Sarah's blog https://www.swissveg.ch/fr fr Ein Leben im Verborgenen https://www.swissveg.ch/de/tauben <span>Vivre cachés</span> <span><span lang="" about="/fr/user/3027" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Sarah</span></span> <span>25. novembre 2025 - 8:00</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Malaimés et traqués, les pigeons, les souris et les rats n'ont pas la vie facile. Cependant, plusieurs villes ont choisi une approche différente.</p><p>Ils fouillent les abords des gares à la recherche de nourriture ou de déchets sans recevoir la moindre attention des passants. Dans nos villes, les pigeons ont la vie dure. Ils ne trouvent ni nourriture adaptée à leur espèce, ni sites de nidification ou de repos. Peu de gens savent que l'espèce dont font partie les pigeons qui peuplent nos villes doit son existence à l'humain. En effet, ces oiseaux ont été domestiqués il y a environ 6000&nbsp;ans. Pendant longtemps, ils ont été élevés pour leur chair et leurs œufs ou pour le transport de messages. Aujourd'hui, alors qu'ils ont perdu leur utilité pour les humains, ils sont livrés à eux-mêmes et squattent nos villes.</p><p>Moins visibles dans notre environnement urbain que leurs compagnons d'infortune à plumes, les souris et les rats n'ont, quant à eux, jamais été domestiqués. Ils sont hémérophiles, c'est-à-dire qu'ils ont suivi les humains dans leurs activités et leur habitat pour y trouver refuge et nourriture. Considérés comme des nuisibles vecteurs de maladies, ces petits rongeurs sont méprisés depuis la nuit des temps. Le fait qu'on les a longtemps tenu pour responsables des épidémies de peste ayant fait des ravages au Moyen Âge y est certainement pour beaucoup. Or, cette théorie pourrait bien être remise en cause : des travaux de recherche ont abouti, en&nbsp;2018, à la conclusion que l'épidémie meurtrière aurait été propagée non pas par des puces colonisant les rats, mais par des puces présentes sur les humains et les vêtements.<span class="fussnotenlink">1</span> En Suisse, les souris et les rats ne représentent aujourd'hui aucune menace. Il en va de même pour les pigeons, qui inspirent parfois le dégoût sous prétexte qu'ils seraient les vecteurs de pathogènes. Cette crainte est toutefois infondée&nbsp;: aucun cas de transmission de maladie du pigeon à l'humain n'a été documenté jusqu'à présent. Ainsi, la salmonelle qui infecte les pigeons est propre à l'espèce et par conséquent inoffensive pour l'humain.<span class="fussnotenlink">2</span></p><h3>Cruelle gestion des populations&nbsp;</h3><p>Outre les mesures dissuasives installées sur les bâtiments et le mobilier urbain, telles que les pics et les filets, qui se transforment souvent en pièges mortels, les pigeons font également l'objet de campagnes d’abattage. Les souris et les rats ne sont pas mieux lotis&nbsp;: les entreprises privées spécialisées dans la lutte contre les nuisibles offrant une assistance professionnelle pour «&nbsp;venir à bout&nbsp;» des rongeurs à grand renfort de poison et de pièges sont légion. Or, les moyens de maintenir la population de rongeurs en bonne santé sont simples&nbsp;: la Protection Suisse des Animaux recommande, à titre préventif, par exemple, de conserver les aliments de manière appropriée et de bien fermer les conteneurs à ordures. De plus, les mesures de lutte ont pour effet de rendre les femelles encore plus fertiles pour assurer une descendance encore plus nombreuse. Sans compter le fait que la loi fédérale sur la protection des animaux (LPA) et l'ordonnance sur la protection des animaux (OPAn) interdisent de causer des douleurs, des maux ou des dommages de façon injustifiée à des vertébrés, dont les rats et les souris font incontestablement partie. Si la législation existante était rigoureusement appliquée, la cruelle élimination des rongeurs serait illégale.</p><p><strong>Un choix de société</strong></p><p>Heureusement, le sort des pigeons semble s'améliorer quelque peu : la ville allemande d'Augsbourg, à l'origine du modèle qui porte désormais son nom, est considérée comme pionnière dans le domaine. Elle a aménagé des pigeonniers dans lesquels les pigeons sont nourris et surveillés au plan sanitaire. Ayant un lieu de repli, les oiseaux circulent moins en ville et la souillent moins de leurs déjections. Afin de réguler la population, les œufs fraîchement pondus sont remplacés par des œufs factices. «&nbsp;Dans les pigeonniers sous supervision, nous laissons les oiseaux mener à terme une couvée tous les 12 à 18&nbsp;mois environ&nbsp;», explique Sabine Ruch de l'association Stadttauben Schweiz. La ville de Berne est considérée comme exemplaire en la matière. D'après Sabine Ruch, Winterthour compte deux pigeonniers et d'autres villes, dont Olten, Aarau et Soleure, ont aussi aménagé des pigeonniers supervisés. «&nbsp;C'est un bon début, mais c'est largement insuffisant&nbsp;», ajoute l'experte.</p><p>Le traitement réservé aux pigeons, aux souris et aux rats est le reflet de l'attitude de la société vis-à-vis du règne animal. Les modèles n'impliquant aucune souffrance animale tels que pratiqués à Augsbourg prouvent qu'une cohabitation respectueuse est possible. La balle est dans notre camp&nbsp;: à nous de poursuivre sur cette voie et de réclamer des solutions dignes de nos valeurs humaines.</p><h3>Se mobiliser</h3><p>Les pigeons ont besoin de notre aide. Toutes les personnes qui souhaitent se mobiliser pour améliorer leur sort sont invitées à consulter le site de l'association Stadttauben Schweiz. Il regorge de conseils et d'informations&nbsp;: <a href="http://www.stadttauben.ch">www.stadttauben.ch</a>. Il n'existe malheureusement encore aucune initiative similaire pour les rongeurs.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 Joel Sartore, National Geographic Photo Ark &amp; National Geographic. (2018, 17 janvier). Eine provokante Studie hält menschliche Parasiten für die primären Überträger des<br>Pestbakteriums. <a href="http://www.nationalgeographic.de/wissenschaft/ratten-womoeglich-doch-nicht-fuer-mittelalterlichepestausbrueche-verantwortlich">www.nationalgeographic.de/wissenschaft/ratten-womoeglich-doch-nicht-fue…</a><br>2 Kneidl-Fenske, M. &amp; Dämmrich, M. (2017). Gefährdungseinstufung von Stadttauben: Übertragen Tauben Krankheiten und Parasiten? Überprüfung aktueller Aussagen<br>aus dem Internet auf ihren Wahrheitsgehalt (Von Hamburger Stadttauben e. V. &amp; Landesbeauftragte für den Tierschutz in Niedersachsen). <a href="http://www.erna-graff-stiftung.de/wp-content/uploads/2017/08/Gef%C3%A4hrdungseinstufung-der-Stadttauben.pdf">www.erna-graff-stiftung.de/wp-content/uploads/2017/08/Gef%C3%A4hrdungse…</a></p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/animaux_sauvages" target="_blank">Animaux sauvages&nbsp;</a></li><li><a href="https://stadttauben.ch/fr/home-stadttauben-schweiz-francais/" target="_blank">Stadttauben Schweiz: informations sur les pigeons des villes</a></li><li><a href="https://rattenclub.ch/fr/rattenclub-fr/" target="_blank">Club des amis des rats Suisse&nbsp;</a></li></ul></div> Tue, 25 Nov 2025 07:00:00 +0000 Sarah 4176 at https://www.swissveg.ch Ein Leben im Verborgenen https://www.swissveg.ch/de/tauben <span>Vivre cachés</span> <span><span lang="" about="/fr/user/3027" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Sarah</span></span> <span>25. novembre 2025 - 8:00</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Malaimés et traqués, les pigeons, les souris et les rats n'ont pas la vie facile. Cependant, plusieurs villes ont choisi une approche différente.</p><p>Ils fouillent les abords des gares à la recherche de nourriture ou de déchets sans recevoir la moindre attention des passants. Dans nos villes, les pigeons ont la vie dure. Ils ne trouvent ni nourriture adaptée à leur espèce, ni sites de nidification ou de repos. Peu de gens savent que l'espèce dont font partie les pigeons qui peuplent nos villes doit son existence à l'humain. En effet, ces oiseaux ont été domestiqués il y a environ 6000&nbsp;ans. Pendant longtemps, ils ont été élevés pour leur chair et leurs œufs ou pour le transport de messages. Aujourd'hui, alors qu'ils ont perdu leur utilité pour les humains, ils sont livrés à eux-mêmes et squattent nos villes.</p><p>Moins visibles dans notre environnement urbain que leurs compagnons d'infortune à plumes, les souris et les rats n'ont, quant à eux, jamais été domestiqués. Ils sont hémérophiles, c'est-à-dire qu'ils ont suivi les humains dans leurs activités et leur habitat pour y trouver refuge et nourriture. Considérés comme des nuisibles vecteurs de maladies, ces petits rongeurs sont méprisés depuis la nuit des temps. Le fait qu'on les a longtemps tenu pour responsables des épidémies de peste ayant fait des ravages au Moyen Âge y est certainement pour beaucoup. Or, cette théorie pourrait bien être remise en cause : des travaux de recherche ont abouti, en&nbsp;2018, à la conclusion que l'épidémie meurtrière aurait été propagée non pas par des puces colonisant les rats, mais par des puces présentes sur les humains et les vêtements.<span class="fussnotenlink">1</span> En Suisse, les souris et les rats ne représentent aujourd'hui aucune menace. Il en va de même pour les pigeons, qui inspirent parfois le dégoût sous prétexte qu'ils seraient les vecteurs de pathogènes. Cette crainte est toutefois infondée&nbsp;: aucun cas de transmission de maladie du pigeon à l'humain n'a été documenté jusqu'à présent. Ainsi, la salmonelle qui infecte les pigeons est propre à l'espèce et par conséquent inoffensive pour l'humain.<span class="fussnotenlink">2</span></p><h3>Cruelle gestion des populations&nbsp;</h3><p>Outre les mesures dissuasives installées sur les bâtiments et le mobilier urbain, telles que les pics et les filets, qui se transforment souvent en pièges mortels, les pigeons font également l'objet de campagnes d’abattage. Les souris et les rats ne sont pas mieux lotis&nbsp;: les entreprises privées spécialisées dans la lutte contre les nuisibles offrant une assistance professionnelle pour «&nbsp;venir à bout&nbsp;» des rongeurs à grand renfort de poison et de pièges sont légion. Or, les moyens de maintenir la population de rongeurs en bonne santé sont simples&nbsp;: la Protection Suisse des Animaux recommande, à titre préventif, par exemple, de conserver les aliments de manière appropriée et de bien fermer les conteneurs à ordures. De plus, les mesures de lutte ont pour effet de rendre les femelles encore plus fertiles pour assurer une descendance encore plus nombreuse. Sans compter le fait que la loi fédérale sur la protection des animaux (LPA) et l'ordonnance sur la protection des animaux (OPAn) interdisent de causer des douleurs, des maux ou des dommages de façon injustifiée à des vertébrés, dont les rats et les souris font incontestablement partie. Si la législation existante était rigoureusement appliquée, la cruelle élimination des rongeurs serait illégale.</p><p><strong>Un choix de société</strong></p><p>Heureusement, le sort des pigeons semble s'améliorer quelque peu : la ville allemande d'Augsbourg, à l'origine du modèle qui porte désormais son nom, est considérée comme pionnière dans le domaine. Elle a aménagé des pigeonniers dans lesquels les pigeons sont nourris et surveillés au plan sanitaire. Ayant un lieu de repli, les oiseaux circulent moins en ville et la souillent moins de leurs déjections. Afin de réguler la population, les œufs fraîchement pondus sont remplacés par des œufs factices. «&nbsp;Dans les pigeonniers sous supervision, nous laissons les oiseaux mener à terme une couvée tous les 12 à 18&nbsp;mois environ&nbsp;», explique Sabine Ruch de l'association Stadttauben Schweiz. La ville de Berne est considérée comme exemplaire en la matière. D'après Sabine Ruch, Winterthour compte deux pigeonniers et d'autres villes, dont Olten, Aarau et Soleure, ont aussi aménagé des pigeonniers supervisés. «&nbsp;C'est un bon début, mais c'est largement insuffisant&nbsp;», ajoute l'experte.</p><p>Le traitement réservé aux pigeons, aux souris et aux rats est le reflet de l'attitude de la société vis-à-vis du règne animal. Les modèles n'impliquant aucune souffrance animale tels que pratiqués à Augsbourg prouvent qu'une cohabitation respectueuse est possible. La balle est dans notre camp&nbsp;: à nous de poursuivre sur cette voie et de réclamer des solutions dignes de nos valeurs humaines.</p><h3>Se mobiliser</h3><p>Les pigeons ont besoin de notre aide. Toutes les personnes qui souhaitent se mobiliser pour améliorer leur sort sont invitées à consulter le site de l'association Stadttauben Schweiz. Il regorge de conseils et d'informations&nbsp;: <a href="http://www.stadttauben.ch">www.stadttauben.ch</a>. Il n'existe malheureusement encore aucune initiative similaire pour les rongeurs.