Amandine's blog https://www.swissveg.ch/fr?language=en fr Internationaler Tag zur Abschaffung der Tierversuche: Wie viel hat sich wirklich verändert? https://www.swissveg.ch/de/stand-tierversuche?language=en <span>Journée mondiale des animaux dans les laboratoires : quelle est la situation en Suisse aujourd&#039;hui ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=en" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>21. avril 2026 - 10:28</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Le 24 avril est la Journée mondiale des animaux dans les laboratoires. Un événement qui met en lumière la souffrance des animaux et soulève une question importante : qu’en est-il de l’expérimentation animale en Suisse à l’heure actuelle et quelles sont les évolutions en cours ? Si les cinq dernières années ont été marquées par des débats politiques, l’adoption de nouvelles réglementations et un intérêt accru pour les méthodes alternatives, un changement de système radical se fait encore attendre.</p><h4>Rétrospective des dernières années</h4><p>En <strong>2021</strong>, l’initiative populaire visant à interdire l’expérimentation animale a donné lieu à un débat public intense. Cette année-là, 574 673 animaux ont été utilisés dans des expériences en Suisse ; à l’échelle européenne, environ 9,5 millions d’animaux ont souffert dans les laboratoires de l’UE et de Norvège.<sup>1</sup> La question des tests sur les animaux, qui n’était autrefois qu’un sujet marginal de la politique de recherche, est tout à coup devenue un enjeu sociétal majeur. Mais les grands espoirs de changement ne se sont toutefois pas concrétisés.</p><p>L’année <strong>2022 </strong>a abouti à une décision claire lors du vote sur l’initiative visant à interdire l’expérimentation animale : le projet a été largement rejeté, tandis que 585 991 animaux étaient utilisés à des fins expérimentales en Suisse – soit environ 2 % de plus que l’année précédente.<sup>1</sup> Ce résultat a constitué un revers cuisant pour de nombreuses organisations de protection des animaux. Pour les universités et les entreprises pharmaceutiques, il a démontré que les conditions-cadres existantes en matière d’expérimentation animale étaient approuvées sur le plan politique. Une question centrale subsistait toutefois : s’il existe déjà de nombreuses méthodes ne faisant pas appel à l’expérimentation animale, pourquoi ne sont-elles pas encouragées et utilisées de manière plus systématique ?</p><p>En <strong>2023</strong>, les chiffres ont continué à grimper. Le nombre d'animaux utilisés à des fins d’expérimentation en Suisse est passé à 595 305, soit environ 1,6 % de plus qu'en 2022. Plus de la moitié de ces animaux ont été soumis à des expériences éprouvantes (niveaux de gravité 1 à 3). En Europe aussi, les changements ont été lents.<sup>1</sup> Bien que les alternatives existantes soient régulièrement évoquées, les expériences classiques sur les animaux continuent de dominer dans la pratique. Fait particulièrement préoccupant, les contraintes imposées aux animaux de laboratoire ne diminue pas, mais augmente même dans certains domaines, comme la recherche sur le cancer et les expériences sur les maladies neurologiques et psychiques.</p><p> </p><figure role="group" class="align-center"><img alt="" data-entity-type="file" data-entity-uuid="157d9cf9-16ab-4e7c-a2a1-07a4b267710a" height="1749" src="/sites/swissveg.ch/files/2026-04/Grafiken_Versuchstiere_1_FR.png" width="52.82%" /><figcaption>Illustration 1 : Nombre total d’animaux de laboratoire utilisés (en vert) et euthanasiés (en rouge) en Suisse entre 2021 et 2024. Ces chiffres sont tirés des statistiques sur l’expérimentation animale de l’OFAG.</figcaption></figure><p> </p><p>L’année <strong>2024</strong> a elle aussi été marquée par une forte activité politique, mais n’a apporté que peu de soulagement aux animaux. De nouvelles réglementations ont été élaborées, des initiatives ont été poursuivies et l’appel en faveur de méthodes sans expérimentation animale s’est fait plus pressant.  Même si le nombre d’animaux de laboratoire utilisés en Suisse, qui se chiffrait à 522 636 en 2024, a baissé de 12 % par rapport à l’année précédente, 27 380 d’entre eux ont subi des expériences très contraignantes de niveau 3 (contre 26 390 en 2023).<sup>1</sup></p><p>L’année <strong>2025</strong> a marqué un tournant intéressant, mais contradictoire. Depuis février, de nouvelles dispositions légales relatives à l’expérimentation animale sont en vigueur en Suisse, qui imposent notamment des restrictions plus strictes à l’élevage et à la détention de lignées génétiques soumises à des contraintes. Dans le même temps, les chiffres disponibles jusqu’en 2024 montrent que l’expérimentation animale reste fermement ancrée dans le système et que les expériences particulièrement contraignantes ne disparaissent pas pour autant. C’est bien là tout le problème : une réglementation accrue n’équivaut pas à un abandon de la pratique. Il faudra attendre les statistiques sur l’expérimentation animale de 2025, que l’OFAG devrait publier à l’automne de cette année, pour voir si les nouvelles dispositions ont effectivement réduit la souffrance animale ou si elles ont surtout entraîné un alourdissement des formalités.</p><p> </p><figure role="group" class="align-center"><img alt="" data-entity-type="file" data-entity-uuid="818faf06-03a1-4231-9cc5-44767c6b4d0d" height="1467" src="/sites/swissveg.ch/files/2026-04/Grafiken_Versuchstiere_2_FR.png" width="52.74%" /><figcaption>Illustration 2 : Nombre d’animaux de laboratoire utilisés pour des expériences de niveau 3 (douleur intense, souffrance prolongée, angoisse grave ou atteinte importante au bien-être) entre 2021 et 2024 en Suisse. Ces chiffres sont tirés des statistiques sur l’expérimentation animale de l’OFAG.</figcaption></figure><h4> </h4><h4>Où en est la Suisse aujourd’hui ?</h4><p>Dans ce contexte, il est utile d’examiner de plus près la manière dont le système est concrètement organisé aujourd’hui. Les dernières évolutions de la législation suisse en matière d’expérimentation animale reposent sur une révision de l’ordonnance sur la protection des animaux et de l’ordonnance sur l’expérimentation animale, par lesquelles le Conseil fédéral entend notamment instaurer davantage de transparence concernant l’élevage, l’exploitation et la mise à mort des animaux de laboratoire. En Suisse, les expériences sur les animaux ne sont en principe autorisés que sous des conditions strictes : elles sont soumises à autorisation, les chercheuses et les chercheurs doivent prouver qu’il n’existe pas de méthodes alternatives appropriées (principe des 3R : Replace, Reduce, Refine), et ils doivent démontrer, après avoir pesé le pour et le contre, que les résultats attendus justifient la souffrance infligée aux animaux. À cela s’ajoutent des exigences concernant l’origine et la détention des animaux, la qualification du personnel et l’infrastructure des installations où sont élevés les animaux.</p><p>Avec la révision de la législation, qui entre progressivement en vigueur depuis 2025, ces exigences ont été encore renforcées : seul le nombre d’animaux nécessaires aux expériences autorisées peut être élevé, les lignées génétiques soumises à des contraintes nécessitent une autorisation correspondante, et les élevages d’animaux de laboratoire doivent désigner une ou un vétérinaire compétent. À partir de 2027, les instituts seront en outre tenus de déclarer non seulement les animaux utilisés, mais aussi ceux qui n’ont pas été utilisés, qui ont été cédés ou mis à mort. Sur le papier, la Suisse est ainsi dotée d’une législation particulièrement complète en ce qui concerne la protection des animaux et de statistiques détaillées dans le domaine de l’expérimentation animale.