisse alémanique et l'<a href="https://www.asso-coexister.ch" target="_blank">Association Co&amp;xister</a> en Suisse romande.</p><p>Il serait également important de mieux faire connaître la possibilité d’une <a href="/de/vuturum-24">agriculture bio-végétalienne</a> dans notre pays. Actuellement, les personnes qui suivent une formation agricole dans notre pays n’apprennent pas comment pratiquer une agriculture sans engrais fécaux ni engrais chimiques.</p><p> </p><p> </p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li>Flores, C., Knowles, R., Bryant, C. et al. ‘Death by a thousand cuts’: The Role of Moral Distress and Moral Injury in Farmer Mental Ill-Health. &nbsp;Journal of Agricultural and Environmental Ethics 38, 18 (2025). <a href="https://doi.org/10.1007/s10806-025-09955-3">https://doi.org/10.1007/s10806-025-09955-3</a>&nbsp;</li><li>Emotion suppression and mortality risk over a 12-year follow-up, Journal of Psychosomatic Research, Volume 75, Issue 4, 2013, Pages 381-385, ISSN 0022-3999, <a href="https://doi.org/10.1016/j.jpsychores.2013.07.014">https://doi.org/10.1016/j.jpsychores.2013.07.014</a>&nbsp;</li><li>Bryant, C. J., &amp; van der Weele, C. (2021). The farmers’ dilemma: Meat, means, and morality (Vol. 167, p. 105605). Appetite. <a href="https://doi.org/10.1016/j.appet.2021.105605">https://doi.org/10.1016/j.appet.2021.105605</a>&nbsp;</li></ol></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/violence">Les aspects psychologiques de la consommation de viande</a></li><li><a href="https://sansfumier.com/yeswiki/?carpelle">Association Carpelle - Sans fumier !</a></li></ul></div> Tue, 12 Aug 2025 09:33:14 +0000 Renato 4159 at https://www.swissveg.ch Welt-Tofu-Tag: Spannendes über den proteinreichen Alleskönner https://www.swissveg.ch/de/tofu <span>Journée mondiale du tofu : quelques infos sur cet aliment versatile riche en protéines</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>26. juillet 2025 - 8:10</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Brochettes épicées, nuggets croustillantes, mousse au chocolat onctueuse : avec le tofu, tout est possible ! À l’occasion de la Journée mondiale du tofu, nous examinons de plus près ce produit à base de soja et le comparons aux sources de protéines animales. À votre avis, quelle est la source de protéines la plus qualitative et la plus durable ?</p><p>Malgré son incroyable versatilité et ses innombrables qualités, le tofu n’est pas apprécié de la même manière par tout le monde. Au contraire, on entend souvent dire que son goût est fade et qu’il fournit des protéines de mauvaise qualité. En outre, comme il est fabriqué à partir de fèves de soja, beaucoup de personnes pensent encore qu’il contribue à la destruction de la forêt tropicale. </p><h4>Viande vs tofu : quelle est la source de protéines la plus écologique ?</h4><p>La plupart des gens ne se rendent pas comptent qu’ils consomment de grandes quantités de soja de manière indirecte, même s’ils n’ont jamais mangé de tofu de leur vie. En effet, environ trois quarts du soja cultivé dans le monde sert de fourrage pour les bovins, les volailles et les cochons. <strong>Pour produire un kilo de viande de bœuf, par exemple, il faut compter entre 5 et 20 kg de fourrage.</strong><span class="fussnotenlink"><strong>1  </strong></span>Et contrairement à ce que l’on croit, il ne s’agit pas uniquement d’herbe, mais aussi de céréales et de soja. En outre, la production de viande est extrêmement gourmande en énergie : <strong>la production d’un kilo de viande de bœuf émet 12 à 13 kilos d’équvalents CO2</strong>.<span class="fussnotenlink">1<strong>  </strong></span>À titre de comparaison,<strong> la fabrication d’un kilo de tofu émet à peine un kilo d’équvalents CO2</strong>.<em><span class="fussnotenlink"><strong>2</strong></span></em> En l'absence de données spécifiques au tofu, nous avons utilisé les chiffres relatifs à la production de soja pour effectuer les calculs suivants : dans le cas d’une alimentation où la viande est remplacée par des produits à base de soja comme le tofu, la <strong>pollution des nappes phréatiques et des sols est sept fois moins importante</strong> car les émissions de dioxyde de soufre, d'oxydes d'azote et d’ammoniac sont réduites.  En ce qui concerne l’utilisation des terres arables, les variantes végétales à base de soja sont également plus avantageuses : pour produire 100 grammes de soja, il faut un tiers de surface en moins que pour produire la même quantité de viande de poulet.<span class="fussnotenlink">3 </span></p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-07/Tofu_Grafik_FR.png" data-entity-uuid="672ec7c6-119e-4171-a311-074b71205ea5" data-entity-type="file" alt="" width="2126" height="709" /><h4 class="einleitung">Qualité des protéines en comparaison</h4><p>En termes de valeurs nutritives, le tofu n’a pas de quoi rougir : il contient en moyenne près de 15 grammes de protéines et 150 calories par 100 grammes. Il s’agit donc d’une <strong>source de protéines faible en graisses et en calories</strong>. On entend souvent dire que les protéines végétales sont incomplètes en raison de leur composition en acides aminés. À ce propos, une précision s’impose : le soja est l’un des rares aliments végétaux à présenter un profil d’acides aminés complet, c’est-à-dire qu’il contient tous les acides aminés essentiels en quantité suffisante. Le tofu est donc une<strong> source de protéines de haute qualité, comparable aux protéines animales.</strong><span class="fussnotenlink">4</span> Dans le cadre d’une méta-analyse, des scientifiques ont en outre conclu que les protéines de soja peuvent aussi égaler les protéines animales en termes de développement musculaire et de renforcement.<span class="fussnotenlink">5 </span></p><p>Le tofu présente par ailleurs divers autres avantages : </p><ul><li><strong>Faible teneur en acides gras saturés : </strong>Comparé à de nombreux produits d'origine animale, le tofu contient non seulement moins de mauvaises graisses, mais aussi plus de bons acides gras (insaturés), ce qui peut avoir un effet positif sur la santé cardiaque.