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 Joel Sartore, National Geographic Photo Ark &amp; National Geographic. (2018, 17 janvier). Eine provokante Studie hält menschliche Parasiten für die primären Überträger des<br>Pestbakteriums. <a href="http://www.nationalgeographic.de/wissenschaft/ratten-womoeglich-doch-nicht-fuer-mittelalterlichepestausbrueche-verantwortlich">www.nationalgeographic.de/wissenschaft/ratten-womoeglich-doch-nicht-fue…</a><br>2 Kneidl-Fenske, M. &amp; Dämmrich, M. (2017). Gefährdungseinstufung von Stadttauben: Übertragen Tauben Krankheiten und Parasiten? Überprüfung aktueller Aussagen<br>aus dem Internet auf ihren Wahrheitsgehalt (Von Hamburger Stadttauben e. V. &amp; Landesbeauftragte für den Tierschutz in Niedersachsen). <a href="http://www.erna-graff-stiftung.de/wp-content/uploads/2017/08/Gef%C3%A4hrdungseinstufung-der-Stadttauben.pdf">www.erna-graff-stiftung.de/wp-content/uploads/2017/08/Gef%C3%A4hrdungse…</a></p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/animaux_sauvages" target="_blank">Animaux sauvages&nbsp;</a></li><li><a href="https://stadttauben.ch/fr/home-stadttauben-schweiz-francais/" target="_blank">Stadttauben Schweiz: informations sur les pigeons des villes</a></li><li><a href="https://rattenclub.ch/fr/rattenclub-fr/" target="_blank">Club des amis des rats Suisse&nbsp;</a></li></ul></div> Tue, 25 Nov 2025 07:00:00 +0000 Sarah 4176 at https://www.swissveg.ch Palmöl: zwischen Zerstörung und Effizienz https://www.swissveg.ch/de/palmoel <span>Huile de palme : entre destruction et efficacité</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>10. novembre 2025 - 8:31</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Des pâtes à tartiner aux lotions corporelles en passant par les glaces, l’huile de palme est l’huile la plus utilisée et la plus produite au monde. La plupart des gens savent que sa production est extrê-mement problématique. L’industrie elle-même en a pris conscience et s’est efforcée, au cours des vingt dernières années, de rendre la production plus durable. Mais pouvons-nous croire à cette promesse ?</p><p>Il y a environ 20 ans, des photos d’orangs-outans désespérés au milieu d’une forêt tropicale brûlée ont fait le tour du monde. Elles illustraient parfaitement les immenses souffrances et la destruction massive causées par la culture intensive de l’huile de palme en Indonésie et en Malaisie. En 2004, l’industrie a réagi en fondant l’association Roundtable on Sustainable Palm Oil (RSPO), dont les membres fondateurs sont le WWF, Migros, Unilever et le transformateur international d’huiles végétales AAK. Depuis, le sujet a été moins médiatisé. Mais le problème n’a pas disparu, bien au contraire : Depuis 2010, la production mondiale d’huile de palme a augmenté d’environ 70 %.<span class="fussnotenlink">1</span> À Bornéo, les plantations couvrent environ 15 % de la superficie totale et entraînent une déforestation colossale.<span class="fussnotenlink">2</span> Plus de la moitié de la récolte mondiale d’huile de palme provient d’Indonésie, ce qui en fait le plus grand producteur de la planète. La Suisse fait partie des pays importateurs : selon le Réseau suisse pour l’huile de palme, plus de 14 000 tonnes d’huile de palme ont été importées en Suisse l’année dernière. Ce chiffre vient d’augmenter pour la première fois depuis des années. Les principaux problèmes liés à la culture intensive de l’huile de palme sont la déforestation et la perte de biodiversité qui en résulte, ainsi que la destruction de l’habitat de nombreuses espèces animales, le déplacement des communautés autochtones, les mauvaises conditions de travail et, dans certains cas, le travail des enfants.</p><h3>Promesses trompeuses ?</h3><p>Même si le label RSPO figure désormais sur de nombreux produits dans les supermarchés locaux, l’huile de palme certifiée durable reste un produit de niche et ne représente que 20 % de la production mondiale. Pour obtenir le label RSPO, les productrices et les producteurs doivent être membres de l’association et respecter différents critères et normes :</p><ul><li>Pas de déforestation des forêts primaires et des zones forestières à haute valeur écologique</li><li>Protection des espèces animales et végétales menacées </li><li>Protection de la qualité des eaux, des sols et de l’air</li><li>Respect des réglementations légales, notamment en ce qui concerne l’utilisation des terres et les droits de propriété</li><li>Pas de travail infantile</li><li>Contrôle indépendant des plantations</li></ul><p>Depuis sa création, les organisations de protection de l’environnement et des droits humains reprochent à la RSPO de faire du greenwashing et critiquent le manque de rigueur des normes et l’insuffisance des contrôles. Ces critiques sont en partie justifiées, comme le montrent les recherches de Foodwatch et du Centre européen pour les droits constitutionnels et humains (ECCHR). En 2024, ces organisations ont déposé une plainte auprès d’Edeka, demandant au détaillant d’assumer ses responsabilités en matière de droits humains dans la chaîne d’approvisionnement de l’huile de palme.<span class="fussnotenlink">3</span></p><h3>Quelles alternatives existe-t-il ?</h3><p>Pour les raisons susmentionnées, de nombreuses personnes ne souhaitent pas consomer d’huile de palme. Les fabricantes et les fabricants l’ont compris et proposent désormais toutes sortes de produits labellisés « sans huile de palme ». Le plus souvent, celle-ci est remplacée par de la graisse de coco, qui dispose de propriétés similaires et jouit d’une image plus positive. Malheureusement, ce n’est que de la poudre aux yeux : cette huile tropicale est elle aussi cultivée dans des plantations en monoculture et son rendement est bien inférieur à celui de l’huile de palme. Cela signifie qu’il faut une surface bien plus grande pour obtenir le même rendement.</p><p>Les huiles de colza ou de tournesol sont parfois utilisées en guise de substituts, mais elles présentent l’inconvénient de devoir être (partiellement) hydrogénées, ce qui peut avoir des effets négatifs sur la santé. Les trois cultures oléagineuses les plus importantes (soja, colza, tournesol) s’étendent sur sur une superficie totale de 203 millions d’hectares et fournissent environ 52 % de l’huile végétale mondiale. Le palmier à huile, en revanche, ne couvre que 23 millions d’hectares et fournit 40 % de l’huile végétale mondiale, ce qui le rend nettement plus efficace.<span class="fussnotenlink">4</span></p><figure role="group" class="align-center"><img alt="" data-entity-type="file" data-entity-uuid="62cceb7f-72a1-4aa9-a7b9-3cbf93a7e853" height="212" src="/sites/swissveg.ch/files/2025-10/Grafik%20Palm%C3%B6l%20FR.JPG" width="820" /><figcaption>Cette comparaison montre clairement l'efficacité de l'huile de palme par rapport à d'autres plantes oléagineuses : le rendement en huile par hectare de surface cultivée est comparé en tonnes. </figcaption></figure><h3>Commerce de détail suisse</h3><p>Les grands détaillants suisses sont conscients du problème et tentent par différents moyens de garantir davantage de durabilité et de transparence. Ainsi, en plus d’être membre de la RSPO depuis 2004, Coop s’approvisionne en huile de palme auprès de trois plantations certifiées Bio Suisse en Côte d’Ivoire, huile qu’elle utilise aussi bien dans ses produits bio que conventionnels. Migros aussi mise sur l’huile de palme RSPO. Aldi Suisse utilise de l’huile de palme certifiée RSPO pour ses produits de marque propre et s’efforce de renoncer aux graisses tropicales pour les produits bio. Quant à Lidl Suisse, l’enseigne s’approvisionne en huile de palme issue de sources durables pour ses marques propres.</p><p>De plus, ces distributeurs travailent en étroite collaboration avec le Réseau suisse pour l’huile de palme afin de rendre les chaînes d’approvisionnement plus transparentes et de promouvoir des normes durables. Le WWF publie chaque année un classement sur l’huile de palme, qui évalue les grandes entreprises en fonction de leurs performances en matière de développement durable. L’échelle d’évaluation va de 0 à 25 points, les valeurs les plus élevées indiquant les meilleurs résultats en termes de durabilité. Affichant tous des scores supérieurs à 19 points, les quatre détaillants suisses précédemment cités entrent dans la catégorie « Leading the way », c’est-à-dire « à la pointe ».</p><h3>Huile de palme issue de petites exploitations</h3><p>Outre la RSPO, il existe également des initiatives de longue date menées par des productrices et producteurs bio, comme le projet Serendipalm du fabricant de savons bio Dr. Bronner’s. Au Ghana, en Afrique de l’Ouest, quelque 600 petites exploitations produisent de l’huile de palme certifiée bio et équitable, notamment utilisée par Rapunzel Naturkost et Gepa. L’objectif du projet est de renforcer les communautés locales et les méthodes agricoles respectueuses de l’environnement, de promouvoir l’équité sociale et de respecter les normes environnementales. L’initiative met l’accent sur la transparence des chaînes d’approvisionnement, les partenariats directs avec les petites exploitations agricoles et la prévention du greenwashing. Tout cela montre bien qu’il n’est pas très efficace de diaboliser l’huile de palme dans son ensemble et qu’il est important de disposer de labels fiables. Le label RSPO est certainement préférable à l’huile non certifiée, mais il n’est à recommander que sous certaines conditions, car ses normes sont peu strictes. Privilégiez les labels de confiance tels que le label Bio Bourgeon ou le label bio de l’UE. Les labels Fairtrade tels que Fair for Life sont également de bons indicateurs quant au respect de certaines normes, notamment pour ce qui est des conditions de travail.</p><p>En ce qui concerne l’avenir, les procédés biotechnologiques innovants tels que la fermentation de précision présentent un grand potentiel. Cette technologie permet de produire en laboratoire des composants gras végétaux similaires à ceux des produits d’origine animale, tels que les composants du lait ou le collagène. Elle pourrait donc révolutionner le secteur en offrant une alternative à la fois durable, transparente et éthique.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 FAOSTAT. (s. d.). <a href="http://www.fao.org/faostat/en/#compare">www.fao.org/faostat/en/#compare</a><br>2 Morgans, C. L., Meijaard, E., Santika, T., Law, E., Budiharta, S.,Ancrenaz, M. &amp; Wilson, K. A. (2018). Evaluating the<br>effectiveness of palm oil certification in delivering multiple sustainability objectives. Environmental Research Letters, 13(6), 064032.<a href="https://doi.org/10.1088/1748-9326/aac6f4">https://doi.org/10.1088/1748-9326/aac6f4</a><br>3 Pressemitteilung. (s. d.). ECCHR. <a href="http://www.ecchr.eu/pressemitteilung/kritik-an-rspo-zertifiziertem-palmoel-vonnaturaceites">www.ecchr.eu/pressemitteilung/kritik-an-rspo-zertifiziertem-palmoel-von…</a><br>4 Murphy, D. J. (2025b). Agronomy and Environmental Sustainability of the Four Major Global Vegetable Oil Crops: Oil Palm, Soybean, Rapeseed, and Sunflower. Agronomy, 15(6), 1465. <a href="https://doi.org/10.3390/agronomy15061465">https://doi.org/10.3390/agronomy15061465</a></p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/ecologie?language=fr">Écologie et alimentation</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/veganisme-justice-sociale">Quel est le rapport entre véganisme et justice sociale ?</a></li></ul></div> Mon, 10 Nov 2025 15:24:23 +0000 Sarah 4173 at https://www.swissveg.ch Welt-Tofu-Tag: Spannendes über den proteinreichen Alleskönner https://www.swissveg.ch/de/tofu <span>Journée mondiale du tofu : quelques infos sur cet aliment versatile riche en protéines</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>26. juillet 2025 - 8:10</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Brochettes épicées, nuggets croustillantes, mousse au chocolat onctueuse : avec le tofu, tout est possible ! À l’occasion de la Journée mondiale du tofu, nous examinons de plus près ce produit à base de soja et le comparons aux sources de protéines animales. À votre avis, quelle est la source de protéines la plus qualitative et la plus durable ?</p><p>Malgré son incroyable versatilité et ses innombrables qualités, le tofu n’est pas apprécié de la même manière par tout le monde. Au contraire, on entend souvent dire que son goût est fade et qu’il fournit des protéines de mauvaise qualité. En outre, comme il est fabriqué à partir de fèves de soja, beaucoup de personnes pensent encore qu’il contribue à la destruction de la forêt tropicale. </p><h4>Viande vs tofu : quelle est la source de protéines la plus écologique ?</h4><p>La plupart des gens ne se rendent pas comptent qu’ils consomment de grandes quantités de soja de manière indirecte, même s’ils n’ont jamais mangé de tofu de leur vie. En effet, environ trois quarts du soja cultivé dans le monde sert de fourrage pour les bovins, les volailles et les cochons. <strong>Pour produire un kilo de viande de bœuf, par exemple, il faut compter entre 5 et 20 kg de fourrage.