</p><p>Du point de vue de la fondation Tier im Recht (TIR), que nous avons consultée pour rédiger cet article, la réalité est toutefois bien différente. La directrice adjointe Vanessa Gerritsen souligne que si le nombre total d’animaux utilisés tend à diminuer, « l’augmentation des expériences animales modérément et fortement invasives (degrés de gravité 2 et 3) » est en revanche « frappante et alarmante ». Selon la fondation Tier im Recht, la procédure d’autorisation prétendument stricte est « à bien des égards une mascarade », la mise en balance des intérêts prévue par la loi n’étant souvent pas respectée dans la pratique. Les exigences formelles accrues de la Suisse sont en partie contournées, si bien que notre pays n’est pas plus avancé que les autres en matière de protection des animaux.</p><p>Tier im Recht porte également un regard critique sur la transparence et l’orientation stratégique de la Suisse. Certes, le pays peut présenter des chiffres très détaillés sur l’expérimentation animale, notamment sur les degrés de gravité et sur les animaux non utilisés dans les expériences. Mais dans le même temps, par rapport aux États membres de l’UE, la Suisse est à la traîne en matière de transparence sur les projets individuels : en effet, contrairement à ce qui est prévu dans l’UE, aucun résumé non technique des projets n’est publié. Tier im Recht juge la solution suisse, qui consiste à publier le titre du projet, l’espèce animale concernée et le degré de gravité sans fournir aucune explication sur le fond, comme « tout à fait insuffisante, opaque et peu conviviale » et considère qu’elle favorise unilatéralement les intérêts de la recherche et de l’économie. Alors que d’autres pays, comme le Royaume-Uni ou les Pays-Bas, ont formulé des plans de sortie clairs ou, du moins, des stratégies visant à réduire systématiquement l’expérimentation animale, la Suisse, selon Tier im Recht, mise fortement sur le principe des 3R sans toutefois prendre d’engagement politique clair en faveur de l’abandon de l’expérimentation animale.</p><p> </p><h4>Pourquoi fait-on des expériences sur les animaux ?  </h4><p>La plupart des expériences sur les animaux sont actuellement menées dans le cadre de la recherche fondamentale, par exemple pour vérifier des hypothèses scientifiques, prélever des cellules ou des organes, ou encore reproduire des organismes d’espèces différentes. Viennent ensuite l’application, le développement et le contrôle qualité, notamment lorsqu’il s'agit de tester de nouvelles thérapies et de nouveaux principes actifs. Le diagnostic des maladies, la formation et l’enseignement ainsi que la protection des animaux, des êtres humains et de l’environnement occupent une part nettement moindre, notamment dans le cadre de tests toxicologiques ou d’évaluations de sécurité. Enfin, la catégorie « Autres études » regroupe diverses recherches spéciales, telles que les essais alimentaires ou les contrôles d’hygiène dans les élevages d’animaux de laboratoire.<sup>1</sup></p><p> </p><figure role="group" class="align-center"><img alt="" data-entity-type="file" data-entity-uuid="dd62e9cd-cabf-42bc-b1c9-0c0c979dc5da" height="1619" src="/sites/swissveg.ch/files/2026-04/Grafiken_Versuchstiere_3_FR.png" width="52.48%" /><figcaption>Illustration 3 : Animaux utilisés par objectif d'expérimentation en Suisse entre 2021 et 2024. Ces chiffres sont tirés des statistiques sur l’expérimentation animale de l’OFAG.</figcaption></figure><h4> </h4><h4>Points critiques et éléments encourageants</h4><p>En substance, on constate que la souffrance des animaux est certes mieux documentée et gérée, mais qu’elle n’est guère réduite de manière significative.  L’expérimentation animale est souvent présentée comme inévitable, alors que les possibilités scientifiques ont considérablement évolué. Les systèmes « organ-on-a-chip » (plateformes à micro-puces sur lesquelles des cellules humaines sont disposées de manière à imiter les fonctions d’un organe), les cultures cellulaires complexes, les modèles assistés par ordinateur et d’autres méthodes sans recours aux animaux sont souvent évoqués, mais leur utilisation à grande échelle reste encore bien trop rare. Une étude récemment publiée montre de manière frappante à quel point les résultats des tests sur les animaux sont difficilement transposables à l’être humain : bien que les gènes de la souris et de l’être humain présentent une similitude d’environ 85 %, la correspondance fonctionnelle au niveau du génome est inférieure à 50 %, de sorte que même de petites différences, par exemple au niveau du système cardiovasculaire, de la peau, du tube digestif ou du système immunitaire, ont des conséquences importantes sur la fiabilité des prévisions. Ces différences biologiques contribuent à l’échec d'une grande partie des médicaments lors des essais cliniques ; selon les estimations, environ 90 à 92 % des candidats-médicaments ne sont pas autorisés à l’issue des essais cliniques, notamment parce que l’efficacité et la sécurité ne sont que partiellement prévisibles à partir des tests sur les animaux. À cela s'ajoutent des faiblesses méthodologiques telles qu’une documentation incomplète, l’absence d’essais en aveugle et des analyses statistiques insuffisantes, qui réduisent encore davantage la reproductibilité. Bon nombre de chercheuses et de chercheurs signalent en outre une distorsion des résultats des études en faveur des méthodes expérimentales sur les animaux, car les évaluatrices et les évaluateurs exigent souvent des données issues de l’expérimentation animale, même lorsque des alternatives modernes et sans cruauté fournissent déjà des résultats pertinents. Ces nouvelles méthodes d’approche (New Approach Methodologies, NAM) offrent non seulement une meilleure reproductibilité et une plus grande précision scientifique, mais aussi la possibilité de modéliser les processus pathologiques humains de manière plus ciblée et plus évolutive.<sup>2,3</sup></p><p> </p><h4>Structures existantes consolidées plutôt que remises en question</h4><p>À cela s’ajoute un deuxième point :  une grande partie de la volonté politique est consacrée à l’amélioration du système existant, plutôt qu’à la mise en place systématique d’alternatives. De meilleures conditions d’élevage, une réduction des contraintes ou des contrôles plus stricts constituent certes des avancées importantes, mais ne résoudront pas le problème de fond. Si l’on remet fondamentalement en cause l’expérimentation animale, que ce soit pour des raisons éthiques, scientifiques ou sanitaires, il est impératif de s’attaquer à ce point-là.</p><p> </p><h4>Un large débat s’est ouvert</h4><p>Malgré tout, il existe aussi de bonnes raisons d’être optimiste : le débat s'est élargi et, par rapport à il y a quelques années, les ONG, les scientifiques et une partie du monde politique évoquent aujourd’hui beaucoup plus souvent les méthodes sans expérimentation animale. Le grand public aussi s’intéresse davantage à la question et de plus en plus de personnes comprennent que le progrès scientifique ne doit pas nécessairement reposer sur la souffrance d’autres êtres vivants. La thématique a gagné du terrain, notamment pour les personnes qui attachent de l’importance au bien-être animal, à la durabilité et à une recherche responsable : l’expérimentation animale n’est désormais plus un sujet isolé, mais elle s’inscrit dans une question éthique plus large. Quel rôle les animaux doivent-ils jouer dans notre société ? Dans quelle mesure prônons-nous réellement la compassion, le principe de précaution et une science moderne fondée sur l’être humain ? La réponse ne se trouve pas uniquement dans les parlements ou les laboratoires, mais aussi dans le débat public et, très concrètement, dans notre quotidien – par exemple lorsque, dans les magasins, nous choisissons délibérément des produits non testés sur les animaux et certifiés véganes, par exemple par le V-Label.