Sarah's blog https://www.swissveg.ch/fr?language=en fr Der Grill: Die letzte Bastion klassischer Männlichkeit? https://www.swissveg.ch/de/maennlichkeit-grill?language=en <span>Le barbecue, dernier bastion de la masculinité classique ? </span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=en" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>18. mai 2026 - 14:38</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Les hommes s’occupent du barbecue, les femmes préparent les accompagnements&nbsp;: c’est une scène vue et revue chaque été en Suisse. Bien que l’égalité des genres soit établie dans de nombreux autres domaines de la vie, la répartition des rôles lorsqu’il s’agit de grillades reste remarquablement traditionnelle&nbsp;: les hommes cuisent la viande, tandis que les femmes coupent les légumes. Le barbecue serait-il donc le dernier bastion de la masculinité classique&nbsp;?</p><p>&nbsp;De fait, les hommes mangent plus de viande que les femmes. Comment cela s’explique-t-il&nbsp;? Des chercheurs ont étudié l’impact de l’égalité des genres sur la consommation de viande.<sup>1</sup> Les résultats sont surprenants&nbsp;: dans les pays où l’égalité des genres est très avancée, les hommes consomment nettement plus de viande que les femmes. Les chercheurs ont justifié ce phénomène par le fait que, dans ces pays, les femmes peuvent choisir délibérément des options sans viande. Mais cette explication est insuffisante. En effet, dans les sociétés égalitaires, les hommes auraient eux aussi la possibilité d’opter pour des alternatives végétales. Alors pourquoi le font-ils encore si rarement&nbsp;? Diverses études indiquent que le sexe masculin et l’aisance financière sont les facteurs les plus fortement corrélés à une consommation élevée de viande. Il est intéressant de noter que dans trois grands pays (la Chine, l’Inde et l’Indonésie), il n’existe aucune différence entre les sexes en matière de consommation de viande.&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><h4>Mais pourquoi les hommes mangent-ils davantage de viande que les femmes&nbsp;?</h4><p>L’explication la plus plausible réside moins dans les différences biologiques que dans les influences sociales et culturelles. La consommation de viande a toujours été associée à des notions de force, de performance et de statut social, qui sont des attributs communément rattachés à la masculinité. Plusieurs études montrent que les hommes tendent davantage à adapter leur comportement alimentaire à ces attentes sociales. En ce sens, la viande n’est pas seulement considérée comme un aliment, mais aussi comme un symbole. L’alimentation végétale, quant à elle, est souvent associée à des notions telles que la santé, la légèreté ou la durabilité. Or, ce sont là des propriétés qui, culturellement, sont très éloignées des stéréotypes classiques de la masculinité. Ces associations ne sont pas innées&nbsp;; il s’agit de constructions sociales. Elles ont toutefois une influence, souvent inconsciente, sur nos décisions au quotidien et, par conséquent, sur nos choix alimentaires. C’est pourquoi il vaut la peine de repenser l’image du «&nbsp;barbecue au masculin&nbsp;». Car si elle est aujourd’hui considérée comme allant de soi, elle est surtout le fruit d’habitudes et d’un conditionnement culturel qui n’ont rien à voir avec la «&nbsp;biologie masculine&nbsp;».&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><h4>Repenser les traditions</h4><p>Quand on explore l’univers de <a href="https://www.swissveg.ch/fr/campagne-grillades">la grillade purement végétale</a>, on se rend vite compte que les possibilités sont infinies&nbsp;: à partir d’une grande variété d’ingrédients végétaux, comme le céleri, la betterave rouge ou les champignons, on peut préparer des plats savoureux qui séduisent par leurs arômes intenses et qui sont tout aussi rassasiants et délicieux que les plats classiques à base de viande. Et même pas besoin pour cela d’abandonner les traditions que l’on affectionne&nbsp;: il suffit simplement de les repenser. Ainsi, on remplacera, par exemple, le rumsteck par un burger végétal bien juteux ou, si l’on préfère n’utiliser que des légumes, par un steak de betterave. Un changement minime face aux effets considérables qu’il implique pour les animaux, l’environnement et la santé, et qui ouvre en plus de nouveaux horizons gustatifs. Laissez-vous tenter&nbsp;!&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Plus d’informations</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/campagne-grillades">Campagne de Swissveg sur les grillades : les vrais hommes grillent des plantes</a></li><li><a href="https://bc.pressmatrix.com/fr/profiles/b6b0b8c11377/editions/048ec1eb20136908b9b1/pages/page/8" target="_blank">Veg-Info 2 (2025)&nbsp;: En quoi antispécisme et féminisme vont-ils de pair ? Interview avec Amanda Castillo</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/swissveg-analyse-statistique-2025" target="_blank">Analyse de Swissveg 2025&nbsp;: Combien y a-t-il de personnes végétariennes et véganes ?</a></li></ul><p>&nbsp;</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li>Hopwood, C. J., Zizer, J. N., Nissen, A. T., Dillard, C., Thompkins, A. M., Graça, J., Waldhorn, D. R. &amp; Bleidorn, W. (2024). Paradoxical gender effects in meat consumption across cultures. Scientific Reports, 14(1), 13033. <a href="https://doi.org/10.1038/s41598-024-62511-3">https://doi.org/10.1038/s41598-024-62511-3</a></li></ol></div></div> Mon, 01 Jun 2026 07:42:49 +0000 Sarah 4197 at https://www.swissveg.ch Swissveg Preisvergleich 2026: Wie konkurrenzfähig sind pflanzliche Milchalternativen? https://www.swissveg.ch/de/preisvergleich-2026?language=en <span>Comparatif des prix 2026 : comment se positionnent les alternatives végétales face à la concurrence ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=en" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>20. mai 2026 - 15:34</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Pour un bon nombre de consommatrices et de consommateurs, les alternatives végétales font aujourd’hui partie du quotidien. Dans le commerce de détail, elles occupent une place de plus en plus importante – non seulement pour des raisons éthiques et écologiques, mais aussi du fait de la diversité croissante des produits et de leur meilleure disponibilité. Mais qu’en est-il des prix&nbsp;? Notre nouvelle analyse montre quels type de produits végétaux sont déjà compétitifs et dans quels domaines des différences structurelles persistent.</p><p>Au vu de l’intérêt grandissant pour l’alimentation végétale, la question des prix prend également de plus en plus d’importance. Les alternatives aux produits d’origine animale sont aujourd’hui disponibles dans pratiquement tous les grands magasins de détail et touchent une large clientèle. L'objectif de ce comparatif est de montrer comment se positionnent les options végétales dans le contexte actuel du marché. Pour cette évaluation, les produits les moins chers disponibles dans les catégories yaourt, lait, fromage en tranches et fromage frais ont été recensés chez quatre grands détaillants suisses et comparés à leurs équivalents d’origine animale. L’évaluation est basée sur des prix standardisés pour 100&nbsp;grammes ou 100&nbsp;millilitres et sur un panier de produits composé à partir de ces prix. Les promotions ou les réductions temporaires n’ont pas été prises en compte afin d’obtenir un aperçu aussi représentatif que possible.</p><h4>Le fromage en tranches coûte cher</h4><p>Les résultats dépeignent un tableau nuancé, qui varie fortement selon la catégorie de produits concernée. Les différences sont particulièrement marquées dans le domaine des yaourts&nbsp;: chez certains fournisseurs, les options végétales les moins chères sont nettement plus onéreuses que leurs pendants d’origine animale les moins chers. Les yaourts végétaux se situent ainsi dans une gamme de prix plutôt élevée par rapport aux yaourts conventionnels. Cette tendance apparaît de manière constante chez tous les détaillants analysés.</p><p>Une différence notable a également pu être observée dans le domaine du fromage en tranches. Selon les fournisseurs, les alternatives végétales sont nettement plus coûteuses que les produits d’origine animale les moins chers. Il est à noter que l’écart entre les détaillants est ici relativement important. Les alternatives au fromage contribuent de manière significative au coût total d’un panier d’achat et ont donc une incidence plus forte sur le résultat global que les autres catégories.&nbsp;</p><p class="zitat">Les alternatives au fromage contribuent de manière significative au coût total d’un panier d’achat.</p><h4>Parité des prix pour les laits végétaux</h4><p>Pour le lait, la tendance est bien différente&nbsp;: la parité des prix est de plus en plus proche. Les laits végétaux les moins chers coûtent à peine plus que les produits d’origine animale du même acabit. Ce rapprochement des prix indique que les alternatives végétales au lait ont fait leur entrée sur le marché de masse et peuvent donc être produites et proposées de manière plus compétitive. Les laits végétaux ont désormais intégré la routine de nombreux ménages, ce qui souligne leur rôle de précurseurs pour d’autres segments de produits végétaliens. Selon le rapport Plant-Based Food Report 2026 de Coop, les alternatives végétales au lait représentent actuellement près d’un cinquième du chiffre d’affaires total du lait chez ce détaillant, et la tendance est à la hausse.&nbsp;</p><p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2026-04/Grafiken_Preisvergleich-Milch_Sieger__FR.png" data-entity-type="file" alt="" width="2186" height="1418"></p><h4>Un vainqueur incontestable</h4><p>La comparaison est particulièrement révélatrice lorsque l’on examine le panier de courses dans son ensemble. On constate ici des différences notables entre les détaillants. C’est chez Lidl que le panier de courses végétalien est le meilleur marché, suivi de près par Aldi. Tous deux se positionnent nettement en dessous des valeurs de Coop et Migros, dont les paniers sont nettement plus chers. Cela s’explique principalement par les écarts de prix des alternatives au fromage et par les différentes stratégies en matière de marques propres. Ces disparités montrent qu’il peut être intéressant de comparer les différents points de vente, en particulier pour les achats réguliers d’alternatives végétales.&nbsp;</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2026-04/Grafiken_Preisvergleich-Milch_Warenkorb__FR.png" data-entity-type="file" alt="" width="2186" height="1241"><h4>Pas de subventions pour le lait végétal&nbsp;</h4><p>Dans le même temps, il est important de ne pas se pencher uniquement sur les différences de prix. Les structures de prix reflètent en effet les mécanismes du marché&nbsp;: les produits d’origine animale bénéficient souvent de chaînes de production bien établies, d’économies d’échelle importantes et d’un cadre politique favorable développé au fil des décennies. Les subventions accordées aux producteurs de lait dans notre pays, dont ne bénéficient pas les producteurs de lait végétal, en sont un exemple. De plus, les alternatives végétales sont encore en partie en phase de croissance, ce qui implique des volumes de production plus faibles et des coûts d’innovation plus élevés.</p><p>Dans ce contexte, la comparaison des prix révèle non seulement des différences persistantes, mais aussi de vrais progrès. La diminution de l’écart de prix prouve que la parité n’est pas nécessairement un objectif hors de portée. Les expériences tirées d’autres catégories de produits montrent que la hausse de la demande, les évolutions technologiques et la croissance du volume du marché peuvent contribuer à faire baisser les prix. Un produit considéré aujourd’hui comme un produit de niche peut devenir un produit standard demain.