</strong><span class="fussnotenlink"><strong>1  </strong></span>Et contrairement à ce que l’on croit, il ne s’agit pas uniquement d’herbe, mais aussi de céréales et de soja. En outre, la production de viande est extrêmement gourmande en énergie : <strong>la production d’un kilo de viande de bœuf émet 12 à 13 kilos d’équvalents CO2</strong>.<span class="fussnotenlink">1<strong>  </strong></span>À titre de comparaison,<strong> la fabrication d’un kilo de tofu émet à peine un kilo d’équvalents CO2</strong>.<em><span class="fussnotenlink"><strong>2</strong></span></em> En l'absence de données spécifiques au tofu, nous avons utilisé les chiffres relatifs à la production de soja pour effectuer les calculs suivants : dans le cas d’une alimentation où la viande est remplacée par des produits à base de soja comme le tofu, la <strong>pollution des nappes phréatiques et des sols est sept fois moins importante</strong> car les émissions de dioxyde de soufre, d'oxydes d'azote et d’ammoniac sont réduites.  En ce qui concerne l’utilisation des terres arables, les variantes végétales à base de soja sont également plus avantageuses : pour produire 100 grammes de soja, il faut un tiers de surface en moins que pour produire la même quantité de viande de poulet.<span class="fussnotenlink">3 </span></p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-07/Tofu_Grafik_FR.png" data-entity-uuid="672ec7c6-119e-4171-a311-074b71205ea5" data-entity-type="file" alt="" width="2126" height="709" /><h4 class="einleitung">Qualité des protéines en comparaison</h4><p>En termes de valeurs nutritives, le tofu n’a pas de quoi rougir : il contient en moyenne près de 15 grammes de protéines et 150 calories par 100 grammes. Il s’agit donc d’une <strong>source de protéines faible en graisses et en calories</strong>. On entend souvent dire que les protéines végétales sont incomplètes en raison de leur composition en acides aminés. À ce propos, une précision s’impose : le soja est l’un des rares aliments végétaux à présenter un profil d’acides aminés complet, c’est-à-dire qu’il contient tous les acides aminés essentiels en quantité suffisante. Le tofu est donc une<strong> source de protéines de haute qualité, comparable aux protéines animales.</strong><span class="fussnotenlink">4</span> Dans le cadre d’une méta-analyse, des scientifiques ont en outre conclu que les protéines de soja peuvent aussi égaler les protéines animales en termes de développement musculaire et de renforcement.<span class="fussnotenlink">5 </span></p><p>Le tofu présente par ailleurs divers autres avantages : </p><ul><li><strong>Faible teneur en acides gras saturés : </strong>Comparé à de nombreux produits d'origine animale, le tofu contient non seulement moins de mauvaises graisses, mais aussi plus de bons acides gras (insaturés), ce qui peut avoir un effet positif sur la santé cardiaque.</li><li><strong>Riche en isoflavones : </strong>Les isoflavones qu’il contient ont des effets antioxydants qui peuvent réduire les dommages cellulaires causés par les radicaux libres et donc potentiellement protéger contre les maladies chroniques. </li><li><strong>Source de minéraux : </strong>Le tofu fournit des minéraux tels que le calcium, le magnésium et le fer, qui sont importants pour le métabolisme osseux, la fonction musculaire et nerveuse ainsi que le transport de l’oxygène dans le sang. Lorsque le sulfate de calcium est utilisé comme coagulant dans le processus de fabrication, le tofu contient encore plus de ce minéral important.  </li></ul><h4>Le soja suisse en plein essor</h4><p>En Suisse, et en Europe en général, la crainte d'acheter du tofu provenant de régions amazoniennes déforestées est infondée : le soja alimentaire commercialisé dans notre pays, y compris le tofu, provient soit de Suisse, soit de pays voisins comme l’Italie, l’Autriche ou la France. Les produits contenant du soja d’outre-mer sont quasiment introuvables. La Suisse produit environ 4000 tonnes de soja par an ; la moitié est toutefois utilisée pour nourrir les animaux d’élevage.6 La station de recherche suisse Agroscope a reconnu l’importance du soja il y a plus de 40 ans déjà et mène des recherches pour créer des variétés adaptées au climat local, mais aussi des variétés dont le goût se prête particulièrement bien à la production de tofu. De plus amples informations au sujet du tofu suisse sont disponibles <a href="https://www.swissveg.ch/fr/soja" target="_blank">ici</a>. </p><h4 class="einleitung">Conclusion</h4><p>En termes de santé et de durabilité, le tofu est supérieur aux protéines animales. Si seulement il n’avait pas un goût aussi fade, se disent les personnes qui n’ont pas l’habitude d’en manger... En effet, c’est un préjugé très commun : le tofu est souvent perçu comme un aliment ennuyeux et sans saveur. Au contraire, <strong>le goût neutre du tofu est un avantage : il peut ainsi être assaisonné de multiples façons et s'adapter à toutes les cuisines</strong>. Lorsqu’il est bien préparé, par exemple sauté, grillé ou frit, le tofu obtient une texture croustillante et peut faire merveille dans différents plats. Avec les bonnes épices, marinades et méthodes de préparation, le tofu peut être merveilleusement savoureux et se prêter à de nombreuses recettes. <strong>Conseil de pro : lorsque le tofu est congelé avant d’être utilisé, il absorbe encore mieux la marinade</strong>.</p><p>Sur notre<a href="https://www.swissveg.ch/fr/recipe/search?language=fr" target="_blank"> page de recettes</a>, vous trouverez de nombreuses recettes créatives et gourmandes à base de tofu. Curry crémeux, bâtonnets de tofu frits ou cheesecake sucré : le mot-clé « tofu » permet de trouver de l’inspiration pour tous les goûts.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 Viande et produits laitiers | WWF Suisse. (s. d..). WWF Suisse. <a href="https://www.wwf.ch/fr/nos-objectifs/viande-et-produits-laitiers">www.wwf.ch/fr/nos-objectifs/viande-et-produits-laitiers</a>&nbsp;</p><p>2 Mejia, A., Harwatt, H., Jaceldo-Siegl, K., Sranacharoenpong, K., Soret, S. &amp; Sabaté, J. (2017b). Greenhouse Gas Emissions Generated by Tofu Production: A Case Study. Journal Of Hunger &amp; Environmental Nutrition, 13(1), 131–142. <a href="https://doi.org/10.1080/19320248.2017.1315323">https://doi.org/10.1080/19320248.2017.1315323</a></p><p>3 Jetzke, T., Richter, S., Institut für Innovation und Technik [iit] in der VDI/VDE Innovation + Technik GmbH, Keppner, B., Domröse, L., adelphi research gGmbH, Wunder, S., Ecologic Institut gGmbH &amp; Futurium gGmbH. (2019b). Die Zukunft im Blick: Fleisch der Zukunft. In S. Veenhoff &amp; Fachgebiet I 1.1: Grundsatzfragen, Nachhaltigkeitsstrategien und -szenarien, Ressourcenschonung (Hrsg.), Trendbericht Zur Abschätzung der Umweltwirkungen von Pflanzlichen Fleischersatzprodukten, Essbaren Insekten und In-vitro-Fleisch. <a href="https://www.umweltbundesamt.de/sites/default/files/medien/1410/publikationen/2020-06-25_trendanalyse_fleisch-der-zukunft_web_bf.pdf">www.umweltbundesamt.de/sites/default/files/medien/1410/publikationen/2020-06-25_trendanalyse_fleisch-der-zukunft_web_bf.pdf</a>&nbsp;</p><p>4 Rutherfurd, S. M., Fanning, A. C., Miller, B. J. &amp; Moughan, P. J. (2014). Protein Digestibility-Corrected Amino Acid Scores and Digestible Indispensable Amino Acid Scores Differentially Describe Protein Quality in Growing Male Rats. Journal Of Nutrition, 145(2), 372–379. <a href="https://doi.org/10.3945/jn.114.195438">https://doi.org/10.3945/jn.114.195438</a></p><p>5 Messina, M., Lynch, H., Dickinson, J. M. &amp; Reed, K. E. (2018). No Difference Between the Effects of Supplementing With Soy Protein Versus Animal Protein on Gains in Muscle Mass and Strength in Response to Resistance Exercise. International Journal Of Sport Nutrition And Exercise Metabolism, 28(6), 674–685. <a href="https://doi.org/10.1123/ijsnem.2018-0071">https://doi.org/10.1123/ijsnem.2018-0071</a></p><p>6 Soja - réseau suisse pour le soja. (s. d.). Réseau suisse pour le soja. <a href="https://www.sojanetzwerk.ch/fr/soja/">www.sojanetzwerk.ch/fr/soja/</a>&nbsp;</p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/soja_suisse" target="_blank">Tofu à base de soja suisse ?&nbsp;</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/proteines-vegetales" target="_blank">Les protéines dans l'alimentation végétale</a></li><li><a href="https://www.agroscope.admin.ch/agroscope/fr/home/themes/production-vegetale/grandes-cultures/cultures/soja/qualitative-verbesserung.html" target="_blank">Agroscope : soja&nbsp;</a></li></ul></div> Sat, 26 Jul 2025 06:41:13 +0000 Sarah 4151 at https://www.swissveg.ch Argumente gegen den Fleischverzicht – und warum sie nicht überzeugen https://www.swissveg.ch/de/argumente <span>Pourquoi renoncer à manger de la viande ? Voici pourquoi les arguments contre ne tiennent pas la route !</span> <span><span lang="" about="/fr/user/3027" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Sarah</span></span> <span>24. juin 2025 - 14:51</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Avec la campagne « <a href="https://www.swissveg.ch/fr/ton-plaisir-ma-vie" target="_blank">Ton plaisir – ma vie</a> », Swissveg attire l’attention sur les victimes anonymes qui se cachent derrière chaque morceau de viande. L'alimentation sans viande continue cependant de susciter de nombreuses réticences : le soja serait responsable de la destruction des forêts tropicales, les protéines végétales seraient de moindre qualité et la Suisse serait de toute manière le lieu idéal pour produire de la viande. Ces affirmations tiennent-elles la route ? Dans ce billet, nous questionnons les mythes et démontrons pour quelles raisons renoncer à la viande est à la fois judicieux et facile à mettre en œuvre.     </p><div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"><h3>« La viande est une source de protéine indispensable »</h3><p>L'affirmation selon laquelle il est impossible de se passer de viande se fonde souvent sur des habitudes culturelles et des représentations obsolètes. <strong>En réalité, le choix de renoncer aux produits d'origine animale peut se faire sans problèmes et constitue même une opportunité de se nourrir plus sainement et de manière plus consciente, le tout sans aucune souffrance animale.</strong> En effet, contrairement à l'idée très répandue selon laquelle la viande serait indispensable pour l'apport en protéines dans le cadre d'une alimentation équilibrée, les données scientifiques prouvent que les protéines végétales couvrent l'ensemble des acides aminés essentiels. Pour un apport optimal, il est recommandé de consommer différentes sources de protéines végétales au fil de la journée. Nous vous invitons à consulter notre <a href="https://www.swissveg.ch/fr/proteines-vegetales" target="_blank">page d'information dédiée aux protéines</a> pour en apprendre davantage sur le sujet et savoir à quoi ressemble une alimentation végétale riche en protéines.    <br />Recourir à des protéines d'origine animale pour couvrir ses besoins n'est pas une bonne idée, et ce pour des raisons éthiques, certes, mais aussi de santé : l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) classe <strong>la viande transformée telle que le lard, la charcuterie ou le jambon comme « cancérogène » et la viande rouge comme « probablement cancérogène ».</strong> Des études ont montré que d'en consommer 50 g ou plus par jour augmente le risque de mortalité et de maladies telles que le cancer du côlon et les affections cardio-vasculaires.<span class="fussnotenlink">1,2</span> Suffisant pour opter pour un steak végétal à la prochaine grillade, non ?</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-06/Protein.jpg" data-entity-uuid="f9412409-c02d-4e09-8b0e-a15e66fc5293" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="480" /><h3>« À force de consommer du soja, vous allez détruire les forêts tropicales »</h3><p>De loin l'argument le plus populaire et le plus répandu. Il n'en est pas moins faux. En effet,<strong> près de 76 % du soja produit dans le monde sert de nourriture aux animaux dits de rente.</strong><span class="fussnotenlink">3</span> La production de tofu, de boissons au soja ou de tempeh, par exemple, en utilise moins de 10 %.<span class="fussnotenlink">4</span> De plus, la matière première des produits au soja vendus en Suisse provient principalement d'Europe. À l'inverse, <strong>le soja transformé en fourrage est la plupart du temps bel et bien cultivé dans les zones tropicales</strong> où sa culture entraîne d'importants dégâts écologiques comme la déforestation et la dégradation de l'habitat d'innombrables espèces animales.