</li><li><strong>Riche en isoflavones : </strong>Les isoflavones qu’il contient ont des effets antioxydants qui peuvent réduire les dommages cellulaires causés par les radicaux libres et donc potentiellement protéger contre les maladies chroniques. </li><li><strong>Source de minéraux : </strong>Le tofu fournit des minéraux tels que le calcium, le magnésium et le fer, qui sont importants pour le métabolisme osseux, la fonction musculaire et nerveuse ainsi que le transport de l’oxygène dans le sang. Lorsque le sulfate de calcium est utilisé comme coagulant dans le processus de fabrication, le tofu contient encore plus de ce minéral important.  </li></ul><h4>Le soja suisse en plein essor</h4><p>En Suisse, et en Europe en général, la crainte d'acheter du tofu provenant de régions amazoniennes déforestées est infondée : le soja alimentaire commercialisé dans notre pays, y compris le tofu, provient soit de Suisse, soit de pays voisins comme l’Italie, l’Autriche ou la France. Les produits contenant du soja d’outre-mer sont quasiment introuvables. La Suisse produit environ 4000 tonnes de soja par an ; la moitié est toutefois utilisée pour nourrir les animaux d’élevage.6 La station de recherche suisse Agroscope a reconnu l’importance du soja il y a plus de 40 ans déjà et mène des recherches pour créer des variétés adaptées au climat local, mais aussi des variétés dont le goût se prête particulièrement bien à la production de tofu. De plus amples informations au sujet du tofu suisse sont disponibles <a href="https://www.swissveg.ch/fr/soja" target="_blank">ici</a>. </p><h4 class="einleitung">Conclusion</h4><p>En termes de santé et de durabilité, le tofu est supérieur aux protéines animales. Si seulement il n’avait pas un goût aussi fade, se disent les personnes qui n’ont pas l’habitude d’en manger... En effet, c’est un préjugé très commun : le tofu est souvent perçu comme un aliment ennuyeux et sans saveur. Au contraire, <strong>le goût neutre du tofu est un avantage : il peut ainsi être assaisonné de multiples façons et s'adapter à toutes les cuisines</strong>. Lorsqu’il est bien préparé, par exemple sauté, grillé ou frit, le tofu obtient une texture croustillante et peut faire merveille dans différents plats. Avec les bonnes épices, marinades et méthodes de préparation, le tofu peut être merveilleusement savoureux et se prêter à de nombreuses recettes. <strong>Conseil de pro : lorsque le tofu est congelé avant d’être utilisé, il absorbe encore mieux la marinade</strong>.</p><p>Sur notre<a href="https://www.swissveg.ch/fr/recipe/search?language=fr" target="_blank"> page de recettes</a>, vous trouverez de nombreuses recettes créatives et gourmandes à base de tofu. Curry crémeux, bâtonnets de tofu frits ou cheesecake sucré : le mot-clé « tofu » permet de trouver de l’inspiration pour tous les goûts.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 Viande et produits laitiers | WWF Suisse. (s. d..). WWF Suisse. <a href="https://www.wwf.ch/fr/nos-objectifs/viande-et-produits-laitiers">www.wwf.ch/fr/nos-objectifs/viande-et-produits-laitiers</a>&nbsp;</p><p>2 Mejia, A., Harwatt, H., Jaceldo-Siegl, K., Sranacharoenpong, K., Soret, S. &amp; Sabaté, J. (2017b). Greenhouse Gas Emissions Generated by Tofu Production: A Case Study. Journal Of Hunger &amp; Environmental Nutrition, 13(1), 131–142. <a href="https://doi.org/10.1080/19320248.2017.1315323">https://doi.org/10.1080/19320248.2017.1315323</a></p><p>3 Jetzke, T., Richter, S., Institut für Innovation und Technik [iit] in der VDI/VDE Innovation + Technik GmbH, Keppner, B., Domröse, L., adelphi research gGmbH, Wunder, S., Ecologic Institut gGmbH &amp; Futurium gGmbH. (2019b). Die Zukunft im Blick: Fleisch der Zukunft. In S. Veenhoff &amp; Fachgebiet I 1.1: Grundsatzfragen, Nachhaltigkeitsstrategien und -szenarien, Ressourcenschonung (Hrsg.), Trendbericht Zur Abschätzung der Umweltwirkungen von Pflanzlichen Fleischersatzprodukten, Essbaren Insekten und In-vitro-Fleisch. <a href="https://www.umweltbundesamt.de/sites/default/files/medien/1410/publikationen/2020-06-25_trendanalyse_fleisch-der-zukunft_web_bf.pdf">www.umweltbundesamt.de/sites/default/files/medien/1410/publikationen/2020-06-25_trendanalyse_fleisch-der-zukunft_web_bf.pdf</a>&nbsp;</p><p>4 Rutherfurd, S. M., Fanning, A. C., Miller, B. J. &amp; Moughan, P. J. (2014). Protein Digestibility-Corrected Amino Acid Scores and Digestible Indispensable Amino Acid Scores Differentially Describe Protein Quality in Growing Male Rats. Journal Of Nutrition, 145(2), 372–379. <a href="https://doi.org/10.3945/jn.114.195438">https://doi.org/10.3945/jn.114.195438</a></p><p>5 Messina, M., Lynch, H., Dickinson, J. M. &amp; Reed, K. E. (2018). No Difference Between the Effects of Supplementing With Soy Protein Versus Animal Protein on Gains in Muscle Mass and Strength in Response to Resistance Exercise. International Journal Of Sport Nutrition And Exercise Metabolism, 28(6), 674–685. <a href="https://doi.org/10.1123/ijsnem.2018-0071">https://doi.org/10.1123/ijsnem.2018-0071</a></p><p>6 Soja - réseau suisse pour le soja. (s. d.). Réseau suisse pour le soja. <a href="https://www.sojanetzwerk.ch/fr/soja/">www.sojanetzwerk.ch/fr/soja/</a>&nbsp;</p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/soja_suisse" target="_blank">Tofu à base de soja suisse ?&nbsp;</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/proteines-vegetales" target="_blank">Les protéines dans l'alimentation végétale</a></li><li><a href="https://www.agroscope.admin.ch/agroscope/fr/home/themes/production-vegetale/grandes-cultures/cultures/soja/qualitative-verbesserung.html" target="_blank">Agroscope : soja&nbsp;</a></li></ul></div> Sat, 26 Jul 2025 06:41:13 +0000 Sarah 4151 at https://www.swissveg.ch Welt-Tofu-Tag: Spannendes über den proteinreichen Alleskönner https://www.swissveg.ch/de/tofu <span>Journée mondiale du tofu : quelques infos sur cet aliment versatile riche en protéines</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>26. juillet 2025 - 8:10</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Brochettes épicées, nuggets croustillantes, mousse au chocolat onctueuse : avec le tofu, tout est possible ! À l’occasion de la Journée mondiale du tofu, nous examinons de plus près ce produit à base de soja et le comparons aux sources de protéines animales. À votre avis, quelle est la source de protéines la plus qualitative et la plus durable ?</p><p>Malgré son incroyable versatilité et ses innombrables qualités, le tofu n’est pas apprécié de la même manière par tout le monde. Au contraire, on entend souvent dire que son goût est fade et qu’il fournit des protéines de mauvaise qualité. En outre, comme il est fabriqué à partir de fèves de soja, beaucoup de personnes pensent encore qu’il contribue à la destruction de la forêt tropicale. </p><h4>Viande vs tofu : quelle est la source de protéines la plus écologique ?