</p><p class="zitat">Les producteurs de lait dans notre pays bénéficient de subventions, ce qui n'est pas le cas des producteurs de lait végétal.</p><p>Il faut également souligner qu’une comparaison purement financière n’est pas pertinente si elle est considérée de manière isolée. En effet, les choix alimentaires ont une incidence non seulement sur le budget des ménages, mais aussi sur l’environnement, la consommation des ressources et le bien-être animal. Les produits végétaux apportent une contribution importante à une alimentation durable et permettent aux consommatrices et aux consommateurs d’aligner leurs décisions d’achat sur leurs valeurs personnelles.</p><h4>Offre végétale en pleine croissance</h4><p>La comparaison actuelle des prix montre donc deux évolutions simultanées : d’une part, des différences de prix persistent dans certaines catégories. D’autre part, une diminution claire de l’écart de prix apparaît déjà dans des domaines clés, notamment dans celui des alternatives aux produits laitiers. Cela prouve que la parité des prix est un objectif à portée de main. L’expérience acquise dans d’autres catégories de produits montre en outre que la hausse de la demande, les progrès technologiques et l’augmentation du volume du marché peuvent contribuer à faire baisser les prix. Parallèlement, l’offre de produits végétaux ne cesse de s’élargir. Pour les ménages orientés vers le végétal, cela implique un choix plus large, une compétitivité accrue et une plus grande liberté dans leurs achats.</p><p>Les comparaisons de prix restent des instantanés, mais elles révèlent des tendances. Et ces tendances indiquent que les alternatives végétales continueront de consolider leur place dans le commerce de détail et qu’elles rattraperont peu à peu leur retard en termes de prix.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Plus d’informations</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/soja" target="_blank">Les produits à base de soja sont-ils sains ?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/LaitDeVache-LaitVegetal-QueChoisir">Lait de vache ou boissons végétales : que choisir ?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/comparaison-des-prix-2025" target="_blank">Comparatif des prix 2025 (alternatives à la viande)</a></li></ul></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p><strong>Méthodologie</strong></p><p>Période de la collecte de donnée&nbsp;: 6 au 15 janvier 2026&nbsp;&nbsp;<br>Sélection des supermarchés&nbsp;: 5 détaillants&nbsp;: Aldi Suisse, Lidl Schweiz, Coop, Migros&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>Produits&nbsp;: Les prix ont été analysés dans cinq catégories&nbsp;: Lait, crème, yaourt, fromage frais et fromage en tranches.&nbsp;&nbsp;<br>Exclusion&nbsp;: Offres promotionnelles, grands emballages, produits dont la taille d’emballage diffère fortement de celle de l’alternative végétale la moins chère (±40 %).*</p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/sojagesundheit" target="_blank">So gesund sind Produkte aus Soja</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/kuhmilch-pflanzenmilch-bessere-wahl">Kuhmilch oder Pflanzendrinks: Was ist die bessere Wahl?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/preisvergleich-2025" target="_blank">Swissveg-Preisvergleich 2025</a></li></ul></div> Wed, 20 May 2026 07:27:22 +0000 Sarah 4209 at https://www.swissveg.ch Die grosse Swissveg-Brotrecherche https://www.swissveg.ch/de/brotrecherche?language=en <span>La grande enquête de Swissveg en matière de pain</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=en" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>30. avril 2026 - 15:40</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Acheter un petit pain sur le pouce ? Pour les personnes qui mangent des produits d’origine animale, cela ne pose généralement pas de problème, mais pour les véganes, cela représente souvent un effort considérable. En effet, le pain vendu au détail n’est souvent pas étiqueté, ou seulement de manière insuffisante. </p><p>Alors que la déclaration est clairement réglementée pour les produits emballés, d’autres règles s’appliquent aux produits vendus en vrac. D’après l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV), les prescriptions suivantes s’appliquent : </p><p class="zitat">« En principe, les allergènes doivent être déclarés par écrit. Cette indication peut être omise s’il est annoncé par écrit que les informations sont fournies oralement.  Dans ce cas, les membres du personnel disposent des informations écrites ou celles-ci peuvent être données par un spécialiste. »</p><h4>Une image contrastée</h4><p>Une visite chez différents détaillants montre que ceux-ci respectent certes la loi, mais ne l’appliquent pas toujours de manière particulièrement favorable à la clientèle. Nous avons passé au crible les déclarations du pain chez les détaillants Coop, Migros, Aldi Suisse, Lidl Suisse, Denner et Volg. Il en ressort une image très contrastée, non seulement entre les détaillants, mais aussi au sein même des différents magasins, car il existe des différences dans la déclaration du pain emballé et non emballé vendu en vrac. Nos critères portaient sur les questions suivantes :</p><p>·    Les ingrédients sont-ils indiqués sur le produit ou sur l’étiquette de prix ?   <br />·    Le produit est-il indiqué comme végétalien, par exemple avec le V-Label ?</p><p> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2026-04/Brotrecherche_Ergebnis.png" data-entity-uuid="8d2496c0-0acc-43f2-b65b-639a8c941edd" data-entity-type="file" alt="" width="400" height="1098" class="align-center" /><h4>Un gagnant en tête de peloton</h4><p>Notre analyse montre qu'Aldi dispose de la déclaration la plus adaptée aux personnes végétaliennes, suivi de Migros en deuxième position et de Coop en troisième. Chez Aldi, les ingrédients sont indiqués directement à côté des pains non emballés dans les rayons ; le détaillant ne propose pas de pains frais emballés. Chez Migros, les pains emballés comportent une étiquette indiquant les ingrédients et sont certifiés V-Label. Cependant, elle perd des points pour les petits pains, dont les ingrédients sont indiqués sur des étiquettes électroniques. Il est nécessaire d’appuyer sur un bouton pour y accéder, ce qui fait que l’information n’est pas visible au premier coup d’œil pour la clientèle. Coop marque elle aussi des points avec les ingrédients indiqués sur les pains emballés et la certification V-Label. Cependant, comme les ingrédients des petits pains vendus en vrac ne sont pas disponibles par écrit dans le magasin, une pénalité est appliquée dans l’évaluation. Coop indique par écrit que le personnel de vente se tient à disposition pour renseigner la clientèle. Il est également possible de scanner les petits pains à l’aide d’un scanner manuel afin de connaître les ingrédients. Quant à Lidl, Denner et Volg, ils se contentent d’indiquer sur un panneau que les ingrédients peuvent être consultés sur Internet (Lidl) et/ou que le personnel peut être interrogés à ce sujet. Bien qu’autorisée par la loi, cette pratique est tout sauf conviviale pour la clientèle.</p><h4>Demande d’étiquetage V-Label </h4><p>Outre notre classement, nous avons demandé à notre communauté quelle était sur son expérience en matière d’achat de pain et quels sont les domaines dans lesquels elle souhaiterait voir des améliorations. L’enquête a révélé que la majorité des personnes interrogées sont satisfaites ou plutôt satisfaites de leurs achats de pain. Dans le même temps, il est toutefois apparu qu’un grand nombre de consommatrices et consommateurs ne disposent pas d’indications claires permettant de savoir si un pain ou un petit pain est végétalien. Beaucoup souhaiteraient un étiquetage clair avec le V-Label. Selon des sondages représentatifs, le V-Label est le label le plus connu pour les produits végétaliens et végétariens en Suisse.<sup>1</sup> Notre enquête a également montré que le problème se pose particulièrement pour les petits pains non emballés. Pour connaître leurs ingrédients, il faut soit utiliser un scanner manuel lors de l’achat, soit scanner le produit via l’application correspondante. Il peut donc être difficile d’obtenir la liste des ingrédients par écrit, en particulier pour les personnes qui ne possèdent pas de smartphone. Il est également possible de demander des informations au personnel de vente, mais cela peut s’avérer fastidieux et pas toujours fructueux.Les boulangeries de village semblent poser un défi particulier en matière de déclaration. </p><p> </p><p><strong>Plus d'informations :</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/comparaison-des-prix-2025">Végétal vs animal : Swissveg compare les prix</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/equilibre">Les bases d'une alimentation équilibrée</a></li></ul></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 <a href="https://www.swissveg.ch/fr/sondage-label-2024">Enquête V-Label 2024</a></p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/preisvergleich-2025" target="_blank">Fleischalternativen: der grosse Swissveg Preisvergleich 2025</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/ausgewogen" target="_blank">Grundlagen der veganen Ernährung</a></li></ul></div> Thu, 30 Apr 2026 07:19:50 +0000 Sarah 4208 at https://www.swissveg.ch Fibermaxxing: Social Media Hype oder sinnvoller Trend? https://www.swissveg.ch/de/fibermaxxing?language=en <span>Fibermaxxing : simple effet de mode ou tendance pertinente ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=en" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>5. mars 2026 - 11:36</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Une nouvelle tendance alimentaire est en vogue sur les réseaux sociaux&nbsp;: le «&nbsp;fibermaxxing&nbsp;». Celle-ci consiste à augmenter délibérément la part de fibres dans son alimentation afin d’améliorer sa santé. Elle promet une meilleure digestion, une diminution de la sensation de faim et un renforcement du système immunitaire. Mais cette tendance a-t-elle vraiment du sens&nbsp;? Nous nous sommes penchés sur la question.</p><p style="font-style:normal;font-variant:normal;font-weight:normal;letter-spacing:normal;line-height:0.64cm;margin-bottom:0.26cm;orphans:2;widows:2;"><font style="font-size:13pt;" color="#000000" face="Open Sans, sans-serif" size="4">Les effets positifs des fibres alimentaires sur notre santé sont scientifiquement prouvés depuis longtemps. Néanmoins, jusqu’à présent, ce sujet n’a souvent été évoqué que de manière marginale, l’attention s’étant principalement portée sur l’engouement pour les protéines. Mais les choses sont en train de changer&nbsp;: la génération Z a découvert les fibres alimentaires et en a fait un véritable buzz sur TikTok et Instagram, où l’on peut désormais trouver de nombreuses vidéos expliquant comment améliorer son apport en fibres alimentaires. En plus de faciliter la digestion, celles-ci aideraient à réguler la glycémie, à perdre du poids et à avoir une peau éclatante. Certains vont même jusqu’à les qualifier d’«&nbsp;Ozempic naturel&nbsp;». L’industrie du bien-être surfe elle aussi sur cette tendance en proposant une multitude de compléments alimentaires destinés à maximiser l’apport en fibres alimentaires. L’offre s’étend des comprimés aux gels en passant par les «&nbsp;limonades enrichies en fibres&nbsp;». Aujourd’hui, on peut même trouver des édulcorants enrichis en fibres alimentaires.&nbsp;</font></p><h4>Diversité végétale</h4><p>Les fibres alimentaires sont exclusivement présentes dans les aliments d’origine végétale. Il s’agit de composants végétaux non digestibles qui ne peuvent pas être décomposés par le système enzymatique humain. Diverses études montrent qu’un apport accru en fibres alimentaires a de nombreux effets positifs sur la santé. Parmi eux, on peut citer la prévention du diabète de type&nbsp;2 et la réduction du «&nbsp;mauvais&nbsp;» cholestérol LDL, ce qui permet de minimiser le risque de maladies coronariennes. La consommation de produits à base de céréales complètes en particulier est associée à des effets positifs, notamment la prévention de l'hypertension artérielle.