<span class="fussnotenlink">5</span> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-06/Soja.jpg" data-entity-uuid="01095f47-7169-4094-b98a-32993ca4d91b" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="480" /><h3>« Sans viande, les carences sont assurées »</h3><p>Penser que l'on va automatiquement manquer de certaines vitamines et substances minérales si l'on renonce à la viande est sans fondement. Ces nutriments dits critiques, dont font partie, par exemple, le fer, le zinc ou la vitamine B12, sont tous contenus dans les aliments d'origine végétale, hormis la vitamine B12 pour laquelle une supplémentation est recommandée. Il est en outre erroné de croire que l'approvisionnement en nutriments des personnes non véganes est irréprochable : le Bulletin nutritionnel suisse indique notamment qu'un régime omnivore ne couvre pas tous les besoins en nutriments, y compris la vitamine D, l'acide folique, l'acide pantothénique, le calcium, l'iode, le fer, le zinc, le magnésium et la vitamine B12.<span class="fussnotenlink">6</span> Pour savoir comment s'alimenter sans viande et à quels nutriments prêter attention, consultez cette <a href="https://www.swissveg.ch/fr/nutriments_importants" target="_blank">page dédiée.</a>  </p><h3>« Avec toutes ses prairies, la Suisse est le lieu idéal pour produire de la viande »</h3><p>À en croire les publicités de la filière viande, la plupart des animaux de rente se nourrissent exclusivement d'herbe.<span class="fussnotenlink">7</span> Dans les faits, c'est le cas d'une infime minorité d'entre eux :<strong> élevés pour leurs performances extrêmes à l'engraissement, les bovins ne peuvent atteindre leur poids cible que grâce à des aliments concentrés (importés), comme le soja. Autrement dit, il faut environ 170 g de soja (et d'autres types de fourrage) pour chaque kilogramme de viande.</strong><span class="fussnotenlink">8</span> Sans compter que les animaux de rente comme la volaille et les porcs ne mangent pas d'herbe : ils se nourrissent de céréales ou de maïs, en d'autres termes, de denrées qui pourraient servir directement à l'alimentation humaine.<span class="fussnotenlink">9</span> Les humains se retrouvent donc en situation de concurrence alimentaire avec les animaux de rente. La « viande de pâturage » tant vantée existe donc principalement dans la publicité et ne ressemble pas du tout à l'élevage tel que pratiqué « dans la vraie vie ». Les méthodes durables de développement des zones rurales sans exploitation animale et sans destruction de l'environnement existent. Un renoncement aux produits d'origine animale peut même contribuer à préserver notre planète pour les générations futures. Pour approfondir le sujet, je vous recommande <a href="https://www.swissveg.ch/fr/prairies-suisses" target="_blank">notre page dédiée</a>.  </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-06/Grasland.png" data-entity-uuid="7693ac00-a17f-4792-ae57-29e4eb5a9bfc" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="480" /><h3>« Les agriculteurs·ices vont tout simplement disparaître ?! »</h3><p>La dépendance face à l'élevage industriel nuit à l'environnement, à notre santé et aux animaux. Au lieu de soutenir ces structures délétères, nous devrions investir dans des alternatives durables. <strong>En diminuant la surface agricole dédiée à l'élevage, par exemple en réduisant les cheptels, nous augmenterions sensiblement la surface agricole utile à disposition. </strong>Tout ce terrain pourrait alors être consacré à de nombreuses fins : pour cultiver des légumineuses destinées à la consommation humaine, mais aussi d'autres produits comme des céréales ou des légumes. Cela créerait de nouveaux débouchés pour les agriculteurs·ices et renforcerait l'ancrage régional de la chaîne d'approvisionnement. Dans ce domaine, le potentiel reste énorme : <strong>en Suisse, le taux d'autosuffisance relatif aux plantes riches en protéines s'élève à seulement 2 % actuellement, ce qui signifie que les 98 % restants doivent être importés.</strong><span class="fussnotenlink">10</span> Les légumineuses telles que les petits pois, les haricots, les lentilles ou les pois chiches constituent non seulement une excellente source de nutriments, mais aussi un élément clé d'une alimentation durable. De plus, la culture de légumineuses a la propriété d'améliorer la qualité des sols, puisque celles-ci fixent l'azote contenu dans l'air, réduisant ainsi la pollution et le besoin en engrais synthétiques. </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-06/Leguminosen.jpg" data-entity-uuid="f9c734bb-3f5f-4629-ac0f-00494e69e66a" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="480" /><p> </p><h3>« L'être humain a mangé de la viande depuis la nuit des temps »</h3><p>L'humain a bel et bien un régime alimentaire omnivore. En d'autres termes, il peut mais ne doit pas obligatoirement consommer de la viande. La consommation de viande est une habitude culturelle remontant à un temps où les ressources étaient limitées alors que nous avons aujourd'hui le choix d'opter pour une alimentation éthiquement responsable sans souffrance animale.<strong> L'évolution ne nous contraint pas à continuer de manger des animaux aujourd'hui. </strong>Au contraire, elle nous montre que nous avons la possibilité de nous adapter à un environnement qui a changé, comme nous l'avons toujours fait, en nous nourrissant des aliments à disposition. Par ailleurs, les humains ne se sont jamais nourris exclusivement de viande. Nos ancêtres pratiquaient la cueillette aussi bien que la chasse et avaient donc une alimentation composée tant d'éléments végétaux qu'animaux. </p><h3>« Qu'adviendra-t-il des animaux si tout le monde arrête de manger de la viande ? »</h3><p><strong>Les animaux de rente d'aujourd'hui ont été sélectionnés et élevés pour leur viande, leur lait ou leurs œufs. </strong>Ils souffrent énormément des conditions d'un élevage destiné à maximiser le rendement. Détenus dans des conditions bafouant leurs besoins, les animaux sont sujets à des problèmes de santé tels que des boiteries, des fractures et des morts prématurées. De plus,<strong> la plupart des bovins et des porcs sont inséminés artificiellement.</strong> La reproduction n'ayant rien de naturel, l'argument d'une multiplication incontrôlée due à la baisse de la consommation de viande n'a pas lieu d'être. <br /> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-06/Nutztiere.jpg" data-entity-uuid="b24fcab8-05d0-4a92-8a59-f296e0548fd6" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="480" /><h3>« Les alternatives à la viande sont gorgées de produits chimiques ! »</h3><p>Les alternatives à la viande sont souvent considérées comme malsaines, car la consommation d’aliments hautement transformés est associée à un risque accru de maladies liées à l’alimentation. <strong>Or, la composition des succédanés de viande </strong>ne saurait être comparée à celle des autres produits fortement transformés. <strong>Certains d'entre eux sont même plus sains que la viande transformée</strong> étant donné qu'ils contiennent des fibres alimentaires et autant de protéines mais bien moins d'acides gras saturés. On peut même affirmer que les alternatives à la viande peuvent constituer un complément intéressant dans une alimentation végétale équilibrée. Elles présentent un intérêt certain, en particulier pour les personnes désireuses de renoncer occasionnellement à la viande en offrant une alternative végétale de qualité et plus saine. Une bonne raison de <strong>choisir une option végétale au prochain barbecue et d'épargner la vie des animaux ! </strong>Pour savoir comment faire son choix parmi les alternatives à la viande, nous vous recommandons la lecture de <a href="https://www.swissveg.ch/fr/guide-aliments-ultratransformes" target="_blank">notre billet</a> sur le sujet. <strong>Sans compter qu'une alimentation végétale se passe aussi aisément de tels produits </strong>: les protéines contenues dans des aliments qui en sont riches, comme le tofu, les lentilles, les haricots, le seitan, les noix et les graines, sont de très bonne qualité. Le secret réside dans la diversité. </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-06/Ersatzprodukte.jpg" data-entity-uuid="eb7d6f47-4d25-4873-bbe2-a8ea74878876" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="480" /></div></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 World Health Organization. (2015, 26. Oktober). Cancer: Carcinogenicity of the consumption of red meat and processed meat. <a href="http://www.who.int/news-room/questions-and-answers/item/cancer-carcinogenicity-of-the-consumption-of-red-meat-and-processed-meat">www.who.int/news-room/questions-and-answers/item/cancer-carcinogenicity…</a></p><p>2 Farvid, M. S., Sidahmed, E., Spence, N. D., Angua, K. M., Rosner, B. &amp; Barnett, J. B. (2021). Consumption of red meat and processed meat and cancer incidence: a systematic review and meta-analysis of prospective studies. European Journal of Epidemiology, 36(9), 937–951. doi.org/10.1007/s10654-021-00741-9</p><p>3 WWF Deutschland. (2022, 23. August). Soja - die Nachfrage steigt. <a href="http://www.wwf.de/themen-projekte/landwirtschaft/produkte-aus-der-landwirtschaft/soja">www.wwf.de/themen-projekte/landwirtschaft/produkte-aus-der-landwirtscha…</a></p><p>4 Ritchie, H. &amp; Roser, M. (o. D.). Soy. <a href="http://www.ourworldindata.org/soy">www.ourworldindata.org/soy</a></p><p>5 WWF Deutschland. (o. D.). Viehzucht und Sojaanbau befeuern Artensterben: Ergebnisse einer neuen WWF-Studie. <a href="http://www.wwf.de/themen-projekte/projektregionen/amazonien/wahlen-in-brasilien/amazonas-studie-viehzucht-und-sojaanbau-befeuern-artensterben">www.wwf.de/themen-projekte/projektregionen/amazonien/wahlen-in-brasilie…</a></p><p>6 Wäfler, M. &amp; Zuberbuehler, C. A. (2021). Wie gut ist die Bevölkerung der Schweiz mit Mikronährstoffen versorgt? Schweizer Ernährungsbulletin 2021, 3–5.&nbsp;</p><p>7 Schweizer Fleisch; Swissmilk: Schweizer Grasland und die Milch – das passt einfach</p><p>8 Souci, Fachmann, Kraut. (2020). Faktenblatt Soja Netzwerk Schweiz. <a href="https://www.sojanetzwerk.ch/fileadmin/user_upload/Soja_Faktenblatt_August_2020.pdf">https://www.sojanetzwerk.ch/fileadmin/user_upload/Soja_Faktenblatt_August_2020.pdf</a></p><p>9 &nbsp;Fleischproduktion ist ineffizient: Umweltfreundlich ist nur die Reduktion von Produktion und Konsum – auch bei Schwein und Huhn. Factsheet. <a href="https://www.wwf.ch/sites/default/files/doc-2022-12/2022_Poulet-%20und_Schweinefleisch-Produktion_und_Nachhaltigkeit_0.pdf">https://www.wwf.ch/sites/default/files/doc-2022-12/2022_Poulet-%20und_S…</a></p><p>10 &nbsp;Argumentarium Initiative für eine sichere Ernährung.pdf. (o.&nbsp;D.). Google Docs. <a href="https://drive.google.com/file/d/1ZvhbgMl_vxWW9u0LSTSG1VrGSJJQcwcV/view">https://drive.google.com/file/d/1ZvhbgMl_vxWW9u0LSTSG1VrGSJJQcwcV/view</a></p><p>&nbsp;</p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/leitfaden-verarbeitete-lebensmittel" target="_blank">Fleischalternativen: wie gesund sind sie?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/vegane-proteine" target="_blank">Vegane Proteine</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/wichtige_naehrstoffe" target="_blank">Wichtige Nährstoffe</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/v-label_allgemein" target="_blank">Unsere Orientierungshilfe beim Einkaufen: das V-Label&nbsp;</a></li></ul></div> Tue, 24 Jun 2025 06:31:30 +0000 Sarah 4146 at https://www.swissveg.ch Argumente gegen den Fleischverzicht – und warum sie nicht überzeugen https://www.swissveg.ch/de/argumente <span>Pourquoi renoncer à manger de la viande ? Voici pourquoi les arguments contre ne tiennent pas la route !</span> <span><span lang="" about="/fr/user/3027" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Sarah</span></span> <span>24. juin 2025 - 14:51</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Avec la campagne « <a href="https://www.swissveg.ch/fr/ton-plaisir-ma-vie" target="_blank">Ton plaisir – ma vie</a> », Swissveg attire l’attention sur les victimes anonymes qui se cachent derrière chaque morceau de viande. L'alimentation sans viande continue cependant de susciter de nombreuses réticences : le soja serait responsable de la destruction des forêts tropicales, les protéines végétales seraient de moindre qualité et la Suisse serait de toute manière le lieu idéal pour produire de la viande. Ces affirmations tiennent-elles la route ? Dans ce billet, nous questionnons les mythes et démontrons pour quelles raisons renoncer à la viande est à la fois judicieux et facile à mettre en œuvre.     </p><div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"><h3>« La viande est une source de protéine indispensable »</h3><p>L'affirmation selon laquelle il est impossible de se passer de viande se fonde souvent sur des habitudes culturelles et des représentations obsolètes. <strong>En réalité, le choix de renoncer aux produits d'origine animale peut se faire sans problèmes et constitue même une opportunité de se nourrir plus sainement et de manière plus consciente, le tout sans aucune souffrance animale.