Amandine's blog https://www.swissveg.ch/fr?language=it fr Sommersession 2026 https://www.swissveg.ch/de/sommersession-2026?language=it <span>Session d&#039;été 2026</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=it" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>1. juin 2026 - 9:18</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">La session parlementaire de printemps a lieu du 1 au 19 juin 2026. Dans cet article, vous trouverez un aperçu des objets importants en lien avec nos activités.</p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20244695" target="_blank">24.4695 Postulat</a> : Nouvelles méthodes sans expérimentation animale. Renforcer le pôle de recherche suisse !</h2><p>Le Conseil fédéral est chargé d'établir un rapport dans lequel il passera en revue les approches mises en place dans d'autres pays pour promouvoir des méthodes de recherche sans expérimentation animale, et d'examiner dans quelle mesure ces approches seraient adaptées au contexte suisse.</p><p>Nous avons publié <a href="https://www.swissveg.ch/fr/etat-des-lieux-experimentation-animale">ici</a> un tour d'horizon de la situation actuelle en matière d'expérimentation animale. Le Conseil fédéral continue de s'appuyer presque exclusivement sur le principe des 3R (Replace, Reduce, Refine). Si ce principe semble séduisant, il a toutefois eu beaucoup moins d'impact que prévu au cours des dernières décennies.</p><p>Le Conseil fédéral estime que les programmes actuellement en cours sont suffisants et rejette ce postulat.</p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20244697" target="_blank">24.4697 Motion</a> : Pour un programme national de recherche sur les organes sur puce</h2><p>Le Conseil fédéral est chargé de lancer un programme national de recherche portant sur la technologie des organes sur puce. Cela permettrait de remplacer l'expérimentation animale par une méthode reproductible et plus scientifique.</p><p>Le Conseil fédéral estime qu'il existe déjà aujourd'hui des recherches dans ce domaine, cofinancées par le Fonds national suisse (FNS) et qu'il n'est donc pas nécessaire de créer une plateforme spécifique pour ce sujet.</p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20253277" target="_blank">25.3277 Motion</a> : Suppression des baisses des paiements directs pour le bien-être animal</h2><p>La Confédération octroie des subventions aux agricultrices et aux agriculteurs qui participent au programme « Systèmes de stabulation particulièrement respectueux des animaux » (SST). Ces contributions ont été réduites en 2024. Cette motion vise à annuler cette réduction. Le montant versé par bovin devrait ainsi repasser à 90 CHF par an, au lieu de 75 CHF.</p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20253371" target="_blank">25.3371 Motion</a> : Suppression du caractère obligatoire des cotisations en matière de défense des intérêts des producteurs suisses de lait</h2><p>Aujourd'hui, les productrices et les producteurs de lait sont tous tenus de verser des cotisations à leurs organisations représentatives (p. ex. Producteurs Suisses de Lait [PSL]). Les organisations telles que PSL bénéficient ainsi de recettes supplémentaires garanties pour leurs campagnes de promotion du lait. Cette motion vise à supprimer cette obligation légale.</p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20253377" target="_blank">25.3377 Motion</a> : Élevage de vaches allaitantes. Réduire l'utilisation d'antibiotiques</h2><p>La Confédération est chargée de soutenir financièrement l'élevage des veaux auprès de leur mère, ce qui permettrait d'améliorer la santé des veaux et, par conséquent, de réduire l'utilisation d'antibiotiques. À l'heure actuelle, l'élevage traditionnel des veaux pose un grave problème, car il est pratiquement impossible sans l'administration d'antibiotiques.</p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20263515" target="_blank">26.3515 Motion</a> : Protéger durablement la culture de la betterave sucrière</h2><p>La culture de la betterave sucrière occupe une place particulière en Suisse : outre les produits d'origine animale comme le lait et la viande, c'est le secteur du sucre qui bénéficie des subventions les plus élevées. Cela s'explique notamment par le fait que plusieurs groupes d'intérêt profitent de ces subventions : 3 kg de betteraves sucrières ne permettent de produire qu'un kilogramme de sucre, mais 2 kg d'aliments pour animaux. C'est pourquoi un transfert de la production sucrière à l'étranger serait également préjudiciable aux éleveuses et aux éleveurs suisses.</p><p>Cette motion vise désormais à obtenir, en plus des subventions habituelles à la culture et de celles accordées au Centre betteravier suisse, des subventions supplémentaires pour la recherche visant à améliorer les variétés végétales, car la culture de la betterave sucrière pose des problèmes environnementaux.</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">08.06.2026 : Le Conseil national a accepté la motion. C'est à présent au Conseil des États de se prononcer.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20253231" target="_blank">25.3231 Motion</a> : Adapter les prescriptions du programme SRPA dans l'intérêt de l'environnement et du bien-être des animaux</h2><p>Au cours de cette session, le débat sur cette motion se poursuit : il s'agit d'assouplir les dispositions relatives au programme SRPA. Dans le cadre de ce programme, les éleveuses et les éleveurs bénéficient de subventions supplémentaires s'ils permettent à leurs animaux de sortir régulièrement en plein air.</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">02.06.2026 : À l'instar du Conseil national, le Conseil des États a malheureusement accepté d'assouplir les dispositions relatives au programme SRPA.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20250402" target="_blank">25.402 Initiative parlementaire</a> : Contre-projet indirect à l'initiative sur les feux d'artifice</h2><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20240080" target="_blank">24.080 Objet du Conseil fédéral</a> : « Pour une limitation des feux d’artifice ». Initiative populaire</h2><p>Lors de cette session, l'<a href="https://www.feuerwerksinitiative.ch/fr" target="_blank">initiative sur les feux d'artifice</a> et le contre-projet indirect feront l'objet d'un débat. L'initiative vise à interdire la vente de feux d'artifice bruyants aux particuliers. Une dérogation pourra toutefois être accordée pour des manifestations d'importance suprarégionale. Le contre-projet, quant à lui, prévoit simplement de veiller à ce que les feux d'artifice ne mettent pas en danger <u>de manière excessive</u> les personnes et les animaux et qu'ils soient respectueux de l'environnement.</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">03.06.2026 : Le Conseil des États rejette l'initiative et ne se prononce qu'en faveur du contre-projet.</em></p><p> </p><h2><img src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Logos/Stopfleberinitiative.webp" alt="Logo der Stopfleber-Initiative" width="14.51%" class="align-left" /><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20240089" target="_blank">24.089 Objet du Conseil fédéral</a> : « Oui à l’interdiction d’importer du foie gras (initiative foie gras) ». Initiative populaire</h2><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20250404" target="_blank">25.404 Initiative parlementaire</a> : Contre-projet indirect à l’initiative foie gras</h2><p>Le contre-projet à l'<a href="https://initiative-foie-gras.ch/" target="_blank">initiative foie gras</a> prévoit, dans un premier temps, de s'en tenir à une obligation de déclaration et de ne prendre des mesures que si les quantités importées n'ont pas diminué de manière significative cinq ans après l'entrée en vigueur de cette obligation.</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">08.06.2026 : Le Conseil des États a prolongé d'un an le délai d'examen. Il n'a donc pas encore décidé s'il allait soutenir l'initiative.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20233941" target="_blank">23.3941 Motion</a> : Viande cultivée. Encourager l'innovation plutôt que la réglementation à tout va</h2><p>Cette motion vise à simplifier et à accélérer les processus d'homologation et les procédures d'autorisation pour la viande cultivée et les denrées alimentaires issues de la fermentation de précision. Elle a déjà été adoptée par le Conseil national en mai 2025. Il appartient désormais au Conseil des États de se prononcer à ce sujet.</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">08.06.2026 : Après avoir été adoptée par le Conseil national le 7 mai 2025, la motion a été rejetée par le Conseil des États. Elle ne sera donc malheureusement pas mise en œuvre.</em></p><p> </p><p><strong>Plus d'informations</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/sessions?language=fr">Sessions</a></li><li><a href="/session-printemps-2026">Session de printemps 2026</a></li><li><a href="/session-hiver-2025">Session d'hiver 2025</a></li><li><a href="/session-ete-2025">Session d'été 2025</a></li><li>Actualités sur la session en cours : <a href="https://www.parlament.ch/de/ratsbetrieb/sessionen/aktuelle-session" target="_blank">parlament.ch</a></li></ul></div> Fri, 29 May 2026 07:58:43 +0000 Renato 4202 at https://www.swissveg.ch Das Paradox des Feuers https://www.swissveg.ch/de/faszination-feuer?language=it <span>Le paradoxe du feu</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=it" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>26. mai 2026 - 14:32</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Depuis des millénaires, le feu est fascine. La lueur vacillante, le crépitement discret du bois, l’ondulation des flammes&nbsp;: tout cela a un effet apaisant, presque hypnotique. D’un point de vue objectif, le feu représente un danger. Néanmoins, en sa présence, nous nous sentons en sécurité, protégés, souvent même étrangement sereins. Ce paradoxe apparent n’est toutefois pas le fruit du hasard&nbsp;: il trouve ses racines dans l’histoire de notre évolution.</p><h4>L’homme et le feu</h4><p>Pour nos ancêtres, le feu était bien plus qu’une simple source de chaleur. Il leur permettait de s’éclairer, de se protéger des prédateurs, de rendre leur nourriture plus digeste et de survivre dans les régions froides. En outre, il était au centre de la vie sociale. Les gens se rassemblaient autour du feu pour partager leur nourriture, leurs récits et leurs expériences. Au fil d’innombrables générations, ces soirées à la lueur des flammes ont façonné notre façon de vivre ensemble, de raconter des histoires et de tisser des liens de confiance. Un héritage qui continue aujourd’hui encore d’influencer notre comportement et notre vécu.</p><p>&nbsp;</p><h4>Qu’en dit la recherche&nbsp;?</h4><p>On sait aujourd’hui que cette combinaison précise d’impressions sensorielles et de convivialité a un effet mesurable sur notre corps&nbsp;: elle nous aide à nous détendre, fait baisser la tension artérielle et favorise la relaxation, surtout lorsque nous pouvons à la fois voir et entendre le feu. Dans le cadre d’une étude, des chercheurs ont demandé à des volontaires de regarder différentes vidéos, par exemple un feu sans son, une version avec des crépitements et des bruits typiques, ainsi que des scènes neutres sans feu. La tension artérielle des personnes participantes a été mesurée avant et après chaque visionnage. Résultat&nbsp;: c’est la scène où le feu était à la fois visible et audible qui a eu l’effet le plus prononcé. Ce doux mélange de lumière, de mouvement et de sons a fait baisser la tension artérielle des volontaires de manière significative et leur a prodigué une sensation de détente accrue.<sup>1</sup></p><p>D’autres travaux mettent surtout l’accent sur l’aspect social du foyer. Des études de terrain menées auprès de communautés de chasseurs-cueilleurs montrent que les conversations à la lueur du feu sont différentes de celles qui ont lieu pendant la journée. Elles portent moins sur l’organisation quotidienne et davantage sur des récits, des souvenirs communs et des sujets qui soudent le groupe. De récentes synthèses de recherche concluent en outre que ces soirées au coin du feu ont probablement aussi façonné notre culture narrative. Autour du feu, on partageait non seulement des repas, mais aussi des expériences et des réflexions&nbsp;; c’était un terrain propice à l’apprentissage du langage, de l’empathie et de l’esprit communautaire, dont nous ressentons encore aujourd’hui les effets lorsque nous nous asseyons ensemble autour d’un feu.