&nbsp;&nbsp;<br>Les fibres alimentaires sont constituées de sucres complexes à longue chaîne et peuvent être classées en deux catégories&nbsp;: les fibres solubles et insolubles. Toutes deux ont des fonctions et des effets différents dans l’organisme.&nbsp;</p><h6>Fibres alimentaires solubles</h6><p>Les fibres alimentaires solubles dans l’eau comprennent notamment la pectine, l'amidon résistant, l’inuline et l’oligofructose. On les trouve par exemple dans les flocons d’avoine, les pommes, les haricots, les pois ou les avocats. Les fibres alimentaires solubles sont métabolisées dans le côlon et forment une consistance gélatineuse en combinaison avec l’eau. Elles servent de base alimentaire aux «&nbsp;bonnes&nbsp;» bactéries intestinales, favorisent le bon fonctionnement de la digestion, peuvent avoir une influence positive sur le taux de cholestérol et ralentissent la digestion des glucides.&nbsp;</p><h6>Fibres alimentaires insolubles</h6><p>Les fibres alimentaires insolubles sont la cellulose, l’hémicellulose et la lignine. On les trouve par exemple dans les céréales complètes, le son de blé et les graines de lin. Les fibres alimentaires insolubles gonflent fortement au contact de l’eau et augmentent ainsi le volume des selles, ce qui entraîne un renforcement du péristaltisme intestinal et un raccourcissement du temps de transit dans le côlon.&nbsp;</p><h4>Dans quelle mesure le fibermaxxing est-il judicieux&nbsp;?&nbsp;</h4><p>La Société Suisse de Nutrition (SSN) recommande aux adultes un apport quotidien de 30 grammes de fibres alimentaires. Cependant, à l’heure actuelle, une grande partie de la population suisse n’atteint pas cette quantité recommandée. À titre de comparaison, on estime que nos ancêtres en consommaient environ 100&nbsp;grammes par jour. Il est donc tout à fait judicieux pour de nombreuses personnes d’augmenter leur apport en fibres, à condition toutefois de le faire de manière progressive et modérée, idéalement sur plusieurs semaines. Il est également important de boire suffisamment afin de prévenir les troubles digestifs. En effet, un apport très soudain et élevé en fibres alimentaires peut entraîner des flatulences, des ballonnements ou des diarrhées. En cas de problèmes digestifs persistants, de symptôme du côlon irritable ou de constipation fréquente, il est recommandé de consulter un nutritionniste pour obtenir des conseils personnalisés.&nbsp;</p><h4>Privilégier les aliments naturels&nbsp;</h4><p>Les fibres alimentaires doivent provenir principalement d’aliments végétaux. Le cas échéant, les produits enrichis peuvent servir de complément, mais ils ne constituent pas une source principale. De fait, l’utilité de ces produits peut être remise en question, car les aliments végétaux naturels contiennent suffisamment de fibres alimentaires. Et plus important encore&nbsp;: les différents aliments contiennent également différents types de fibres alimentaires, ce qui n’est souvent pas le cas des produits enrichis. Une grande partie d’entre eux sont enrichis uniquement en inuline. On peut aussi y trouver des fibres de tapioca, d’acacia et de maïs. La forte concentration de fibres alimentaires dans les aliments enrichis peut également inciter les consommatrices et les consommateurs à privilégier ce type de produits au détriment d’une alimentation variée, les privant ainsi des autres avantages d’une alimentation végétale riche en fibres. De plus, les aliments dits fonctionnels, tels que les «&nbsp;limonades riches en fibres&nbsp;», contiennent généralement des sucres et/ou des édulcorants ajoutés et ne sont donc pas «&nbsp;plus sains&nbsp;» que les boissons gazeuses classiques. La meilleure stratégie reste donc d’adopter une alimentation végétale variée, comprenant suffisamment de produits à base de céréales complètes, de légumineuses, de fruits et de légumes.&nbsp; &nbsp;</p><h4>Pas de solution miracle&nbsp;</h4><p>Il est important de ne pas attendre de miracles du fibermaxxing. Certes, les personnes qui, jusqu’à présent, consommaient trop peu de fibres alimentaires, peuvent en tirer des bénéfices. Mais celles qui en absorbent déjà suffisamment ne verront pas d’améliorations notables en augmentant encore leur consommation. Chez les enfants et les adolescents en particulier, il faut également veiller à un apport calorique suffisant, qui pourrait être entravé par la forte sensation de satiété apportée par les fibres. C’est pourquoi les recommandations qui leur sont destinées sont différentes de celles des adultes&nbsp;: 10&nbsp;g / 1000&nbsp;kcal pour les enfants contre 16&nbsp;g pour les femmes et 12,5&nbsp;g pour les hommes.</p><h4>Le saviez-vous&nbsp;?&nbsp;</h4><p>Les fabricants qui mentionnent les fibres alimentaires sur l’emballage de leurs produits doivent indiquer la teneur exacte en fibres alimentaires dans le tableau nutritionnel. Si la mention «&nbsp;source de fibres&nbsp;» est utilisée, le produit doit contenir au moins 3&nbsp;g de fibres alimentaires pour 100&nbsp;g ou 1,5&nbsp;g pour 100&nbsp;kilocalories (kcal). La mention «&nbsp;teneur élevée en fibres&nbsp;» nécessite au moins 6&nbsp;g de fibres alimentaires pour 100&nbsp;g ou 3&nbsp;g pour 100&nbsp;kcal.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Plus d'informations</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/alimentation_equilibre?language=fr">Alimentation équilibrée</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/nutriment?language=fr">Nutriments</a></li></ul></div> Thu, 05 Mar 2026 07:00:00 +0000 Sarah 4185 at https://www.swissveg.ch Ein Leben im Verborgenen https://www.swissveg.ch/de/tauben?language=en <span>Vivre cachés</span> <span><span lang="" about="/fr/user/3027?language=en" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Sarah</span></span> <span>25. novembre 2025 - 8:00</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Malaimés et traqués, les pigeons, les souris et les rats n'ont pas la vie facile. Cependant, plusieurs villes ont choisi une approche différente.</p><p>Ils fouillent les abords des gares à la recherche de nourriture ou de déchets sans recevoir la moindre attention des passants. Dans nos villes, les pigeons ont la vie dure. Ils ne trouvent ni nourriture adaptée à leur espèce, ni sites de nidification ou de repos. Peu de gens savent que l'espèce dont font partie les pigeons qui peuplent nos villes doit son existence à l'humain. En effet, ces oiseaux ont été domestiqués il y a environ 6000&nbsp;ans. Pendant longtemps, ils ont été élevés pour leur chair et leurs œufs ou pour le transport de messages. Aujourd'hui, alors qu'ils ont perdu leur utilité pour les humains, ils sont livrés à eux-mêmes et squattent nos villes.</p><p>Moins visibles dans notre environnement urbain que leurs compagnons d'infortune à plumes, les souris et les rats n'ont, quant à eux, jamais été domestiqués. Ils sont hémérophiles, c'est-à-dire qu'ils ont suivi les humains dans leurs activités et leur habitat pour y trouver refuge et nourriture. Considérés comme des nuisibles vecteurs de maladies, ces petits rongeurs sont méprisés depuis la nuit des temps. Le fait qu'on les a longtemps tenu pour responsables des épidémies de peste ayant fait des ravages au Moyen Âge y est certainement pour beaucoup. Or, cette théorie pourrait bien être remise en cause : des travaux de recherche ont abouti, en&nbsp;2018, à la conclusion que l'épidémie meurtrière aurait été propagée non pas par des puces colonisant les rats, mais par des puces présentes sur les humains et les vêtements.<span class="fussnotenlink">1</span> En Suisse, les souris et les rats ne représentent aujourd'hui aucune menace. Il en va de même pour les pigeons, qui inspirent parfois le dégoût sous prétexte qu'ils seraient les vecteurs de pathogènes. Cette crainte est toutefois infondée&nbsp;: aucun cas de transmission de maladie du pigeon à l'humain n'a été documenté jusqu'à présent. Ainsi, la salmonelle qui infecte les pigeons est propre à l'espèce et par conséquent inoffensive pour l'humain.<span class="fussnotenlink">2</span></p><h3>Cruelle gestion des populations&nbsp;</h3><p>Outre les mesures dissuasives installées sur les bâtiments et le mobilier urbain, telles que les pics et les filets, qui se transforment souvent en pièges mortels, les pigeons font également l'objet de campagnes d’abattage. Les souris et les rats ne sont pas mieux lotis&nbsp;: les entreprises privées spécialisées dans la lutte contre les nuisibles offrant une assistance professionnelle pour «&nbsp;venir à bout&nbsp;» des rongeurs à grand renfort de poison et de pièges sont légion. Or, les moyens de maintenir la population de rongeurs en bonne santé sont simples&nbsp;: la Protection Suisse des Animaux recommande, à titre préventif, par exemple, de conserver les aliments de manière appropriée et de bien fermer les conteneurs à ordures. De plus, les mesures de lutte ont pour effet de rendre les femelles encore plus fertiles pour assurer une descendance encore plus nombreuse. Sans compter le fait que la loi fédérale sur la protection des animaux (LPA) et l'ordonnance sur la protection des animaux (OPAn) interdisent de causer des douleurs, des maux ou des dommages de façon injustifiée à des vertébrés, dont les rats et les souris font incontestablement partie. Si la législation existante était rigoureusement appliquée, la cruelle élimination des rongeurs serait illégale.</p><p><strong>Un choix de société</strong></p><p>Heureusement, le sort des pigeons semble s'améliorer quelque peu : la ville allemande d'Augsbourg, à l'origine du modèle qui porte désormais son nom, est considérée comme pionnière dans le domaine. Elle a aménagé des pigeonniers dans lesquels les pigeons sont nourris et surveillés au plan sanitaire. Ayant un lieu de repli, les oiseaux circulent moins en ville et la souillent moins de leurs déjections. Afin de réguler la population, les œufs fraîchement pondus sont remplacés par des œufs factices. «&nbsp;Dans les pigeonniers sous supervision, nous laissons les oiseaux mener à terme une couvée tous les 12 à 18&nbsp;mois environ&nbsp;», explique Sabine Ruch de l'association Stadttauben Schweiz. La ville de Berne est considérée comme exemplaire en la matière. D'après Sabine Ruch, Winterthour compte deux pigeonniers et d'autres villes, dont Olten, Aarau et Soleure, ont aussi aménagé des pigeonniers supervisés. «&nbsp;C'est un bon début, mais c'est largement insuffisant&nbsp;», ajoute l'experte.</p><p>Le traitement réservé aux pigeons, aux souris et aux rats est le reflet de l'attitude de la société vis-à-vis du règne animal. Les modèles n'impliquant aucune souffrance animale tels que pratiqués à Augsbourg prouvent qu'une cohabitation respectueuse est possible. La balle est dans notre camp&nbsp;: à nous de poursuivre sur cette voie et de réclamer des solutions dignes de nos valeurs humaines.</p><h3>Se mobiliser</h3><p>Les pigeons ont besoin de notre aide. Toutes les personnes qui souhaitent se mobiliser pour améliorer leur sort sont invitées à consulter le site de l'association Stadttauben Schweiz. Il regorge de conseils et d'informations&nbsp;: <a href="http://www.stadttauben.ch">www.stadttauben.ch</a>. Il n'existe malheureusement encore aucune initiative similaire pour les rongeurs.