</h4><p>La plupart des gens ne se rendent pas comptent qu’ils consomment de grandes quantités de soja de manière indirecte, même s’ils n’ont jamais mangé de tofu de leur vie. En effet, environ trois quarts du soja cultivé dans le monde sert de fourrage pour les bovins, les volailles et les cochons. <strong>Pour produire un kilo de viande de bœuf, par exemple, il faut compter entre 5 et 20 kg de fourrage.</strong><span class="fussnotenlink"><strong>1  </strong></span>Et contrairement à ce que l’on croit, il ne s’agit pas uniquement d’herbe, mais aussi de céréales et de soja. En outre, la production de viande est extrêmement gourmande en énergie : <strong>la production d’un kilo de viande de bœuf émet 12 à 13 kilos d’équvalents CO2</strong>.<span class="fussnotenlink">1<strong>  </strong></span>À titre de comparaison,<strong> la fabrication d’un kilo de tofu émet à peine un kilo d’équvalents CO2</strong>.<em><span class="fussnotenlink"><strong>2</strong></span></em> En l'absence de données spécifiques au tofu, nous avons utilisé les chiffres relatifs à la production de soja pour effectuer les calculs suivants : dans le cas d’une alimentation où la viande est remplacée par des produits à base de soja comme le tofu, la <strong>pollution des nappes phréatiques et des sols est sept fois moins importante</strong> car les émissions de dioxyde de soufre, d'oxydes d'azote et d’ammoniac sont réduites.  En ce qui concerne l’utilisation des terres arables, les variantes végétales à base de soja sont également plus avantageuses : pour produire 100 grammes de soja, il faut un tiers de surface en moins que pour produire la même quantité de viande de poulet.<span class="fussnotenlink">3 </span></p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-07/Tofu_Grafik_FR.png" data-entity-uuid="672ec7c6-119e-4171-a311-074b71205ea5" data-entity-type="file" alt="" width="2126" height="709" /><h4 class="einleitung">Qualité des protéines en comparaison</h4><p>En termes de valeurs nutritives, le tofu n’a pas de quoi rougir : il contient en moyenne près de 15 grammes de protéines et 150 calories par 100 grammes. Il s’agit donc d’une <strong>source de protéines faible en graisses et en calories</strong>. On entend souvent dire que les protéines végétales sont incomplètes en raison de leur composition en acides aminés. À ce propos, une précision s’impose : le soja est l’un des rares aliments végétaux à présenter un profil d’acides aminés complet, c’est-à-dire qu’il contient tous les acides aminés essentiels en quantité suffisante. Le tofu est donc une<strong> source de protéines de haute qualité, comparable aux protéines animales.</strong><span class="fussnotenlink">4</span> Dans le cadre d’une méta-analyse, des scientifiques ont en outre conclu que les protéines de soja peuvent aussi égaler les protéines animales en termes de développement musculaire et de renforcement.<span class="fussnotenlink">5 </span></p><p>Le tofu présente par ailleurs divers autres avantages : </p><ul><li><strong>Faible teneur en acides gras saturés : </strong>Comparé à de nombreux produits d'origine animale, le tofu contient non seulement moins de mauvaises graisses, mais aussi plus de bons acides gras (insaturés), ce qui peut avoir un effet positif sur la santé cardiaque.</li><li><strong>Riche en isoflavones : </strong>Les isoflavones qu’il contient ont des effets antioxydants qui peuvent réduire les dommages cellulaires causés par les radicaux libres et donc potentiellement protéger contre les maladies chroniques. </li><li><strong>Source de minéraux : </strong>Le tofu fournit des minéraux tels que le calcium, le magnésium et le fer, qui sont importants pour le métabolisme osseux, la fonction musculaire et nerveuse ainsi que le transport de l’oxygène dans le sang. Lorsque le sulfate de calcium est utilisé comme coagulant dans le processus de fabrication, le tofu contient encore plus de ce minéral important.  </li></ul><h4>Le soja suisse en plein essor</h4><p>En Suisse, et en Europe en général, la crainte d'acheter du tofu provenant de régions amazoniennes déforestées est infondée : le soja alimentaire commercialisé dans notre pays, y compris le tofu, provient soit de Suisse, soit de pays voisins comme l’Italie, l’Autriche ou la France. Les produits contenant du soja d’outre-mer sont quasiment introuvables. La Suisse produit environ 4000 tonnes de soja par an ; la moitié est toutefois utilisée pour nourrir les animaux d’élevage.6 La station de recherche suisse Agroscope a reconnu l’importance du soja il y a plus de 40 ans déjà et mène des recherches pour créer des variétés adaptées au climat local, mais aussi des variétés dont le goût se prête particulièrement bien à la production de tofu. De plus amples informations au sujet du tofu suisse sont disponibles <a href="https://www.swissveg.ch/fr/soja" target="_blank">ici</a>. </p><h4 class="einleitung">Conclusion</h4><p>En termes de santé et de durabilité, le tofu est supérieur aux protéines animales. Si seulement il n’avait pas un goût aussi fade, se disent les personnes qui n’ont pas l’habitude d’en manger... En effet, c’est un préjugé très commun : le tofu est souvent perçu comme un aliment ennuyeux et sans saveur. Au contraire, <strong>le goût neutre du tofu est un avantage : il peut ainsi être assaisonné de multiples façons et s'adapter à toutes les cuisines</strong>. Lorsqu’il est bien préparé, par exemple sauté, grillé ou frit, le tofu obtient une texture croustillante et peut faire merveille dans différents plats. Avec les bonnes épices, marinades et méthodes de préparation, le tofu peut être merveilleusement savoureux et se prêter à de nombreuses recettes. <strong>Conseil de pro : lorsque le tofu est congelé avant d’être utilisé, il absorbe encore mieux la marinade</strong>.</p><p>Sur notre<a href="https://www.swissveg.ch/fr/recipe/search?language=fr" target="_blank"> page de recettes</a>, vous trouverez de nombreuses recettes créatives et gourmandes à base de tofu. Curry crémeux, bâtonnets de tofu frits ou cheesecake sucré : le mot-clé « tofu » permet de trouver de l’inspiration pour tous les goûts.