<sup>2</sup></p><p>&nbsp;</p><h4>Pourquoi le feu continue de nous rassembler</h4><p>Même si, aujourd’hui, nous ne craignons plus les tigres à dents de sabre et que nous ne restons plus assis dans le noir sans électricité, ce programme ancestral continue de tourner en nous. Lorsque nous nous tenons autour d’un feu avec des amis, que nous regardons les flammes et que nous écoutons crépiter le bois, notre cerveau réagit comme autrefois&nbsp;: le danger est écarté, le groupe est réuni, la nourriture est à portée de main&nbsp;; tout va bien. Dans la modernité, le feu de camp ou le barbecue a ainsi remplacé le foyer de l’âge de pierre, un rituel familier qui forme une parenthèse dans notre quotidien.</p><p>C’est peut-être précisément ce côté «&nbsp;hors du temps&nbsp;» qui rend les conversations autour du feu si particulières. On parle plus lentement, on écoute plus attentivement. On garde parfois le silence ensemble, sans ressentir aucune gêne. Les flammes dansantes offrent un point d’ancrage apaisant au regard, tandis que l’esprit s’apaise. Le feu crée un havre de proximité et de complicité. Mais il y a lieu de se demander ce que nous souhaitons préserver de ce rituel et ce que nous voulons voir évoluer.</p><p>&nbsp;</p><h4>Un rituel en mutation</h4><p>Pour beaucoup, les barbecues constituent un rituel intemporel, intrinsèquement lié aux soirées d’été et aux longues conversations au coin du feu. Cependant, de plus en plus de personnes s’interrogent sur ce qui se trouve réellement sur le grill. Car si le fait de manger ensemble autour du feu est synonyme de proximité, d’échange et de solidarité, ces valeurs sont difficilement conciliables avec la souffrance qui se cache derrière les produits issus de l’abattoir. Si le rituel en lui-même peut être conservé, ce sont plutôt les ingrédients que nous y associons qui doivent évoluer. <a href="https://www.swissveg.ch/campagne-grillades">Les légumes grillés, les alternatives végétales et les recettes créatives à base de plantes</a> offrent tout autant de saveurs, de variété et de plaisir que les grillades traditionnelles, tout en préservant ce qui compte le plus pour nous&nbsp;: la convivialité, le crépitement du feu, la douce odeur du bois. La seule chose qui change, c’est l’intention qui sous-tend le moment. C’est peut-être en cela que réside l’évolution de notre instinct ancestral&nbsp;: il ne s’agit plus seulement de survivre, mais de profiter en conscience des moments passés ensemble sans en faire pâtir les autres êtres vivants. Le feu reste le même, à nous de choisir ce que nous en faisons.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Plus d’informations</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/campagne-grillades">Campagne de Swissveg sur les grillades</a></li></ul></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li>Lynn CD, 2014. Hearth and Campfire Influences on Arterial Blood Pressure: Defraying the Costs of the Social Brain through Fireside Relaxation - Christopher Dana Lynn, 2014. Evolutionary Psychology. Abgerufen am 16.04.2026, <a href="https://journals.sagepub.com/doi/full/10.1177/147470491401200509">https://journals.sagepub.com/doi/full/10.1177/147470491401200509</a></li><li>Wiessner PW, 2014. Embers of society: Firelight talk among the Ju/’hoansi Bushmen. Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, 111 (39), 14027–14035. <a href="https://doi.org/10.1073/pnas.1404212111">https://doi.org/10.1073/pnas.1404212111</a></li></ol></div></div> Fri, 29 May 2026 09:28:33 +0000 Joelle 4194 at https://www.swissveg.ch Swissveg Preisvergleich 2026: Wie konkurrenzfähig sind pflanzliche Milchalternativen? https://www.swissveg.ch/de/preisvergleich-2026?language=it <span>Comparatif des prix 2026 : comment se positionnent les alternatives végétales face à la concurrence ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=it" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>20. mai 2026 - 15:34</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Pour un bon nombre de consommatrices et de consommateurs, les alternatives végétales font aujourd’hui partie du quotidien. Dans le commerce de détail, elles occupent une place de plus en plus importante – non seulement pour des raisons éthiques et écologiques, mais aussi du fait de la diversité croissante des produits et de leur meilleure disponibilité. Mais qu’en est-il des prix&nbsp;? Notre nouvelle analyse montre quels type de produits végétaux sont déjà compétitifs et dans quels domaines des différences structurelles persistent.</p><p>Au vu de l’intérêt grandissant pour l’alimentation végétale, la question des prix prend également de plus en plus d’importance. Les alternatives aux produits d’origine animale sont aujourd’hui disponibles dans pratiquement tous les grands magasins de détail et touchent une large clientèle. L'objectif de ce comparatif est de montrer comment se positionnent les options végétales dans le contexte actuel du marché. Pour cette évaluation, les produits les moins chers disponibles dans les catégories yaourt, lait, fromage en tranches et fromage frais ont été recensés chez quatre grands détaillants suisses et comparés à leurs équivalents d’origine animale. L’évaluation est basée sur des prix standardisés pour 100&nbsp;grammes ou 100&nbsp;millilitres et sur un panier de produits composé à partir de ces prix. Les promotions ou les réductions temporaires n’ont pas été prises en compte afin d’obtenir un aperçu aussi représentatif que possible.</p><h4>Le fromage en tranches coûte cher</h4><p>Les résultats dépeignent un tableau nuancé, qui varie fortement selon la catégorie de produits concernée. Les différences sont particulièrement marquées dans le domaine des yaourts&nbsp;: chez certains fournisseurs, les options végétales les moins chères sont nettement plus onéreuses que leurs pendants d’origine animale les moins chers. Les yaourts végétaux se situent ainsi dans une gamme de prix plutôt élevée par rapport aux yaourts conventionnels. Cette tendance apparaît de manière constante chez tous les détaillants analysés.</p><p>Une différence notable a également pu être observée dans le domaine du fromage en tranches. Selon les fournisseurs, les alternatives végétales sont nettement plus coûteuses que les produits d’origine animale les moins chers. Il est à noter que l’écart entre les détaillants est ici relativement important. Les alternatives au fromage contribuent de manière significative au coût total d’un panier d’achat et ont donc une incidence plus forte sur le résultat global que les autres catégories.&nbsp;</p><p class="zitat">Les alternatives au fromage contribuent de manière significative au coût total d’un panier d’achat.</p><h4>Parité des prix pour les laits végétaux</h4><p>Pour le lait, la tendance est bien différente&nbsp;: la parité des prix est de plus en plus proche. Les laits végétaux les moins chers coûtent à peine plus que les produits d’origine animale du même acabit. Ce rapprochement des prix indique que les alternatives végétales au lait ont fait leur entrée sur le marché de masse et peuvent donc être produites et proposées de manière plus compétitive. Les laits végétaux ont désormais intégré la routine de nombreux ménages, ce qui souligne leur rôle de précurseurs pour d’autres segments de produits végétaliens. Selon le rapport Plant-Based Food Report 2026 de Coop, les alternatives végétales au lait représentent actuellement près d’un cinquième du chiffre d’affaires total du lait chez ce détaillant, et la tendance est à la hausse.&nbsp;</p><p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2026-04/Grafiken_Preisvergleich-Milch_Sieger__FR.png" data-entity-type="file" alt="" width="2186" height="1418"></p><h4>Un vainqueur incontestable</h4><p>La comparaison est particulièrement révélatrice lorsque l’on examine le panier de courses dans son ensemble. On constate ici des différences notables entre les détaillants. C’est chez Lidl que le panier de courses végétalien est le meilleur marché, suivi de près par Aldi. Tous deux se positionnent nettement en dessous des valeurs de Coop et Migros, dont les paniers sont nettement plus chers. Cela s’explique principalement par les écarts de prix des alternatives au fromage et par les différentes stratégies en matière de marques propres. Ces disparités montrent qu’il peut être intéressant de comparer les différents points de vente, en particulier pour les achats réguliers d’alternatives végétales.&nbsp;</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2026-04/Grafiken_Preisvergleich-Milch_Warenkorb__FR.png" data-entity-type="file" alt="" width="2186" height="1241"><h4>Pas de subventions pour le lait végétal&nbsp;</h4><p>Dans le même temps, il est important de ne pas se pencher uniquement sur les différences de prix. Les structures de prix reflètent en effet les mécanismes du marché&nbsp;: les produits d’origine animale bénéficient souvent de chaînes de production bien établies, d’économies d’échelle importantes et d’un cadre politique favorable développé au fil des décennies. Les subventions accordées aux producteurs de lait dans notre pays, dont ne bénéficient pas les producteurs de lait végétal, en sont un exemple. De plus, les alternatives végétales sont encore en partie en phase de croissance, ce qui implique des volumes de production plus faibles et des coûts d’innovation plus élevés.</p><p>Dans ce contexte, la comparaison des prix révèle non seulement des différences persistantes, mais aussi de vrais progrès. La diminution de l’écart de prix prouve que la parité n’est pas nécessairement un objectif hors de portée. Les expériences tirées d’autres catégories de produits montrent que la hausse de la demande, les évolutions technologiques et la croissance du volume du marché peuvent contribuer à faire baisser les prix. Un produit considéré aujourd’hui comme un produit de niche peut devenir un produit standard demain.</p><p class="zitat">Les producteurs de lait dans notre pays bénéficient de subventions, ce qui n'est pas le cas des producteurs de lait végétal.</p><p>Il faut également souligner qu’une comparaison purement financière n’est pas pertinente si elle est considérée de manière isolée. En effet, les choix alimentaires ont une incidence non seulement sur le budget des ménages, mais aussi sur l’environnement, la consommation des ressources et le bien-être animal. Les produits végétaux apportent une contribution importante à une alimentation durable et permettent aux consommatrices et aux consommateurs d’aligner leurs décisions d’achat sur leurs valeurs personnelles.</p><h4>Offre végétale en pleine croissance</h4><p>La comparaison actuelle des prix montre donc deux évolutions simultanées : d’une part, des différences de prix persistent dans certaines catégories. D’autre part, une diminution claire de l’écart de prix apparaît déjà dans des domaines clés, notamment dans celui des alternatives aux produits laitiers. Cela prouve que la parité des prix est un objectif à portée de main. L’expérience acquise dans d’autres catégories de produits montre en outre que la hausse de la demande, les progrès technologiques et l’augmentation du volume du marché peuvent contribuer à faire baisser les prix. Parallèlement, l’offre de produits végétaux ne cesse de s’élargir. Pour les ménages orientés vers le végétal, cela implique un choix plus large, une compétitivité accrue et une plus grande liberté dans leurs achats.</p><p>Les comparaisons de prix restent des instantanés, mais elles révèlent des tendances. Et ces tendances indiquent que les alternatives végétales continueront de consolider leur place dans le commerce de détail et qu’elles rattraperont peu à peu leur retard en termes de prix.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Plus d’informations</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/soja" target="_blank">Les produits à base de soja sont-ils sains ?