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 Joel Sartore, National Geographic Photo Ark &amp; National Geographic. (2018, 17 janvier). Eine provokante Studie hält menschliche Parasiten für die primären Überträger des<br>Pestbakteriums. <a href="http://www.nationalgeographic.de/wissenschaft/ratten-womoeglich-doch-nicht-fuer-mittelalterlichepestausbrueche-verantwortlich">www.nationalgeographic.de/wissenschaft/ratten-womoeglich-doch-nicht-fue…</a><br>2 Kneidl-Fenske, M. &amp; Dämmrich, M. (2017). Gefährdungseinstufung von Stadttauben: Übertragen Tauben Krankheiten und Parasiten? Überprüfung aktueller Aussagen<br>aus dem Internet auf ihren Wahrheitsgehalt (Von Hamburger Stadttauben e. V. &amp; Landesbeauftragte für den Tierschutz in Niedersachsen). <a href="http://www.erna-graff-stiftung.de/wp-content/uploads/2017/08/Gef%C3%A4hrdungseinstufung-der-Stadttauben.pdf">www.erna-graff-stiftung.de/wp-content/uploads/2017/08/Gef%C3%A4hrdungse…</a></p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/animaux_sauvages" target="_blank">Animaux sauvages&nbsp;</a></li><li><a href="https://stadttauben.ch/fr/home-stadttauben-schweiz-francais/" target="_blank">Stadttauben Schweiz: informations sur les pigeons des villes</a></li><li><a href="https://rattenclub.ch/fr/rattenclub-fr/" target="_blank">Club des amis des rats Suisse&nbsp;</a></li></ul></div> Tue, 25 Nov 2025 07:00:00 +0000 Sarah 4176 at https://www.swissveg.ch Ein Leben im Verborgenen https://www.swissveg.ch/de/tauben?language=en <span>Vivre cachés</span> <span><span lang="" about="/fr/user/3027?language=en" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Sarah</span></span> <span>25. novembre 2025 - 8:00</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Malaimés et traqués, les pigeons, les souris et les rats n'ont pas la vie facile. Cependant, plusieurs villes ont choisi une approche différente.</p><p>Ils fouillent les abords des gares à la recherche de nourriture ou de déchets sans recevoir la moindre attention des passants. Dans nos villes, les pigeons ont la vie dure. Ils ne trouvent ni nourriture adaptée à leur espèce, ni sites de nidification ou de repos. Peu de gens savent que l'espèce dont font partie les pigeons qui peuplent nos villes doit son existence à l'humain. En effet, ces oiseaux ont été domestiqués il y a environ 6000&nbsp;ans. Pendant longtemps, ils ont été élevés pour leur chair et leurs œufs ou pour le transport de messages. Aujourd'hui, alors qu'ils ont perdu leur utilité pour les humains, ils sont livrés à eux-mêmes et squattent nos villes.</p><p>Moins visibles dans notre environnement urbain que leurs compagnons d'infortune à plumes, les souris et les rats n'ont, quant à eux, jamais été domestiqués. Ils sont hémérophiles, c'est-à-dire qu'ils ont suivi les humains dans leurs activités et leur habitat pour y trouver refuge et nourriture. Considérés comme des nuisibles vecteurs de maladies, ces petits rongeurs sont méprisés depuis la nuit des temps. Le fait qu'on les a longtemps tenu pour responsables des épidémies de peste ayant fait des ravages au Moyen Âge y est certainement pour beaucoup. Or, cette théorie pourrait bien être remise en cause : des travaux de recherche ont abouti, en&nbsp;2018, à la conclusion que l'épidémie meurtrière aurait été propagée non pas par des puces colonisant les rats, mais par des puces présentes sur les humains et les vêtements.<span class="fussnotenlink">1</span> En Suisse, les souris et les rats ne représentent aujourd'hui aucune menace. Il en va de même pour les pigeons, qui inspirent parfois le dégoût sous prétexte qu'ils seraient les vecteurs de pathogènes. Cette crainte est toutefois infondée&nbsp;: aucun cas de transmission de maladie du pigeon à l'humain n'a été documenté jusqu'à présent. Ainsi, la salmonelle qui infecte les pigeons est propre à l'espèce et par conséquent inoffensive pour l'humain.<span class="fussnotenlink">2</span></p><h3>Cruelle gestion des populations&nbsp;</h3><p>Outre les mesures dissuasives installées sur les bâtiments et le mobilier urbain, telles que les pics et les filets, qui se transforment souvent en pièges mortels, les pigeons font également l'objet de campagnes d’abattage. Les souris et les rats ne sont pas mieux lotis&nbsp;: les entreprises privées spécialisées dans la lutte contre les nuisibles offrant une assistance professionnelle pour «&nbsp;venir à bout&nbsp;» des rongeurs à grand renfort de poison et de pièges sont légion. Or, les moyens de maintenir la population de rongeurs en bonne santé sont simples&nbsp;: la Protection Suisse des Animaux recommande, à titre préventif, par exemple, de conserver les aliments de manière appropriée et de bien fermer les conteneurs à ordures. De plus, les mesures de lutte ont pour effet de rendre les femelles encore plus fertiles pour assurer une descendance encore plus nombreuse. Sans compter le fait que la loi fédérale sur la protection des animaux (LPA) et l'ordonnance sur la protection des animaux (OPAn) interdisent de causer des douleurs, des maux ou des dommages de façon injustifiée à des vertébrés, dont les rats et les souris font incontestablement partie. Si la législation existante était rigoureusement appliquée, la cruelle élimination des rongeurs serait illégale.</p><p><strong>Un choix de société</strong></p><p>Heureusement, le sort des pigeons semble s'améliorer quelque peu : la ville allemande d'Augsbourg, à l'origine du modèle qui porte désormais son nom, est considérée comme pionnière dans le domaine. Elle a aménagé des pigeonniers dans lesquels les pigeons sont nourris et surveillés au plan sanitaire. Ayant un lieu de repli, les oiseaux circulent moins en ville et la souillent moins de leurs déjections. Afin de réguler la population, les œufs fraîchement pondus sont remplacés par des œufs factices. «&nbsp;Dans les pigeonniers sous supervision, nous laissons les oiseaux mener à terme une couvée tous les 12 à 18&nbsp;mois environ&nbsp;», explique Sabine Ruch de l'association Stadttauben Schweiz. La ville de Berne est considérée comme exemplaire en la matière. D'après Sabine Ruch, Winterthour compte deux pigeonniers et d'autres villes, dont Olten, Aarau et Soleure, ont aussi aménagé des pigeonniers supervisés. «&nbsp;C'est un bon début, mais c'est largement insuffisant&nbsp;», ajoute l'experte.</p><p>Le traitement réservé aux pigeons, aux souris et aux rats est le reflet de l'attitude de la société vis-à-vis du règne animal. Les modèles n'impliquant aucune souffrance animale tels que pratiqués à Augsbourg prouvent qu'une cohabitation respectueuse est possible. La balle est dans notre camp&nbsp;: à nous de poursuivre sur cette voie et de réclamer des solutions dignes de nos valeurs humaines.</p><h3>Se mobiliser</h3><p>Les pigeons ont besoin de notre aide. Toutes les personnes qui souhaitent se mobiliser pour améliorer leur sort sont invitées à consulter le site de l'association Stadttauben Schweiz. Il regorge de conseils et d'informations&nbsp;: <a href="http://www.stadttauben.ch">www.stadttauben.ch</a>. Il n'existe malheureusement encore aucune initiative similaire pour les rongeurs.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 Joel Sartore, National Geographic Photo Ark &amp; National Geographic. (2018, 17 janvier). Eine provokante Studie hält menschliche Parasiten für die primären Überträger des<br>Pestbakteriums. <a href="http://www.nationalgeographic.de/wissenschaft/ratten-womoeglich-doch-nicht-fuer-mittelalterlichepestausbrueche-verantwortlich">www.nationalgeographic.de/wissenschaft/ratten-womoeglich-doch-nicht-fue…</a><br>2 Kneidl-Fenske, M. &amp; Dämmrich, M. (2017). Gefährdungseinstufung von Stadttauben: Übertragen Tauben Krankheiten und Parasiten? Überprüfung aktueller Aussagen<br>aus dem Internet auf ihren Wahrheitsgehalt (Von Hamburger Stadttauben e. V. &amp; Landesbeauftragte für den Tierschutz in Niedersachsen). <a href="http://www.erna-graff-stiftung.de/wp-content/uploads/2017/08/Gef%C3%A4hrdungseinstufung-der-Stadttauben.pdf">www.erna-graff-stiftung.de/wp-content/uploads/2017/08/Gef%C3%A4hrdungse…</a></p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/animaux_sauvages" target="_blank">Animaux sauvages&nbsp;</a></li><li><a href="https://stadttauben.ch/fr/home-stadttauben-schweiz-francais/" target="_blank">Stadttauben Schweiz: informations sur les pigeons des villes</a></li><li><a href="https://rattenclub.ch/fr/rattenclub-fr/" target="_blank">Club des amis des rats Suisse&nbsp;</a></li></ul></div> Tue, 25 Nov 2025 07:00:00 +0000 Sarah 4176 at https://www.swissveg.ch Palmöl: zwischen Zerstörung und Effizienz https://www.swissveg.ch/de/palmoel?language=en <span>Huile de palme : entre destruction et efficacité</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=en" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>10. novembre 2025 - 8:31</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Des pâtes à tartiner aux lotions corporelles en passant par les glaces, l’huile de palme est l’huile la plus utilisée et la plus produite au monde. La plupart des gens savent que sa production est extrê-mement problématique. L’industrie elle-même en a pris conscience et s’est efforcée, au cours des vingt dernières années, de rendre la production plus durable. Mais pouvons-nous croire à cette promesse ?</p><p>Il y a environ 20 ans, des photos d’orangs-outans désespérés au milieu d’une forêt tropicale brûlée ont fait le tour du monde. Elles illustraient parfaitement les immenses souffrances et la destruction massive causées par la culture intensive de l’huile de palme en Indonésie et en Malaisie. En 2004, l’industrie a réagi en fondant l’association Roundtable on Sustainable Palm Oil (RSPO), dont les membres fondateurs sont le WWF, Migros, Unilever et le transformateur international d’huiles végétales AAK. Depuis, le sujet a été moins médiatisé. Mais le problème n’a pas disparu, bien au contraire : Depuis 2010, la production mondiale d’huile de palme a augmenté d’environ 70 %.<span class="fussnotenlink">1</span> À Bornéo, les plantations couvrent environ 15 % de la superficie totale et entraînent une déforestation colossale.<span class="fussnotenlink">2</span> Plus de la moitié de la récolte mondiale d’huile de palme provient d’Indonésie, ce qui en fait le plus grand producteur de la planète. La Suisse fait partie des pays importateurs : selon le Réseau suisse pour l’huile de palme, plus de 14 000 tonnes d’huile de palme ont été importées en Suisse l’année dernière. Ce chiffre vient d’augmenter pour la première fois depuis des années. Les principaux problèmes liés à la culture intensive de l’huile de palme sont la déforestation et la perte de biodiversité qui en résulte, ainsi que la destruction de l’habitat de nombreuses espèces animales, le déplacement des communautés autochtones, les mauvaises conditions de travail et, dans certains cas, le travail des enfants.</p><h3>Promesses trompeuses ?</h3><p>Même si le label RSPO figure désormais sur de nombreux produits dans les supermarchés locaux, l’huile de palme certifiée durable reste un produit de niche et ne représente que 20 % de la production mondiale. Pour obtenir le label RSPO, les productrices et les producteurs doivent être membres de l’association et respecter différents critères et normes :</p><ul><li>Pas de déforestation des forêts primaires et des zones forestières à haute valeur écologique</li><li>Protection des espèces animales et végétales menacées </li><li>Protection de la qualité des eaux, des sols et de l’air</li><li>Respect des réglementations légales, notamment en ce qui concerne l’utilisation des terres et les droits de propriété</li><li>Pas de travail infantile</li><li>Contrôle indépendant des plantations</li></ul><p>Depuis sa création, les organisations de protection de l’environnement et des droits humains reprochent à la RSPO de faire du greenwashing et critiquent le manque de rigueur des normes et l’insuffisance des contrôles. Ces critiques sont en partie justifiées, comme le montrent les recherches de Foodwatch et du Centre européen pour les droits constitutionnels et humains (ECCHR). En 2024, ces organisations ont déposé une plainte auprès d’Edeka, demandant au détaillant d’assumer ses responsabilités en matière de droits humains dans la chaîne d’approvisionnement de l’huile de palme.<span class="fussnotenlink">3</span></p><h3>Quelles alternatives existe-t-il ?