</p><p> </p><p> </p><p><strong>Plus d'informations :</strong></p><ul><li><a href="https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierversuche.html" target="_blank">OSAV – Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires</a></li><li><a href="https://www.aerzte-gegen-tierversuche.de/en/basic-infos/animal-free-research/alternatives" target="_blank">Alternatives à l'expérimentation animale – Doctors Against Animal Experiments</a> (page en anglais)</li><li><a href="https://nat-database.org/?" target="_blank">Base de données Non Animal Technologies (NAT)</a> (page en anglais)</li><li><a href="https://www.tierimrecht.org/en/library/" target="_blank">Base de données de la fondation Tier im Recht</a> (page en anglais, textes principalement en allemand)</li></ul><p><strong>Autres articles de blog concernant l'expérimentation animale :</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/abandon_experimentation_animale" target="_blank">Comment mettre un terme à l'expérimentation animale ?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/cosm%C3%A9tique" target="_blank">Que contiennent les produits cosmétiques ?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/initiative-experimentation-animale" target="_blank">Prise de position de Swissveg sur l'initiative populaire « Oui à l'interdiction de l'expérimentation animale et humaine »</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/session-automne-2025" target="_blank">Session d'automne 2025</a></li></ul></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li>Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires OSAV, 2026. Expérimentation animale. Consulté le 10.04.2026, <a href="https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierversuche.html">https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierversuche.html</a></li><li>Bailey LH Jarrod, 2025. Breaking down the barriers to animal-free research - Lauren Hope, Jarrod Bailey, 2025. Sage Journals. Consulté le 16.04.2026, <a href="https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/02611929251349465?icid=int.sj-abstract.similar-articles.1">https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/02611929251349465?icid=int.sj-abstract.similar-articles.1</a></li><li>Knight A, 2007. Systematic reviews of animal experiments demonstrate poor human clinical and toxicological utility. Alternatives to laboratory animals: ATLA, 35 (6), 641–659. Consulté le 16.04.2026, <a href="https://doi.org/10.1177/026119290703500610">https://doi.org/10.1177/026119290703500610</a></li></ol></div></div> Fri, 24 Apr 2026 11:32:57 +0000 Joelle 4193 at https://www.swissveg.ch Vegan und 100 werden – ein Widerspruch? https://www.swissveg.ch/de/altersstudie?language=en <span>Manger végétal et vivre centenaire, une contradiction ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=en" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>13. avril 2026 - 9:39</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Les gros titres du moment donnent l’impression que l’alimentation végétale est incompatible avec le fait de vieillir en bonne santé. Mais est-ce vraiment le cas&nbsp;? Ou bien tire-t-on de certaines études des conclusions qui vont au-delà de ce qu’elles indiquent réellement&nbsp;? En y regardant de plus près, on s’aperçoit rapidement que ce débat va bien au-delà de la question de savoir si la viande a sa place dans notre assiette. Dans cet article, nous corrigeons les malentendus, débunkons les vieux préjugés et examinons ce dont le corps a réellement besoin en vieillissant.</p><p>Ces dernières semaines, une question a été largement médiatisée&nbsp;: dans quelle mesure est-il réaliste de devenir centenaire – et quel rôle joue l’alimentation dans ce contexte&nbsp;? De nombreux articles prennent clairement position, laissant entendre que le végétalisme à un âge avancé constitue davantage un obstacle qu’un avantage et que nous devons miser sur les produits d’origine animale pour vieillir en bonne santé.</p><p>Cette affirmation s’appuie sur une étude portant sur plus de 5200&nbsp;adultes chinois âgés de &nbsp;ans et plus, qui ont été suivis pendant une période pouvant aller jusqu’à 20&nbsp;ans dans le cadre d’une cohorte à long terme, c’est-à-dire un groupe de personnes présentant des caractéristiques communes et faisant l’objet d'examens répétés sur de nombreuses années. L’étude a cherché à déterminer si les personnes végétaliennes ou végétariennes atteignaient moins souvent l’âge de 100&nbsp;ans que les personnes ayant une alimentation mixte. Résultat&nbsp;: parmi les participantes et les participants, les personnes végétariennes et surtout végétaliennes étaient moins susceptibles d’atteindre l’âge de 100&nbsp;ans. Certains médias ont présenté cette conclusion comme si l’étude démontrait que l’alimentation végétalienne empêchait globalement de vivre longtemps. Quelques articles sont même allés jusqu’à conseiller aux personnes âgées de mettre de côté leurs convictions idéologiques en matière d’alimentation.</p><p>L’idée sous-jacente est donc qu’il y aurait une contradiction entre l’alimentation végétale et le fait de vieillir en bonne santé. Or, l’étude elle-même est bien plus complexe et invite avant tout à une réflexion critique, et non à un rejet général de l’alimentation végétale chez les personnes âgées.</p><p>&nbsp;</p><h4 class="text-align-justify western" style="line-height:108%;margin-bottom:0.28cm;margin-top:0cm;orphans:2;widows:2;">L’étude à la loupe</h4><p>L’étude de Li et al. (2026)¹ montre certes un lien entre un régime végétarien ou végétalien et une probabilité moindre d’atteindre l’âge de 100&nbsp;ans, mais elle présente des faiblesses méthodologiques majeures qui sont à peine évoquées dans les médias&nbsp;:</p><ol><li><p style="orphans:2;widows:2;">L’étude repose sur ce qu’on appelle des données alimentaires rétrospectives : les participantes et les participants, âgés de plus de 80&nbsp;ans, ont été invités à rendre compte de leurs habitudes alimentaires a posteriori – une méthode dont la précision est par nature limitée. &nbsp;</p></li><li><p style="orphans:2;widows:2;">L’étude ne fournit aucune indication sur le degré de rigueur avec lequel le régime végétarien ou végétalien a été réellement suivi.&nbsp;</p></li><li><p style="orphans:2;widows:2;">L’effet négatif – à savoir la probabilité plus faible d’atteindre l'âge de 100&nbsp;ans – s’est surtout manifesté chez les personnes en sous-poids. Cela suggère que la cause réelle du problème pourrait être un apport insuffisant en énergie et en protéines ou encore des maladies préexistantes, et non le régime alimentaire en soi.</p></li></ol><p style="orphans:2;widows:2;">De plus, cette étude porte exclusivement sur les personnes très âgées en Chine, une population connue pour présenter un taux élevé d’insuffisance pondérale et une forte prévalence de maladies chroniques. Aucune analyse distincte n’a été menée concernant une alimentation végétalienne bien planifiée. La qualité de l’alimentation, qui peut être compromise par une composition alimentaire inappropriée, n’a pas non plus été prise en compte. Il convient également de noter que les personnes consommant du poisson, des œufs et des produits laitiers vivaient aussi longtemps que celles qui mangeaient de la viande. Ce n’est donc pas la viande en soi qui importe, mais un apport suffisant en protéines et en nutriments.