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 Viande et produits laitiers | WWF Suisse. (s. d..). WWF Suisse. <a href="https://www.wwf.ch/fr/nos-objectifs/viande-et-produits-laitiers">www.wwf.ch/fr/nos-objectifs/viande-et-produits-laitiers</a>&nbsp;</p><p>2 Mejia, A., Harwatt, H., Jaceldo-Siegl, K., Sranacharoenpong, K., Soret, S. &amp; Sabaté, J. (2017b). Greenhouse Gas Emissions Generated by Tofu Production: A Case Study. Journal Of Hunger &amp; Environmental Nutrition, 13(1), 131–142. <a href="https://doi.org/10.1080/19320248.2017.1315323">https://doi.org/10.1080/19320248.2017.1315323</a></p><p>3 Jetzke, T., Richter, S., Institut für Innovation und Technik [iit] in der VDI/VDE Innovation + Technik GmbH, Keppner, B., Domröse, L., adelphi research gGmbH, Wunder, S., Ecologic Institut gGmbH &amp; Futurium gGmbH. (2019b). Die Zukunft im Blick: Fleisch der Zukunft. In S. Veenhoff &amp; Fachgebiet I 1.1: Grundsatzfragen, Nachhaltigkeitsstrategien und -szenarien, Ressourcenschonung (Hrsg.), Trendbericht Zur Abschätzung der Umweltwirkungen von Pflanzlichen Fleischersatzprodukten, Essbaren Insekten und In-vitro-Fleisch. <a href="https://www.umweltbundesamt.de/sites/default/files/medien/1410/publikationen/2020-06-25_trendanalyse_fleisch-der-zukunft_web_bf.pdf">www.umweltbundesamt.de/sites/default/files/medien/1410/publikationen/2020-06-25_trendanalyse_fleisch-der-zukunft_web_bf.pdf</a>&nbsp;</p><p>4 Rutherfurd, S. M., Fanning, A. C., Miller, B. J. &amp; Moughan, P. J. (2014). Protein Digestibility-Corrected Amino Acid Scores and Digestible Indispensable Amino Acid Scores Differentially Describe Protein Quality in Growing Male Rats. Journal Of Nutrition, 145(2), 372–379. <a href="https://doi.org/10.3945/jn.114.195438">https://doi.org/10.3945/jn.114.195438</a></p><p>5 Messina, M., Lynch, H., Dickinson, J. M. &amp; Reed, K. E. (2018). No Difference Between the Effects of Supplementing With Soy Protein Versus Animal Protein on Gains in Muscle Mass and Strength in Response to Resistance Exercise. International Journal Of Sport Nutrition And Exercise Metabolism, 28(6), 674–685. <a href="https://doi.org/10.1123/ijsnem.2018-0071">https://doi.org/10.1123/ijsnem.2018-0071</a></p><p>6 Soja - réseau suisse pour le soja. (s. d.). Réseau suisse pour le soja. <a href="https://www.sojanetzwerk.ch/fr/soja/">www.sojanetzwerk.ch/fr/soja/</a>&nbsp;</p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/soja_suisse" target="_blank">Tofu à base de soja suisse ?&nbsp;</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/proteines-vegetales" target="_blank">Les protéines dans l'alimentation végétale</a></li><li><a href="https://www.agroscope.admin.ch/agroscope/fr/home/themes/production-vegetale/grandes-cultures/cultures/soja/qualitative-verbesserung.html" target="_blank">Agroscope : soja&nbsp;</a></li></ul></div> Sat, 26 Jul 2025 06:41:13 +0000 Sarah 4151 at https://www.swissveg.ch Earth Overshoot Day 2025: Vegan erreicht die Klimaziele https://www.swissveg.ch/de/earth-overshoot-day-2025 <span>Earth Overshoot Day 2025 : végane pour atteindre les objectifs climatiques</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>16. juillet 2025 - 12:42</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Aujourd’hui, 24 juillet 2025, c’est le Jour du dépassement de la Terre (Earth Overshoot Day) – date à partir de laquelle les ressources renouvelables de la planète sont épuisées pour l’année en cours. Depuis les premiers relevés effectués dans les années 70, cette date s'est progressivement déplacée de la fin de l’année vers le milieu de l’année. Concrètement, cela veut dire que la consommation humaine actuelle équivaut aux ressources de 1,8&nbsp;Terre, soit bientôt deux fois plus que ce que la planète peut produire et régénérer.</p><h2>Pas de détour par l’animal</h2><p>Le prolongement artificiel de la chaîne alimentaire entraîne un gaspillage de ressources et d’énergie sans précédent. Au lieu d’utiliser directement les rares terres agricoles disponibles pour cultiver des aliments destinés à la consommation humaine, l’industrie emprunte d’autres voies : elle continue à déboiser la forêt tropicale pour en faire des pâturages et pour y produire du fourrage (soja, maïs), ce qui se traduit par une perte de précieux réservoirs d’eau et de biodiversité. En Suisse, la moitié des terres arables fertiles est utilisée pour la production fourragère. Une quantité colossale d’énergie, d’eau et de surfaces est ainsi sacrifiée pour l’élevage. Avec le méthane et le protoxyde d’azote, le CO2 est l’un des gaz à effet de serre les plus significatifs en matière de climat et de durabilité. Dans la suite de ce texte, nous allons donc nous appuyer sur le CO2 pour démontrer à quel point l’alimentation végétale est économe en ressources par rapport au régime omnivore.<sup> 1</sup></p><h2>Simple, durable, bio-végane</h2><p>Le levier le plus puissant, et donc la meilleure solution pour préserver l’environnement, est l’alimentation végétale.<br>En effet, aucun autre comportement individuel n’a autant d’effets positifs que le fait d’adopter un régime à base de plantes. Selon le Global Footprint Network, en diminuant de moitié la consommation mondiale de viande mondiale et en consommant davantage de calories végétales, on pourrait repousser de 17&nbsp;jours le Jour du dépassement de la Terre. Si tout le monde était végétarien, on pourrait même gagner 34&nbsp;jours, soit plus d’un mois.<sup>2</sup></p><p>Enfin, si tout le monde devenait végétalien, l'effet sur les émissions de gaz à effet de serre serait des plus impressionnants&nbsp;: une personne non-végétarienne qui adopterait une alimentation végétalienne et biologique pourrait voir ses émissions annuelles de CO₂ baisser jusqu’à 72 % (-1190 kg), passant d'environ 1653&nbsp;kg à moins de 500&nbsp;kg par personne et par an. <sup>3</sup></p><h2>Problème et solution&nbsp;: l’agriculture</h2><p>Environ 30&nbsp;% des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont liées à l’agriculture. Sur ce total, près de 60&nbsp;% sont des émissions directes de l’élevage, en particulier le méthane issu de la digestion des ruminants (qui est environ 28&nbsp;fois plus nocif pour le climat que le CO₂) et le protoxyde d’azote provenant du fumier.