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/LaitDeVache-LaitVegetal-QueChoisir">Lait de vache ou boissons végétales : que choisir ?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/comparaison-des-prix-2025" target="_blank">Comparatif des prix 2025 (alternatives à la viande)</a></li></ul></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p><strong>Méthodologie</strong></p><p>Période de la collecte de donnée&nbsp;: 6 au 15 janvier 2026&nbsp;&nbsp;<br>Sélection des supermarchés&nbsp;: 5 détaillants&nbsp;: Aldi Suisse, Lidl Schweiz, Coop, Migros&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>Produits&nbsp;: Les prix ont été analysés dans cinq catégories&nbsp;: Lait, crème, yaourt, fromage frais et fromage en tranches.&nbsp;&nbsp;<br>Exclusion&nbsp;: Offres promotionnelles, grands emballages, produits dont la taille d’emballage diffère fortement de celle de l’alternative végétale la moins chère (±40 %).*</p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/sojagesundheit" target="_blank">So gesund sind Produkte aus Soja</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/kuhmilch-pflanzenmilch-bessere-wahl">Kuhmilch oder Pflanzendrinks: Was ist die bessere Wahl?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/preisvergleich-2025" target="_blank">Swissveg-Preisvergleich 2025</a></li></ul></div> Wed, 20 May 2026 07:27:22 +0000 Sarah 4209 at https://www.swissveg.ch Was steckt hinter dem Duft von Grilliertem? https://www.swissveg.ch/de/maillard-grill?language=it <span>Pourquoi l’odeur des grillades est-elle si irrésistible ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=it" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>20. mai 2026 - 14:47</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Une boisson fraîche à la main, un rayon de soleil sur le visage et l’odeur familière des grillades qui flotte dans l’air : pour beaucoup, c’est cet instant qui marque le début de l’été. De nos jours, le barbecue est bien plus qu’une simple méthode de cuisson : il est synonyme de partage, de convivialité et de plaisir gustatif. Mais que se passe-t-il exactement lorsque la chaleur entre en contact avec les aliments, et d’où proviennent l’odeur, le goût et le bel aspect grillé que nous aimons tant ?</p><h4>Pourquoi les aliments grillés sont si bons</h4><p>Le goût caractéristique des grillades résulte principalement de ce qu’on appelle la réaction de Maillard, théorisée en 1912 par le chimiste français Louis-Camille Maillard. Sous l’effet de la chaleur, les acides aminés, c’est-à-dire les composants des protéines, réagissent avec le sucre.<sup>1</sup> Il en résulte des centaines de composés aromatiques, responsables de la couleur dorée et des arômes de torréfaction. Parallèlement, la texture et la sensation en bouche changent, conférant aux aliments un goût particulièrement savoureux de « grillé ». Cette réaction n’est toutefois pas propre à la viande ! Elle se produit partout où les éléments constitutifs nécessaires sont présents, y compris dans les aliments d’origine végétale. Que l’on fasse cuire du pain, griller des noix ou revenir des légumes, la réaction de Maillard est à l’origine, dans de nombreux modes de cuisson, des arômes qui nous plaisent tant.</p><p> </p><h4>Les arômes de torréfaction émanent aussi des aliments d’origine végétale</h4><p>Le barbecue est l’occasion idéale de découvrir la polyvalence des ingrédients végétaux. Les légumes, le tofu et les alternatives végétales offrent toutes les conditions idéales pour voir se développer des arômes de torréfaction prononcés, et ce sans aucun produit d’origine animale. Le gril se transforme ainsi rapidement en une belle mosaïque haute en couleur, où se côtoient différentes teintes, formes et textures. Nos recettes et nos vidéos de grillades avec <a href="https://www.linkedin.com/in/thomas-gl%C3%A4ssing-b822391a6/" target="_blank">Thomas Glässing</a>, disponibles sur la <a href="https://www.swissveg.ch/campagne-grillades">page principale de notre campagne</a> ainsi que sur nos canaux de réseaux sociaux, illustrent parfaitement cette diversité.</p><figure role="group"><img alt="" data-entity-type="file" data-entity-uuid="20b72476-79e0-4f45-b981-8a3b7fd30595" height="1891" src="/sites/swissveg.ch/files/2026-05/Grillrezepte_Thurgauer_Most_Bratwurst_im_Weggen.webp" width="58.27%" /><figcaption>Illustration 1 : Saucisse au cidre de Thurgovie dans un petit pain. Une délicieuse recette de barbecue d'inspiration régionale, entièrement végétale, imaginée par Thomas Glässing pour notre campagne de 2026 sur les grillades.</figcaption></figure><p>Grâce à quelques astuces, les aliments d’origine végétale peuvent être sublimés sur n’importe quel barbecue. Les légumes comme les courgettes, les aubergines ou les champignons contiennent beaucoup d’eau, ce qui peut initialement empêcher le brunissement. Il suffit de les saler légèrement, de les laisser reposer un instant, puis de les essuyer avant de les faire griller : ainsi, une croûte aromatique se formera plus rapidement à la surface. Les fines tranches ou les brochettes seront de préférence cuits à chaleur directe, tandis que les morceaux plus gros, comme les épis de maïs ou les poivrons entiers, resteront juteux à cœur s’ils sont cuits à chaleur indirecte et homogène.</p><p>Les marinades peuvent également aider à apporter du goût. Les combinaisons d’huile, d’acide et d’épices intensifient l’arôme et favorisent le brunissement. Les ingrédients tels que la sauce soja, la pâte de miso ou le concentré de tomates sont particulièrement adaptés, car ils apportent naturellement du sucre et des acides aminés et favorisent ainsi le développement d’arômes de torréfaction. En utilisant des herbes, du sel fumé ou un peu d’ail, il est possible de sublimer le goût des grillades. Pour permettre au tofu ferme de bien absorber les marinades, il est conseillé de le presser légèrement au préalable. Les ingrédients d’origine végétale présentent en outre l’avantage de produire généralement moins d’amines aromatiques hétérocycliques – c’est-à-dire des substances associées à un risque accru de cancer – à la cuisson que la viande soumise à une forte chaleur.<sup>2</sup></p><h4><br />Se régaler dans le respect</h4><p>Le barbecue n’est pas seulement une question de goût, mais aussi un moment de convivialité autour du feu. Pour beaucoup, il est synonyme de soirées en famille ou entre amis, de discussions et de partage. Les ingrédients végétaux offrent ici de nombreuses possibilités. Ils se combinent de multiples façons, apportent des textures variées dans l’assiette et permettent de composer un menu de barbecue riche et varié. Le barbecue devient ainsi un lieu où se mêlent diversité et expérience collective, et où le plaisir va de pair avec le respect de tous les êtres vivants. Car les délicieux arômes des grillades ne sont pas l’apanage de la viande, mais résultent de trois éléments : la chaleur, les bons ingrédients, et un peu de patience.</p><p> </p><p><strong>Plus d’informations</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/campagne-grillades">Campagne de Swissveg sur les grillades</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/danger-grillades" target="_blank">La Confédération met en garde contre les dangers de la grillade</a></li></ul><p> </p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li>El Hosry L, Elias V, Chamoun V, Halawi M, Cayot P, Nehme A, Bou-Maroun E, 2025. Maillard Reaction: Mechanism, Influencing Parameters, Advantages, Disadvantages, and Food Industrial Applications: A Review. Foods, 14 (11), 1881. <a href="https://doi.org/10.3390/foods14111881">https://doi.org/10.3390/foods14111881</a></li><li>Nadeem HR, Akhtar S, Ismail T, Sestili P, Lorenzo JM, Ranjha MMAN, Jooste L, Hano C, Aadil RM, 2021. Heterocyclic Aromatic Amines in Meat: Formation, Isolation, Risk Assessment, and Inhibitory Effect of Plant Extracts. Foods, 10 (7), 1466. <a href="https://doi.org/10.3390/foods10071466">https://doi.org/10.3390/foods10071466</a></li></ol></div></div> Wed, 27 May 2026 10:54:29 +0000 Joelle 4195 at https://www.swissveg.ch Der Grill: Die letzte Bastion klassischer Männlichkeit? https://www.swissveg.ch/de/maennlichkeit-grill?language=it <span>Le barbecue, dernier bastion de la masculinité classique ? </span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=it" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>18. mai 2026 - 14:38</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Les hommes s’occupent du barbecue, les femmes préparent les accompagnements&nbsp;: c’est une scène vue et revue chaque été en Suisse. Bien que l’égalité des genres soit établie dans de nombreux autres domaines de la vie, la répartition des rôles lorsqu’il s’agit de grillades reste remarquablement traditionnelle&nbsp;: les hommes cuisent la viande, tandis que les femmes coupent les légumes. Le barbecue serait-il donc le dernier bastion de la masculinité classique&nbsp;?</p><p>&nbsp;De fait, les hommes mangent plus de viande que les femmes. Comment cela s’explique-t-il&nbsp;? Des chercheurs ont étudié l’impact de l’égalité des genres sur la consommation de viande.<sup>1</sup> Les résultats sont surprenants&nbsp;: dans les pays où l’égalité des genres est très avancée, les hommes consomment nettement plus de viande que les femmes. Les chercheurs ont justifié ce phénomène par le fait que, dans ces pays, les femmes peuvent choisir délibérément des options sans viande. Mais cette explication est insuffisante. En effet, dans les sociétés égalitaires, les hommes auraient eux aussi la possibilité d’opter pour des alternatives végétales. Alors pourquoi le font-ils encore si rarement&nbsp;? Diverses études indiquent que le sexe masculin et l’aisance financière sont les facteurs les plus fortement corrélés à une consommation élevée de viande. Il est intéressant de noter que dans trois grands pays (la Chine, l’Inde et l’Indonésie), il n’existe aucune différence entre les sexes en matière de consommation de viande.&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><h4>Mais pourquoi les hommes mangent-ils davantage de viande que les femmes&nbsp;?</h4><p>L’explication la plus plausible réside moins dans les différences biologiques que dans les influences sociales et culturelles. La consommation de viande a toujours été associée à des notions de force, de performance et de statut social, qui sont des attributs communément rattachés à la masculinité. Plusieurs études montrent que les hommes tendent davantage à adapter leur comportement alimentaire à ces attentes sociales. En ce sens, la viande n’est pas seulement considérée comme un aliment, mais aussi comme un symbole. L’alimentation végétale, quant à elle, est souvent associée à des notions telles que la santé, la légèreté ou la durabilité. Or, ce sont là des propriétés qui, culturellement, sont très éloignées des stéréotypes classiques de la masculinité. Ces associations ne sont pas innées&nbsp;; il s’agit de constructions sociales. Elles ont toutefois une influence, souvent inconsciente, sur nos décisions au quotidien et, par conséquent, sur nos choix alimentaires. C’est pourquoi il vaut la peine de repenser l’image du «&nbsp;barbecue au masculin&nbsp;». Car si elle est aujourd’hui considérée comme allant de soi, elle est surtout le fruit d’habitudes et d’un conditionnement culturel qui n’ont rien à voir avec la «&nbsp;biologie masculine&nbsp;».&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><h4>Repenser les traditions</h4><p>Quand on explore l’univers de <a href="https://www.swissveg.ch/fr/campagne-grillades">la grillade purement végétale</a>, on se rend vite compte que les possibilités sont infinies&nbsp;: à partir d’une grande variété d’ingrédients végétaux, comme le céleri, la betterave rouge ou les champignons, on peut préparer des plats savoureux qui séduisent par leurs arômes intenses et qui sont tout aussi rassasiants et délicieux que les plats classiques à base de viande. Et même pas besoin pour cela d’abandonner les traditions que l’on affectionne&nbsp;: il suffit simplement de les repenser. Ainsi, on remplacera, par exemple, le rumsteck par un burger végétal bien juteux ou, si l’on préfère n’utiliser que des légumes, par un steak de betterave. Un changement minime face aux effets considérables qu’il implique pour les animaux, l’environnement et la santé, et qui ouvre en plus de nouveaux horizons gustatifs. Laissez-vous tenter&nbsp;!