</p><p style="orphans:2;widows:2;">&nbsp;</p><h4 class="text-align-justify western" style="margin-bottom:0.28cm;margin-top:0cm;">Pourquoi l’alimentation devient encore plus importante avec l’âge</h4><p>Avec l’âge, le corps change&nbsp;: le métabolisme de base diminue, l’appétit s’affaiblit et le corps perd peu à peu de la masse musculaire. Les os deviennent plus fragiles, la digestion ralentit et le risque de développer des maladies telles que le diabète de type 2 ou des maladies cardiovasculaires augmente. &nbsp;En outre, l’assimilation de certains nutriments n’est plus aussi efficace qu’auparavant&nbsp;: les besoins en protéines, en calcium, en vitamine&nbsp;D et en vitamine&nbsp;B12 restent élevés, voire augmentent, tandis que la sensation de faim et de soif diminue. Il est donc d’autant plus important d'adopter une alimentation la plus nutritive possible, même en petites portions.²</p><p>Les protéines en particulier jouent un rôle clé à cet égard. Elles aident à préserver la masse musculaire, à maintenir la mobilité et à rester en forme plus longtemps. Avec l’âge, le corps réagit moins bien aux protéines, ce qui rend les cellules musculaires en quelque sorte «&nbsp;sourdes&nbsp;» aux signaux de reconstruction. C’est pourquoi les personnes âgées ont globalement intérêt à augmenter légèrement leur apport en protéines, en veillant à le répartir de manière aussi régulière que possible tout au long de la journée.</p><p>C’est justement ce point qui alimente un préjugé très répandu&nbsp;: pour absorber suffisamment de protéines et de nutriments à un âge avancé, il faudrait impérativement consommer de la viande, du lait et des œufs. Cette idée reçue est fortement ancrée, et le battage médiatique sur les études relatives à l’espérance de vie ne font que la renforcer. Pourtant, elle est très réductrice. En effet, l’important n’est pas l’origine des nutriments, mais leur quantité et leur qualité. Les recherches actuelles montrent clairement que ces deux aspects sont parfaitement conciliables avec une alimentation végétalienne bien menée.</p><p class="text-align-justify" style="line-height:108%;margin-bottom:0.28cm;">&nbsp; <div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"></p><h3>Les protéines végétales sont-elles «&nbsp;incomplètes&nbsp;»&nbsp;?</h3><p>Ce préjugé a la vie dure&nbsp;: les protéines végétales seraient de moindre qualité ou «&nbsp;incomplètes&nbsp;». En réalité, ce n’est pas le cas.</p><p>Certes, considérés de manière isolée, de nombreux aliments végétaux ne présentent pas exactement la même composition en acides aminés que les produits d’origine animale. &nbsp;Mais en pratique, cela n’a guère d’importance. Lorsque l’on a une alimentation variée, on combine automatiquement différentes sources de protéines, ce qui permet d’obtenir un profil complet en acides aminés. Un exemple classique est l’association de légumineuses et de céréales, comme les lentilles avec du pain complet ou les haricots avec du riz. Les noix et les graines complètent également très bien les sources de protéines végétales. Certains aliments fournissent même à eux seuls tous les acides aminés essentiels&nbsp;: c’est notamment le cas du soja, du quinoa et de l’amarante.&nbsp;</p><p>En outre, la digestibilité des protéines végétales est souvent sous-estimée. Le soja présente une valeur biologique très élevée, tandis que les produits fermentés comme le tempeh sont particulièrement digestes. Le taux PDCAAS (une mesure de la qualité des protéines) est proche de 1,0 (soit 100&nbsp;%) pour le soja, et parfois même supérieur pour les produits fermentés comme le tempeh. &nbsp;Des méthodes de préparation simples telles que le trempage, la germination ou la cuisson douce permettent également d’améliorer encore la biodisponibilité et de rendre les protéines plus facilement assimilables. Si les fibres alimentaires ralentissent légèrement l’absorption des protéines, elles favorisent toutefois à long terme une flore intestinale saine, qui soutient à son tour l’assimilation des protéines.³</p></div><h4 class="text-align-justify western" style="margin-bottom:0.28cm;margin-top:0cm;">&nbsp;</h4><h4 class="text-align-justify western" style="margin-bottom:0.28cm;margin-top:0cm;">Ce que montre la recherche</h4><p>Une alimentation végétalienne bien planifiée est non seulement pertinente pour les jeunes, mais elle peut aussi s’avérer particulièrement bénéfique chez les personnes âgées. Les personnes qui suivent un régime végétalien apportent à leur organisme une grande variété de fibres alimentaires, de vitamines, de minéraux et de composés phytochimiques. Par ailleurs, de nombreuses personnes âgées tirent profit d’une alimentation légère, digeste et riche en nutriments.</p><p>Des études récentes montrent que ce type d’alimentation est non seulement possible à un âge avancé, mais qu'il présente également des avantages mesurables&nbsp;: après seulement 48&nbsp;heures d’alimentation végétale, la sensibilité à l’insuline, la glycémie et les triglycérides se sont améliorées chez les personnes de plus de 65 ans, tandis que les marqueurs inflammatoires, associés à un risque accru de maladies cardiovasculaires, ont nettement diminué.⁴</p><p>Les données de santé à long terme plaident elles aussi en faveur d’une alimentation végétale&nbsp;: dans diverses études, les femmes dont l’alimentation était riche en protéines végétales présentaient moins souvent des maladies chroniques telles que le cancer, le diabète de type&nbsp;2 ou les crises cardiaques, étaient en meilleure forme physique et faisaient plus souvent état d’une clarté mentale. À l’inverse, une consommation élevée de protéines animales peut augmenter les facteurs de croissance tels que l’IGF-1, qui sont associés à un risque accru de cancer. En plus d’être de haute qualité, les protéines végétales sont donc bénéfiques pour la santé.⁵</p><p>Une étude réalisée sur des jumeaux en est une illustration particulièrement frappante&nbsp;: après huit semaines de régime végétalien, les marqueurs biologiques du vieillissement, qui reflètent l’état réel du vieillissement cellulaire et des organes, se sont améliorés. Les chercheurs ont observé des modifications de la méthylation de l’ADN indiquant un rajeunissement des processus biologiques, indépendamment du fait que les participants aient consommé moins de calories ou non.⁶</p><p>De nombreuses données collectées sur le long terme en Chine dressent le même tableau&nbsp;: une alimentation végétale de qualité est associée à un vieillissement en meilleure santé et à un risque moindre de maladies chroniques.⁷<sup> </sup>Les résultats de ces études corroborent ainsi exactement ce que beaucoup de personnes souhaitent pour leurs vieux jours&nbsp;: plus d’énergie, plus de mobilité et la garantie de rester autonome aussi longtemps que possible.</p><h4 class="text-align-justify western" style="margin-bottom:0.28cm;margin-top:0cm;">&nbsp;</h4><h4 class="text-align-justify western" style="margin-bottom:0.28cm;margin-top:0cm;">Conclusion&nbsp;: manger végétal, rester actif</h4><p>Manger végétal et vieillir en bonne santé ne sont pas mutuellement exclusifs. L’important n’est pas de consommer des aliments d’origine animale, mais de fournir au corps suffisamment de calories, de protéines et de nutriments. En adoptant une alimentation végétale variée et bien menée, il est tout à fait possible de subvenir à tous ses besoins et de créer ainsi les meilleures conditions pour rester en forme, actif et autonome le plus longtemps possible.</p><p>Le fait que certains médias prétendent le contraire montre bien que ceux-ci préfèrent verser dans le sensationnalisme plutôt que de relayer les résultats factuels de la recherche.