</p><p>Concrètement, cela signifie qu’une transition vers une production entièrement végétale permettrait à elle seule de réduire près de 18&nbsp;% des émissions mondiales totales – en évitant le détour par les animaux, qui nécessite beaucoup de ressources. D’autres émissions sont dues à la fabrication d’engrais et de pesticides pour la production fourragère, aux altérations dans l’utilisation des sols telles que le déboisement des forêts tropicales, à la transformation des aliments pour animaux et au transport du fourrage, des animaux et des produits animaux réfrigérés. La mesure la plus efficace pour réduire les émissions de gaz à effet de serre – en particulier le méthane – est donc de changer radicalement de mode d’alimentation et de réduire considérablement le cheptel ruminant. <sup>4, 5</sup></p><h2>Impossible d’atteindre les objectifs climatiques sans changer notre alimentation</h2><p>Les résultats de l’étude de modélisation réalisée en 2016 (Bryngelsson et al.) restent d’actualité&nbsp;: l’UE ne pourra pas atteindre ses objectifs climatiques si la consommation de viande bovine et ovine ne diminue pas d’au moins 50&nbsp;%. Ces calculs tiennent déjà compte de toutes les possibilités techniques d’amélioration, comme une affouragement plus efficace, un meilleur système d’élevage ou une gestion optimisée du lisier. Certes, il existe également un potentiel d'économie tout au long de la chaîne de création de valeur, du stockage à la vente en passant par la transformation, en réduisant la consommation d'énergie ou le gaspillage alimentaire par exemple. Mais même dans les scénarios les plus optimistes, ces mesures ne suffisent pas&nbsp;: sans une réduction drastique des produits d’origine animale, les objectifs de durabilité et de protection du climat ne pourront pas être atteints, et en Suisse non plus.</p><p>Le plus puissant levier à notre disposition reste la réduction du cheptel et la transition vers une production et une consommation axées sur les protéines végétales. En effet, en renonçant à produire une denrée d’origine animale, on supprime 100&nbsp;% des émissions qui y sont liées, de l’élevage à l’abattage des animaux en passant par l’importation du fourrage, l’exploitation des terres et la consommation d’eau. <sup>6, 7&nbsp;</sup></p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;font-size:12px;font-style:normal;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;margin-bottom:13px;margin-top:0px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;"><li style="box-sizing:border-box;">Swissveg. (s. d.). Écologie et alimentation. <a href="https://www.swissveg.ch/fr/ecologie">www.swissveg.ch/fr/ecologie</a>&nbsp;</li><li style="box-sizing:border-box;">Global Foodprint Network. (s. d.). &nbsp;Food Solution. <a href="https://overshoot.footprintnetwork.org/solutions/food/">https://overshoot.footprintnetwork.org/solutions/food</a></li><li style="box-sizing:border-box;">FiBL. (2025, 10 juin). Studie zeigt: Eine gesunde und nachhaltige Ernährung ist leistbar. Étude sur mandat du WWF Autriche. <a href="https://www.fibl.org/de/infothek/meldung/ernaehrungsstudie-zeigt-eine-gesunde-und-nachhaltige-ernaehrung-ist-leistbar">www.fibl.org/de/infothek/meldung/ernaehrungsstudie-zeigt-eine-gesunde-und-nachhaltige-ernaehrung-ist-leistbar</a></li><li style="box-sizing:border-box;">FAO. (2024, 14 novembre). Greenhouse gas emissions from agrifood systems. Global, regional and country trends, 2000–2022. <a href="https://www.fao.org/statistics/highlights-archive/highlights-detail/greenhouse-gas-emissions-from-agrifood-systems.-global--regional-and-country-trends--2000-2022">www.fao.org/statistics/highlights-archive/highlights-detail/greenhouse-gas-emissions-from-agrifood-systems.-global--regional-and-country-trends--2000-2022</a></li><li style="box-sizing:border-box;">Umwelt Bundesamt Deutschland. (2019, 31 janvier). Nitrous oxide and methane. <a href="https://www.umweltbundesamt.de/en/topics/agriculture/ecological-impact-of-farming/nitrous-oxide-methane">www.umweltbundesamt.de/en/topics/agriculture/ecological-impact-of-farming/nitrous-oxide-methane</a>&nbsp;</li><li style="box-sizing:border-box;">FAO. (2023, 8 décembre). Un nouveau rapport de la FAO trace la voie vers une réduction des émissions dues à l’élevage. <a href="https://www.fao.org/newsroom/detail/new-fao-report-maps-pathways-towards-lower-livestock-emissions/fr">www.fao.org/newsroom/detail/new-fao-report-maps-pathways-towards-lower-livestock-emissions/fr</a>&nbsp;</li><li style="box-sizing:border-box;">IFOAM EU et FiBL. (2016). Organic farming, climate change mitigation and beyond. Reducing the environmental impacts of EU agriculture. <a href="https://www.organicseurope.bio/content/uploads/2020/06/ifoameu_advocacy_climate_change_report_2016.pdf">www.organicseurope.bio/content/uploads/2020/06/ifoameu_advocacy_climate_change_report_2016.pdf</a></li></ol></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/ecologie"><strong>Écologie et alimentation</strong></a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/2022_01_etude_FiBL"><strong>Le régime végétalien permet de réduire 70 % des émissions de gaz à effet de serre liées à l'alimentation</strong></a></li></ul></div> Thu, 24 Jul 2025 09:53:38 +0000 Maggie Haab 4153 at https://www.swissveg.ch Internationales V-Label Partnertreffen 2025 Wien https://www.swissveg.ch/de/v-Label-partnertreffen-2025 <span>Internationales V-Label Partnertreffen 2025 Wien</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2986" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Lubo</span></span> <span>21. juillet 2025 - 8:00</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Das diesjährige internationale V-Label Partnertreffen in Wien war ein voller Erfolg. Es war geprägt von interaktiven Workshops, spannenden Fachvorträgen und inspirierendem Austausch mit Teilnehmenden aus aller Welt. Lubo Yotov, Leiter V-Label, war gemeinsam mit Swissveg Geschäftsführer Renato Pichler vor Ort und berichtet von seinen Erlebnissen. </p><p>Mit dem Zug am Wiener Praterstern angekommen, erreichen wir innert wenigen Gehminuten das zentral gelegene Hotel, in dem wir in den kommenden Tagen unsere internationalen Partnerorganisationen persönlich begrüssen dürfen. Vom 26. bis 28. Mai 2025 fand hier das internationale V-Label Meeting statt, ein bedeutender Anlass für Austausch, Weiterentwicklung und internationale Zusammenarbeit, welches zuletzt im 2023 in Prag durchgeführt wurde. <strong>Insgesamt 52 Teilnehmende aus 42 Ländern </strong>sind angereist, um gemeinsam am weiteren Ausbau des weltweit führenden Veg-Labels zu arbeiten. Das V-Label, von Swissveg initiiert und inzwischen in über 20 Sprachen verfügbar, zeichnet sich durch seine internationale Zusammenarbeit mit lokalen Organisationen aus. Diese dezentrale Struktur erlaubt nicht nur eine stärkere regionale Verankerung, sondern fördert auch eine Vielfalt an Perspektiven und Herangehensweisen, die das Projekt weltweit voranbringen.