&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Plus d’informations</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/campagne-grillades">Campagne de Swissveg sur les grillades : les vrais hommes grillent des plantes</a></li><li><a href="https://bc.pressmatrix.com/fr/profiles/b6b0b8c11377/editions/048ec1eb20136908b9b1/pages/page/8" target="_blank">Veg-Info 2 (2025)&nbsp;: En quoi antispécisme et féminisme vont-ils de pair ? Interview avec Amanda Castillo</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/swissveg-analyse-statistique-2025" target="_blank">Analyse de Swissveg 2025&nbsp;: Combien y a-t-il de personnes végétariennes et véganes ?</a></li></ul><p>&nbsp;</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li>Hopwood, C. J., Zizer, J. N., Nissen, A. T., Dillard, C., Thompkins, A. M., Graça, J., Waldhorn, D. R. &amp; Bleidorn, W. (2024). Paradoxical gender effects in meat consumption across cultures. Scientific Reports, 14(1), 13033. <a href="https://doi.org/10.1038/s41598-024-62511-3">https://doi.org/10.1038/s41598-024-62511-3</a></li></ol></div></div> Mon, 01 Jun 2026 07:42:49 +0000 Sarah 4197 at https://www.swissveg.ch Die grosse Swissveg-Brotrecherche https://www.swissveg.ch/de/brotrecherche?language=it <span>La grande enquête de Swissveg en matière de pain</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=it" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>30. avril 2026 - 15:40</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Acheter un petit pain sur le pouce ? Pour les personnes qui mangent des produits d’origine animale, cela ne pose généralement pas de problème, mais pour les véganes, cela représente souvent un effort considérable. En effet, le pain vendu au détail n’est souvent pas étiqueté, ou seulement de manière insuffisante. </p><p>Alors que la déclaration est clairement réglementée pour les produits emballés, d’autres règles s’appliquent aux produits vendus en vrac. D’après l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV), les prescriptions suivantes s’appliquent : </p><p class="zitat">« En principe, les allergènes doivent être déclarés par écrit. Cette indication peut être omise s’il est annoncé par écrit que les informations sont fournies oralement.  Dans ce cas, les membres du personnel disposent des informations écrites ou celles-ci peuvent être données par un spécialiste. »</p><h4>Une image contrastée</h4><p>Une visite chez différents détaillants montre que ceux-ci respectent certes la loi, mais ne l’appliquent pas toujours de manière particulièrement favorable à la clientèle. Nous avons passé au crible les déclarations du pain chez les détaillants Coop, Migros, Aldi Suisse, Lidl Suisse, Denner et Volg. Il en ressort une image très contrastée, non seulement entre les détaillants, mais aussi au sein même des différents magasins, car il existe des différences dans la déclaration du pain emballé et non emballé vendu en vrac. Nos critères portaient sur les questions suivantes :</p><p>·    Les ingrédients sont-ils indiqués sur le produit ou sur l’étiquette de prix ?   <br />·    Le produit est-il indiqué comme végétalien, par exemple avec le V-Label ?</p><p> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2026-04/Brotrecherche_Ergebnis.png" data-entity-uuid="8d2496c0-0acc-43f2-b65b-639a8c941edd" data-entity-type="file" alt="" width="400" height="1098" class="align-center" /><h4>Un gagnant en tête de peloton</h4><p>Notre analyse montre qu'Aldi dispose de la déclaration la plus adaptée aux personnes végétaliennes, suivi de Migros en deuxième position et de Coop en troisième. Chez Aldi, les ingrédients sont indiqués directement à côté des pains non emballés dans les rayons ; le détaillant ne propose pas de pains frais emballés. Chez Migros, les pains emballés comportent une étiquette indiquant les ingrédients et sont certifiés V-Label. Cependant, elle perd des points pour les petits pains, dont les ingrédients sont indiqués sur des étiquettes électroniques. Il est nécessaire d’appuyer sur un bouton pour y accéder, ce qui fait que l’information n’est pas visible au premier coup d’œil pour la clientèle. Coop marque elle aussi des points avec les ingrédients indiqués sur les pains emballés et la certification V-Label. Cependant, comme les ingrédients des petits pains vendus en vrac ne sont pas disponibles par écrit dans le magasin, une pénalité est appliquée dans l’évaluation. Coop indique par écrit que le personnel de vente se tient à disposition pour renseigner la clientèle. Il est également possible de scanner les petits pains à l’aide d’un scanner manuel afin de connaître les ingrédients. Quant à Lidl, Denner et Volg, ils se contentent d’indiquer sur un panneau que les ingrédients peuvent être consultés sur Internet (Lidl) et/ou que le personnel peut être interrogés à ce sujet. Bien qu’autorisée par la loi, cette pratique est tout sauf conviviale pour la clientèle.</p><h4>Demande d’étiquetage V-Label </h4><p>Outre notre classement, nous avons demandé à notre communauté quelle était sur son expérience en matière d’achat de pain et quels sont les domaines dans lesquels elle souhaiterait voir des améliorations. L’enquête a révélé que la majorité des personnes interrogées sont satisfaites ou plutôt satisfaites de leurs achats de pain. Dans le même temps, il est toutefois apparu qu’un grand nombre de consommatrices et consommateurs ne disposent pas d’indications claires permettant de savoir si un pain ou un petit pain est végétalien. Beaucoup souhaiteraient un étiquetage clair avec le V-Label. Selon des sondages représentatifs, le V-Label est le label le plus connu pour les produits végétaliens et végétariens en Suisse.<sup>1</sup> Notre enquête a également montré que le problème se pose particulièrement pour les petits pains non emballés. Pour connaître leurs ingrédients, il faut soit utiliser un scanner manuel lors de l’achat, soit scanner le produit via l’application correspondante. Il peut donc être difficile d’obtenir la liste des ingrédients par écrit, en particulier pour les personnes qui ne possèdent pas de smartphone. Il est également possible de demander des informations au personnel de vente, mais cela peut s’avérer fastidieux et pas toujours fructueux.Les boulangeries de village semblent poser un défi particulier en matière de déclaration. </p><p> </p><p><strong>Plus d'informations :</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/comparaison-des-prix-2025">Végétal vs animal : Swissveg compare les prix</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/equilibre">Les bases d'une alimentation équilibrée</a></li></ul></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 <a href="https://www.swissveg.ch/fr/sondage-label-2024">Enquête V-Label 2024</a></p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/preisvergleich-2025" target="_blank">Fleischalternativen: der grosse Swissveg Preisvergleich 2025</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/ausgewogen" target="_blank">Grundlagen der veganen Ernährung</a></li></ul></div> Thu, 30 Apr 2026 07:19:50 +0000 Sarah 4208 at https://www.swissveg.ch Internationaler Tag zur Abschaffung der Tierversuche: Wie viel hat sich wirklich verändert? https://www.swissveg.ch/de/stand-tierversuche?language=it <span>Journée mondiale des animaux dans les laboratoires : quelle est la situation en Suisse aujourd&#039;hui ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=it" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>21. avril 2026 - 10:28</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Le 24 avril est la Journée mondiale des animaux dans les laboratoires. Un événement qui met en lumière la souffrance des animaux et soulève une question importante : qu’en est-il de l’expérimentation animale en Suisse à l’heure actuelle et quelles sont les évolutions en cours ? Si les cinq dernières années ont été marquées par des débats politiques, l’adoption de nouvelles réglementations et un intérêt accru pour les méthodes alternatives, un changement de système radical se fait encore attendre.</p><h4>Rétrospective des dernières années</h4><p>En <strong>2021</strong>, l’initiative populaire visant à interdire l’expérimentation animale a donné lieu à un débat public intense. Cette année-là, 574 673 animaux ont été utilisés dans des expériences en Suisse ; à l’échelle européenne, environ 9,5 millions d’animaux ont souffert dans les laboratoires de l’UE et de Norvège.<sup>1</sup> La question des tests sur les animaux, qui n’était autrefois qu’un sujet marginal de la politique de recherche, est tout à coup devenue un enjeu sociétal majeur. Mais les grands espoirs de changement ne se sont toutefois pas concrétisés.</p><p>L’année <strong>2022 </strong>a abouti à une décision claire lors du vote sur l’initiative visant à interdire l’expérimentation animale : le projet a été largement rejeté, tandis que 585 991 animaux étaient utilisés à des fins expérimentales en Suisse – soit environ 2 % de plus que l’année précédente.<sup>1</sup> Ce résultat a constitué un revers cuisant pour de nombreuses organisations de protection des animaux. Pour les universités et les entreprises pharmaceutiques, il a démontré que les conditions-cadres existantes en matière d’expérimentation animale étaient approuvées sur le plan politique. Une question centrale subsistait toutefois : s’il existe déjà de nombreuses méthodes ne faisant pas appel à l’expérimentation animale, pourquoi ne sont-elles pas encouragées et utilisées de manière plus systématique ?</p><p>En <strong>2023</strong>, les chiffres ont continué à grimper. Le nombre d'animaux utilisés à des fins d’expérimentation en Suisse est passé à 595 305, soit environ 1,6 % de plus qu'en 2022. Plus de la moitié de ces animaux ont été soumis à des expériences éprouvantes (niveaux de gravité 1 à 3). En Europe aussi, les changements ont été lents.<sup>1</sup> Bien que les alternatives existantes soient régulièrement évoquées, les expériences classiques sur les animaux continuent de dominer dans la pratique. Fait particulièrement préoccupant, les contraintes imposées aux animaux de laboratoire ne diminue pas, mais augmente même dans certains domaines, comme la recherche sur le cancer et les expériences sur les maladies neurologiques et psychiques.</p><p> </p><figure role="group" class="align-center"><img alt="" data-entity-type="file" data-entity-uuid="157d9cf9-16ab-4e7c-a2a1-07a4b267710a" height="1749" src="/sites/swissveg.ch/files/2026-04/Grafiken_Versuchstiere_1_FR.png" width="52.82%" /><figcaption>Illustration 1 : Nombre total d’animaux de laboratoire utilisés (en vert) et euthanasiés (en rouge) en Suisse entre 2021 et 2024. Ces chiffres sont tirés des statistiques sur l’expérimentation animale de l’OFAG.</figcaption></figure><p> </p><p>L’année <strong>2024</strong> a elle aussi été marquée par une forte activité politique, mais n’a apporté que peu de soulagement aux animaux. De nouvelles réglementations ont été élaborées, des initiatives ont été poursuivies et l’appel en faveur de méthodes sans expérimentation animale s’est fait plus pressant.  Même si le nombre d’animaux de laboratoire utilisés en Suisse, qui se chiffrait à 522 636 en 2024, a baissé de 12 % par rapport à l’année précédente, 27 380 d’entre eux ont subi des expériences très contraignantes de niveau 3 (contre 26 390 en 2023).<sup>1</sup></p><p>L’année <strong>2025</strong> a marqué un tournant intéressant, mais contradictoire. Depuis février, de nouvelles dispositions légales relatives à l’expérimentation animale sont en vigueur en Suisse, qui imposent notamment des restrictions plus strictes à l’élevage et à la détention de lignées génétiques soumises à des contraintes. Dans le même temps, les chiffres disponibles jusqu’en 2024 montrent que l’expérimentation animale reste fermement ancrée dans le système et que les expériences particulièrement contraignantes ne disparaissent pas pour autant. C’est bien là tout le problème : une réglementation accrue n’équivaut pas à un abandon de la pratique. Il faudra attendre les statistiques sur l’expérimentation animale de 2025, que l’OFAG devrait publier à l’automne de cette année, pour voir si les nouvelles dispositions ont effectivement réduit la souffrance animale ou si elles ont surtout entraîné un alourdissement des formalités.