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Plus d'informations</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/alimentation-vegetale-diminue-risque-maladies" target="_blank">L'alimentation végétale diminue le risque de maladies</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/proteines-vegetales?language=fr" target="_blank">Les protéines dans l'alimentation végétale</a></li></ul><p>&nbsp;</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li><p style="line-height:100%;margin-bottom:0.42cm;margin-left:1.27cm;text-indent:-1.27cm;">Li Y, Wang K, Lv Y, Jigeer G, Huang Y, Shen X, Shi X, Gao X, 2026. Vegetarian diet and likelihood of becoming centenarians in Chinese adults aged 80 y or older: a nested case-control study. The American Journal of Clinical Nutrition, 123 (2), 101136. <a href="https://doi.org/10.1016/j.ajcnut.2025.101136">https://doi.org/10.1016/j.ajcnut.2025.101136</a></p></li><li><p style="line-height:100%;margin-bottom:0.42cm;margin-left:1.27cm;text-indent:-1.27cm;">Campbell WW, Deutz NEP, Volpi E, Apovian CM, 2023. Nutritional Interventions: Dietary Protein Needs and Influences on Skeletal Muscle of Older Adults. The Journals of Gerontology: Series A, 78 (Supplement_1), 67–72. <a href="https://doi.org/10.1093/gerona/glad038">https://doi.org/10.1093/gerona/glad038</a></p></li><li><p style="line-height:100%;margin-bottom:0.42cm;margin-left:1.27cm;text-indent:-1.27cm;">Berrazaga I, Micard V, Gueugneau M, Walrand S, 2019. The Role of the Anabolic Properties of Plant- versus Animal-Based Protein Sources in Supporting Muscle Mass Maintenance: A Critical Review. Nutrients, 11 (8), 1825. <a href="https://doi.org/10.3390/nu11081825">https://doi.org/10.3390/nu11081825</a></p></li><li><p style="line-height:100%;margin-bottom:0.42cm;margin-left:1.27cm;text-indent:-1.27cm;">Döschner L, Schulze K, Göger L, Bosy-Westphal A, Krüger N, Franz K, Müller-Werdan U, Herpich C, Norman K, 2024. Effects of a Short-Term Vegan Challenge in Older Adults on Metabolic and Inflammatory Parameters-A Randomized Controlled Crossover Study. Molecular Nutrition &amp; Food Research, 68 (4), e2300623. <a href="https://doi.org/10.1002/mnfr.202300623">https://doi.org/10.1002/mnfr.202300623</a></p></li><li><p style="line-height:100%;margin-bottom:0.42cm;margin-left:1.27cm;text-indent:-1.27cm;">Ardisson Korat AV, Shea MK, Jacques PF, Sebastiani P, Wang M, Eliassen AH, Willett WC, Sun Q, 2024. Dietary protein intake in midlife in relation to healthy aging - results from the prospective Nurses’ Health Study cohort. The American Journal of Clinical Nutrition, 119 (2), 271–282. <a href="https://doi.org/10.1016/j.ajcnut.2023.11.010">https://doi.org/10.1016/j.ajcnut.2023.11.010</a></p></li><li><p style="line-height:100%;margin-bottom:0.42cm;margin-left:1.27cm;text-indent:-1.27cm;">Dwaraka VB, Aronica L, Carreras-Gallo N, Robinson JL, Hennings T, Carter MM, Corley MJ, Lin A, Turner L, Smith R, et al., 2024. Unveiling the epigenetic impact of vegan vs. omnivorous diets on aging: insights from the Twins Nutrition Study (TwiNS). BMC Medicine, 22 (1), 301. <a href="https://doi.org/10.1186/s12916-024-03513-w">https://doi.org/10.1186/s12916-024-03513-w</a></p></li><li><p style="line-height:100%;margin-bottom:0.42cm;margin-left:1.27cm;text-indent:-1.27cm;">Jigeer G, Wang K, Lv Y, Tucker KL, Shen X, Chen F, Sun L, Shi X, Li Y, Gao X, 2025. Vegetarian diet and healthy aging among Chinese older adults: a prospective study. npj Aging, 11 (1), 25. <a href="https://doi.org/10.1038/s41514-025-00213-4">https://doi.org/10.1038/s41514-025-00213-4</a></p></li></ol></div></div> Tue, 28 Apr 2026 14:22:37 +0000 Joelle 4191 at https://www.swissveg.ch Fibermaxxing: Social Media Hype oder sinnvoller Trend? https://www.swissveg.ch/de/fibermaxxing?language=en <span>Fibermaxxing : simple effet de mode ou tendance pertinente ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=en" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>5. mars 2026 - 11:36</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Une nouvelle tendance alimentaire est en vogue sur les réseaux sociaux&nbsp;: le «&nbsp;fibermaxxing&nbsp;». Celle-ci consiste à augmenter délibérément la part de fibres dans son alimentation afin d’améliorer sa santé. Elle promet une meilleure digestion, une diminution de la sensation de faim et un renforcement du système immunitaire. Mais cette tendance a-t-elle vraiment du sens&nbsp;? Nous nous sommes penchés sur la question.</p><p style="font-style:normal;font-variant:normal;font-weight:normal;letter-spacing:normal;line-height:0.64cm;margin-bottom:0.26cm;orphans:2;widows:2;"><font style="font-size:13pt;" color="#000000" face="Open Sans, sans-serif" size="4">Les effets positifs des fibres alimentaires sur notre santé sont scientifiquement prouvés depuis longtemps. Néanmoins, jusqu’à présent, ce sujet n’a souvent été évoqué que de manière marginale, l’attention s’étant principalement portée sur l’engouement pour les protéines. Mais les choses sont en train de changer&nbsp;: la génération Z a découvert les fibres alimentaires et en a fait un véritable buzz sur TikTok et Instagram, où l’on peut désormais trouver de nombreuses vidéos expliquant comment améliorer son apport en fibres alimentaires. En plus de faciliter la digestion, celles-ci aideraient à réguler la glycémie, à perdre du poids et à avoir une peau éclatante. Certains vont même jusqu’à les qualifier d’«&nbsp;Ozempic naturel&nbsp;». L’industrie du bien-être surfe elle aussi sur cette tendance en proposant une multitude de compléments alimentaires destinés à maximiser l’apport en fibres alimentaires. L’offre s’étend des comprimés aux gels en passant par les «&nbsp;limonades enrichies en fibres&nbsp;». Aujourd’hui, on peut même trouver des édulcorants enrichis en fibres alimentaires.&nbsp;</font></p><h4>Diversité végétale</h4><p>Les fibres alimentaires sont exclusivement présentes dans les aliments d’origine végétale. Il s’agit de composants végétaux non digestibles qui ne peuvent pas être décomposés par le système enzymatique humain. Diverses études montrent qu’un apport accru en fibres alimentaires a de nombreux effets positifs sur la santé. Parmi eux, on peut citer la prévention du diabète de type&nbsp;2 et la réduction du «&nbsp;mauvais&nbsp;» cholestérol LDL, ce qui permet de minimiser le risque de maladies coronariennes. La consommation de produits à base de céréales complètes en particulier est associée à des effets positifs, notamment la prévention de l'hypertension artérielle.&nbsp;&nbsp;<br>Les fibres alimentaires sont constituées de sucres complexes à longue chaîne et peuvent être classées en deux catégories&nbsp;: les fibres solubles et insolubles. Toutes deux ont des fonctions et des effets différents dans l’organisme.&nbsp;</p><h6>Fibres alimentaires solubles</h6><p>Les fibres alimentaires solubles dans l’eau comprennent notamment la pectine, l'amidon résistant, l’inuline et l’oligofructose. On les trouve par exemple dans les flocons d’avoine, les pommes, les haricots, les pois ou les avocats. Les fibres alimentaires solubles sont métabolisées dans le côlon et forment une consistance gélatineuse en combinaison avec l’eau. Elles servent de base alimentaire aux «&nbsp;bonnes&nbsp;» bactéries intestinales, favorisent le bon fonctionnement de la digestion, peuvent avoir une influence positive sur le taux de cholestérol et ralentissent la digestion des glucides.