</p><h4>Vielfältiges Programm </h4><p>Die diesjährige Veranstaltung war geprägt von einem intensiven und durchdachten Programm. Der Fokus lag auf der kontinuierlichen Professionalisierung der Lizenzierungsprozesse. In interaktiven Workshops wurden<strong> zentrale Themen wie Preisgestaltung, die Zusammenarbeit mit dem Detailhandel sowie die Vision unserer eigens entwickelten V-Label Software diskutiert</strong>.<strong> </strong>Letztere sorgt für immer effizientere Abläufe und ermöglicht eine transparente, länderübergreifende Dokumentation von Zertifizierungen, ein zentrales Werkzeug in unserem wachsenden Netzwerk. Neben den langjährigen Partnerorganisationen konnten wir auch <strong>neue Mitglieder in unserer Runde willkommen heissen.</strong> Mit der Australian Vegan Society, der ProVeg Nigeria sowie dem Jakarta Animal Aid Network (JAAN) aus Indonesien haben sich drei engagierte Organisationen dem V-Label angeschlossen, die künftig in ihren jeweiligen Regionen einen wertvollen Beitrag leisten werden. Dadurch ist <strong>das V-Label inzwischen auf allen Kontinenten (ausser der Antarktis) lokal vertreten.</strong></p><figure role="group"><img alt="" data-entity-type="file" data-entity-uuid="c032179c-b127-4387-b47e-54cfdc005eaa" height="1836" src="/sites/swissveg.ch/files/2025-07/V-label-Partnertreffen-2025-lubo.jpg" width="88.43%" /><figcaption>Lubo Yotov, Leiter V-Label, während seines Fachvortrages. </figcaption></figure><h4>Spannende Fachvorträge </h4><p>Besonders bereichernd waren die Fachvorträge unserer Partner. So präsentierte ProVeg Deutschland ihre <strong>innovative Arbeit im Bereich der Zertifizierung von Druckprodukten</strong>, ein bisher wenig beachteter Bereich, in dem nun dank technischer Entwicklungen neue Standards gesetzt werden können. Auch Umfragen aus Lateinamerika lieferten aufschlussreiche Einblicke in Konsumverhalten und Trends, die unsere internationale Strategie weiter schärfen. Ein<strong> Höhepunkt des Treffens war der Gastbeitrag von Verena Wiederkehr, Head of Plant-Based Business bei Billa.</strong> In ihrer Präsentation unterstrich sie eindrucksvoll, wie essenziell ein starkes pflanzliches Sortiment für den Detailhandel geworden ist, nicht nur, um künftigen Marktbedürfnissen gerecht zu werden, sondern auch im Sinne einer glaubwürdigen, gesellschaftlichen Unternehmensverantwortung. Ihre Einschätzungen lieferten viele Denkanstösse für die lokale Umsetzung und strategische Ausrichtung der Partner.</p><h4>Erfolgreiches und inspirierendes Treffen </h4><p>Zum Abschluss des Treffens besuchten wir gemeinsam mit Verena Wiederkehr <strong>Pflanzilla, einen komplett veganen Supermarkt</strong> im Herzen Wiens. Zwischen innovativen Produkten und inspirierenden Gesprächen wurde nochmals deutlich, wie weit die pflanzliche Bewegung bereits gekommen ist und wie<strong> viel Potenzial </strong>noch vor uns liegt. Das internationale Partnertreffen 2025 war ein grosser Erfolg. Die drei Tage waren geprägt von einem offenen Austausch, gegenseitigem Lernen und neuer Motivation. Die Rückreise treten wir mit prall gefüllten Notizbüchern, neuen Ideen und viel Tatendrang an.<strong> Die V-Label Gemeinschaft wächst </strong>in Qualität, Reichweite und Wirkung, mit ihr auch unser<strong> gemeinsames Ziel</strong>: Eine transparente, glaubwürdige und pflanzenbasierte Zukunft, weltweit.</p><p> </p></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/v-label_allgemein" target="_blank">Das V-Label von Swissveg</a></li><li><a href="https://www.v-label.com/ch-de/ueber-uns/die-geschichte-des-v-labels/" target="_blank">Die Geschichte des V-Labels&nbsp;</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/label-umfrage_2024?language=de" target="_blank">Umfrage 2024 von Swissveg zum V-Label&nbsp;</a></li></ul></div> Mon, 21 Jul 2025 06:00:00 +0000 Lubo 4154 at https://www.swissveg.ch Pflanzliche Lebensmittel sind die bessere Wahl https://www.swissveg.ch/de/pflanzliche-lebensmittel-bessere-wahl <span>Le végétal est toujours la meilleure option</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>17. juillet 2025 - 11:46</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Les alternatives à la viande et au lait n’ont pas bonne presse. À tort, comme le démontre une récente étude : les produits végétaux ont obtenu de meilleurs résultats pour ce qui est de la santé et de l’environnement que les produits d’origine animale dont ils sont inspirés.</p><h2 data-start="390" data-end="1537">Alternatives végétales toujours plus populaires, mais sous le feu de la critique</h2><p data-start="390" data-end="1537">Le marché des substituts végétaux est en plein boom en Suisse. Les alternatives à la viande et aux produits laitiers, en particulier, sont de plus en plus appréciées. Le Plant Based Food Report publié par Coop en janvier&nbsp;2025 révèle que les alternatives au lait, notamment les boissons à l’avoine, se taillent la part du lion sur le marché des alternatives au lait alors que les substituts à la viande se placent en deuxième position.¹ En Suisse, 57&nbsp;% des consommatrices et des consommateurs ont déjà goûté des alternatives véganes et 30&nbsp;% d’entre eux en mangent régulièrement. Malgré leur succès sur le marché, les alternatives végétales font régulièrement l’objet de critiques dans les médias, comme le montrent les intitulés ci-après&nbsp;: «&nbsp;De la nourriture tout droit sortie d’un kit de chimie : pourquoi les simili-carnés sont mauvais pour la santé&nbsp;» ou «&nbsp;De nombreux produits végétaliens prêts à consommer sont ultratransformés&nbsp;». Quelle est la part de vérité dans ces affirmations&nbsp;? Infime, si l’on en croit une récente étude qui portait sur la comparaison d’une large palette de substituts de viande et de produits laitiers avec les aliments d’origine animale qu’ils visent à remplacer. La conclusion&nbsp;: les alternatives végétales ont obtenu de meilleurs résultats aussi bien pour ce qui est de la teneur nutritive que de leur impact sur la santé et l’environnement.