</strong> En effet, contrairement à l'idée très répandue selon laquelle la viande serait indispensable pour l'apport en protéines dans le cadre d'une alimentation équilibrée, les données scientifiques prouvent que les protéines végétales couvrent l'ensemble des acides aminés essentiels. Pour un apport optimal, il est recommandé de consommer différentes sources de protéines végétales au fil de la journée. Nous vous invitons à consulter notre <a href="https://www.swissveg.ch/fr/proteines-vegetales" target="_blank">page d'information dédiée aux protéines</a> pour en apprendre davantage sur le sujet et savoir à quoi ressemble une alimentation végétale riche en protéines.    <br />Recourir à des protéines d'origine animale pour couvrir ses besoins n'est pas une bonne idée, et ce pour des raisons éthiques, certes, mais aussi de santé : l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) classe <strong>la viande transformée telle que le lard, la charcuterie ou le jambon comme « cancérogène » et la viande rouge comme « probablement cancérogène ».</strong> Des études ont montré que d'en consommer 50 g ou plus par jour augmente le risque de mortalité et de maladies telles que le cancer du côlon et les affections cardio-vasculaires.<span class="fussnotenlink">1,2</span> Suffisant pour opter pour un steak végétal à la prochaine grillade, non ?</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-06/Protein.jpg" data-entity-uuid="f9412409-c02d-4e09-8b0e-a15e66fc5293" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="480" /><h3>« À force de consommer du soja, vous allez détruire les forêts tropicales »</h3><p>De loin l'argument le plus populaire et le plus répandu. Il n'en est pas moins faux. En effet,<strong> près de 76 % du soja produit dans le monde sert de nourriture aux animaux dits de rente.</strong><span class="fussnotenlink">3</span> La production de tofu, de boissons au soja ou de tempeh, par exemple, en utilise moins de 10 %.<span class="fussnotenlink">4</span> De plus, la matière première des produits au soja vendus en Suisse provient principalement d'Europe. À l'inverse, <strong>le soja transformé en fourrage est la plupart du temps bel et bien cultivé dans les zones tropicales</strong> où sa culture entraîne d'importants dégâts écologiques comme la déforestation et la dégradation de l'habitat d'innombrables espèces animales.<span class="fussnotenlink">5</span> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-06/Soja.jpg" data-entity-uuid="01095f47-7169-4094-b98a-32993ca4d91b" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="480" /><h3>« Sans viande, les carences sont assurées »</h3><p>Penser que l'on va automatiquement manquer de certaines vitamines et substances minérales si l'on renonce à la viande est sans fondement. Ces nutriments dits critiques, dont font partie, par exemple, le fer, le zinc ou la vitamine B12, sont tous contenus dans les aliments d'origine végétale, hormis la vitamine B12 pour laquelle une supplémentation est recommandée. Il est en outre erroné de croire que l'approvisionnement en nutriments des personnes non véganes est irréprochable : le Bulletin nutritionnel suisse indique notamment qu'un régime omnivore ne couvre pas tous les besoins en nutriments, y compris la vitamine D, l'acide folique, l'acide pantothénique, le calcium, l'iode, le fer, le zinc, le magnésium et la vitamine B12.<span class="fussnotenlink">6</span> Pour savoir comment s'alimenter sans viande et à quels nutriments prêter attention, consultez cette <a href="https://www.swissveg.ch/fr/nutriments_importants" target="_blank">page dédiée.</a>  </p><h3>« Avec toutes ses prairies, la Suisse est le lieu idéal pour produire de la viande »</h3><p>À en croire les publicités de la filière viande, la plupart des animaux de rente se nourrissent exclusivement d'herbe.<span class="fussnotenlink">7</span> Dans les faits, c'est le cas d'une infime minorité d'entre eux :<strong> élevés pour leurs performances extrêmes à l'engraissement, les bovins ne peuvent atteindre leur poids cible que grâce à des aliments concentrés (importés), comme le soja. Autrement dit, il faut environ 170 g de soja (et d'autres types de fourrage) pour chaque kilogramme de viande.</strong><span class="fussnotenlink">8</span> Sans compter que les animaux de rente comme la volaille et les porcs ne mangent pas d'herbe : ils se nourrissent de céréales ou de maïs, en d'autres termes, de denrées qui pourraient servir directement à l'alimentation humaine.<span class="fussnotenlink">9</span> Les humains se retrouvent donc en situation de concurrence alimentaire avec les animaux de rente. La « viande de pâturage » tant vantée existe donc principalement dans la publicité et ne ressemble pas du tout à l'élevage tel que pratiqué « dans la vraie vie ». Les méthodes durables de développement des zones rurales sans exploitation animale et sans destruction de l'environnement existent. Un renoncement aux produits d'origine animale peut même contribuer à préserver notre planète pour les générations futures. Pour approfondir le sujet, je vous recommande <a href="https://www.swissveg.ch/fr/prairies-suisses" target="_blank">notre page dédiée</a>.  </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-06/Grasland.png" data-entity-uuid="7693ac00-a17f-4792-ae57-29e4eb5a9bfc" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="480" /><h3>« Les agriculteurs·ices vont tout simplement disparaître ?! »</h3><p>La dépendance face à l'élevage industriel nuit à l'environnement, à notre santé et aux animaux. Au lieu de soutenir ces structures délétères, nous devrions investir dans des alternatives durables. <strong>En diminuant la surface agricole dédiée à l'élevage, par exemple en réduisant les cheptels, nous augmenterions sensiblement la surface agricole utile à disposition. </strong>Tout ce terrain pourrait alors être consacré à de nombreuses fins : pour cultiver des légumineuses destinées à la consommation humaine, mais aussi d'autres produits comme des céréales ou des légumes. Cela créerait de nouveaux débouchés pour les agriculteurs·ices et renforcerait l'ancrage régional de la chaîne d'approvisionnement. Dans ce domaine, le potentiel reste énorme : <strong>en Suisse, le taux d'autosuffisance relatif aux plantes riches en protéines s'élève à seulement 2 % actuellement, ce qui signifie que les 98 % restants doivent être importés.</strong><span class="fussnotenlink">10</span> Les légumineuses telles que les petits pois, les haricots, les lentilles ou les pois chiches constituent non seulement une excellente source de nutriments, mais aussi un élément clé d'une alimentation durable. De plus, la culture de légumineuses a la propriété d'améliorer la qualité des sols, puisque celles-ci fixent l'azote contenu dans l'air, réduisant ainsi la pollution et le besoin en engrais synthétiques. </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-06/Leguminosen.jpg" data-entity-uuid="f9c734bb-3f5f-4629-ac0f-00494e69e66a" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="480" /><p> </p><h3>« L'être humain a mangé de la viande depuis la nuit des temps »</h3><p>L'humain a bel et bien un régime alimentaire omnivore. En d'autres termes, il peut mais ne doit pas obligatoirement consommer de la viande. La consommation de viande est une habitude culturelle remontant à un temps où les ressources étaient limitées alors que nous avons aujourd'hui le choix d'opter pour une alimentation éthiquement responsable sans souffrance animale.<strong> L'évolution ne nous contraint pas à continuer de manger des animaux aujourd'hui. </strong>Au contraire, elle nous montre que nous avons la possibilité de nous adapter à un environnement qui a changé, comme nous l'avons toujours fait, en nous nourrissant des aliments à disposition. Par ailleurs, les humains ne se sont jamais nourris exclusivement de viande. Nos ancêtres pratiquaient la cueillette aussi bien que la chasse et avaient donc une alimentation composée tant d'éléments végétaux qu'animaux. </p><h3>« Qu'adviendra-t-il des animaux si tout le monde arrête de manger de la viande ? »</h3><p><strong>Les animaux de rente d'aujourd'hui ont été sélectionnés et élevés pour leur viande, leur lait ou leurs œufs. </strong>Ils souffrent énormément des conditions d'un élevage destiné à maximiser le rendement. Détenus dans des conditions bafouant leurs besoins, les animaux sont sujets à des problèmes de santé tels que des boiteries, des fractures et des morts prématurées. De plus,<strong> la plupart des bovins et des porcs sont inséminés artificiellement.</strong> La reproduction n'ayant rien de naturel, l'argument d'une multiplication incontrôlée due à la baisse de la consommation de viande n'a pas lieu d'être. <br /> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-06/Nutztiere.jpg" data-entity-uuid="b24fcab8-05d0-4a92-8a59-f296e0548fd6" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="480" /><h3>« Les alternatives à la viande sont gorgées de produits chimiques ! »</h3><p>Les alternatives à la viande sont souvent considérées comme malsaines, car la consommation d’aliments hautement transformés est associée à un risque accru de maladies liées à l’alimentation. <strong>Or, la composition des succédanés de viande </strong>ne saurait être comparée à celle des autres produits fortement transformés. <strong>Certains d'entre eux sont même plus sains que la viande transformée</strong> étant donné qu'ils contiennent des fibres alimentaires et autant de protéines mais bien moins d'acides gras saturés. On peut même affirmer que les alternatives à la viande peuvent constituer un complément intéressant dans une alimentation végétale équilibrée. Elles présentent un intérêt certain, en particulier pour les personnes désireuses de renoncer occasionnellement à la viande en offrant une alternative végétale de qualité et plus saine. Une bonne raison de <strong>choisir une option végétale au prochain barbecue et d'épargner la vie des animaux ! </strong>Pour savoir comment faire son choix parmi les alternatives à la viande, nous vous recommandons la lecture de <a href="https://www.swissveg.ch/fr/guide-aliments-ultratransformes" target="_blank">notre billet</a> sur le sujet. <strong>Sans compter qu'une alimentation végétale se passe aussi aisément de tels produits </strong>: les protéines contenues dans des aliments qui en sont riches, comme le tofu, les lentilles, les haricots, le seitan, les noix et les graines, sont de très bonne qualité. Le secret réside dans la diversité. </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-06/Ersatzprodukte.jpg" data-entity-uuid="eb7d6f47-4d25-4873-bbe2-a8ea74878876" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="480" /></div></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 World Health Organization. (2015, 26. Oktober). Cancer: Carcinogenicity of the consumption of red meat and processed meat. <a href="http://www.who.int/news-room/questions-and-answers/item/cancer-carcinogenicity-of-the-consumption-of-red-meat-and-processed-meat">www.who.int/news-room/questions-and-answers/item/cancer-carcinogenicity…</a></p><p>2 Farvid, M. S., Sidahmed, E., Spence, N. D., Angua, K. M., Rosner, B. &amp; Barnett, J. B. (2021). Consumption of red meat and processed meat and cancer incidence: a systematic review and meta-analysis of prospective studies. European Journal of Epidemiology, 36(9), 937–951. doi.org/10.1007/s10654-021-00741-9</p><p>3 WWF Deutschland. (2022, 23. August). Soja - die Nachfrage steigt. <a href="http://www.wwf.de/themen-projekte/landwirtschaft/produkte-aus-der-landwirtschaft/soja">www.wwf.de/themen-projekte/landwirtschaft/produkte-aus-der-landwirtscha…</a></p><p>4 Ritchie, H. &amp; Roser, M. (o. D.). Soy. <a href="http://www.ourworldindata.org/soy">www.ourworldindata.org/soy</a></p><p>5 WWF Deutschland. (o. D.). Viehzucht und Sojaanbau befeuern Artensterben: Ergebnisse einer neuen WWF-Studie. <a href="http://www.wwf.de/themen-projekte/projektregionen/amazonien/wahlen-in-brasilien/amazonas-studie-viehzucht-und-sojaanbau-befeuern-artensterben">www.wwf.de/themen-projekte/projektregionen/amazonien/wahlen-in-brasilie…</a></p><p>6 Wäfler, M. &amp; Zuberbuehler, C. A. (2021). Wie gut ist die Bevölkerung der Schweiz mit Mikronährstoffen versorgt? Schweizer Ernährungsbulletin 2021, 3–5.&nbsp;</p><p>7 Schweizer Fleisch; Swissmilk: Schweizer Grasland und die Milch – das passt einfach</p><p>8 Souci, Fachmann, Kraut. (2020). Faktenblatt Soja Netzwerk Schweiz. <a href="https://www.sojanetzwerk.ch/fileadmin/user_upload/Soja_Faktenblatt_August_2020.pdf">https://www.sojanetzwerk.ch/fileadmin/user_upload/Soja_Faktenblatt_August_2020.pdf</a></p><p>9 &nbsp;Fleischproduktion ist ineffizient: Umweltfreundlich ist nur die Reduktion von Produktion und Konsum – auch bei Schwein und Huhn. Factsheet. <a href="https://www.wwf.ch/sites/default/files/doc-2022-12/2022_Poulet-%20und_Schweinefleisch-Produktion_und_Nachhaltigkeit_0.pdf">https://www.wwf.ch/sites/default/files/doc-2022-12/2022_Poulet-%20und_S…</a></p><p>10 &nbsp;Argumentarium Initiative für eine sichere Ernährung.pdf. (o.