</p><p> </p><figure role="group" class="align-center"><img alt="" data-entity-type="file" data-entity-uuid="818faf06-03a1-4231-9cc5-44767c6b4d0d" height="1467" src="/sites/swissveg.ch/files/2026-04/Grafiken_Versuchstiere_2_FR.png" width="52.74%" /><figcaption>Illustration 2 : Nombre d’animaux de laboratoire utilisés pour des expériences de niveau 3 (douleur intense, souffrance prolongée, angoisse grave ou atteinte importante au bien-être) entre 2021 et 2024 en Suisse. Ces chiffres sont tirés des statistiques sur l’expérimentation animale de l’OFAG.</figcaption></figure><h4> </h4><h4>Où en est la Suisse aujourd’hui ?</h4><p>Dans ce contexte, il est utile d’examiner de plus près la manière dont le système est concrètement organisé aujourd’hui. Les dernières évolutions de la législation suisse en matière d’expérimentation animale reposent sur une révision de l’ordonnance sur la protection des animaux et de l’ordonnance sur l’expérimentation animale, par lesquelles le Conseil fédéral entend notamment instaurer davantage de transparence concernant l’élevage, l’exploitation et la mise à mort des animaux de laboratoire. En Suisse, les expériences sur les animaux ne sont en principe autorisés que sous des conditions strictes : elles sont soumises à autorisation, les chercheuses et les chercheurs doivent prouver qu’il n’existe pas de méthodes alternatives appropriées (principe des 3R : Replace, Reduce, Refine), et ils doivent démontrer, après avoir pesé le pour et le contre, que les résultats attendus justifient la souffrance infligée aux animaux. À cela s’ajoutent des exigences concernant l’origine et la détention des animaux, la qualification du personnel et l’infrastructure des installations où sont élevés les animaux.</p><p>Avec la révision de la législation, qui entre progressivement en vigueur depuis 2025, ces exigences ont été encore renforcées : seul le nombre d’animaux nécessaires aux expériences autorisées peut être élevé, les lignées génétiques soumises à des contraintes nécessitent une autorisation correspondante, et les élevages d’animaux de laboratoire doivent désigner une ou un vétérinaire compétent. À partir de 2027, les instituts seront en outre tenus de déclarer non seulement les animaux utilisés, mais aussi ceux qui n’ont pas été utilisés, qui ont été cédés ou mis à mort. Sur le papier, la Suisse est ainsi dotée d’une législation particulièrement complète en ce qui concerne la protection des animaux et de statistiques détaillées dans le domaine de l’expérimentation animale.</p><p>Du point de vue de la fondation Tier im Recht (TIR), que nous avons consultée pour rédiger cet article, la réalité est toutefois bien différente. La directrice adjointe Vanessa Gerritsen souligne que si le nombre total d’animaux utilisés tend à diminuer, « l’augmentation des expériences animales modérément et fortement invasives (degrés de gravité 2 et 3) » est en revanche « frappante et alarmante ». Selon la fondation Tier im Recht, la procédure d’autorisation prétendument stricte est « à bien des égards une mascarade », la mise en balance des intérêts prévue par la loi n’étant souvent pas respectée dans la pratique. Les exigences formelles accrues de la Suisse sont en partie contournées, si bien que notre pays n’est pas plus avancé que les autres en matière de protection des animaux.</p><p>Tier im Recht porte également un regard critique sur la transparence et l’orientation stratégique de la Suisse. Certes, le pays peut présenter des chiffres très détaillés sur l’expérimentation animale, notamment sur les degrés de gravité et sur les animaux non utilisés dans les expériences. Mais dans le même temps, par rapport aux États membres de l’UE, la Suisse est à la traîne en matière de transparence sur les projets individuels : en effet, contrairement à ce qui est prévu dans l’UE, aucun résumé non technique des projets n’est publié. Tier im Recht juge la solution suisse, qui consiste à publier le titre du projet, l’espèce animale concernée et le degré de gravité sans fournir aucune explication sur le fond, comme « tout à fait insuffisante, opaque et peu conviviale » et considère qu’elle favorise unilatéralement les intérêts de la recherche et de l’économie. Alors que d’autres pays, comme le Royaume-Uni ou les Pays-Bas, ont formulé des plans de sortie clairs ou, du moins, des stratégies visant à réduire systématiquement l’expérimentation animale, la Suisse, selon Tier im Recht, mise fortement sur le principe des 3R sans toutefois prendre d’engagement politique clair en faveur de l’abandon de l’expérimentation animale.</p><p> </p><h4>Pourquoi fait-on des expériences sur les animaux ?  </h4><p>La plupart des expériences sur les animaux sont actuellement menées dans le cadre de la recherche fondamentale, par exemple pour vérifier des hypothèses scientifiques, prélever des cellules ou des organes, ou encore reproduire des organismes d’espèces différentes. Viennent ensuite l’application, le développement et le contrôle qualité, notamment lorsqu’il s'agit de tester de nouvelles thérapies et de nouveaux principes actifs. Le diagnostic des maladies, la formation et l’enseignement ainsi que la protection des animaux, des êtres humains et de l’environnement occupent une part nettement moindre, notamment dans le cadre de tests toxicologiques ou d’évaluations de sécurité. Enfin, la catégorie « Autres études » regroupe diverses recherches spéciales, telles que les essais alimentaires ou les contrôles d’hygiène dans les élevages d’animaux de laboratoire.<sup>1</sup></p><p> </p><figure role="group" class="align-center"><img alt="" data-entity-type="file" data-entity-uuid="dd62e9cd-cabf-42bc-b1c9-0c0c979dc5da" height="1619" src="/sites/swissveg.ch/files/2026-04/Grafiken_Versuchstiere_3_FR.png" width="52.48%" /><figcaption>Illustration 3 : Animaux utilisés par objectif d'expérimentation en Suisse entre 2021 et 2024. Ces chiffres sont tirés des statistiques sur l’expérimentation animale de l’OFAG.</figcaption></figure><h4> </h4><h4>Points critiques et éléments encourageants</h4><p>En substance, on constate que la souffrance des animaux est certes mieux documentée et gérée, mais qu’elle n’est guère réduite de manière significative.  L’expérimentation animale est souvent présentée comme inévitable, alors que les possibilités scientifiques ont considérablement évolué. Les systèmes « organ-on-a-chip » (plateformes à micro-puces sur lesquelles des cellules humaines sont disposées de manière à imiter les fonctions d’un organe), les cultures cellulaires complexes, les modèles assistés par ordinateur et d’autres méthodes sans recours aux animaux sont souvent évoqués, mais leur utilisation à grande échelle reste encore bien trop rare. Une étude récemment publiée montre de manière frappante à quel point les résultats des tests sur les animaux sont difficilement transposables à l’être humain : bien que les gènes de la souris et de l’être humain présentent une similitude d’environ 85 %, la correspondance fonctionnelle au niveau du génome est inférieure à 50 %, de sorte que même de petites différences, par exemple au niveau du système cardiovasculaire, de la peau, du tube digestif ou du système immunitaire, ont des conséquences importantes sur la fiabilité des prévisions. Ces différences biologiques contribuent à l’échec d'une grande partie des médicaments lors des essais cliniques ; selon les estimations, environ 90 à 92 % des candidats-médicaments ne sont pas autorisés à l’issue des essais cliniques, notamment parce que l’efficacité et la sécurité ne sont que partiellement prévisibles à partir des tests sur les animaux. À cela s'ajoutent des faiblesses méthodologiques telles qu’une documentation incomplète, l’absence d’essais en aveugle et des analyses statistiques insuffisantes, qui réduisent encore davantage la reproductibilité. Bon nombre de chercheuses et de chercheurs signalent en outre une distorsion des résultats des études en faveur des méthodes expérimentales sur les animaux, car les évaluatrices et les évaluateurs exigent souvent des données issues de l’expérimentation animale, même lorsque des alternatives modernes et sans cruauté fournissent déjà des résultats pertinents. Ces nouvelles méthodes d’approche (New Approach Methodologies, NAM) offrent non seulement une meilleure reproductibilité et une plus grande précision scientifique, mais aussi la possibilité de modéliser les processus pathologiques humains de manière plus ciblée et plus évolutive.<sup>2,3</sup></p><p> </p><h4>Structures existantes consolidées plutôt que remises en question</h4><p>À cela s’ajoute un deuxième point :  une grande partie de la volonté politique est consacrée à l’amélioration du système existant, plutôt qu’à la mise en place systématique d’alternatives. De meilleures conditions d’élevage, une réduction des contraintes ou des contrôles plus stricts constituent certes des avancées importantes, mais ne résoudront pas le problème de fond. Si l’on remet fondamentalement en cause l’expérimentation animale, que ce soit pour des raisons éthiques, scientifiques ou sanitaires, il est impératif de s’attaquer à ce point-là.</p><p> </p><h4>Un large débat s’est ouvert</h4><p>Malgré tout, il existe aussi de bonnes raisons d’être optimiste : le débat s'est élargi et, par rapport à il y a quelques années, les ONG, les scientifiques et une partie du monde politique évoquent aujourd’hui beaucoup plus souvent les méthodes sans expérimentation animale. Le grand public aussi s’intéresse davantage à la question et de plus en plus de personnes comprennent que le progrès scientifique ne doit pas nécessairement reposer sur la souffrance d’autres êtres vivants. La thématique a gagné du terrain, notamment pour les personnes qui attachent de l’importance au bien-être animal, à la durabilité et à une recherche responsable : l’expérimentation animale n’est désormais plus un sujet isolé, mais elle s’inscrit dans une question éthique plus large. Quel rôle les animaux doivent-ils jouer dans notre société ? Dans quelle mesure prônons-nous réellement la compassion, le principe de précaution et une science moderne fondée sur l’être humain ? La réponse ne se trouve pas uniquement dans les parlements ou les laboratoires, mais aussi dans le débat public et, très concrètement, dans notre quotidien – par exemple lorsque, dans les magasins, nous choisissons délibérément des produits non testés sur les animaux et certifiés véganes, par exemple par le V-Label.</p><p> </p><p> </p><p><strong>Plus d'informations :</strong></p><ul><li><a href="https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierversuche.html" target="_blank">OSAV – Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires</a></li><li><a href="https://www.aerzte-gegen-tierversuche.de/en/basic-infos/animal-free-research/alternatives" target="_blank">Alternatives à l'expérimentation animale – Doctors Against Animal Experiments</a> (page en anglais)</li><li><a href="https://nat-database.org/?" target="_blank">Base de données Non Animal Technologies (NAT)</a> (page en anglais)</li><li><a href="https://www.tierimrecht.org/en/library/" target="_blank">Base de données de la fondation Tier im Recht</a> (page en anglais, textes principalement en allemand)</li></ul><p><strong>Autres articles de blog concernant l'expérimentation animale :</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/abandon_experimentation_animale" target="_blank">Comment mettre un terme à l'expérimentation animale ?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/cosm%C3%A9tique" target="_blank">Que contiennent les produits cosmétiques ?