</h3><p>Pour les raisons susmentionnées, de nombreuses personnes ne souhaitent pas consomer d’huile de palme. Les fabricantes et les fabricants l’ont compris et proposent désormais toutes sortes de produits labellisés « sans huile de palme ». Le plus souvent, celle-ci est remplacée par de la graisse de coco, qui dispose de propriétés similaires et jouit d’une image plus positive. Malheureusement, ce n’est que de la poudre aux yeux : cette huile tropicale est elle aussi cultivée dans des plantations en monoculture et son rendement est bien inférieur à celui de l’huile de palme. Cela signifie qu’il faut une surface bien plus grande pour obtenir le même rendement.</p><p>Les huiles de colza ou de tournesol sont parfois utilisées en guise de substituts, mais elles présentent l’inconvénient de devoir être (partiellement) hydrogénées, ce qui peut avoir des effets négatifs sur la santé. Les trois cultures oléagineuses les plus importantes (soja, colza, tournesol) s’étendent sur sur une superficie totale de 203 millions d’hectares et fournissent environ 52 % de l’huile végétale mondiale. Le palmier à huile, en revanche, ne couvre que 23 millions d’hectares et fournit 40 % de l’huile végétale mondiale, ce qui le rend nettement plus efficace.<span class="fussnotenlink">4</span></p><figure role="group" class="align-center"><img alt="" data-entity-type="file" data-entity-uuid="62cceb7f-72a1-4aa9-a7b9-3cbf93a7e853" height="212" src="/sites/swissveg.ch/files/2025-10/Grafik%20Palm%C3%B6l%20FR.JPG" width="820" /><figcaption>Cette comparaison montre clairement l'efficacité de l'huile de palme par rapport à d'autres plantes oléagineuses : le rendement en huile par hectare de surface cultivée est comparé en tonnes. </figcaption></figure><h3>Commerce de détail suisse</h3><p>Les grands détaillants suisses sont conscients du problème et tentent par différents moyens de garantir davantage de durabilité et de transparence. Ainsi, en plus d’être membre de la RSPO depuis 2004, Coop s’approvisionne en huile de palme auprès de trois plantations certifiées Bio Suisse en Côte d’Ivoire, huile qu’elle utilise aussi bien dans ses produits bio que conventionnels. Migros aussi mise sur l’huile de palme RSPO. Aldi Suisse utilise de l’huile de palme certifiée RSPO pour ses produits de marque propre et s’efforce de renoncer aux graisses tropicales pour les produits bio. Quant à Lidl Suisse, l’enseigne s’approvisionne en huile de palme issue de sources durables pour ses marques propres.</p><p>De plus, ces distributeurs travailent en étroite collaboration avec le Réseau suisse pour l’huile de palme afin de rendre les chaînes d’approvisionnement plus transparentes et de promouvoir des normes durables. Le WWF publie chaque année un classement sur l’huile de palme, qui évalue les grandes entreprises en fonction de leurs performances en matière de développement durable. L’échelle d’évaluation va de 0 à 25 points, les valeurs les plus élevées indiquant les meilleurs résultats en termes de durabilité. Affichant tous des scores supérieurs à 19 points, les quatre détaillants suisses précédemment cités entrent dans la catégorie « Leading the way », c’est-à-dire « à la pointe ».</p><h3>Huile de palme issue de petites exploitations</h3><p>Outre la RSPO, il existe également des initiatives de longue date menées par des productrices et producteurs bio, comme le projet Serendipalm du fabricant de savons bio Dr. Bronner’s. Au Ghana, en Afrique de l’Ouest, quelque 600 petites exploitations produisent de l’huile de palme certifiée bio et équitable, notamment utilisée par Rapunzel Naturkost et Gepa. L’objectif du projet est de renforcer les communautés locales et les méthodes agricoles respectueuses de l’environnement, de promouvoir l’équité sociale et de respecter les normes environnementales. L’initiative met l’accent sur la transparence des chaînes d’approvisionnement, les partenariats directs avec les petites exploitations agricoles et la prévention du greenwashing. Tout cela montre bien qu’il n’est pas très efficace de diaboliser l’huile de palme dans son ensemble et qu’il est important de disposer de labels fiables. Le label RSPO est certainement préférable à l’huile non certifiée, mais il n’est à recommander que sous certaines conditions, car ses normes sont peu strictes. Privilégiez les labels de confiance tels que le label Bio Bourgeon ou le label bio de l’UE. Les labels Fairtrade tels que Fair for Life sont également de bons indicateurs quant au respect de certaines normes, notamment pour ce qui est des conditions de travail.</p><p>En ce qui concerne l’avenir, les procédés biotechnologiques innovants tels que la fermentation de précision présentent un grand potentiel. Cette technologie permet de produire en laboratoire des composants gras végétaux similaires à ceux des produits d’origine animale, tels que les composants du lait ou le collagène. Elle pourrait donc révolutionner le secteur en offrant une alternative à la fois durable, transparente et éthique.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 FAOSTAT. (s. d.). <a href="http://www.fao.org/faostat/en/#compare">www.fao.org/faostat/en/#compare</a><br>2 Morgans, C. L., Meijaard, E., Santika, T., Law, E., Budiharta, S.,Ancrenaz, M. &amp; Wilson, K. A. (2018). Evaluating the<br>effectiveness of palm oil certification in delivering multiple sustainability objectives. Environmental Research Letters, 13(6), 064032.<a href="https://doi.org/10.1088/1748-9326/aac6f4">https://doi.org/10.1088/1748-9326/aac6f4</a><br>3 Pressemitteilung. (s. d.). ECCHR. <a href="http://www.ecchr.eu/pressemitteilung/kritik-an-rspo-zertifiziertem-palmoel-vonnaturaceites">www.ecchr.eu/pressemitteilung/kritik-an-rspo-zertifiziertem-palmoel-von…</a><br>4 Murphy, D. J. (2025b). Agronomy and Environmental Sustainability of the Four Major Global Vegetable Oil Crops: Oil Palm, Soybean, Rapeseed, and Sunflower. Agronomy, 15(6), 1465. <a href="https://doi.org/10.3390/agronomy15061465">https://doi.org/10.3390/agronomy15061465</a></p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/ecologie?language=fr">Écologie et alimentation</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/veganisme-justice-sociale">Quel est le rapport entre véganisme et justice sociale ?</a></li></ul></div> Mon, 10 Nov 2025 15:24:23 +0000 Sarah 4173 at https://www.swissveg.ch Welt-Tofu-Tag: Spannendes über den proteinreichen Alleskönner https://www.swissveg.ch/de/tofu?language=en <span>Journée mondiale du tofu : quelques infos sur cet aliment versatile riche en protéines</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=en" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>26. juillet 2025 - 8:10</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Brochettes épicées, nuggets croustillantes, mousse au chocolat onctueuse : avec le tofu, tout est possible ! À l’occasion de la Journée mondiale du tofu, nous examinons de plus près ce produit à base de soja et le comparons aux sources de protéines animales. À votre avis, quelle est la source de protéines la plus qualitative et la plus durable ?</p><p>Malgré son incroyable versatilité et ses innombrables qualités, le tofu n’est pas apprécié de la même manière par tout le monde. Au contraire, on entend souvent dire que son goût est fade et qu’il fournit des protéines de mauvaise qualité. En outre, comme il est fabriqué à partir de fèves de soja, beaucoup de personnes pensent encore qu’il contribue à la destruction de la forêt tropicale. </p><h4>Viande vs tofu : quelle est la source de protéines la plus écologique ?</h4><p>La plupart des gens ne se rendent pas comptent qu’ils consomment de grandes quantités de soja de manière indirecte, même s’ils n’ont jamais mangé de tofu de leur vie. En effet, environ trois quarts du soja cultivé dans le monde sert de fourrage pour les bovins, les volailles et les cochons. <strong>Pour produire un kilo de viande de bœuf, par exemple, il faut compter entre 5 et 20 kg de fourrage.</strong><span class="fussnotenlink"><strong>1  </strong></span>Et contrairement à ce que l’on croit, il ne s’agit pas uniquement d’herbe, mais aussi de céréales et de soja. En outre, la production de viande est extrêmement gourmande en énergie : <strong>la production d’un kilo de viande de bœuf émet 12 à 13 kilos d’équvalents CO2</strong>.<span class="fussnotenlink">1<strong>  </strong></span>À titre de comparaison,<strong> la fabrication d’un kilo de tofu émet à peine un kilo d’équvalents CO2</strong>.<em><span class="fussnotenlink"><strong>2</strong></span></em> En l'absence de données spécifiques au tofu, nous avons utilisé les chiffres relatifs à la production de soja pour effectuer les calculs suivants : dans le cas d’une alimentation où la viande est remplacée par des produits à base de soja comme le tofu, la <strong>pollution des nappes phréatiques et des sols est sept fois moins importante</strong> car les émissions de dioxyde de soufre, d'oxydes d'azote et d’ammoniac sont réduites.  En ce qui concerne l’utilisation des terres arables, les variantes végétales à base de soja sont également plus avantageuses : pour produire 100 grammes de soja, il faut un tiers de surface en moins que pour produire la même quantité de viande de poulet.<span class="fussnotenlink">3 </span></p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-07/Tofu_Grafik_FR.png" data-entity-uuid="672ec7c6-119e-4171-a311-074b71205ea5" data-entity-type="file" alt="" width="2126" height="709" /><h4 class="einleitung">Qualité des protéines en comparaison</h4><p>En termes de valeurs nutritives, le tofu n’a pas de quoi rougir : il contient en moyenne près de 15 grammes de protéines et 150 calories par 100 grammes. Il s’agit donc d’une <strong>source de protéines faible en graisses et en calories</strong>. On entend souvent dire que les protéines végétales sont incomplètes en raison de leur composition en acides aminés. À ce propos, une précision s’impose : le soja est l’un des rares aliments végétaux à présenter un profil d’acides aminés complet, c’est-à-dire qu’il contient tous les acides aminés essentiels en quantité suffisante. Le tofu est donc une<strong> source de protéines de haute qualité, comparable aux protéines animales.</strong><span class="fussnotenlink">4</span> Dans le cadre d’une méta-analyse, des scientifiques ont en outre conclu que les protéines de soja peuvent aussi égaler les protéines animales en termes de développement musculaire et de renforcement.<span class="fussnotenlink">5 </span></p><p>Le tofu présente par ailleurs divers autres avantages : </p><ul><li><strong>Faible teneur en acides gras saturés : </strong>Comparé à de nombreux produits d'origine animale, le tofu contient non seulement moins de mauvaises graisses, mais aussi plus de bons acides gras (insaturés), ce qui peut avoir un effet positif sur la santé cardiaque.</li><li><strong>Riche en isoflavones : </strong>Les isoflavones qu’il contient ont des effets antioxydants qui peuvent réduire les dommages cellulaires causés par les radicaux libres et donc potentiellement protéger contre les maladies chroniques. </li><li><strong>Source de minéraux : </strong>Le tofu fournit des minéraux tels que le calcium, le magnésium et le fer, qui sont importants pour le métabolisme osseux, la fonction musculaire et nerveuse ainsi que le transport de l’oxygène dans le sang. Lorsque le sulfate de calcium est utilisé comme coagulant dans le processus de fabrication, le tofu contient encore plus de ce minéral important.  </li></ul><h4>Le soja suisse en plein essor</h4><p>En Suisse, et en Europe en général, la crainte d'acheter du tofu provenant de régions amazoniennes déforestées est infondée : le soja alimentaire commercialisé dans notre pays, y compris le tofu, provient soit de Suisse, soit de pays voisins comme l’Italie, l’Autriche ou la France. Les produits contenant du soja d’outre-mer sont quasiment introuvables. La Suisse produit environ 4000 tonnes de soja par an ; la moitié est toutefois utilisée pour nourrir les animaux d’élevage.6 La station de recherche suisse Agroscope a reconnu l’importance du soja il y a plus de 40 ans déjà et mène des recherches pour créer des variétés adaptées au climat local, mais aussi des variétés dont le goût se prête particulièrement bien à la production de tofu. De plus amples informations au sujet du tofu suisse sont disponibles <a href="https://www.swissveg.ch/fr/soja" target="_blank">ici</a>. </p><h4 class="einleitung">Conclusion</h4><p>En termes de santé et de durabilité, le tofu est supérieur aux protéines animales. Si seulement il n’avait pas un goût aussi fade, se disent les personnes qui n’ont pas l’habitude d’en manger... En effet, c’est un préjugé très commun : le tofu est souvent perçu comme un aliment ennuyeux et sans saveur. Au contraire, <strong>le goût neutre du tofu est un avantage : il peut ainsi être assaisonné de multiples façons et s'adapter à toutes les cuisines</strong>. Lorsqu’il est bien préparé, par exemple sauté, grillé ou frit, le tofu obtient une texture croustillante et peut faire merveille dans différents plats. Avec les bonnes épices, marinades et méthodes de préparation, le tofu peut être merveilleusement savoureux et se prêter à de nombreuses recettes. <strong>Conseil de pro : lorsque le tofu est congelé avant d’être utilisé, il absorbe encore mieux la marinade</strong>.</p><p>Sur notre<a href="https://www.swissveg.ch/fr/recipe/search?language=fr" target="_blank"> page de recettes</a>, vous trouverez de nombreuses recettes créatives et gourmandes à base de tofu. Curry crémeux, bâtonnets de tofu frits ou cheesecake sucré : le mot-clé « tofu » permet de trouver de l’inspiration pour tous les goûts.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 Viande et produits laitiers | WWF Suisse. (s. d..). WWF Suisse. <a href="https://www.wwf.ch/fr/nos-objectifs/viande-et-produits-laitiers">www.wwf.ch/fr/nos-objectifs/viande-et-produits-laitiers</a>&nbsp;</p><p>2 Mejia, A., Harwatt, H., Jaceldo-Siegl, K., Sranacharoenpong, K., Soret, S. &amp; Sabaté, J. (2017b). Greenhouse Gas Emissions Generated by Tofu Production: A Case Study. Journal Of Hunger &amp; Environmental Nutrition, 13(1), 131–142. <a href="https://doi.org/10.1080/19320248.2017.1315323">https://doi.org/10.1080/19320248.2017.1315323</a></p><p>3 Jetzke, T., Richter, S., Institut für Innovation und Technik [iit] in der VDI/VDE Innovation + Technik GmbH, Keppner, B., Domröse, L., adelphi research gGmbH, Wunder, S., Ecologic Institut gGmbH &amp; Futurium gGmbH. (2019b). Die Zukunft im Blick: Fleisch der Zukunft. In S. Veenhoff &amp; Fachgebiet I 1.1: Grundsatzfragen, Nachhaltigkeitsstrategien und -szenarien, Ressourcenschonung (Hrsg.), Trendbericht Zur Abschätzung der Umweltwirkungen von Pflanzlichen Fleischersatzprodukten, Essbaren Insekten und In-vitro-Fleisch. <a href="https://www.umweltbundesamt.de/sites/default/files/medien/1410/publikationen/2020-06-25_trendanalyse_fleisch-der-zukunft_web_bf.pdf">www.umweltbundesamt.de/sites/default/files/medien/1410/publikationen/2020-06-25_trendanalyse_fleisch-der-zukunft_web_bf.pdf</a>&nbsp;</p><p>4 Rutherfurd, S. M., Fanning, A. C., Miller, B. J. &amp; Moughan, P. J. (2014). Protein Digestibility-Corrected Amino Acid Scores and Digestible Indispensable Amino Acid Scores Differentially Describe Protein Quality in Growing Male Rats. Journal Of Nutrition, 145(2), 372–379. <a href="https://doi.org/10.3945/jn.114.195438">https://doi.org/10.3945/jn.114.195438</a></p><p>5 Messina, M., Lynch, H., Dickinson, J. M. &amp; Reed, K. E. (2018). No Difference Between the Effects of Supplementing With Soy Protein Versus Animal Protein on Gains in Muscle Mass and Strength in Response to Resistance Exercise. International Journal Of Sport Nutrition And Exercise Metabolism, 28(6), 674–685. <a href="https://doi.org/10.1123/ijsnem.2018-0071">https://doi.org/10.1123/ijsnem.2018-0071</a></p><p>6 Soja - réseau suisse pour le soja. (s. d.). Réseau suisse pour le soja. <a href="https://www.sojanetzwerk.ch/fr/soja/">www.sojanetzwerk.ch/fr/soja/</a>&nbsp;</p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/soja_suisse" target="_blank">Tofu à base de soja suisse ?&nbsp;</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/proteines-vegetales" target="_blank">Les protéines dans l'alimentation végétale</a></li><li><a href="https://www.agroscope.admin.ch/agroscope/fr/home/themes/production-vegetale/grandes-cultures/cultures/soja/qualitative-verbesserung.html" target="_blank">Agroscope : soja&nbsp;</a></li></ul></div> Sat, 26 Jul 2025 06:41:13 +0000 Sarah 4151 at https://www.swissveg.ch Argumente gegen den Fleischverzicht – und warum sie nicht überzeugen https://www.swissveg.ch/de/argumente?language=en <span>Pourquoi renoncer à manger de la viande ? Voici pourquoi les arguments contre ne tiennent pas la route !</span> <span><span lang="" about="/fr/user/3027?language=en" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Sarah</span></span> <span>24. juin 2025 - 14:51</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Avec la campagne « <a href="https://www.swissveg.ch/fr/ton-plaisir-ma-vie" target="_blank">Ton plaisir – ma vie</a> », Swissveg attire l’attention sur les victimes anonymes qui se cachent derrière chaque morceau de viande. L'alimentation sans viande continue cependant de susciter de nombreuses réticences : le soja serait responsable de la destruction des forêts tropicales, les protéines végétales seraient de moindre qualité et la Suisse serait de toute manière le lieu idéal pour produire de la viande. Ces affirmations tiennent-elles la route ? Dans ce billet, nous questionnons les mythes et démontrons pour quelles raisons renoncer à la viande est à la fois judicieux et facile à mettre en œuvre.     </p><div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"><h3>« La viande est une source de protéine indispensable »</h3><p>L'affirmation selon laquelle il est impossible de se passer de viande se fonde souvent sur des habitudes culturelles et des représentations obsolètes. <strong>En réalité, le choix de renoncer aux produits d'origine animale peut se faire sans problèmes et constitue même une opportunité de se nourrir plus sainement et de manière plus consciente, le tout sans aucune souffrance animale.</strong> En effet, contrairement à l'idée très répandue selon laquelle la viande serait indispensable pour l'apport en protéines dans le cadre d'une alimentation équilibrée, les données scientifiques prouvent que les protéines végétales couvrent l'ensemble des acides aminés essentiels. Pour un apport optimal, il est recommandé de consommer différentes sources de protéines végétales au fil de la journée. Nous vous invitons à consulter notre <a href="https://www.swissveg.ch/fr/proteines-vegetales" target="_blank">page d'information dédiée aux protéines</a> pour en apprendre davantage sur le sujet et savoir à quoi ressemble une alimentation végétale riche en protéines.    <br />Recourir à des protéines d'origine animale pour couvrir ses besoins n'est pas une bonne idée, et ce pour des raisons éthiques, certes, mais aussi de santé : l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) classe <strong>la viande transformée telle que le lard, la charcuterie ou le jambon comme « cancérogène » et la viande rouge comme « probablement cancérogène ».</strong> Des études ont montré que d'en consommer 50 g ou plus par jour augmente le risque de mortalité et de maladies telles que le cancer du côlon et les affections cardio-vasculaires.<span class="fussnotenlink">1,2</span> Suffisant pour opter pour un steak végétal à la prochaine grillade, non ?</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-06/Protein.jpg" data-entity-uuid="f9412409-c02d-4e09-8b0e-a15e66fc5293" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="480" /><h3>« À force de consommer du soja, vous allez détruire les forêts tropicales »</h3><p>De loin l'argument le plus populaire et le plus répandu. Il n'en est pas moins faux. En effet,<strong> près de 76 % du soja produit dans le monde sert de nourriture aux animaux dits de rente.</strong><span class="fussnotenlink">3</span> La production de tofu, de boissons au soja ou de tempeh, par exemple, en utilise moins de 10 %.<span class="fussnotenlink">4</span> De plus, la matière première des produits au soja vendus en Suisse provient principalement d'Europe. À l'inverse, <strong>le soja transformé en fourrage est la plupart du temps bel et bien cultivé dans les zones tropicales</strong> où sa culture entraîne d'importants dégâts écologiques comme la déforestation et la dégradation de l'habitat d'innombrables espèces animales.<span class="fussnotenlink">5</span> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-06/Soja.jpg" data-entity-uuid="01095f47-7169-4094-b98a-32993ca4d91b" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="480" /><h3>« Sans viande, les carences sont assurées »</h3><p>Penser que l'on va automatiquement manquer de certaines vitamines et substances minérales si l'on renonce à la viande est sans fondement. Ces nutriments dits critiques, dont font partie, par exemple, le fer, le zinc ou la vitamine B12, sont tous contenus dans les aliments d'origine végétale, hormis la vitamine B12 pour laquelle une supplémentation est recommandée. Il est en outre erroné de croire que l'approvisionnement en nutriments des personnes non véganes est irréprochable : le Bulletin nutritionnel suisse indique notamment qu'un régime omnivore ne couvre pas tous les besoins en nutriments, y compris la vitamine D, l'acide folique, l'acide pantothénique, le calcium, l'iode, le fer, le zinc, le magnésium et la vitamine B12.<span class="fussnotenlink">6</span> Pour savoir comment s'alimenter sans viande et à quels nutriments prêter attention, consultez cette <a href="https://www.swissveg.ch/fr/nutriments_importants" target="_blank">page dédiée.</a>  </p><h3>« Avec toutes ses prairies, la Suisse est le lieu idéal pour produire de la viande »</h3><p>À en croire les publicités de la filière viande, la plupart des animaux de rente se nourrissent exclusivement d'herbe.<span class="fussnotenlink">7</span> Dans les faits, c'est le cas d'une infime minorité d'entre eux :<strong> élevés pour leurs performances extrêmes à l'engraissement, les bovins ne peuvent atteindre leur poids cible que grâce à des aliments concentrés (importés), comme le soja. Autrement dit, il faut environ 170 g de soja (et d'autres types de fourrage) pour chaque kilogramme de viande.</strong><span class="fussnotenlink">8</span> Sans compter que les animaux de rente comme la volaille et les porcs ne mangent pas d'herbe : ils se nourrissent de céréales ou de maïs, en d'autres termes, de denrées qui pourraient servir directement à l'alimentation humaine.<span class="fussnotenlink">9</span> Les humains se retrouvent donc en situation de concurrence alimentaire avec les animaux de rente. La « viande de pâturage » tant vantée existe donc principalement dans la publicité et ne ressemble pas du tout à l'élevage tel que pratiqué « dans la vraie vie ». Les méthodes durables de développement des zones rurales sans exploitation animale et sans destruction de l'environnement existent. Un renoncement aux produits d'origine animale peut même contribuer à préserver notre planète pour les générations futures. Pour approfondir le sujet, je vous recommande <a href="https://www.swissveg.ch/fr/prairies-suisses" target="_blank">notre page dédiée</a>.  </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-06/Grasland.png" data-entity-uuid="7693ac00-a17f-4792-ae57-29e4eb5a9bfc" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="480" /><h3>« Les agriculteurs·ices vont tout simplement disparaître ?! »</h3><p>La dépendance face à l'élevage industriel nuit à l'environnement, à notre santé et aux animaux. Au lieu de soutenir ces structures délétères, nous devrions investir dans des alternatives durables. <strong>En diminuant la surface agricole dédiée à l'élevage, par exemple en réduisant les cheptels, nous augmenterions sensiblement la surface agricole utile à disposition. </strong>Tout ce terrain pourrait alors être consacré à de nombreuses fins : pour cultiver des légumineuses destinées à la consommation humaine, mais aussi d'autres produits comme des céréales ou des légumes. Cela créerait de nouveaux débouchés pour les agriculteurs·ices et renforcerait l'ancrage régional de la chaîne d'approvisionnement. Dans ce domaine, le potentiel reste énorme : <strong>en Suisse, le taux d'autosuffisance relatif aux plantes riches en protéines s'élève à seulement 2 % actuellement, ce qui signifie que les 98 % restants doivent être importés.</strong><span class="fussnotenlink">10</span> Les légumineuses telles que les petits pois, les haricots, les lentilles ou les pois chiches constituent non seulement une excellente source de nutriments, mais aussi un élément clé d'une alimentation durable. De plus, la culture de légumineuses a la propriété d'améliorer la qualité des sols, puisque celles-ci fixent l'azote contenu dans l'air, réduisant ainsi la pollution et le besoin en engrais synthétiques. </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-06/Leguminosen.jpg" data-entity-uuid="f9c734bb-3f5f-4629-ac0f-00494e69e66a" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="480" /><p> </p><h3>« L'être humain a mangé de la viande depuis la nuit des temps »</h3><p>L'humain a bel et bien un régime alimentaire omnivore. En d'autres termes, il peut mais ne doit pas obligatoirement consommer de la viande. La consommation de viande est une habitude culturelle remontant à un temps où les ressources étaient limitées alors que nous avons aujourd'hui le choix d'opter pour une alimentation éthiquement responsable sans souffrance animale.<strong> L'évolution ne nous contraint pas à continuer de manger des animaux aujourd'hui. </strong>Au contraire, elle nous montre que nous avons la possibilité de nous adapter à un environnement qui a changé, comme nous l'avons toujours fait, en nous nourrissant des aliments à disposition. Par ailleurs, les humains ne se sont jamais nourris exclusivement de viande. Nos ancêtres pratiquaient la cueillette aussi bien que la chasse et avaient donc une alimentation composée tant d'éléments végétaux qu'animaux. </p><h3>« Qu'adviendra-t-il des animaux si tout le monde arrête de manger de la viande ? »</h3><p><strong>Les animaux de rente d'aujourd'hui ont été sélectionnés et élevés pour leur viande, leur lait ou leurs œufs. </strong>Ils souffrent énormément des conditions d'un élevage destiné à maximiser le rendement. Détenus dans des conditions bafouant leurs besoins, les animaux sont sujets à des problèmes de santé tels que des boiteries, des fractures et des morts prématurées. De plus,<strong> la plupart des bovins et des porcs sont inséminés artificiellement.</strong> La reproduction n'ayant rien de naturel, l'argument d'une multiplication incontrôlée due à la baisse de la consommation de viande n'a pas lieu d'être. <br /> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-06/Nutztiere.jpg" data-entity-uuid="b24fcab8-05d0-4a92-8a59-f296e0548fd6" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="480" /><h3>« Les alternatives à la viande sont gorgées de produits chimiques ! »</h3><p>Les alternatives à la viande sont souvent considérées comme malsaines, car la consommation d’aliments hautement transformés est associée à un risque accru de maladies liées à l’alimentation. <strong>Or, la composition des succédanés de viande </strong>ne saurait être comparée à celle des autres produits fortement transformés. <strong>Certains d'entre eux sont même plus sains que la viande transformée</strong> étant donné qu'ils contiennent des fibres alimentaires et autant de protéines mais bien moins d'acides gras saturés. On peut même affirmer que les alternatives à la viande peuvent constituer un complément intéressant dans une alimentation végétale équilibrée. Elles présentent un intérêt certain, en particulier pour les personnes désireuses de renoncer occasionnellement à la viande en offrant une alternative végétale de qualité et plus saine. Une bonne raison de <strong>choisir une option végétale au prochain barbecue et d'épargner la vie des animaux ! </strong>Pour savoir comment faire son choix parmi les alternatives à la viande, nous vous recommandons la lecture de <a href="https://www.swissveg.ch/fr/guide-aliments-ultratransformes" target="_blank">notre billet</a> sur le sujet. <strong>Sans compter qu'une alimentation végétale se passe aussi aisément de tels produits </strong>: les protéines contenues dans des aliments qui en sont riches, comme le tofu, les lentilles, les haricots, le seitan, les noix et les graines, sont de très bonne qualité. Le secret réside dans la diversité. </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-06/Ersatzprodukte.jpg" data-entity-uuid="eb7d6f47-4d25-4873-bbe2-a8ea74878876" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="480" /></div></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 World Health Organization. (2015, 26. Oktober). Cancer: Carcinogenicity of the consumption of red meat and processed meat. <a href="http://www.who.int/news-room/questions-and-answers/item/cancer-carcinogenicity-of-the-consumption-of-red-meat-and-processed-meat">www.who.int/news-room/questions-and-answers/item/cancer-carcinogenicity…</a></p><p>2 Farvid, M. S., Sidahmed, E., Spence, N. D., Angua, K. M., Rosner, B. &amp; Barnett, J. B. (2021). Consumption of red meat and processed meat and cancer incidence: a systematic review and meta-analysis of prospective studies. European Journal of Epidemiology, 36(9), 937–951. doi.org/10.1007/s10654-021-00741-9</p><p>3 WWF Deutschland. (2022, 23. August). Soja - die Nachfrage steigt. <a href="http://www.wwf.de/themen-projekte/landwirtschaft/produkte-aus-der-landwirtschaft/soja">www.wwf.de/themen-projekte/landwirtschaft/produkte-aus-der-landwirtscha…</a></p><p>4 Ritchie, H. &amp; Roser, M. (o. D.). Soy. <a href="http://www.ourworldindata.org/soy">www.ourworldindata.org/soy</a></p><p>5 WWF Deutschland. (o. D.). Viehzucht und Sojaanbau befeuern Artensterben: Ergebnisse einer neuen WWF-Studie. <a href="http://www.wwf.de/themen-projekte/projektregionen/amazonien/wahlen-in-brasilien/amazonas-studie-viehzucht-und-sojaanbau-befeuern-artensterben">www.wwf.de/themen-projekte/projektregionen/amazonien/wahlen-in-brasilie…</a></p><p>6 Wäfler, M. &amp; Zuberbuehler, C. A. (2021). Wie gut ist die Bevölkerung der Schweiz mit Mikronährstoffen versorgt? Schweizer Ernährungsbulletin 2021, 3–5.&nbsp;</p><p>7 Schweizer Fleisch; Swissmilk: Schweizer Grasland und die Milch – das passt einfach</p><p>8 Souci, Fachmann, Kraut. (2020). Faktenblatt Soja Netzwerk Schweiz. <a href="https://www.sojanetzwerk.ch/fileadmin/user_upload/Soja_Faktenblatt_August_2020.pdf">https://www.sojanetzwerk.ch/fileadmin/user_upload/Soja_Faktenblatt_August_2020.pdf</a></p><p>9 &nbsp;Fleischproduktion ist ineffizient: Umweltfreundlich ist nur die Reduktion von Produktion und Konsum – auch bei Schwein und Huhn. Factsheet. <a href="https://www.wwf.ch/sites/default/files/doc-2022-12/2022_Poulet-%20und_Schweinefleisch-Produktion_und_Nachhaltigkeit_0.pdf">https://www.wwf.ch/sites/default/files/doc-2022-12/2022_Poulet-%20und_S…</a></p><p>10 &nbsp;Argumentarium Initiative für eine sichere Ernährung.pdf. (o.&nbsp;D.). Google Docs. <a href="https://drive.google.com/file/d/1ZvhbgMl_vxWW9u0LSTSG1VrGSJJQcwcV/view">https://drive.google.com/file/d/1ZvhbgMl_vxWW9u0LSTSG1VrGSJJQcwcV/view</a></p><p>&nbsp;</p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/leitfaden-verarbeitete-lebensmittel" target="_blank">Fleischalternativen: wie gesund sind sie?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/vegane-proteine" target="_blank">Vegane Proteine</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/wichtige_naehrstoffe" target="_blank">Wichtige Nährstoffe</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/v-label_allgemein" target="_blank">Unsere Orientierungshilfe beim Einkaufen: das V-Label&nbsp;</a></li></ul></div> Tue, 24 Jun 2025 06:31:30 +0000 Sarah 4146 at https://www.swissveg.ch Argumente gegen den Fleischverzicht – und warum sie nicht überzeugen https://www.swissveg.ch/de/argumente?language=en <span>Pourquoi renoncer à manger de la viande ? Voici pourquoi les arguments contre ne tiennent pas la route !</span> <span><span lang="" about="/fr/user/3027?language=en" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Sarah</span></span> <span>24. juin 2025 - 14:51</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Avec la campagne « <a href="https://www.swissveg.ch/fr/ton-plaisir-ma-vie" target="_blank">Ton plaisir – ma vie</a> », Swissveg attire l’attention sur les victimes anonymes qui se cachent derrière chaque morceau de viande. L'alimentation sans viande continue cependant de susciter de nombreuses réticences : le soja serait responsable de la destruction des forêts tropicales, les protéines végétales seraient de moindre qualité et la Suisse serait de toute manière le lieu idéal pour produire de la viande. Ces affirmations tiennent-elles la route ? Dans ce billet, nous questionnons les mythes et démontrons pour quelles raisons renoncer à la viande est à la fois judicieux et facile à mettre en œuvre.     </p><div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"><h3>« La viande est une source de protéine indispensable »</h3><p>L'affirmation selon laquelle il est impossible de se passer de viande se fonde souvent sur des habitudes culturelles et des représentations obsolètes. <strong>En réalité, le choix de renoncer aux produits d'origine animale peut se faire sans problèmes et constitue même une opportunité de se nourrir plus sainement et de manière plus consciente, le tout sans aucune souffrance animale.</strong> En effet, contrairement à l'idée très répandue selon laquelle la viande serait indispensable pour l'apport en protéines dans le cadre d'une alimentation équilibrée, les données scientifiques prouvent que les protéines végétales couvrent l'ensemble des acides aminés essentiels. Pour un apport optimal, il est recommandé de consommer différentes sources de protéines végétales au fil de la journée. Nous vous invitons à consulter notre <a href="https://www.swissveg.ch/fr/proteines-vegetales" target="_blank">page d'information dédiée aux protéines</a> pour en apprendre davantage sur le sujet et savoir à quoi ressemble une alimentation végétale riche en protéines.    <br />Recourir à des protéines d'origine animale pour couvrir ses besoins n'est pas une bonne idée, et ce pour des raisons éthiques, certes, mais aussi de santé : l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) classe <strong>la viande transformée telle que le lard, la charcuterie ou le jambon comme « cancérogène » et la viande rouge comme « probablement cancérogène ».</strong> Des études ont montré que d'en consommer 50 g ou plus par jour augmente le risque de mortalité et de maladies telles que le cancer du côlon et les affections cardio-vasculaires.<span class="fussnotenlink">1,2</span> Suffisant pour opter pour un steak végétal à la prochaine grillade, non ?</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-06/Protein.jpg" data-entity-uuid="f9412409-c02d-4e09-8b0e-a15e66fc5293" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="480" /><h3>« À force de consommer du soja, vous allez détruire les forêts tropicales »</h3><p>De loin l'argument le plus populaire et le plus répandu. Il n'en est pas moins faux. En effet,<strong> près de 76 % du soja produit dans le monde sert de nourriture aux animaux dits de rente.</strong><span class="fussnotenlink">3</span> La production de tofu, de boissons au soja ou de tempeh, par exemple, en utilise moins de 10 %.