&nbsp;D.). Google Docs. <a href="https://drive.google.com/file/d/1ZvhbgMl_vxWW9u0LSTSG1VrGSJJQcwcV/view">https://drive.google.com/file/d/1ZvhbgMl_vxWW9u0LSTSG1VrGSJJQcwcV/view</a></p><p>&nbsp;</p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/leitfaden-verarbeitete-lebensmittel" target="_blank">Fleischalternativen: wie gesund sind sie?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/vegane-proteine" target="_blank">Vegane Proteine</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/wichtige_naehrstoffe" target="_blank">Wichtige Nährstoffe</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/v-label_allgemein" target="_blank">Unsere Orientierungshilfe beim Einkaufen: das V-Label&nbsp;</a></li></ul></div> Tue, 24 Jun 2025 06:31:30 +0000 Sarah 4146 at https://www.swissveg.ch Fleischalternativen: gesünder als angenommen https://www.swissveg.ch/de/leitfaden-verarbeitete-lebensmittel <span>Aliments ultratransformés : que valent les alternatives à la viande ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>6. juin 2025 - 12:14</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Les alternatives à la viande sont souvent catégorisées comme malsaines, car la consommation d’aliments hautement transformés est associée à une risque accru de maladies liées à l’alimentation. Un nouveau guide<span class="fussnotenlink"><sup>1</sup></span> publié par la Physicians Association for Nutrition (PAN International) et le Good Food Institute Europe (GFI Europe) montre pourquoi une approche différenciée est nécessaire.&nbsp;</p><h2>Qu'est-ce qu'un aliment ultratransformé (UPF)&nbsp;?</h2><p>Les aliments ultratransformés (en anglais <em>ultra-processed foods</em> ou UPF) sont des denrées alimentaires produites de manière industrielle qui se caractérisent par une longue liste d’ingrédients et un processus de fabrication complexe. Cette catégorie recouvre par exemple la charcuterie, les boissons sucrées, ainsi que certaines alternatives végétales à la viande. L’attribution à cette catégorie se fait sur la base de la méthode de classification Nova. Celle-ci évalue le degré de transformation sans toutefois tenir compte de la qualité nutritionnelle. C'est pourquoi elle fait l’objet de critiques de la part des spécialistes, qui demandent une révision de la méthode d’évaluation. Il existe également d’autres manières de classer les aliments. Certaines approches, par exemple, prennent en compte la teneur en nutriments ou la liste des ingrédients pour permettre une évaluation plus complète de la qualité des aliments.&nbsp;</p><h3>La classification Nova divise les aliments en quatre groupes :<span class="fussnotenlink"><sup>2</sup></span></h3><p><strong>Groupe&nbsp;1&nbsp;:&nbsp;</strong>Aliments peu ou non transformés. Par exemple&nbsp;: céréales complètes, fruits, légumes, lentilles, noix et graines, fruits secs, jus de fruit frais ou pasteurisé, pâtes sèches ou fraîches, café.<br><strong>Groupe&nbsp;2&nbsp;:</strong>&nbsp;Ingrédients culinaires. Par exempl&nbsp;: sel, sucre, huiles.<br><strong>Groupe&nbsp;3&nbsp;:</strong>&nbsp;Aliments transformés. Par exemple&nbsp;: légumineuses en conserve, pain cuit au four, noix salées, extraits de tomate contenant du sel et/ou du sucre, lard, viande de bœuf jerky, poisson en conserve.<br><strong>Groupe 4&nbsp;:</strong> Aliments ultratransformés. Par exemple&nbsp;: produits prêts à la consommation comme les chips, les sucreries, les boissons sucrées, ainsi que de nombreuses alternatives à la viande.</p><h2>Qu’est-ce qui distingue les alternatives à la viande des autres produits transformés&nbsp;?</h2><p>De nombreuses alternatives à la viande, comme les burgers, les saucisses ou les steaks végétaux, font partie des aliments hautement transformés. Les auteurs du guide soulignent toutefois des différences notables dans leur composition et leur qualité nutritionnelle&nbsp;: elles fournissent des protéines et des fibres alimentaires, mais contiennent peu d’acides gras saturés et de calories. Tout le contraire des autres aliments ultratransformés, qui sont généralement riches en calories tout en étant pauvres en nutriments et qui contiennent de grandes quantités d’acides gras saturés, de sel et de sucre. Ce type d’aliments n’est pas sans conséquence pour la santé&nbsp;: nombre d’études d'observation ont établi un lien entre une consommation importante d’aliments ultratransformés et un risque accru de maladies liées à l’alimentation telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 ou l’obésité. Parmi les aliments hautement transformés, ce sont notamment les produits carnés transformés qui sont le plus fortement associés à un risque accru de maladie. D’où l’importance de nuancer le débat sur les aliments hautement transformés. De fait, même si les alternatives végétales à la viande font également partie de ce groupe d’aliments, des études ont démontré que le fait de remplacer la viande transformée par des simili-carnés végétaliens peut avoir un impact positif sur la santé. Les produits de substitution peuvent en effet améliorer le taux de cholestérol, contribuer à une perte de poids modérée et améliorer la qualité de l’alimentation, car ils contiennent entre autres des fibres alimentaires bénéfiques pour la santé. Ils constituent donc un choix plus sain que leur équivalent carné, en particulier pour les personnes qui ne veulent pas renoncer à un plaisir gustatif proche de celui de la viande.&nbsp;</p><h3>Conseils pour vos achats</h3><p>Même si les alternatives à la viande présentent en général des profils nutritionnels avantageux, il existe de grandes différences entre les divers produits. Il vaut donc la peine de jeter un œil à la liste des ingrédients. Si vous souhaitez opter pour des simili-carnés particulièrement sains, vous pouvez vous orienter sur les critères suivants&nbsp;:</p><ul style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;font-size:18px;font-style:normal;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;margin:0px 0px 10px;orphans:2;padding-left:30px;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;"><li style="box-sizing:border-box;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;list-style:inherit;">Teneur en protéines : min. 10 g / 100 g</li><li style="box-sizing:border-box;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;list-style:inherit;">Teneur en graisses : max. 10 g / 100 g</li><li style="box-sizing:border-box;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;list-style:inherit;">Teneur en sel : max. 1 g / 100 g</li></ul><h2>Conclusion&nbsp;: il n’y a pas que le degré de transformation qui compte</h2><p>Plus saines que les produits carnés transformés, les alternatives végétales sont souvent dévalorisées en bloc, à tort, dans le débat sur les aliments hautement transformés. Si elles sont choisies avec soin, elles peuvent constituer un complément judicieux à une alimentation équilibrée. Les auteurs du guide soulignent que la transformation des aliments ne doit pas être jugée négativement par principe. Certaines méthodes de préparation peuvent même améliorer la biodisponibilité des nutriments. Il est donc important d’adopter une approche nuancée : les recommandations nutritionnelles devraient tenir compte à la fois du degré de transformation et de la composition nutritionnelle des aliments.</p><p>Alors que les données scientifiques sont claires en ce qui concerne le profil nutritionnel avantageux des alternatives végétaliennes à la viande, des questions subsistent quant à l’effet d’autres ingrédients hautement transformés sur le corps humain. Certains chercheurs affirment que ce n’est pas seulement la teneur élevée en calories, en sel ou en sucre qui est nocive, mais la transformation en elle-même. Le débat porte notamment sur l’influence des aliments transformés sur le microbiome intestinal et leurs effets sur la sensation de satiété. Dans l’ensemble, on peut néanmoins affirmer que les alternatives à la viande peuvent constituer un complément intéressant dans une alimentation végétale équilibrée. Un avantage dont peuvent notamment profiter les personnes flexitariennes, qui ont ainsi la possibilité de faire un choix plus sain en remplaçant la viande par des alternatives végétales de qualité.&nbsp;</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p><sup>1</sup> Williams, A., Tummers, J., Alessandrini, R., Good Food Institute Europe &amp; Physicians Association for Nutrition. (s. d.). Plant-Based Meat and Ultra-Processed Foods: What Healthcare Professionals Need to Know.</p><p><sup>2&nbsp;</sup> EduChange, NUPENS &amp; Center For Epidemiological Studies in Health And Nutrition, S. O. P. H., University Of Sao Paulo. (2018). Food, Nutrition &amp; Fitness I: The Digestion Journey Begins with Food Choices. In NOVA Food Classification System. <a href="https://ecuphysicians.ecu.edu/wp-content/pv-uploads/sites/78/2021/07/NOVA-Classification-Reference-Sheet.pdf">https://ecuphysicians.ecu.edu/wp-content/pv-uploads/sites/78/2021/07/NOVA-Classification-Reference-Sheet.pdf</a></p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/alternatives-vegetales" target="_blank">Les alternatives végétales sont-elles bonnes pour la santé ?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/proteines-vegetales" target="_blank">Les protéines dans l'alimentation végétale</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/equilibre" target="_blank">Les bases d'une alimentation équilibrée</a></li><li><a href="https://pan-int.org/news/blog-post-title-one-h42r8-4z5ks-txgfj-4k9db-pxn4x-cnrwj-ze6ad-e2dzh-kfspk-r47b3" target="_blank">Le guide de PAN International et GFI Europe</a></li></ul><p>&nbsp;</p></div> Mon, 09 Jun 2025 07:20:14 +0000 Sarah 4139 at https://www.swissveg.ch Kükentöten ist bald Geschichte – ist der Eierkonsum nun ethisch vertretbar? https://www.swissveg.ch/de/kuekentoeten <span>Le sacrifice des poussins sera bientôt de l&#039;histoire ancienne – mais la consommation d’œufs deviendra-t-elle éthique pour autant ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>14. avril 2025 - 10:35</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">L’industrie avicole a prévu de mettre un terme à l’abattage des poussins d’ici la fin de l’année. Un changement qui soulève une question cruciale : la consommation d’œufs pourra-t-elle dès lors être considérée comme éthique ? Nous expliquons ici pourquoi cette nouvelle mesure ne change rien au problème fondamental de la production d’œufs. </p><p>En Suisse, les œufs sont une denrée très demandée. En 2024, la population suisse a consommé un total de 811,61 millions d’œufs.<span class="fussnotenlink">1</span> Pour couvrir cette demande, il faut énormément de poules pondeuses : il y en a 3,8 millions à travers le pays (poules reproductrices comprises).<span class="fussnotenlink">2</span> La demande en œufs est élevée toute l’année, mais elle connaît également de fortes fluctuations saisonnières. D’après GalloSuisse, l’association des producteurs d’œufs suisses, une forte augmentation a généralement lieu avant Noël et avant Pâques. Cette année, le pic saisonnier a été particulièrement important, ce qui a conduit à une véritable pénurie d’œufs en Suisse, aux États-Unis et dans divers pays européens.<span class="fussnotenlink">3</span> Aux États-Unis, la situation a été encore aggravée par la grippe aviaire.</p><h2>Pourquoi y a-t-il des poussins mâles surnuméraires ?</h2><p>Dans le secteur de l’élevage industriel actuel, on utilise des « poules pondeuses » spécialisées pour la production d’œufs. Celles-ci sont sélectionnées pour pondre le plus d’œufs possible, soit environ 300 par an. Cependant, ces races ne produisent pratiquement pas de viande et ne sont donc pas adaptées à l’engraissement. La pratique courante consiste donc à tuer les poussins mâles dès l’éclosion. Les poulets élevés pour leur viande sont des « races d’engraissement » et sont exploités indépendamment de leur sexe. Il s’agit principalement de la race « Ross 308 », dont le poids se multiplie par cinquante en l'espace de 37 jours.<span class="fussnotenlink">1</span> Ces pratiques sont bien évidemment tout sauf respectueuses des animaux.</p><h2>La filière avicole sous pression</h2><p>Le thème de l’abattage des poussins ayant été de plus en plus médiatisé ces dernières années, la filière des avicole est sous pression pour faire changer les choses. En Allemagne, par exemple, une loi interdisant explicitement le meurtre des poussins est en vigueur depuis le 1er janvier 2022.1 En France également, cette pratique a été interdite à partir du 1er janvier 2023.<span class="fussnotenlink">2</span> En Suisse, le broyage des poussins vivants est interdit depuis 2020, ce qui ne signifie toutefois pas que les poussins mâles ne sont plus tués ; ils sont désormais simplement gazés (euthanasiés avec du CO2). Mais en août 2024, la filière avicole suisse a annoncé que les poussins mâles ne seraient plus tués d’ici la fin de l'année.