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/initiative-experimentation-animale" target="_blank">Prise de position de Swissveg sur l'initiative populaire « Oui à l'interdiction de l'expérimentation animale et humaine »</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/session-automne-2025" target="_blank">Session d'automne 2025</a></li></ul></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li>Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires OSAV, 2026. Expérimentation animale. Consulté le 10.04.2026, <a href="https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierversuche.html">https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierversuche.html</a></li><li>Bailey LH Jarrod, 2025. Breaking down the barriers to animal-free research - Lauren Hope, Jarrod Bailey, 2025. Sage Journals. Consulté le 16.04.2026, <a href="https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/02611929251349465?icid=int.sj-abstract.similar-articles.1">https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/02611929251349465?icid=int.sj-abstract.similar-articles.1</a></li><li>Knight A, 2007. Systematic reviews of animal experiments demonstrate poor human clinical and toxicological utility. Alternatives to laboratory animals: ATLA, 35 (6), 641–659. Consulté le 16.04.2026, <a href="https://doi.org/10.1177/026119290703500610">https://doi.org/10.1177/026119290703500610</a></li></ol></div></div> Fri, 24 Apr 2026 11:32:57 +0000 Joelle 4193 at https://www.swissveg.ch Vegan und 100 werden – ein Widerspruch? https://www.swissveg.ch/de/altersstudie?language=it <span>Manger végétal et vivre centenaire, une contradiction ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=it" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>13. avril 2026 - 9:39</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Les gros titres du moment donnent l’impression que l’alimentation végétale est incompatible avec le fait de vieillir en bonne santé. Mais est-ce vraiment le cas&nbsp;? Ou bien tire-t-on de certaines études des conclusions qui vont au-delà de ce qu’elles indiquent réellement&nbsp;? En y regardant de plus près, on s’aperçoit rapidement que ce débat va bien au-delà de la question de savoir si la viande a sa place dans notre assiette. Dans cet article, nous corrigeons les malentendus, débunkons les vieux préjugés et examinons ce dont le corps a réellement besoin en vieillissant.</p><p>Ces dernières semaines, une question a été largement médiatisée&nbsp;: dans quelle mesure est-il réaliste de devenir centenaire – et quel rôle joue l’alimentation dans ce contexte&nbsp;? De nombreux articles prennent clairement position, laissant entendre que le végétalisme à un âge avancé constitue davantage un obstacle qu’un avantage et que nous devons miser sur les produits d’origine animale pour vieillir en bonne santé.</p><p>Cette affirmation s’appuie sur une étude portant sur plus de 5200&nbsp;adultes chinois âgés de &nbsp;ans et plus, qui ont été suivis pendant une période pouvant aller jusqu’à 20&nbsp;ans dans le cadre d’une cohorte à long terme, c’est-à-dire un groupe de personnes présentant des caractéristiques communes et faisant l’objet d'examens répétés sur de nombreuses années. L’étude a cherché à déterminer si les personnes végétaliennes ou végétariennes atteignaient moins souvent l’âge de 100&nbsp;ans que les personnes ayant une alimentation mixte. Résultat&nbsp;: parmi les participantes et les participants, les personnes végétariennes et surtout végétaliennes étaient moins susceptibles d’atteindre l’âge de 100&nbsp;ans. Certains médias ont présenté cette conclusion comme si l’étude démontrait que l’alimentation végétalienne empêchait globalement de vivre longtemps. Quelques articles sont même allés jusqu’à conseiller aux personnes âgées de mettre de côté leurs convictions idéologiques en matière d’alimentation.</p><p>L’idée sous-jacente est donc qu’il y aurait une contradiction entre l’alimentation végétale et le fait de vieillir en bonne santé. Or, l’étude elle-même est bien plus complexe et invite avant tout à une réflexion critique, et non à un rejet général de l’alimentation végétale chez les personnes âgées.</p><p>&nbsp;</p><h4 class="text-align-justify western" style="line-height:108%;margin-bottom:0.28cm;margin-top:0cm;orphans:2;widows:2;">L’étude à la loupe</h4><p>L’étude de Li et al. (2026)¹ montre certes un lien entre un régime végétarien ou végétalien et une probabilité moindre d’atteindre l’âge de 100&nbsp;ans, mais elle présente des faiblesses méthodologiques majeures qui sont à peine évoquées dans les médias&nbsp;:</p><ol><li><p style="orphans:2;widows:2;">L’étude repose sur ce qu’on appelle des données alimentaires rétrospectives : les participantes et les participants, âgés de plus de 80&nbsp;ans, ont été invités à rendre compte de leurs habitudes alimentaires a posteriori – une méthode dont la précision est par nature limitée. &nbsp;</p></li><li><p style="orphans:2;widows:2;">L’étude ne fournit aucune indication sur le degré de rigueur avec lequel le régime végétarien ou végétalien a été réellement suivi.&nbsp;</p></li><li><p style="orphans:2;widows:2;">L’effet négatif – à savoir la probabilité plus faible d’atteindre l'âge de 100&nbsp;ans – s’est surtout manifesté chez les personnes en sous-poids. Cela suggère que la cause réelle du problème pourrait être un apport insuffisant en énergie et en protéines ou encore des maladies préexistantes, et non le régime alimentaire en soi.</p></li></ol><p style="orphans:2;widows:2;">De plus, cette étude porte exclusivement sur les personnes très âgées en Chine, une population connue pour présenter un taux élevé d’insuffisance pondérale et une forte prévalence de maladies chroniques. Aucune analyse distincte n’a été menée concernant une alimentation végétalienne bien planifiée. La qualité de l’alimentation, qui peut être compromise par une composition alimentaire inappropriée, n’a pas non plus été prise en compte. Il convient également de noter que les personnes consommant du poisson, des œufs et des produits laitiers vivaient aussi longtemps que celles qui mangeaient de la viande. Ce n’est donc pas la viande en soi qui importe, mais un apport suffisant en protéines et en nutriments.</p><p style="orphans:2;widows:2;">&nbsp;</p><h4 class="text-align-justify western" style="margin-bottom:0.28cm;margin-top:0cm;">Pourquoi l’alimentation devient encore plus importante avec l’âge</h4><p>Avec l’âge, le corps change&nbsp;: le métabolisme de base diminue, l’appétit s’affaiblit et le corps perd peu à peu de la masse musculaire. Les os deviennent plus fragiles, la digestion ralentit et le risque de développer des maladies telles que le diabète de type 2 ou des maladies cardiovasculaires augmente. &nbsp;En outre, l’assimilation de certains nutriments n’est plus aussi efficace qu’auparavant&nbsp;: les besoins en protéines, en calcium, en vitamine&nbsp;D et en vitamine&nbsp;B12 restent élevés, voire augmentent, tandis que la sensation de faim et de soif diminue. Il est donc d’autant plus important d'adopter une alimentation la plus nutritive possible, même en petites portions.²</p><p>Les protéines en particulier jouent un rôle clé à cet égard. Elles aident à préserver la masse musculaire, à maintenir la mobilité et à rester en forme plus longtemps. Avec l’âge, le corps réagit moins bien aux protéines, ce qui rend les cellules musculaires en quelque sorte «&nbsp;sourdes&nbsp;» aux signaux de reconstruction. C’est pourquoi les personnes âgées ont globalement intérêt à augmenter légèrement leur apport en protéines, en veillant à le répartir de manière aussi régulière que possible tout au long de la journée.</p><p>C’est justement ce point qui alimente un préjugé très répandu&nbsp;: pour absorber suffisamment de protéines et de nutriments à un âge avancé, il faudrait impérativement consommer de la viande, du lait et des œufs. Cette idée reçue est fortement ancrée, et le battage médiatique sur les études relatives à l’espérance de vie ne font que la renforcer. Pourtant, elle est très réductrice. En effet, l’important n’est pas l’origine des nutriments, mais leur quantité et leur qualité. Les recherches actuelles montrent clairement que ces deux aspects sont parfaitement conciliables avec une alimentation végétalienne bien menée.</p><p class="text-align-justify" style="line-height:108%;margin-bottom:0.28cm;">&nbsp; <div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"></p><h3>Les protéines végétales sont-elles «&nbsp;incomplètes&nbsp;»&nbsp;?</h3><p>Ce préjugé a la vie dure&nbsp;: les protéines végétales seraient de moindre qualité ou «&nbsp;incomplètes&nbsp;». En réalité, ce n’est pas le cas.</p><p>Certes, considérés de manière isolée, de nombreux aliments végétaux ne présentent pas exactement la même composition en acides aminés que les produits d’origine animale. &nbsp;Mais en pratique, cela n’a guère d’importance. Lorsque l’on a une alimentation variée, on combine automatiquement différentes sources de protéines, ce qui permet d’obtenir un profil complet en acides aminés. Un exemple classique est l’association de légumineuses et de céréales, comme les lentilles avec du pain complet ou les haricots avec du riz. Les noix et les graines complètent également très bien les sources de protéines végétales. Certains aliments fournissent même à eux seuls tous les acides aminés essentiels&nbsp;: c’est notamment le cas du soja, du quinoa et de l’amarante.&nbsp;</p><p>En outre, la digestibilité des protéines végétales est souvent sous-estimée. Le soja présente une valeur biologique très élevée, tandis que les produits fermentés comme le tempeh sont particulièrement digestes. Le taux PDCAAS (une mesure de la qualité des protéines) est proche de 1,0 (soit 100&nbsp;%) pour le soja, et parfois même supérieur pour les produits fermentés comme le tempeh. &nbsp;Des méthodes de préparation simples telles que le trempage, la germination ou la cuisson douce permettent également d’améliorer encore la biodisponibilité et de rendre les protéines plus facilement assimilables. Si les fibres alimentaires ralentissent légèrement l’absorption des protéines, elles favorisent toutefois à long terme une flore intestinale saine, qui soutient à son tour l’assimilation des protéines.³</p></div><h4 class="text-align-justify western" style="margin-bottom:0.28cm;margin-top:0cm;">&nbsp;</h4><h4 class="text-align-justify western" style="margin-bottom:0.28cm;margin-top:0cm;">Ce que montre la recherche</h4><p>Une alimentation végétalienne bien planifiée est non seulement pertinente pour les jeunes, mais elle peut aussi s’avérer particulièrement bénéfique chez les personnes âgées. Les personnes qui suivent un régime végétalien apportent à leur organisme une grande variété de fibres alimentaires, de vitamines, de minéraux et de composés phytochimiques. Par ailleurs, de nombreuses personnes âgées tirent profit d’une alimentation légère, digeste et riche en nutriments.</p><p>Des études récentes montrent que ce type d’alimentation est non seulement possible à un âge avancé, mais qu'il présente également des avantages mesurables&nbsp;: après seulement 48&nbsp;heures d’alimentation végétale, la sensibilité à l’insuline, la glycémie et les triglycérides se sont améliorées chez les personnes de plus de 65 ans, tandis que les marqueurs inflammatoires, associés à un risque accru de maladies cardiovasculaires, ont nettement diminué.⁴</p><p>Les données de santé à long terme plaident elles aussi en faveur d’une alimentation végétale&nbsp;: dans diverses études, les femmes dont l’alimentation était riche en protéines végétales présentaient moins souvent des maladies chroniques telles que le cancer, le diabète de type&nbsp;2 ou les crises cardiaques, étaient en meilleure forme physique et faisaient plus souvent état d’une clarté mentale. À l’inverse, une consommation élevée de protéines animales peut augmenter les facteurs de croissance tels que l’IGF-1, qui sont associés à un risque accru de cancer. En plus d’être de haute qualité, les protéines végétales sont donc bénéfiques pour la santé.⁵</p><p>Une étude réalisée sur des jumeaux en est une illustration particulièrement frappante&nbsp;: après huit semaines de régime végétalien, les marqueurs biologiques du vieillissement, qui reflètent l’état réel du vieillissement cellulaire et des organes, se sont améliorés. Les chercheurs ont observé des modifications de la méthylation de l’ADN indiquant un rajeunissement des processus biologiques, indépendamment du fait que les participants aient consommé moins de calories ou non.