<span class="fussnotenlink">4</span> De plus, la matière première des produits au soja vendus en Suisse provient principalement d'Europe. À l'inverse, <strong>le soja transformé en fourrage est la plupart du temps bel et bien cultivé dans les zones tropicales</strong> où sa culture entraîne d'importants dégâts écologiques comme la déforestation et la dégradation de l'habitat d'innombrables espèces animales.<span class="fussnotenlink">5</span> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-06/Soja.jpg" data-entity-uuid="01095f47-7169-4094-b98a-32993ca4d91b" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="480" /><h3>« Sans viande, les carences sont assurées »</h3><p>Penser que l'on va automatiquement manquer de certaines vitamines et substances minérales si l'on renonce à la viande est sans fondement. Ces nutriments dits critiques, dont font partie, par exemple, le fer, le zinc ou la vitamine B12, sont tous contenus dans les aliments d'origine végétale, hormis la vitamine B12 pour laquelle une supplémentation est recommandée. Il est en outre erroné de croire que l'approvisionnement en nutriments des personnes non véganes est irréprochable : le Bulletin nutritionnel suisse indique notamment qu'un régime omnivore ne couvre pas tous les besoins en nutriments, y compris la vitamine D, l'acide folique, l'acide pantothénique, le calcium, l'iode, le fer, le zinc, le magnésium et la vitamine B12.<span class="fussnotenlink">6</span> Pour savoir comment s'alimenter sans viande et à quels nutriments prêter attention, consultez cette <a href="https://www.swissveg.ch/fr/nutriments_importants" target="_blank">page dédiée.</a>  </p><h3>« Avec toutes ses prairies, la Suisse est le lieu idéal pour produire de la viande »</h3><p>À en croire les publicités de la filière viande, la plupart des animaux de rente se nourrissent exclusivement d'herbe.<span class="fussnotenlink">7</span> Dans les faits, c'est le cas d'une infime minorité d'entre eux :<strong> élevés pour leurs performances extrêmes à l'engraissement, les bovins ne peuvent atteindre leur poids cible que grâce à des aliments concentrés (importés), comme le soja. Autrement dit, il faut environ 170 g de soja (et d'autres types de fourrage) pour chaque kilogramme de viande.</strong><span class="fussnotenlink">8</span> Sans compter que les animaux de rente comme la volaille et les porcs ne mangent pas d'herbe : ils se nourrissent de céréales ou de maïs, en d'autres termes, de denrées qui pourraient servir directement à l'alimentation humaine.<span class="fussnotenlink">9</span> Les humains se retrouvent donc en situation de concurrence alimentaire avec les animaux de rente. La « viande de pâturage » tant vantée existe donc principalement dans la publicité et ne ressemble pas du tout à l'élevage tel que pratiqué « dans la vraie vie ». Les méthodes durables de développement des zones rurales sans exploitation animale et sans destruction de l'environnement existent. Un renoncement aux produits d'origine animale peut même contribuer à préserver notre planète pour les générations futures. Pour approfondir le sujet, je vous recommande <a href="https://www.swissveg.ch/fr/prairies-suisses" target="_blank">notre page dédiée</a>.  </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-06/Grasland.png" data-entity-uuid="7693ac00-a17f-4792-ae57-29e4eb5a9bfc" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="480" /><h3>« Les agriculteurs·ices vont tout simplement disparaître ?! »</h3><p>La dépendance face à l'élevage industriel nuit à l'environnement, à notre santé et aux animaux. Au lieu de soutenir ces structures délétères, nous devrions investir dans des alternatives durables. <strong>En diminuant la surface agricole dédiée à l'élevage, par exemple en réduisant les cheptels, nous augmenterions sensiblement la surface agricole utile à disposition. </strong>Tout ce terrain pourrait alors être consacré à de nombreuses fins : pour cultiver des légumineuses destinées à la consommation humaine, mais aussi d'autres produits comme des céréales ou des légumes. Cela créerait de nouveaux débouchés pour les agriculteurs·ices et renforcerait l'ancrage régional de la chaîne d'approvisionnement. Dans ce domaine, le potentiel reste énorme : <strong>en Suisse, le taux d'autosuffisance relatif aux plantes riches en protéines s'élève à seulement 2 % actuellement, ce qui signifie que les 98 % restants doivent être importés.</strong><span class="fussnotenlink">10</span> Les légumineuses telles que les petits pois, les haricots, les lentilles ou les pois chiches constituent non seulement une excellente source de nutriments, mais aussi un élément clé d'une alimentation durable. De plus, la culture de légumineuses a la propriété d'améliorer la qualité des sols, puisque celles-ci fixent l'azote contenu dans l'air, réduisant ainsi la pollution et le besoin en engrais synthétiques. </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-06/Leguminosen.jpg" data-entity-uuid="f9c734bb-3f5f-4629-ac0f-00494e69e66a" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="480" /><p> </p><h3>« L'être humain a mangé de la viande depuis la nuit des temps »</h3><p>L'humain a bel et bien un régime alimentaire omnivore. En d'autres termes, il peut mais ne doit pas obligatoirement consommer de la viande. La consommation de viande est une habitude culturelle remontant à un temps où les ressources étaient limitées alors que nous avons aujourd'hui le choix d'opter pour une alimentation éthiquement responsable sans souffrance animale.<strong> L'évolution ne nous contraint pas à continuer de manger des animaux aujourd'hui. </strong>Au contraire, elle nous montre que nous avons la possibilité de nous adapter à un environnement qui a changé, comme nous l'avons toujours fait, en nous nourrissant des aliments à disposition. Par ailleurs, les humains ne se sont jamais nourris exclusivement de viande. Nos ancêtres pratiquaient la cueillette aussi bien que la chasse et avaient donc une alimentation composée tant d'éléments végétaux qu'animaux. </p><h3>« Qu'adviendra-t-il des animaux si tout le monde arrête de manger de la viande ? »</h3><p><strong>Les animaux de rente d'aujourd'hui ont été sélectionnés et élevés pour leur viande, leur lait ou leurs œufs. </strong>Ils souffrent énormément des conditions d'un élevage destiné à maximiser le rendement. Détenus dans des conditions bafouant leurs besoins, les animaux sont sujets à des problèmes de santé tels que des boiteries, des fractures et des morts prématurées. De plus,<strong> la plupart des bovins et des porcs sont inséminés artificiellement.</strong> La reproduction n'ayant rien de naturel, l'argument d'une multiplication incontrôlée due à la baisse de la consommation de viande n'a pas lieu d'être. <br /> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-06/Nutztiere.jpg" data-entity-uuid="b24fcab8-05d0-4a92-8a59-f296e0548fd6" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="480" /><h3>« Les alternatives à la viande sont gorgées de produits chimiques ! »</h3><p>Les alternatives à la viande sont souvent considérées comme malsaines, car la consommation d’aliments hautement transformés est associée à un risque accru de maladies liées à l’alimentation. <strong>Or, la composition des succédanés de viande </strong>ne saurait être comparée à celle des autres produits fortement transformés. <strong>Certains d'entre eux sont même plus sains que la viande transformée</strong> étant donné qu'ils contiennent des fibres alimentaires et autant de protéines mais bien moins d'acides gras saturés. On peut même affirmer que les alternatives à la viande peuvent constituer un complément intéressant dans une alimentation végétale équilibrée. Elles présentent un intérêt certain, en particulier pour les personnes désireuses de renoncer occasionnellement à la viande en offrant une alternative végétale de qualité et plus saine. Une bonne raison de <strong>choisir une option végétale au prochain barbecue et d'épargner la vie des animaux ! </strong>Pour savoir comment faire son choix parmi les alternatives à la viande, nous vous recommandons la lecture de <a href="https://www.swissveg.ch/fr/guide-aliments-ultratransformes" target="_blank">notre billet</a> sur le sujet. <strong>Sans compter qu'une alimentation végétale se passe aussi aisément de tels produits </strong>: les protéines contenues dans des aliments qui en sont riches, comme le tofu, les lentilles, les haricots, le seitan, les noix et les graines, sont de très bonne qualité. Le secret réside dans la diversité. </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-06/Ersatzprodukte.jpg" data-entity-uuid="eb7d6f47-4d25-4873-bbe2-a8ea74878876" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="480" /></div></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 World Health Organization. (2015, 26. Oktober). Cancer: Carcinogenicity of the consumption of red meat and processed meat. <a href="http://www.who.int/news-room/questions-and-answers/item/cancer-carcinogenicity-of-the-consumption-of-red-meat-and-processed-meat">www.who.int/news-room/questions-and-answers/item/cancer-carcinogenicity…</a></p><p>2 Farvid, M. S., Sidahmed, E., Spence, N. D., Angua, K. M., Rosner, B. &amp; Barnett, J. B. (2021). Consumption of red meat and processed meat and cancer incidence: a systematic review and meta-analysis of prospective studies. European Journal of Epidemiology, 36(9), 937–951. doi.org/10.1007/s10654-021-00741-9</p><p>3 WWF Deutschland. (2022, 23. August). Soja - die Nachfrage steigt. <a href="http://www.wwf.de/themen-projekte/landwirtschaft/produkte-aus-der-landwirtschaft/soja">www.wwf.de/themen-projekte/landwirtschaft/produkte-aus-der-landwirtscha…</a></p><p>4 Ritchie, H. &amp; Roser, M. (o. D.). Soy. <a href="http://www.ourworldindata.org/soy">www.ourworldindata.org/soy</a></p><p>5 WWF Deutschland. (o. D.). Viehzucht und Sojaanbau befeuern Artensterben: Ergebnisse einer neuen WWF-Studie. <a href="http://www.wwf.de/themen-projekte/projektregionen/amazonien/wahlen-in-brasilien/amazonas-studie-viehzucht-und-sojaanbau-befeuern-artensterben">www.wwf.de/themen-projekte/projektregionen/amazonien/wahlen-in-brasilie…</a></p><p>6 Wäfler, M. &amp; Zuberbuehler, C. A. (2021). Wie gut ist die Bevölkerung der Schweiz mit Mikronährstoffen versorgt? Schweizer Ernährungsbulletin 2021, 3–5.&nbsp;</p><p>7 Schweizer Fleisch; Swissmilk: Schweizer Grasland und die Milch – das passt einfach</p><p>8 Souci, Fachmann, Kraut. (2020). Faktenblatt Soja Netzwerk Schweiz. <a href="https://www.sojanetzwerk.ch/fileadmin/user_upload/Soja_Faktenblatt_August_2020.pdf">https://www.sojanetzwerk.ch/fileadmin/user_upload/Soja_Faktenblatt_August_2020.pdf</a></p><p>9 &nbsp;Fleischproduktion ist ineffizient: Umweltfreundlich ist nur die Reduktion von Produktion und Konsum – auch bei Schwein und Huhn. Factsheet. <a href="https://www.wwf.ch/sites/default/files/doc-2022-12/2022_Poulet-%20und_Schweinefleisch-Produktion_und_Nachhaltigkeit_0.pdf">https://www.wwf.ch/sites/default/files/doc-2022-12/2022_Poulet-%20und_S…</a></p><p>10 &nbsp;Argumentarium Initiative für eine sichere Ernährung.pdf. (o.&nbsp;D.). Google Docs. <a href="https://drive.google.com/file/d/1ZvhbgMl_vxWW9u0LSTSG1VrGSJJQcwcV/view">https://drive.google.com/file/d/1ZvhbgMl_vxWW9u0LSTSG1VrGSJJQcwcV/view</a></p><p>&nbsp;</p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/leitfaden-verarbeitete-lebensmittel" target="_blank">Fleischalternativen: wie gesund sind sie?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/vegane-proteine" target="_blank">Vegane Proteine</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/wichtige_naehrstoffe" target="_blank">Wichtige Nährstoffe</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/v-label_allgemein" target="_blank">Unsere Orientierungshilfe beim Einkaufen: das V-Label&nbsp;</a></li></ul></div> Tue, 24 Jun 2025 06:31:30 +0000 Sarah 4146 at https://www.swissveg.ch