<span class="fussnotenlink">3</span> Il s’agit là d’une solution volontairement mise en place par la filière. Les producteurs d’œufs disposent désormais de trois possibilités pour atteindre cet objectif :</p><ol><li>Déterminer le sexe du poussin dans l’œuf → seules les femelles seront incubées</li><li>Incuber les poussins mâles et les élever comme des «coqs frères des lignées de ponte»</li><li>Élever des «poules à deux fins», qui servent à produire à la fois de la viande et des œufs</li></ol><h2>Le sexage in ovo, une technique respectueuse des animaux ?</h2><p>À partir de cette année, la détermination du sexe <em>in ovo</em> sera introduite en Suisse. Cette méthode consiste à scanner les œufs à couver à l’aide de l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Les œufs femelles sont incubés jusqu’à éclosion, ce qui donne naissance à des poules pondeuses. Quant aux œufs mâles, leur incubation est interrompue et ils sont utilisés pour l’alimentation animale ou la production de biogaz. L’industrie estime que les embryons ne peuvent ressentir la douleur qu’à partir du 13e jour (sur un total de 21 jours d'incubation). Par conséquent, la loi autorise la transformation en biogaz des œufs contenant des poussins mâles non désirés jusqu'au 13e jour. La détection du sexe dans l’œuf est une technologie plutôt nouvelle qui, bien qu’elle soit désormais commercialisée, ne s’est pas encore fermement établie. Cela s’explique notamment par son coût élevé : selon GalloSuissse, cette technique entraîne des frais de 3 francs par poussin. En conséquence, les œufs devraient coûter environ 1,5 centime de plus par unité. La filière ne spécifie pas aux producteurs comment cette mesure se traduira concrètement dans la pratique.</p><h2>Les « poules à deux fins », une solution ?</h2><p>L’association interprofessionnelle Bio Suisse a décidé qu’à partir de 2026, l'abattage des poussins devrait être aboli et que tous les poussins mâles devraient être incubés et élevés.<span class="fussnotenlink">1</span> L’association refuse d’appliquer la méthode du sexage <em>in ovo</em>, ce qui signifie que les exploitations bio devront soit utiliser des « poules à deux fins », soit élever les poules pondeuses mâles comme des « coqs frères ». La poule dite « à deux fins » est issue d’une nouvelle sélection génétique qui combine l’engraissement et la ponte. Son rendement est inférieur dans les deux domaines par rapport aux races spécialisées, mais suffisant pour être rentable pour les agriculteurs. L'autre possibilité consiste à élever les poules pondeuses mâles comme des « coqs frères », qui sont généralement engraissés pendant environ 67 jours. Cependant, ces deux approches ne font que repousser l’âge auquel les poussins seront exécutés ; une fois élevés, ils finiront tout de même par être tués et leur chair sera transformée en saucisses ou en nuggets. Il y a lieu de se demander si, pour ces animaux, le fait d’être engraissé avant d’être tué constitue réellement une amélioration. En particulier dans l’élevage conventionnel, où les jeunes coqs vivent dans un espace très restreint, on peut imaginer que ces solutions ne font que prolonger leur souffrance plutôt que de la diminuer. <style> <!--/*--><![CDATA[/* ><!--*/ .responsive-img { width: 100%; max-width: 100%; } @media (min-width: 768px) { .responsive-img { width: 60%; } } /*--><!]]>*/ </style></p><figure role="group" class="responsive-img"><img alt="Dans l’élevage, les poules n’atteignent qu’une fraction de leur espérance de vie naturelle." src="/sites/swissveg.ch/files/Lebensdauer-Huhn_FR.jpg" /><figcaption>Dans l’élevage, les poules n’atteignent qu’une fraction de leur espérance de vie naturelle.</figcaption></figure><h2>Que dit la loi sur la protection des animaux ?</h2><p>La loi suisse sur la protection des animaux stipule que les animaux doivent être tués sans peur et sans douleur. L'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires admet lui-même ouvertement que la mise à mort au moyen de dioxyde de carbone (gazage) ne répond pas à cette exigence : dans un <a href="https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierschutz/tierschutzbericht-2021/tiere-angst-und-schmerzfrei-getoetet.html" target="_blank">rapport datant de 2021</a>, il indique que « le CO2 irrite les voies respiratoires lorsqu’il est inhalé à des concentrations élevées et déclenche très rapidement des douleurs, de la détresse respiratoire et de l’anxiété chez les animaux concernés ». Les animaux ne perdent conscience qu'après plusieurs secondes, voire plusieurs minutes, selon l'espèce. Bien que l'OFAG soit au courant de ces problèmes, cette méthode de mise à mort est toujours autorisée.</p><h2>Conclusion : la production d’œufs demeure problématique</h2><p>Dans les pseudo-solutions présentées par la filière, les poules vont continuer à mourir pour la production d’œufs – qu’il s'agisse de coqs frères ou de poules à deux fins. Au bout d’une année et demie, les poules pondeuses aussi sont exécutées dès que leur performance de ponte commence à baisser. Il apparaît donc clairement que même ces nouvelles mesures ne permettront pas de consommer des œufs en toute bonne conscience. On peut en outre se demander si la filière avicole suisse parviendra vraiment à mettre en œuvre ce projet d’ici la fin de l’année. Ce ne serait pas la première fois qu’elle échouerait, puisque la branche avait déjà annoncé en 2022, avec beaucoup d’enthousiasme, que la mise à mort des poussins serait bientôt abandonnée. Quoi qu’il en soit, une chose est claire : les alternatives végétales aux œufs sont et resteront la solution la plus respectueuse des animaux.</p><p> </p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li>Œufs. (2024, 25 septembre). Office fédéral de l’agriculture OFAG – Portail de données pour les marchés agricoles et alimentaires. <a href="https://www.donnees-agrimarche.ch/marche/oeufs" target="_blank">https://www.donnees-agrimarche.ch/marche/oeufs</a></li><li>Rapport agricole 2024 – Production de viande et d’œufs. (s.&nbsp;d.). <a href="https://www.agrarbericht.ch/fr/production/production-animale/production-de-viande-et-dufs" target="_blank">https://www.agrarbericht.ch/fr/production/production-animale/production-de-viande-et-dufs</a></li><li>Ei, Ei, Ei!&nbsp;- Droht der Schweiz bis Ostern eine Eierknappheit? (s. d.). Schweizer Radio und Fernsehen (SRF). <a href="https://www.srf.ch/news/dialog/ei-ei-ei-droht-der-schweiz-bis-ostern-eine-eierknappheit" target="_blank">https://www.srf.ch/news/dialog/ei-ei-ei-droht-der-schweiz-bis-ostern-eine-eierknappheit</a></li><li>Proviande. (2024, 5 septembre). Les faits&nbsp;: viande de poulet suisse. Viande Suisse. <a href="https://viandesuisse.ch/pourquoi-de-la-viande-suisse/les-faits-viande-de-poulet-suisse" target="_blank">https://viandesuisse.ch/pourquoi-de-la-viande-suisse/les-faits-viande-de-poulet-suisse</a></li><li>Töten männlicher Küken verboten: BZL. (s. d.). <a href="https://www.landwirtschaft.de/tier-und-pflanze/tier/gefluegel/toeten-maennlicher-kueken-verboten" target="_blank">https://www.landwirtschaft.de/tier-und-pflanze/tier/gefluegel/toeten-maennlicher-kueken-verboten</a></li><li>Fin de l’élimination des poussins mâles en filière poules pondeuses au 1er janvier 2023. (s. d.). Ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire. <a href="https://agriculture.gouv.fr/fin-de-lelimination-des-poussins-males-en-filiere-poules-pondeuses-au-1er-janvier-2023" target="_blank">https://agriculture.gouv.fr/fin-de-lelimination-des-poussins-males-en-filiere-poules-pondeuses-au-1er-janvier-2023</a></li><li>Würgler, D., Zumkehr, D., Eierbranche, GalloSuisse, Orbem &amp; Vencomatic Group. (2024). Schweizer Branchenlösung zum Ausstieg aus dem Kükentöten.</li><li>Bio Suisse. (2022, 7 novembre). Tous les poussins doivent avoir le droit de vivre: Bio Suisse dit non à l’abattage des poussins. <a href="https://www.bio-suisse.ch/fr/vivre-bio-suisse/blog/posts/2021/11/non-a-labattage-des-poussins.html" target="_blank">https://www.bio-suisse.ch/fr/vivre-bio-suisse/blog/posts/2021/11/non-a-labattage-des-poussins.html</a></li></ol></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/paques" title="Joyeuses Pâques véganes !">Joyeuses Pâques véganes !</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/oeufs" title="Qui vole un œuf...">Qui vole un œuf...</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/volaille" title="Volaille">Volaille</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/malsain" title="Poulet (mal)sain ?">Poulet (mal)sain ?</a></li></ul></div> Mon, 14 Apr 2025 08:00:00 +0000 Sarah 4131 at https://www.swissveg.ch Bund passt Ernährungsempfehlungen an https://www.swissveg.ch/de/neue-ernaehrungsempfehlungen <span>La Confédération met à jour ses recommandations nutritionnelles</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>16. septembre 2024 - 12:28</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">L’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) a élaboré de nouvelles recommandations nutritionnelles en collaboration avec la Société Suisse de Nutrition (SSN). Les légumineuses sont désormais classées parmi les sources de protéines. Les nouvelles recommandations tiennent également compte d’aspects liés à l’environnement.</p><p>Consommer régulièrement des légumineuses et se limiter à deux ou trois portions de viande par semaine&nbsp;: <a href="https://www.sge-ssn.ch/fr/toi-et-moi/boire-et-manger/equilibre-alimentaire/pyramide-alimentaire-suisse/" target="_blank"><font style="font-size:13pt;" color="#006243" face="Open Sans, sans-serif" size="4"><span style="background:transparent;font-style:normal;font-variant:normal;letter-spacing:normal;text-decoration:none;">les nouvelles recommandations nutritionnelles</span></font></a> de la Confédération et de la SSN font la part belle aux protéines végétales et tiennent également compte de la dimension écologique de l’alimentation. Ces recommandations nutritionnelles n’avaient pas été actualisées depuis 2011. Avec cette mise à jour, la Suisse emboîte le pas à d’autres pays européens en intégrant elle aussi des critères écologiques dans ses recommandations nutritionnelles.</p><p>Comme auparavant, la base de la pyramide alimentaire suisse se compose de boissons non sucrées comme l’eau et le thé. Il reste en outre conseillé de consommer cinq portions de fruits et de légumes par jour.</p><h4>Voici les principaux changements&nbsp;:</h4><ul><li><strong>Les légumineuses sont désormais classées parmi les sources de protéines.</strong> Jusqu’à présent, elles étaient considérées comme des féculents. Il est recommandé de consommer régulièrement, c’est-à-dire au moins une fois par semaine, des légumineuses telles que des haricots, des lentilles ou des pois chiches. D’autres sources de protéines végétales comme le tofu, le tempeh et le seitan sont également mentionnées dans les nouvelles recommandations. L’OSAV conseille d’alterner entre les différentes sources de protéines au cours de la semaine. Il s’agit là d’une évolution positive, car les légumineuses constituent une importante source de protéines dans le cadre d’une alimentation végétale équilibrée.</li><li><strong>En ce qui concerne les produits céréaliers, l’OSAV recommande à présent de privilégier les céréales complètes</strong>. C’est une bonne chose, car les céréales complètes contiennent beaucoup de fibres alimentaires ainsi que différentes vitamines B et peuvent donc contribuer à un apport nutritionnel optimal.&nbsp;</li><li><strong>La consommation de viande (y c. la volaille et la viande transformée) est explicitement limitée à deux à trois portions par semaine.</strong> Les recommandations précisent en outre que <strong>la viande est plus nocive pour l’environnement que les aliments d’origine végétale.&nbsp;</strong></li><li><strong>Désormais, les noix et les graines constituent un groupe alimentaire à part entière</strong>, et il est recommandé d’en consommer une petite poignée (15 à 30 grammes) par jour. Auparavant, elles étaient classées dans la catégorie des huiles et des graisses. Il s’agit là aussi d’un changement positif, car les noix et les graines, qui sont riches en différentes vitamines B, en bonnes graisses et en fibres, constituent un élément clé dans une alimentation végétalienne équilibrée.