⁶</p><p>De nombreuses données collectées sur le long terme en Chine dressent le même tableau&nbsp;: une alimentation végétale de qualité est associée à un vieillissement en meilleure santé et à un risque moindre de maladies chroniques.⁷<sup> </sup>Les résultats de ces études corroborent ainsi exactement ce que beaucoup de personnes souhaitent pour leurs vieux jours&nbsp;: plus d’énergie, plus de mobilité et la garantie de rester autonome aussi longtemps que possible.</p><h4 class="text-align-justify western" style="margin-bottom:0.28cm;margin-top:0cm;">&nbsp;</h4><h4 class="text-align-justify western" style="margin-bottom:0.28cm;margin-top:0cm;">Conclusion&nbsp;: manger végétal, rester actif</h4><p>Manger végétal et vieillir en bonne santé ne sont pas mutuellement exclusifs. L’important n’est pas de consommer des aliments d’origine animale, mais de fournir au corps suffisamment de calories, de protéines et de nutriments. En adoptant une alimentation végétale variée et bien menée, il est tout à fait possible de subvenir à tous ses besoins et de créer ainsi les meilleures conditions pour rester en forme, actif et autonome le plus longtemps possible.</p><p>Le fait que certains médias prétendent le contraire montre bien que ceux-ci préfèrent verser dans le sensationnalisme plutôt que de relayer les résultats factuels de la recherche.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Plus d'informations</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/alimentation-vegetale-diminue-risque-maladies" target="_blank">L'alimentation végétale diminue le risque de maladies</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/proteines-vegetales?language=fr" target="_blank">Les protéines dans l'alimentation végétale</a></li></ul><p>&nbsp;</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li><p style="line-height:100%;margin-bottom:0.42cm;margin-left:1.27cm;text-indent:-1.27cm;">Li Y, Wang K, Lv Y, Jigeer G, Huang Y, Shen X, Shi X, Gao X, 2026. Vegetarian diet and likelihood of becoming centenarians in Chinese adults aged 80 y or older: a nested case-control study. The American Journal of Clinical Nutrition, 123 (2), 101136. <a href="https://doi.org/10.1016/j.ajcnut.2025.101136">https://doi.org/10.1016/j.ajcnut.2025.101136</a></p></li><li><p style="line-height:100%;margin-bottom:0.42cm;margin-left:1.27cm;text-indent:-1.27cm;">Campbell WW, Deutz NEP, Volpi E, Apovian CM, 2023. Nutritional Interventions: Dietary Protein Needs and Influences on Skeletal Muscle of Older Adults. The Journals of Gerontology: Series A, 78 (Supplement_1), 67–72. <a href="https://doi.org/10.1093/gerona/glad038">https://doi.org/10.1093/gerona/glad038</a></p></li><li><p style="line-height:100%;margin-bottom:0.42cm;margin-left:1.27cm;text-indent:-1.27cm;">Berrazaga I, Micard V, Gueugneau M, Walrand S, 2019. The Role of the Anabolic Properties of Plant- versus Animal-Based Protein Sources in Supporting Muscle Mass Maintenance: A Critical Review. Nutrients, 11 (8), 1825. <a href="https://doi.org/10.3390/nu11081825">https://doi.org/10.3390/nu11081825</a></p></li><li><p style="line-height:100%;margin-bottom:0.42cm;margin-left:1.27cm;text-indent:-1.27cm;">Döschner L, Schulze K, Göger L, Bosy-Westphal A, Krüger N, Franz K, Müller-Werdan U, Herpich C, Norman K, 2024. Effects of a Short-Term Vegan Challenge in Older Adults on Metabolic and Inflammatory Parameters-A Randomized Controlled Crossover Study. Molecular Nutrition &amp; Food Research, 68 (4), e2300623. <a href="https://doi.org/10.1002/mnfr.202300623">https://doi.org/10.1002/mnfr.202300623</a></p></li><li><p style="line-height:100%;margin-bottom:0.42cm;margin-left:1.27cm;text-indent:-1.27cm;">Ardisson Korat AV, Shea MK, Jacques PF, Sebastiani P, Wang M, Eliassen AH, Willett WC, Sun Q, 2024. Dietary protein intake in midlife in relation to healthy aging - results from the prospective Nurses’ Health Study cohort. The American Journal of Clinical Nutrition, 119 (2), 271–282. <a href="https://doi.org/10.1016/j.ajcnut.2023.11.010">https://doi.org/10.1016/j.ajcnut.2023.11.010</a></p></li><li><p style="line-height:100%;margin-bottom:0.42cm;margin-left:1.27cm;text-indent:-1.27cm;">Dwaraka VB, Aronica L, Carreras-Gallo N, Robinson JL, Hennings T, Carter MM, Corley MJ, Lin A, Turner L, Smith R, et al., 2024. Unveiling the epigenetic impact of vegan vs. omnivorous diets on aging: insights from the Twins Nutrition Study (TwiNS). BMC Medicine, 22 (1), 301. <a href="https://doi.org/10.1186/s12916-024-03513-w">https://doi.org/10.1186/s12916-024-03513-w</a></p></li><li><p style="line-height:100%;margin-bottom:0.42cm;margin-left:1.27cm;text-indent:-1.27cm;">Jigeer G, Wang K, Lv Y, Tucker KL, Shen X, Chen F, Sun L, Shi X, Li Y, Gao X, 2025. Vegetarian diet and healthy aging among Chinese older adults: a prospective study. npj Aging, 11 (1), 25. <a href="https://doi.org/10.1038/s41514-025-00213-4">https://doi.org/10.1038/s41514-025-00213-4</a></p></li></ol></div></div> Tue, 28 Apr 2026 14:22:37 +0000 Joelle 4191 at https://www.swissveg.ch Fibermaxxing: Social Media Hype oder sinnvoller Trend? https://www.swissveg.ch/de/fibermaxxing?language=it <span>Fibermaxxing : simple effet de mode ou tendance pertinente ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=it" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>5. mars 2026 - 11:36</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Une nouvelle tendance alimentaire est en vogue sur les réseaux sociaux&nbsp;: le «&nbsp;fibermaxxing&nbsp;». Celle-ci consiste à augmenter délibérément la part de fibres dans son alimentation afin d’améliorer sa santé. Elle promet une meilleure digestion, une diminution de la sensation de faim et un renforcement du système immunitaire. Mais cette tendance a-t-elle vraiment du sens&nbsp;? Nous nous sommes penchés sur la question.</p><p style="font-style:normal;font-variant:normal;font-weight:normal;letter-spacing:normal;line-height:0.64cm;margin-bottom:0.26cm;orphans:2;widows:2;"><font style="font-size:13pt;" color="#000000" face="Open Sans, sans-serif" size="4">Les effets positifs des fibres alimentaires sur notre santé sont scientifiquement prouvés depuis longtemps. Néanmoins, jusqu’à présent, ce sujet n’a souvent été évoqué que de manière marginale, l’attention s’étant principalement portée sur l’engouement pour les protéines. Mais les choses sont en train de changer&nbsp;: la génération Z a découvert les fibres alimentaires et en a fait un véritable buzz sur TikTok et Instagram, où l’on peut désormais trouver de nombreuses vidéos expliquant comment améliorer son apport en fibres alimentaires. En plus de faciliter la digestion, celles-ci aideraient à réguler la glycémie, à perdre du poids et à avoir une peau éclatante. Certains vont même jusqu’à les qualifier d’«&nbsp;Ozempic naturel&nbsp;». L’industrie du bien-être surfe elle aussi sur cette tendance en proposant une multitude de compléments alimentaires destinés à maximiser l’apport en fibres alimentaires. L’offre s’étend des comprimés aux gels en passant par les «&nbsp;limonades enrichies en fibres&nbsp;». Aujourd’hui, on peut même trouver des édulcorants enrichis en fibres alimentaires.&nbsp;</font></p><h4>Diversité végétale</h4><p>Les fibres alimentaires sont exclusivement présentes dans les aliments d’origine végétale. Il s’agit de composants végétaux non digestibles qui ne peuvent pas être décomposés par le système enzymatique humain. Diverses études montrent qu’un apport accru en fibres alimentaires a de nombreux effets positifs sur la santé. Parmi eux, on peut citer la prévention du diabète de type&nbsp;2 et la réduction du «&nbsp;mauvais&nbsp;» cholestérol LDL, ce qui permet de minimiser le risque de maladies coronariennes. La consommation de produits à base de céréales complètes en particulier est associée à des effets positifs, notamment la prévention de l'hypertension artérielle.&nbsp;&nbsp;<br>Les fibres alimentaires sont constituées de sucres complexes à longue chaîne et peuvent être classées en deux catégories&nbsp;: les fibres solubles et insolubles. Toutes deux ont des fonctions et des effets différents dans l’organisme.&nbsp;</p><h6>Fibres alimentaires solubles</h6><p>Les fibres alimentaires solubles dans l’eau comprennent notamment la pectine, l'amidon résistant, l’inuline et l’oligofructose. On les trouve par exemple dans les flocons d’avoine, les pommes, les haricots, les pois ou les avocats. Les fibres alimentaires solubles sont métabolisées dans le côlon et forment une consistance gélatineuse en combinaison avec l’eau. Elles servent de base alimentaire aux «&nbsp;bonnes&nbsp;» bactéries intestinales, favorisent le bon fonctionnement de la digestion, peuvent avoir une influence positive sur le taux de cholestérol et ralentissent la digestion des glucides.&nbsp;</p><h6>Fibres alimentaires insolubles</h6><p>Les fibres alimentaires insolubles sont la cellulose, l’hémicellulose et la lignine. On les trouve par exemple dans les céréales complètes, le son de blé et les graines de lin. Les fibres alimentaires insolubles gonflent fortement au contact de l’eau et augmentent ainsi le volume des selles, ce qui entraîne un renforcement du péristaltisme intestinal et un raccourcissement du temps de transit dans le côlon.&nbsp;</p><h4>Dans quelle mesure le fibermaxxing est-il judicieux&nbsp;?&nbsp;</h4><p>La Société Suisse de Nutrition (SSN) recommande aux adultes un apport quotidien de 30 grammes de fibres alimentaires. Cependant, à l’heure actuelle, une grande partie de la population suisse n’atteint pas cette quantité recommandée. À titre de comparaison, on estime que nos ancêtres en consommaient environ 100&nbsp;grammes par jour. Il est donc tout à fait judicieux pour de nombreuses personnes d’augmenter leur apport en fibres, à condition toutefois de le faire de manière progressive et modérée, idéalement sur plusieurs semaines. Il est également important de boire suffisamment afin de prévenir les troubles digestifs. En effet, un apport très soudain et élevé en fibres alimentaires peut entraîner des flatulences, des ballonnements ou des diarrhées. En cas de problèmes digestifs persistants, de symptôme du côlon irritable ou de constipation fréquente, il est recommandé de consulter un nutritionniste pour obtenir des conseils personnalisés.&nbsp;</p><h4>Privilégier les aliments naturels&nbsp;</h4><p>Les fibres alimentaires doivent provenir principalement d’aliments végétaux. Le cas échéant, les produits enrichis peuvent servir de complément, mais ils ne constituent pas une source principale. De fait, l’utilité de ces produits peut être remise en question, car les aliments végétaux naturels contiennent suffisamment de fibres alimentaires. Et plus important encore&nbsp;: les différents aliments contiennent également différents types de fibres alimentaires, ce qui n’est souvent pas le cas des produits enrichis. Une grande partie d’entre eux sont enrichis uniquement en inuline. On peut aussi y trouver des fibres de tapioca, d’acacia et de maïs. La forte concentration de fibres alimentaires dans les aliments enrichis peut également inciter les consommatrices et les consommateurs à privilégier ce type de produits au détriment d’une alimentation variée, les privant ainsi des autres avantages d’une alimentation végétale riche en fibres. De plus, les aliments dits fonctionnels, tels que les «&nbsp;limonades riches en fibres&nbsp;», contiennent généralement des sucres et/ou des édulcorants ajoutés et ne sont donc pas «&nbsp;plus sains&nbsp;» que les boissons gazeuses classiques. La meilleure stratégie reste donc d’adopter une alimentation végétale variée, comprenant suffisamment de produits à base de céréales complètes, de légumineuses, de fruits et de légumes.&nbsp; &nbsp;</p><h4>Pas de solution miracle&nbsp;</h4><p>Il est important de ne pas attendre de miracles du fibermaxxing. Certes, les personnes qui, jusqu’à présent, consommaient trop peu de fibres alimentaires, peuvent en tirer des bénéfices. Mais celles qui en absorbent déjà suffisamment ne verront pas d’améliorations notables en augmentant encore leur consommation. Chez les enfants et les adolescents en particulier, il faut également veiller à un apport calorique suffisant, qui pourrait être entravé par la forte sensation de satiété apportée par les fibres. C’est pourquoi les recommandations qui leur sont destinées sont différentes de celles des adultes&nbsp;: 10&nbsp;g / 1000&nbsp;kcal pour les enfants contre 16&nbsp;g pour les femmes et 12,5&nbsp;g pour les hommes.