&nbsp;</p><h6>Fibres alimentaires insolubles</h6><p>Les fibres alimentaires insolubles sont la cellulose, l’hémicellulose et la lignine. On les trouve par exemple dans les céréales complètes, le son de blé et les graines de lin. Les fibres alimentaires insolubles gonflent fortement au contact de l’eau et augmentent ainsi le volume des selles, ce qui entraîne un renforcement du péristaltisme intestinal et un raccourcissement du temps de transit dans le côlon.&nbsp;</p><h4>Dans quelle mesure le fibermaxxing est-il judicieux&nbsp;?&nbsp;</h4><p>La Société Suisse de Nutrition (SSN) recommande aux adultes un apport quotidien de 30 grammes de fibres alimentaires. Cependant, à l’heure actuelle, une grande partie de la population suisse n’atteint pas cette quantité recommandée. À titre de comparaison, on estime que nos ancêtres en consommaient environ 100&nbsp;grammes par jour. Il est donc tout à fait judicieux pour de nombreuses personnes d’augmenter leur apport en fibres, à condition toutefois de le faire de manière progressive et modérée, idéalement sur plusieurs semaines. Il est également important de boire suffisamment afin de prévenir les troubles digestifs. En effet, un apport très soudain et élevé en fibres alimentaires peut entraîner des flatulences, des ballonnements ou des diarrhées. En cas de problèmes digestifs persistants, de symptôme du côlon irritable ou de constipation fréquente, il est recommandé de consulter un nutritionniste pour obtenir des conseils personnalisés.&nbsp;</p><h4>Privilégier les aliments naturels&nbsp;</h4><p>Les fibres alimentaires doivent provenir principalement d’aliments végétaux. Le cas échéant, les produits enrichis peuvent servir de complément, mais ils ne constituent pas une source principale. De fait, l’utilité de ces produits peut être remise en question, car les aliments végétaux naturels contiennent suffisamment de fibres alimentaires. Et plus important encore&nbsp;: les différents aliments contiennent également différents types de fibres alimentaires, ce qui n’est souvent pas le cas des produits enrichis. Une grande partie d’entre eux sont enrichis uniquement en inuline. On peut aussi y trouver des fibres de tapioca, d’acacia et de maïs. La forte concentration de fibres alimentaires dans les aliments enrichis peut également inciter les consommatrices et les consommateurs à privilégier ce type de produits au détriment d’une alimentation variée, les privant ainsi des autres avantages d’une alimentation végétale riche en fibres. De plus, les aliments dits fonctionnels, tels que les «&nbsp;limonades riches en fibres&nbsp;», contiennent généralement des sucres et/ou des édulcorants ajoutés et ne sont donc pas «&nbsp;plus sains&nbsp;» que les boissons gazeuses classiques. La meilleure stratégie reste donc d’adopter une alimentation végétale variée, comprenant suffisamment de produits à base de céréales complètes, de légumineuses, de fruits et de légumes.&nbsp; &nbsp;</p><h4>Pas de solution miracle&nbsp;</h4><p>Il est important de ne pas attendre de miracles du fibermaxxing. Certes, les personnes qui, jusqu’à présent, consommaient trop peu de fibres alimentaires, peuvent en tirer des bénéfices. Mais celles qui en absorbent déjà suffisamment ne verront pas d’améliorations notables en augmentant encore leur consommation. Chez les enfants et les adolescents en particulier, il faut également veiller à un apport calorique suffisant, qui pourrait être entravé par la forte sensation de satiété apportée par les fibres. C’est pourquoi les recommandations qui leur sont destinées sont différentes de celles des adultes&nbsp;: 10&nbsp;g / 1000&nbsp;kcal pour les enfants contre 16&nbsp;g pour les femmes et 12,5&nbsp;g pour les hommes.</p><h4>Le saviez-vous&nbsp;?&nbsp;</h4><p>Les fabricants qui mentionnent les fibres alimentaires sur l’emballage de leurs produits doivent indiquer la teneur exacte en fibres alimentaires dans le tableau nutritionnel. Si la mention «&nbsp;source de fibres&nbsp;» est utilisée, le produit doit contenir au moins 3&nbsp;g de fibres alimentaires pour 100&nbsp;g ou 1,5&nbsp;g pour 100&nbsp;kilocalories (kcal). La mention «&nbsp;teneur élevée en fibres&nbsp;» nécessite au moins 6&nbsp;g de fibres alimentaires pour 100&nbsp;g ou 3&nbsp;g pour 100&nbsp;kcal.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Plus d'informations</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/alimentation_equilibre?language=fr">Alimentation équilibrée</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/nutriment?language=fr">Nutriments</a></li></ul></div> Thu, 05 Mar 2026 07:00:00 +0000 Sarah 4185 at https://www.swissveg.ch Frühlingssession 2026 https://www.swissveg.ch/de/fruehlingssession-2026?language=en <span>Session de printemps 2026</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=en" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>4. mars 2026 - 15:02</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung"><span style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);color:rgb(68, 68, 68);display:inline !important;float:none;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;font-size:22px;font-style:normal;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">La session parlementaire de printemps a eu lieu du 2 au 20 mars 2026. Dans cet article, vous trouverez un aperçu des objets importants en lien avec nos activités.</span></p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20253231" target="_blank">25.3231 Motion :</a> Adapter les prescriptions du programme SRPA dans l'intérêt de l'environnement et du bien-être des animaux</h2><p>(Mardi 10 mars 2026, de 8h00 à 13h00.) Les prescriptions du <a href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2013/765/fr#art_75" target="_blank">programme SRPA</a> (« Sorties régulières en plein air ») doivent être assouplies. Les sorties obligatoires dans un pâturage ou un enclos extérieur doivent pouvoir être compensées par des sorties dans des « aires d'exercice intérieures », à condition qu'une partie du local de stabulation soit à ciel ouvert. <br />Le Conseil fédéral rejette cette motion. Le Conseil des États l'a acceptée. C'est à présent au tour du Conseil national de se prononcer. <br />La même motion a également été déposée au Conseil national : <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20253228" target="_blank">25.3228</a>.</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">10.03.2026 : La motion a été acceptée par le Conseil national (avec des modifications).</em><a href="https://stopfleber-initiative.ch" target="_blank"><img src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Logos/Stopfleberinitiative.webp" alt="Logo Stopfleber-Initiative" width="21.7%" class="align-right" /></a></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20240089" target="_blank">24.089 Initiative populaire :</a> Oui à l’interdiction d’importer du foie gras (<a href="https://initiative-foie-gras.ch/" target="_blank">initiative foie gras</a>)</h2><p>Et : <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20250404" target="_blank">Contre-projet indirect à l’initiative foie gras</a></p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">18.03.2026 : Le Conseil national a rejeté l'initiative et a adopté un contre-projet moins ambitieux.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20253212" target="_blank">25.3212 Postulat :</a> Pyramide alimentaire. Méthodes scientifiques de substitution</h2><p>Le Conseil fédéral est chargé d’évaluer, dans un rapport, différentes approches scientifiques qui pourraient être utilisées à la place de la pyramide alimentaire pour la présentation des recommandations nutritionnelles de la Confédération. Indirectement, l'auteur de la motion souhaite également remettre davantage la viande au centre des recommandations.</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">12.03.2026 : Le Conseil national a accepté le postulat.