&nbsp;</li><li><strong>Les produits laitiers constituent désormais un groupe alimentaire à part entière</strong>, l’OSAV les considérant comme une source importante de protéines, de calcium, d'iode, et de vitamines &nbsp;B2&nbsp;et B12. Toutefois, l’OSAV souligne que <strong>les alternatives laitières végétales à base de soja constituent une alternative équivalente au lait de vache en termes de teneur en protéines. </strong>Par ailleurs, il est maintenant spécifié que les personnes qui ne consomment pas de produits laitiers doivent veiller à couvrir leurs besoins en protéines, calcium, iode et vitamines B par d’autres aliments. Autrement dit, l’OSAV reconnaît qu’il est possible d’ingérer suffisamment de ces nutriments sans consommer de lait de vache. &nbsp;<br>Les nouvelles recommandations comptent 2 à 3 portions de produits laitiers par jour. Une portion équivaut à&nbsp;: 2 dl de lait&nbsp;; 150 à 200 grammes de yaourt, fromage blanc, cottage cheese ou blanc battu&nbsp;; 30 grammes de fromage à pâte dure ou mi-dure&nbsp;; ou 60 grammes de fromage à pâte molle. En prenant l’exemple du fromage à pâte molle «&nbsp;La Tomme Vaudoise&nbsp;», cela correspond aux valeurs nutritionnelles suivantes&nbsp;: 158&nbsp;calories, 12,6 g de graisses et 10,8&nbsp;g de protéines. Pourtant, en parallèle, l’OSAV conseille de limiter sa consommation de graisses solides, comme le beurre, à un maximum de 10&nbsp;g par jour. Il s’agit là d’une contradiction&nbsp;:<strong> il apparaît clairement qu’une simple portion de produits laitiers dépasse déjà la quantité de graisse recommandée.&nbsp;</strong><br>&nbsp;</li></ul><h4>Conclusion</h4><p>Le fait que les nouvelles recommandations incluent davantage de sources de protéines végétales et limitent la consommation de viande est un point positif. Par ailleurs, le texte évoque le caractère écologiquement néfaste de la consommation de poisson et rappelle que les besoins en acides gras oméga-3 et 6 peuvent également être couverts par des sources végétales (huile de colza, huile de lin et noix) ainsi que par des compléments alimentaires à base de microalgues (EPA/DHA).</p><p>En revanche, nous déplorons le fait que la Confédération continue à recommander le lait de vache, et qu'elle le mette même en avant en lui consacrant une catégorie à part entière sans tenir compte de ses nombreux aspects négatifs.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>Sources :</p><p>Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires OSAV. (2024, 11 septembre). <em>Alimentation saine et durable : la Confédération actualise ses recommandations nutritionnelles</em>. <a href="https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/dokumentation/nsb-news-list.msg-id-102396.html">https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/dokumentation/nsb-news-list.msg-id-102396.html</a>&nbsp;</p><p>Société Suisse de Nutrition SSN et Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires OSAV (2024). <em>Recommandations nutritionnelles suisses</em>. <a href="https://www.sge-ssn.ch/media/ct_protected_attachments/46ead67c10e66798949348cd20f6ea/Recommandations-nutritionnelles_version-courte_F.pdf">https://www.sge-ssn.ch/media/ct_protected_attachments/46ead67c10e66798949348cd20f6ea/Recommandations-nutritionnelles_version-courte_F.pdf</a>&nbsp;</p><p>Société Suisse de Nutrition. (s. d.)<em> Documentation</em>. <a href="https://www.sge-ssn.ch/fr/toi-et-moi/download/documentation/">https://www.sge-ssn.ch/fr/toi-et-moi/download/documentation/</a>&nbsp;</p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/etude-produits-substitution-viande-lait?language=fr">Produits de substitution à la viande et au lait : quelles sont les véritables conclusions de l'étude TA-Swiss ?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/lait?language=fr">Informations concernant le lait</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/alternatives-vegetales?language=fr">Les alternatives végétales sont-elles bonnes pour la santé ?</a></li><li style="box-sizing:border-box;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;list-style:inherit;"><a href="https://www.swissveg.ch/alimentation-vegetale?language=fr">Les principes de base de l'alimentation végétale</a></li><li style="box-sizing:border-box;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;list-style:inherit;"><a href="https://www.sge-ssn.ch/fr/toi-et-moi/boire-et-manger/equilibre-alimentaire/pyramide-alimentaire-suisse/" target="_blank">Pyramide alimentaire suisse de la Société Suisse de Nutrition</a></li></ul></div> Thu, 12 Sep 2024 08:14:16 +0000 Sarah 4116 at https://www.swissveg.ch Herbstsession 2024 https://www.swissveg.ch/de/herbstsession-2024 <span>Session d&#039;automne 2024</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>11. septembre 2024 - 11:58</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung"><font style="font-size:16pt;" color="#444444" face="Open Sans, sans-serif" size="5">La session parlementaire d’automne a lieu du 9 au 27&nbsp;septembre 2024. Dans cet article de blog, vous trouverez un aperçu des objets importants en lien avec la protection des animaux et de l’environnement.&nbsp;</font></p><h2 class="einleitung"><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20220323" target="_blank">22.323 Initiative déposée par un canton</a> «&nbsp;Renforcer la protection des troupeaux contre les grands prédateurs&nbsp;»</h2><p>La Confédération doit dans les plus brefs délais s’efforcer une nouvelle fois d’introduire dans la loi fédérale du 20&nbsp;juin&nbsp;1986 sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages et dans les dispositions d'exécution correspondantes des prescriptions permettant, d’une part, de prévoir une régulation ciblée des populations de loups et, d'autre part, d’augmenter le soutien financier qu’elle accorde à la protection des troupeaux. L’initiative a été rejetée par le Conseil des États le 21&nbsp;décembre&nbsp;2023 (laissée sans suite).</p><p><span style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);color:rgb(0, 0, 0);display:inline !important;float:none;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;font-size:18px;font-style:normal;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">Résultat&nbsp;: l'initiative a été rejetée par le Conseil national le 24&nbsp;septembre 2024 (laissée sans suite).</span></p><h2 class="einleitung"><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20214133" target="_blank">21.4133 Motion</a> «&nbsp;Promotion des capacités d’abattage régionales pour éviter les longs transports d’animaux&nbsp;»</h2><p>Le nombre d’abattoirs a diminué au cours des dernières années. Les itinéraires de transport courts peuvent contribuer au bien-être des animaux. Le Conseil fédéral doit créer une base légale pour la promotion des structures décentralisées et prendre des mesures en conséquence. La motion a été acceptée par le Conseil national le 14&nbsp;septembre&nbsp;2023&nbsp;; le Conseil fédéral propose un rejet (17&nbsp;novembre&nbsp;2021).</p><p><span style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);color:rgb(0, 0, 0);display:inline !important;float:none;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;font-size:18px;font-style:normal;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">Résultat&nbsp;: la motion a été rejetée par le Conseil des États le 16&nbsp;septembre 2024.&nbsp;</span></p><h2 class="einleitung"><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20223952" target="_blank">22.3952 Motion</a> «&nbsp;Tenir compte des caractéristiques spécifiques des ânes, des mulets et des bardots dans l’ordonnance sur la protection des animaux&nbsp;»</h2><p>Dans le cadre de la révision de l’ordonnance sur la protection des animaux, le Conseil fédéral est chargé d’adapter les art. 59&nbsp;ss de manière à tenir compte des caractéristiques spécifiques des ânes, des mulets et des bardots. La motion a été acceptée par le Conseil national le 1<span style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);color:rgb(77, 81, 86);display:inline !important;float:none;font-family:Arial, sans-serif;font-size:11.6667px;font-style:normal;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;orphans:2;text-align:left;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;"><sup>er</sup></span><font style="font-size:16pt;" color="#444444" face="Open Sans, sans-serif" size="5"> mars 2023&nbsp;; le Conseil fédéral propose d’accepter la motion (16&nbsp;décembre&nbsp;2022).</font></p><p><span style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);color:rgb(0, 0, 0);display:inline !important;float:none;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;font-size:18px;font-style:normal;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">Résultat&nbsp;: la motion a été rejetée par le Conseil des États le 16&nbsp;septembre 2024.&nbsp;</span></p><h2 class="einleitung"><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20243614" target="_blank">24.3614 Motion</a> «&nbsp;Incitations fiscales en faveur de la protection de la biodiversité. Promouvoir un aménagement proche de l’état naturel et renforcer la diversité&nbsp;»</h2><p>Le Conseil fédéral est chargé d’adapter la loi fédérale sur l’impôt fédéral direct de manière à ce que les investissements des particuliers et des entreprises visant à accroître la biodiversité puissent être déduits des impôts fédéraux directs. Le Conseil fédéral a proposé un rejet de la motion le 28&nbsp;août&nbsp;2024.</p><h2 class="einleitung"><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20243630" target="_blank">24.3630 Interpellation</a> «&nbsp;A-t-on d’autres solutions que les Rodenticides&nbsp;?&nbsp;»</h2><p>Depuis longtemps, l’utilisation des rodenticides pose problème en terme de souffrance et de respect de la dignité animale. Diverses questions ont été posées au Conseil fédéral concernant l’utilisation des rodenticides.</p><h2 class="einleitung"><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20224552" target="_blank">22.4552 Motion</a> «&nbsp;Renforcement de la vente directe&nbsp;»</h2><p>Le Conseil fédéral est chargé de prendre des mesures pour aider les agriculteurs à se lancer dans la vente directe. Les mesures suivantes seraient envisageables : incitations financières, développement de canaux de vente tels que les établissements publics de restauration ou suppression des obstacles liés aux exigences du droit alimentaire en matière d’indication des valeurs nutritives, qui entraînent un travail administratif disproportionné. Le Conseil fédéral propose un rejet (15&nbsp;février&nbsp;2023)&nbsp;; le Conseil national a accepté la motion le 12&nbsp;mars&nbsp;2024.</p><p>Résultat&nbsp;: <span style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);color:rgb(0, 0, 0);display:inline !important;float:none;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;font-size:18px;font-style:normal;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">la motion a été rejetée par le Conseil des États le 23 septembre 2024.</span></p><h2 class="einleitung"><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20213730" target="_blank">21.3730 Motion</a> «&nbsp;Marchés agricoles. Observation du marché pour plus de transparence&nbsp;»</h2><p>Le Conseil fédéral est chargé de modifier l’ordonnance sur l’observation du marché dans le domaine de l’agriculture, de sorte que le niveau des prix des produits agricoles soit relevé séparément pour chacune des méthodes de production suivantes : conventionnelle, biologique et labels dont le niveau est au moins égal à IP-Suisse. Le Conseil fédéral propose un rejet (18 août 2021)&nbsp;; le Conseil national a accepté la motion le 2&nbsp;mai 2023.</p><p><span style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);color:rgb(0, 0, 0);display:inline !important;float:none;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;font-size:18px;font-style:normal;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">Résultat&nbsp;: la motion a été rejetée par le Conseil des États le 23&nbsp;septembre 2024.</span></p><h2 class="einleitung"><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20243657" target="_blank">24.3657 Interpellation</a> «&nbsp;Tenir compte de l’agrobiodiversité lors de la mise en œuvre de la stratégie pour la biodiversité&nbsp;»</h2><p>La conservation et l’utilisation durable des ressources génétiques, animaux de rente et plantes cultivées compris, sont essentielles pour notre sécurité alimentaire. Le Conseil fédéral est prié de répondre à des questions relatives à la réalisation des objectifs ayant été fixés dans ce domaine.</p><p style="border:none;font-style:normal;font-variant:normal;font-weight:normal;letter-spacing:normal;line-height:0.27in;margin-bottom:0.1in;orphans:2;padding:0in;widows:2;"><font style="font-size:16pt;" color="#444444" face="Open Sans, sans-serif" size="5">&nbsp;</font></p><p style="border:none;font-style:normal;font-variant:normal;font-weight:normal;letter-spacing:normal;line-height:0.27in;margin-bottom:0.1in;orphans:2;padding:0in;widows:2;"><font style="font-size:16pt;" color="#444444" face="Open Sans, sans-serif" size="5"><strong>Plus d'informations</strong></font></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/sessions?language=fr">Sessions</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/session-ete-2024?language=fr">Session d'été 2024</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/session-printemps-2024?language=fr">Session de printemps 2024</a></li><li>Actualités relatives à la session d'automne : <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/sessions/session-en-cours" target="_blank">parlament.ch</a></li></ul></div> Tue, 10 Sep 2024 11:26:36 +0000 Sarah 4115 at https://www.swissveg.ch