²</p><h2 data-start="1539" data-end="2488">Les légumineuses remportent largement largement la palme</h2><p data-start="1539" data-end="2488">Les aliments végétaux non transformés comme les pois, les haricots et le soja obtiennent le meilleur score&nbsp;: ils présentent le profil nutritionnel le plus avantageux et les effets sur la santé et l’environnement les plus bénéfiques tout en épargnant le portemonnaie. Toutefois, comparés aux légumineuses, les produits végétaux transformés tels que les burgers à base de plantes ou les alternatives à la viande traditionnelles comme le tofu ou encore les alternatives au lait ont un impact plus important sur le climat et coûtent plus cher. Leur profil nutritionnel ainsi que leur effet sur la santé et l’environnement restent néanmoins bien meilleurs que ceux des produits d’origine animale. L’étude s’étant concentrée sur un petit nombre de nutriments seulement, il n’est pas exclu qu’elle ait sous-estimé les bienfaits sur la santé des aliments d’origine végétale. Elle n’a, par exemple, pas tenu compte des substances végétales secondaires, qui ont une influence bénéfique sur la santé et réduisent le risque de maladie.</p><h2 data-start="2490" data-end="3366">L’alimentation végétale fait baisser le risque de mortalité</h2><p data-start="2490" data-end="3366">L’étude calcule les effets induits par le remplacement des produits d’origine animale par les alternatives végétales. Les auteurs de l’étude ont observé une ré-duction des graisses saturées et une augmentation de l’apport aussi bien en fibres qu’en potassium, mais aussi une baisse de l’approvisionnement en zinc et en vitamines A et B12. Les scientifiques relèvent que l’absorption de fibres, de graisses saines et de potassium couplée à une réduction de l’apport en cholestérine et en fer héminique serait susceptible de faire baisser sensiblement la mortalité dans les pays occidentaux industrialisés, et ce à hauteur de presque 6&nbsp;%. S’agissant du risque de mortalité, les pois et le tempeh ont montré l’effet le plus important. D’autres produits comme le tofu, les burgers végétaux et les boissons végétales à l’amande, au soja et à l’avoine ont également un effet positif clair sur le risque de mortalité.</p><h2 data-start="3368" data-end="4039">Le potentiel de la viande de culture</h2><p>Les auteurs de l’étude ont aussi examiné la viande de culture en comparaison avec la viande de veau traditionnelle et les substituts végétaux. Pour ce qui est de la santé, la viande de culture a obtenu des valeurs nutritionnelles et des effets sur la mortalité similaires à ceux de la viande traditionnelle. Bien que les alternatives végétales s’en sortent nettement mieux dans ces domaines, le bilan de la viande de culture rejoint celui des produits végétaux pour les aspects environnementaux. Les coûts de production élevés constituent un obstacle majeur selon les auteurs de l’étude, car ils peuvent représenter jusqu’à 40000&nbsp;fois les frais engagés dans la production de viande de veau selon la technologie choisie.</p><h2 data-start="4041" data-end="4864">La politique, un levier d’action important</h2><p data-start="4041" data-end="4864">Les conclusions de l’étude mettent en évidence que, malgré le degré de transformation plus élevé dans certains cas, les alternatives végétales offrent des avantages importants pour la santé, une composition nutritionnelle équilibrée et un impact moindre sur l’environnement que les produits d’origine animale. Les aliments non transformés, tels les légumineuses, obtiennent dans l’ensemble les meilleurs résultats&nbsp;: ils sont riches en nutriments et bien moins onéreux que les alternatives végétales ou les produits d’origine animale. L’essor des alternatives végétales pourrait en effet être freiné par leur coût élevé. La politique a aussi son rôle à jouer sur ce plan, notamment en ce qui concerne l’arrêt du subventionnement des produits d’origine animale et le soutien apporté aux alternatives végétales dans le but de faciliter des décisions propices à la durabilité et à la santé.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li>Coop. (2025). Plant Based Food Report: Étude sur l’alimentation végane en Suisse. <a href="https://www.coop.ch/fr/marques-inspirations/alimentation/vegetarisch-vegan/vegane-ernaehrung/report.html ">www.coop.ch/fr/marques-inspirations/alimentation/vegetarisch-vegan/vegane-ernaehrung/report.html&nbsp;</a></li><li>Springmann, M. (2024). A multicriteria analysis of meat and milk alternatives from nutritional, health, environmental, and cost perspectives. Proceedings Of The National Academy Of Sciences, 121(50). <a href="https://doi.org/10.1073/pnas.2319010121">https://doi.org/10.1073/pnas.2319010121</a></li></ol></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/guide-aliments-ultratransformes">Aliments transformés : que valent les alternatives à la viande ?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/alternatives-vegetales">Les alternatives végétales sont-elles bonnes pour la santé ?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/proteines-vegetales">Les protéines dans l'alimentation végétale</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/alimentation-vegetale">Les principes de base de l'alimentation végétale</a></li></ul></div> Thu, 17 Jul 2025 07:43:01 +0000 Christine 4152 at https://www.swissveg.ch Pflanzliche Lebensmittel sind die bessere Wahl https://www.swissveg.ch/de/pflanzliche-lebensmittel-bessere-wahl <span>Le végétal est toujours la meilleure option</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>17. juillet 2025 - 11:46</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Les alternatives à la viande et au lait n’ont pas bonne presse. À tort, comme le démontre une récente étude : les produits végétaux ont obtenu de meilleurs résultats pour ce qui est de la santé et de l’environnement que les produits d’origine animale dont ils sont inspirés.</p><h2 data-start="390" data-end="1537">Alternatives végétales toujours plus populaires, mais sous le feu de la critique</h2><p data-start="390" data-end="1537">Le marché des substituts végétaux est en plein boom en Suisse. Les alternatives à la viande et aux produits laitiers, en particulier, sont de plus en plus appréciées. Le Plant Based Food Report publié par Coop en janvier&nbsp;2025 révèle que les alternatives au lait, notamment les boissons à l’avoine, se taillent la part du lion sur le marché des alternatives au lait alors que les substituts à la viande se placent en deuxième position.