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20253421" target="_blank">25.3421 Motion : </a>Fixer des valeurs limites pertinentes pour les PFAS en tenant compte des conséquences pour l'agriculture et les distributeurs d'eau et introduire des mesures de soutien à l'agriculture</h2><p>Cette motion vise à autoriser le mélange de viande (et d'autres produits d'origine animale) fortement contaminée par des PFAS avec de la viande non contaminée afin de rester dans les valeurs limites. L'objectif est de permettre la mise en vente de produits d'origine animale fortement contaminés.</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">05.03.2026 : La motion a été acceptée par le Conseil des États. Elle avait déjà été acceptée par le Conseil national le 09.09.2025.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20243030" target="_blank">24.3030 Postulat : </a>Animaux de rente et prescriptions de protection incendie</h2><p>Des animaux périssent régulièrement dans des incendies qui ravagent des étables. C'est pourquoi il est nécessaire d'améliorer les prescriptions en matière de protection contre les incendies. Le Conseil fédéral estime qu'il appartient aux cantons d'édicter les prescriptions correspondantes et rejette donc le postulat.</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">18.03.26 : Le postulat a été retiré.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20243177" target="_blank">24.3177 Motion :</a> Préserver les districts francs et les protéger des dommages excessifs</h2><p>La motion vise à ce qu'il soit plus facile pour les chasseurs amateurs d'abattre du gibier dans les zones de chasse interdite lorsque  cela est « nécessaire ».</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">19.3.26 : La motion a été retirée.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20254464" target="_blank">25.4464 Motion :</a> Introduction d'une base légale réglant le tir des loups dès que leur nombre dépasse un certain seuil</h2><p>Le Conseil fédéral est chargé d'adopter les bases légales nécessaires pour permettre le tir de loups isolés ou de meutes lorsque leur population atteint un nombre prédéfini.</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">19.03.26 : Le Conseil des États a accepté la motion.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20254486" target="_blank">25.4486 Interpellation :</a> La concurrence alimentaire existe-t-elle chez les insectes pollinisateurs ?</h2><p>La valorisation unilatérale de l'<a href="https://www.swissveg.ch/fr/miel">abeille mellifère (en tant qu'animal de rente)</a> peut avoir des répercussions sur la biodiversité. L'interpellation demande une analyse précise des effets de la population d'abeilles mellifères sur les abeilles sauvages et les autres insectes pollinisateurs.</p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20223809" target="_blank">22.3809 Motion :</a> Déclaration obligatoire et restrictions douanières pour la viande issue de transports d'animaux de plusieurs jours en provenance de l'étranger</h2><p>Les transports de plusieurs jours sont très stressants pour les animaux. Dans un pays aussi petit que la Suisse, ce type de transport d'animaux vivants n'existe pas. Cependant, la viande importée peut en être issue. C'est pourquoi la motion demande l'introduction d'une obligation de déclaration et de restrictions douanières.</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">05.03.2026 : La motion a été acceptée.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20250067" target="_blank">25.067 Initiative populaire :</a> Pour une alimentation sûre – grâce au renforcement de la production indigène durable, à davantage de denrées alimentaires végétales et à une eau potable propre (<a href="https://initiative-fuer-eine-sichere-ernaehrung.ch/fr" target="_blank">initiative sur l’alimentation</a>)</h2><p><img src="https://cdn.prod.website-files.com/676947a594360f4b4c9dda70/67ae4d3af3fc1a49eff08dbc_logo-rot_fr.png" /></p><p>Après le rejet de l'initiative et d'une éventuelle contre-proposition par tous les groupes parlementaires du Conseil national le 17 décembre 2025, le Conseil des États en débattra le 17 mars 2026.</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">Lors du vote final du Conseil national et du Conseil des États le 20 mars 2026, TOUS les conseillers nationaux et les conseillers aux États ont rejeté l'initiative.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20254424" target="_blank">25.4424 Interpellation :</a> Une raclette est une raclette !</h2><p>Agroscope a démontré l'année dernière qu'il était possible de fabriquer une <a href="https://www.agroscope.admin.ch/agroscope/fr/home/actualite/newsroom/2025/11-10_raclette_vegan.html" target="_blank">alternative à la raclette</a> à partir de sous-produits végétaux (dans ce cas, des tourteaux de tournesol). Cela n'a pas plu à tous les politiciens, d'où cette interpellation.</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">17.03.2026 : Suite à la réponse du Conseil fédéral, aucun débat n'a été demandé au Conseil des États.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20230302" target="_blank">23.302 Initiative déposée par un canton :</a> Préserver l'autosuffisance alimentaire de la Suisse en sucre</h2><p>Les cantons de <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20230302" target="_blank">Berne</a> et de <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20220322" target="_blank">Thurgovie</a> s'inquiètent de leur autosuffisance en sucre. Dans le Parlement actuel, cette initiative a malheureusement plus de chances d'aboutir que l'autosuffisance générale en denrées alimentaires et en eau potable (voir initiative sur l'alimentation). Est-ce parce que 3 kg de betteraves sucrières permettent de produire 1 kg de sucre et 2 kg de fourrage ?</p><p><em style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Source Sans Pro&quot;, sans-serif;font-size:21px !important;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;line-height:25.2px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">17.03.26 : Le Conseil des États a classé cette initiative. C'est désormais au Conseil national de se pencher sur la question.</em></p><p> </p><p><strong>Plus d'informations</strong></p><ul><li><a style="background:transparent;box-sizing:border-box;color:rgb(0, 98, 67);cursor:pointer;text-decoration:none;" href="https://www.swissveg.ch/fr/sessions">Sessions</a></li><li><a style="background:transparent;box-sizing:border-box;color:rgb(0, 98, 67);cursor:pointer;text-decoration:none;" href="https://www.swissveg.ch/fr/session-hiver-2025">Session d'hiver 2025</a></li><li style="box-sizing:border-box;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;list-style:inherit;"><a style="background:transparent;box-sizing:border-box;color:rgb(0, 98, 67);cursor:pointer;text-decoration:none;" href="https://www.swissveg.ch/session-ete-2025">Session d'été 2025</a></li><li style="box-sizing:border-box;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;list-style:inherit;"><a style="background:transparent;box-sizing:border-box;color:rgb(169, 76, 97);cursor:pointer;outline:none !important;text-decoration:none;transition:0.35s;" href="https://www.swissveg.ch/session-extraordinaire-mai-2025">Session extraordinaire de mai 2025</a></li><li style="box-sizing:border-box;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;list-style:inherit;">Actualités sur la session en cours : <a style="background:transparent;box-sizing:border-box;color:rgb(0, 98, 67);cursor:pointer;text-decoration:none;" href="https://www.parlament.ch/de/ratsbetrieb/sessionen/aktuelle-session" target="_blank">parlament.ch</a></li></ul></div> Tue, 03 Mar 2026 13:26:08 +0000 Renato 4188 at https://www.swissveg.ch Wir feiern 30 Jahre V-Label https://www.swissveg.ch/de/30-jahre-v-label?language=en <span>Le V-Label fête ses 30 ans</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>3. février 2026 - 8:26</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">En 2026, le V-Label fête son 30ᵉ&nbsp;anniversaire. Fondé par Swissveg en 1996, il est désormais devenu le label végé-végane le plus connu et le plus fiable du monde. Il existe aujourd’hui plus de 70&nbsp;000&nbsp;produits certifiés V-Label, commercialisés par plus de 4800&nbsp;entreprises dans plus de 55&nbsp;pays.