</p><h4>Le saviez-vous&nbsp;?&nbsp;</h4><p>Les fabricants qui mentionnent les fibres alimentaires sur l’emballage de leurs produits doivent indiquer la teneur exacte en fibres alimentaires dans le tableau nutritionnel. Si la mention «&nbsp;source de fibres&nbsp;» est utilisée, le produit doit contenir au moins 3&nbsp;g de fibres alimentaires pour 100&nbsp;g ou 1,5&nbsp;g pour 100&nbsp;kilocalories (kcal). La mention «&nbsp;teneur élevée en fibres&nbsp;» nécessite au moins 6&nbsp;g de fibres alimentaires pour 100&nbsp;g ou 3&nbsp;g pour 100&nbsp;kcal.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Plus d'informations</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/alimentation_equilibre?language=fr">Alimentation équilibrée</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/nutriment?language=fr">Nutriments</a></li></ul></div> Thu, 05 Mar 2026 07:00:00 +0000 Sarah 4185 at https://www.swissveg.ch Frühlingssession 2026 https://www.swissveg.ch/de/fruehlingssession-2026?language=it <span>Session de printemps 2026</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=it" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>4. mars 2026 - 15:02</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung"><span style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);color:rgb(68, 68, 68);display:inline !important;float:none;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;font-size:22px;font-style:normal;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">La session parlementaire de printemps a eu lieu du 2 au 20 mars 2026. Dans cet article, vous trouverez un aperçu des objets importants en lien avec nos activités.</span></p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20253231" target="_blank">25.3231 Motion :</a> Adapter les prescriptions du programme SRPA dans l'intérêt de l'environnement et du bien-être des animaux</h2><p>(Mardi 10 mars 2026, de 8h00 à 13h00.) Les prescriptions du <a href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2013/765/fr#art_75" target="_blank">programme SRPA</a> (« Sorties régulières en plein air ») doivent être assouplies. Les sorties obligatoires dans un pâturage ou un enclos extérieur doivent pouvoir être compensées par des sorties dans des « aires d'exercice intérieures », à condition qu'une partie du local de stabulation soit à ciel ouvert. <br />Le Conseil fédéral rejette cette motion. Le Conseil des États l'a acceptée. C'est à présent au tour du Conseil national de se prononcer. <br />La même motion a également été déposée au Conseil national : <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20253228" target="_blank">25.3228</a>.</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">10.03.2026 : La motion a été acceptée par le Conseil national (avec des modifications).</em><a href="https://stopfleber-initiative.ch" target="_blank"><img src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Logos/Stopfleberinitiative.webp" alt="Logo Stopfleber-Initiative" width="21.7%" class="align-right" /></a></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20240089" target="_blank">24.089 Initiative populaire :</a> Oui à l’interdiction d’importer du foie gras (<a href="https://initiative-foie-gras.ch/" target="_blank">initiative foie gras</a>)</h2><p>Et : <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20250404" target="_blank">Contre-projet indirect à l’initiative foie gras</a></p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">18.03.2026 : Le Conseil national a rejeté l'initiative et a adopté un contre-projet moins ambitieux.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20253212" target="_blank">25.3212 Postulat :</a> Pyramide alimentaire. Méthodes scientifiques de substitution</h2><p>Le Conseil fédéral est chargé d’évaluer, dans un rapport, différentes approches scientifiques qui pourraient être utilisées à la place de la pyramide alimentaire pour la présentation des recommandations nutritionnelles de la Confédération. Indirectement, l'auteur de la motion souhaite également remettre davantage la viande au centre des recommandations.</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">12.03.2026 : Le Conseil national a accepté le postulat.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20253421" target="_blank">25.3421 Motion : </a>Fixer des valeurs limites pertinentes pour les PFAS en tenant compte des conséquences pour l'agriculture et les distributeurs d'eau et introduire des mesures de soutien à l'agriculture</h2><p>Cette motion vise à autoriser le mélange de viande (et d'autres produits d'origine animale) fortement contaminée par des PFAS avec de la viande non contaminée afin de rester dans les valeurs limites. L'objectif est de permettre la mise en vente de produits d'origine animale fortement contaminés.</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">05.03.2026 : La motion a été acceptée par le Conseil des États. Elle avait déjà été acceptée par le Conseil national le 09.09.2025.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20243030" target="_blank">24.3030 Postulat : </a>Animaux de rente et prescriptions de protection incendie</h2><p>Des animaux périssent régulièrement dans des incendies qui ravagent des étables. C'est pourquoi il est nécessaire d'améliorer les prescriptions en matière de protection contre les incendies. Le Conseil fédéral estime qu'il appartient aux cantons d'édicter les prescriptions correspondantes et rejette donc le postulat.</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">18.03.26 : Le postulat a été retiré.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20243177" target="_blank">24.3177 Motion :</a> Préserver les districts francs et les protéger des dommages excessifs</h2><p>La motion vise à ce qu'il soit plus facile pour les chasseurs amateurs d'abattre du gibier dans les zones de chasse interdite lorsque  cela est « nécessaire ».</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">19.3.26 : La motion a été retirée.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20254464" target="_blank">25.4464 Motion :</a> Introduction d'une base légale réglant le tir des loups dès que leur nombre dépasse un certain seuil</h2><p>Le Conseil fédéral est chargé d'adopter les bases légales nécessaires pour permettre le tir de loups isolés ou de meutes lorsque leur population atteint un nombre prédéfini.</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">19.03.26 : Le Conseil des États a accepté la motion.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20254486" target="_blank">25.4486 Interpellation :</a> La concurrence alimentaire existe-t-elle chez les insectes pollinisateurs ?</h2><p>La valorisation unilatérale de l'<a href="https://www.swissveg.ch/fr/miel">abeille mellifère (en tant qu'animal de rente)</a> peut avoir des répercussions sur la biodiversité. L'interpellation demande une analyse précise des effets de la population d'abeilles mellifères sur les abeilles sauvages et les autres insectes pollinisateurs.</p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20223809" target="_blank">22.3809 Motion :</a> Déclaration obligatoire et restrictions douanières pour la viande issue de transports d'animaux de plusieurs jours en provenance de l'étranger</h2><p>Les transports de plusieurs jours sont très stressants pour les animaux. Dans un pays aussi petit que la Suisse, ce type de transport d'animaux vivants n'existe pas. Cependant, la viande importée peut en être issue. C'est pourquoi la motion demande l'introduction d'une obligation de déclaration et de restrictions douanières.</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">05.03.2026 : La motion a été acceptée.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20250067" target="_blank">25.067 Initiative populaire :</a> Pour une alimentation sûre – grâce au renforcement de la production indigène durable, à davantage de denrées alimentaires végétales et à une eau potable propre (<a href="https://initiative-fuer-eine-sichere-ernaehrung.ch/fr" target="_blank">initiative sur l’alimentation</a>)</h2><p><img src="https://cdn.prod.website-files.com/676947a594360f4b4c9dda70/67ae4d3af3fc1a49eff08dbc_logo-rot_fr.png" /></p><p>Après le rejet de l'initiative et d'une éventuelle contre-proposition par tous les groupes parlementaires du Conseil national le 17 décembre 2025, le Conseil des États en débattra le 17 mars 2026.</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">Lors du vote final du Conseil national et du Conseil des États le 20 mars 2026, TOUS les conseillers nationaux et les conseillers aux États ont rejeté l'initiative.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20254424" target="_blank">25.4424 Interpellation :</a> Une raclette est une raclette !</h2><p>Agroscope a démontré l'année dernière qu'il était possible de fabriquer une <a href="https://www.agroscope.admin.ch/agroscope/fr/home/actualite/newsroom/2025/11-10_raclette_vegan.html" target="_blank">alternative à la raclette</a> à partir de sous-produits végétaux (dans ce cas, des tourteaux de tournesol). Cela n'a pas plu à tous les politiciens, d'où cette interpellation.</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">17.03.2026 : Suite à la réponse du Conseil fédéral, aucun débat n'a été demandé au Conseil des États.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20230302" target="_blank">23.302 Initiative déposée par un canton :</a> Préserver l'autosuffisance alimentaire de la Suisse en sucre</h2><p>Les cantons de <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20230302" target="_blank">Berne</a> et de <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20220322" target="_blank">Thurgovie</a> s'inquiètent de leur autosuffisance en sucre. Dans le Parlement actuel, cette initiative a malheureusement plus de chances d'aboutir que l'autosuffisance générale en denrées alimentaires et en eau potable (voir initiative sur l'alimentation). Est-ce parce que 3 kg de betteraves sucrières permettent de produire 1 kg de sucre et 2 kg de fourrage ?</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">17.03.26 : Le Conseil des États a classé cette initiative. C'est désormais au Conseil national de se pencher sur la question.</em></p><p> </p><p><strong>Plus d'informations</strong></p><ul><li><a style="background:transparent;box-sizing:border-box;color:rgb(0, 98, 67);cursor:pointer;text-decoration:none;" href="https://www.swissveg.ch/fr/sessions">Sessions</a></li><li><a style="background:transparent;box-sizing:border-box;color:rgb(0, 98, 67);cursor:pointer;text-decoration:none;" href="https://www.swissveg.ch/fr/session-ete-2026">Session d'été 2026</a></li><li><a style="background:transparent;box-sizing:border-box;color:rgb(0, 98, 67);cursor:pointer;text-decoration:none;" href="https://www.swissveg.ch/fr/session-hiver-2025">Session d'hiver 2025</a></li><li style="box-sizing:border-box;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;list-style:inherit;"><a style="background:transparent;box-sizing:border-box;color:rgb(0, 98, 67);cursor:pointer;text-decoration:none;" href="https://www.swissveg.ch/session-ete-2025">Session d'été 2025</a></li><li style="box-sizing:border-box;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;list-style:inherit;"><a style="background:transparent;box-sizing:border-box;color:rgb(169, 76, 97);cursor:pointer;outline:none !important;text-decoration:none;transition:0.35s;" href="https://www.swissveg.ch/session-extraordinaire-mai-2025">Session extraordinaire de mai 2025</a></li><li style="box-sizing:border-box;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;list-style:inherit;">Actualités sur la session en cours : <a style="background:transparent;box-sizing:border-box;color:rgb(0, 98, 67);cursor:pointer;text-decoration:none;" href="https://www.parlament.ch/de/ratsbetrieb/sessionen/aktuelle-session" target="_blank">parlament.ch</a></li></ul></div> Tue, 03 Mar 2026 13:26:08 +0000 Renato 4188 at https://www.swissveg.ch