¹ En Suisse, 57&nbsp;% des consommatrices et des consommateurs ont déjà goûté des alternatives véganes et 30&nbsp;% d’entre eux en mangent régulièrement. Malgré leur succès sur le marché, les alternatives végétales font régulièrement l’objet de critiques dans les médias, comme le montrent les intitulés ci-après&nbsp;: «&nbsp;De la nourriture tout droit sortie d’un kit de chimie : pourquoi les simili-carnés sont mauvais pour la santé&nbsp;» ou «&nbsp;De nombreux produits végétaliens prêts à consommer sont ultratransformés&nbsp;». Quelle est la part de vérité dans ces affirmations&nbsp;? Infime, si l’on en croit une récente étude qui portait sur la comparaison d’une large palette de substituts de viande et de produits laitiers avec les aliments d’origine animale qu’ils visent à remplacer. La conclusion&nbsp;: les alternatives végétales ont obtenu de meilleurs résultats aussi bien pour ce qui est de la teneur nutritive que de leur impact sur la santé et l’environnement.²</p><h2 data-start="1539" data-end="2488">Les légumineuses remportent largement largement la palme</h2><p data-start="1539" data-end="2488">Les aliments végétaux non transformés comme les pois, les haricots et le soja obtiennent le meilleur score&nbsp;: ils présentent le profil nutritionnel le plus avantageux et les effets sur la santé et l’environnement les plus bénéfiques tout en épargnant le portemonnaie. Toutefois, comparés aux légumineuses, les produits végétaux transformés tels que les burgers à base de plantes ou les alternatives à la viande traditionnelles comme le tofu ou encore les alternatives au lait ont un impact plus important sur le climat et coûtent plus cher. Leur profil nutritionnel ainsi que leur effet sur la santé et l’environnement restent néanmoins bien meilleurs que ceux des produits d’origine animale. L’étude s’étant concentrée sur un petit nombre de nutriments seulement, il n’est pas exclu qu’elle ait sous-estimé les bienfaits sur la santé des aliments d’origine végétale. Elle n’a, par exemple, pas tenu compte des substances végétales secondaires, qui ont une influence bénéfique sur la santé et réduisent le risque de maladie.</p><h2 data-start="2490" data-end="3366">L’alimentation végétale fait baisser le risque de mortalité</h2><p data-start="2490" data-end="3366">L’étude calcule les effets induits par le remplacement des produits d’origine animale par les alternatives végétales. Les auteurs de l’étude ont observé une ré-duction des graisses saturées et une augmentation de l’apport aussi bien en fibres qu’en potassium, mais aussi une baisse de l’approvisionnement en zinc et en vitamines A et B12. Les scientifiques relèvent que l’absorption de fibres, de graisses saines et de potassium couplée à une réduction de l’apport en cholestérine et en fer héminique serait susceptible de faire baisser sensiblement la mortalité dans les pays occidentaux industrialisés, et ce à hauteur de presque 6&nbsp;%. S’agissant du risque de mortalité, les pois et le tempeh ont montré l’effet le plus important. D’autres produits comme le tofu, les burgers végétaux et les boissons végétales à l’amande, au soja et à l’avoine ont également un effet positif clair sur le risque de mortalité.</p><h2 data-start="3368" data-end="4039">Le potentiel de la viande de culture</h2><p>Les auteurs de l’étude ont aussi examiné la viande de culture en comparaison avec la viande de veau traditionnelle et les substituts végétaux. Pour ce qui est de la santé, la viande de culture a obtenu des valeurs nutritionnelles et des effets sur la mortalité similaires à ceux de la viande traditionnelle. Bien que les alternatives végétales s’en sortent nettement mieux dans ces domaines, le bilan de la viande de culture rejoint celui des produits végétaux pour les aspects environnementaux. Les coûts de production élevés constituent un obstacle majeur selon les auteurs de l’étude, car ils peuvent représenter jusqu’à 40000&nbsp;fois les frais engagés dans la production de viande de veau selon la technologie choisie.</p><h2 data-start="4041" data-end="4864">La politique, un levier d’action important</h2><p data-start="4041" data-end="4864">Les conclusions de l’étude mettent en évidence que, malgré le degré de transformation plus élevé dans certains cas, les alternatives végétales offrent des avantages importants pour la santé, une composition nutritionnelle équilibrée et un impact moindre sur l’environnement que les produits d’origine animale. Les aliments non transformés, tels les légumineuses, obtiennent dans l’ensemble les meilleurs résultats&nbsp;: ils sont riches en nutriments et bien moins onéreux que les alternatives végétales ou les produits d’origine animale. L’essor des alternatives végétales pourrait en effet être freiné par leur coût élevé. La politique a aussi son rôle à jouer sur ce plan, notamment en ce qui concerne l’arrêt du subventionnement des produits d’origine animale et le soutien apporté aux alternatives végétales dans le but de faciliter des décisions propices à la durabilité et à la santé.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li>Coop. (2025). Plant Based Food Report: Étude sur l’alimentation végane en Suisse. <a href="https://www.coop.ch/fr/marques-inspirations/alimentation/vegetarisch-vegan/vegane-ernaehrung/report.html ">www.coop.ch/fr/marques-inspirations/alimentation/vegetarisch-vegan/vegane-ernaehrung/report.html&nbsp;</a></li><li>Springmann, M. (2024). A multicriteria analysis of meat and milk alternatives from nutritional, health, environmental, and cost perspectives. Proceedings Of The National Academy Of Sciences, 121(50). <a href="https://doi.org/10.1073/pnas.2319010121">https://doi.org/10.1073/pnas.2319010121</a></li></ol></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/guide-aliments-ultratransformes">Aliments transformés : que valent les alternatives à la viande ?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/alternatives-vegetales">Les alternatives végétales sont-elles bonnes pour la santé ?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/proteines-vegetales">Les protéines dans l'alimentation végétale</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/alimentation-vegetale">Les principes de base de l'alimentation végétale</a></li></ul></div> Thu, 17 Jul 2025 07:43:01 +0000 Christine 4152 at https://www.swissveg.ch