</p><h2>D’un petit bureau dans la campagne st-galloise à un grand mouvement mondial</h2><p>Swissveg, qui opérait alors sous le nom d’Association suisse pour le végétarisme (ASV), a développé l’idée du V-Label en 1996, dans son premier petit bureau à Sennwald (SG), avec pour objectif de créer un moyen d’identification clair et un point de repère fiable pour les consommatrices et les consommateurs. L'ASV a accompagné le détaillant Migros lors du lancement de sa gamme de produits végétariens Cornatur et a certifié ces produits avec le V-Label dès leur introduction.</p><style> .centered-figure2 { display: flex; flex-direction: column; align-items: center; margin: 20px auto; } .centered-figure2 img { width: 25%; /* Web: ca. 1/5 der Breite */ height: auto; /* proportional */ display: block; } .centered-figure2 figcaption { margin-top: 10px; font-size: 1.4rem; /* Schriftgröße anpassen */ text-align: center; line-height: 1.3; } /* Mobile */ @media (max-width: 768px) { .centered-figure2 img { width: 100%; /* Mobile: volle Breite */ } } </style><figure class="centered-figure2"><img src="/sites/swissveg.ch/files/2026-01/Migros%20Cornatur%20Quorn_1997.gif" alt=""><figcaption>Gamme de produits Cornatur de Migros, certifiée V-Label en 1997</figcaption></figure><p>Renato Pichler, président de l’ASV et de l’Union végétarienne européenne (UVE) et fondateur de V-Label GmbH, a présenté le V-Label lors du Congrès végétarien européen en Suisse en 1999 et a invité des organisations de toute l’Europe à introduire le label dans leur pays. Depuis, le réseau V-Label n’a cessé de grandir&nbsp;: l'Autriche l’a rejoint en 2002, suivie par d’autres organisations partenaires européennes dans les années 2000 et 2010. Le V-Label s’est étendu aux États-Unis et à l’Amérique latine en 2019, puis à l’Afrique en 2021, à l’Asie en 2022 et à l’Australie en 2025. Aujourd’hui, le V-Label est représenté par plus de 35&nbsp;organisations partenaires dans plus de 55&nbsp;pays sur tous les continents et est coordonné par Swissveg à l’échelle mondiale.</p><style> .swissveg-grid { display: grid; grid-template-columns: repeat(2, 1fr); /* Web: 3 Spalten */ gap: 10px; max-width: 100%; box-sizing: border-box; justify-content: center; } .swissveg-grid figure { margin: 0; display: flex; flex-direction: column; align-items: center; } .swissveg-grid img { height: 350px; /* Alle Bilder gleich hoch */ width: auto; /* Breite proportional */ display: block; } .swissveg-grid figcaption { margin-top: 6px; font-size: 1.4rem; line-height: 1.3; text-align: center; } /* Mobile */ @media (max-width: 768px) { .swissveg-grid { grid-template-columns: 1fr; /* Mobile: 1 Spalte */ } .swissveg-grid img { width: 100%; /* Mobile: volle Breite */ height: auto; /* proportional */ } } </style><div class="swissveg-grid"><figure><img src="/sites/swissveg.ch/files/2026-01/Europ%C3%A4ischer%20Vegetarierkongress_1999_.jpg" alt=""><figcaption>Congrès végétarien européen (SG), 1999</figcaption></figure><figure><img src="/sites/swissveg.ch/files/2026-01/EVU-Vorstand_1999_.jpg" alt=""><figcaption>Comité de l'Union Végétarienne Européenne (UVE), 1999</figcaption></figure></div><style> .centered-figure { display: flex; flex-direction: column; align-items: center; /* Bild zentrieren */ margin: 20px auto; } .centered-figure img { width: 80%; /* Web: 50% der Breite */ height: auto; /* proportional */ display: block; } .centered-figure figcaption { margin-top: 10px; font-size: 1.4rem; /* gewünschte Schriftgröße */ text-align: center; line-height: 1.3; } /* Mobile */ @media (max-width: 768px) { .centered-figure img { width: 100%; /* Mobile: volle Breite */ } } </style><p>Depuis 1976, le symbole en V actuel est utilisé comme un signe distinctif du mode de vie végétarien. &nbsp;Le «&nbsp;V avec une feuille&nbsp;» a acquis une notoriété internationale grâce à sa présentation lors du premier Congrès végétarien européen en 1985. C’est cette même année qu’a été fondée l'Union végétarienne européenne (UVE), qui utilise depuis lors le symbole en V comme élément constitutif de son logo. Depuis 2008, les droits de marque liés à l’utilisation commerciale du label pour l’étiquetage de produits et de services sont gérés par la société indépendante V-Label GmbH, spécialement créée à cet effet en Suisse.</p><h2>Le V-Label poursuit son développement</h2><p>Renato Pichler, qui est à l’origine du mouvement mondial du V-Label, dresse un bilan positif des 30&nbsp;dernières années&nbsp;:&nbsp;</p><p class="zitat">«&nbsp;Depuis 1996, nous certifions les produits végétaliens et végétariens afin de garantir une plus grande transparence et de promouvoir une consommation plus respectueuse des animaux et de l’environnement. Le V-Label a contribué non seulement à élargir l’offre de produits, mais aussi à soutenir les organisations à but non lucratif et à favoriser les échanges internationaux entre elles.&nbsp;»</p><p>Ces échanges sont essentiels pour le développement du label. Les partenaires internationaux du V-Label se réunissent régulièrement&nbsp;: la première réunion a eu lieu en 2014 dans les bureaux de Swissveg à Winterthour, avec des partenaires venus d’Autriche, de Belgique, de France, d’Allemagne, des Pays-Bas et de Turquie. D’autres rencontres ont ensuite été organisées à Berlin (2016), Varsovie (2018), Alicante (2019), Prague (2023) et Vienne (2025).</p><style> .swissveg2-grid { display: grid; grid-template-columns: repeat(3, 1fr); gap: 20px; } .swissveg2-grid figure { margin: 0; display: flex; flex-direction: column; justify-content: flex-end; } .swissveg2-grid img { width: 100%; height: auto; display: block; } .swissveg2-grid figcaption { margin-top: 6px; font-size: 1.4rem; line-height: 1.3; text-align: center; } /* Mobile */ @media (max-width: 768px) { .swissveg2-grid { grid-template-columns: 1fr; } } </style><p>&nbsp;</p><div class="swissveg2-grid"><figure><img src="/sites/swissveg.ch/files/2026-01/Partnertreffen%20Winterthur_2014.jpg" alt="Partenaires V-Label autour d&apos;une table avec des ordinateurs, dans les locaux de Swissveg à Winterthour."><figcaption>Première réunion des partenaires à Winterthour, 2014</figcaption></figure><figure><img src="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/2026-01/IMG_20161026_163732k.jpg" alt="Partenaires V-Label lors de leur réunion à Berlin en 2016."><figcaption>Réunion des partenaires à Berlin, 2016</figcaption></figure><figure><img src="/sites/swissveg.ch/files/2026-01/Partnertreffe_Warschau_2018.jpg" alt="Partenaires V-Label lors de leur réunion à Varsovie en 2018."><figcaption>Réunion des partenaires à Varsovie, 2018</figcaption></figure><figure><img src="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/2026-01/Partnertreffen%20Alicante_2019.jpg" alt="Partenaires V-Label lors de leur réunion à Alicante en 2019."><figcaption>Réunion des partenaires à Alicante, 2019</figcaption></figure><figure><img src="/sites/swissveg.ch/files/2026-01/Partnertreffen%20Prag_2023.jpg" alt="Partenaires V-Label lors de leur réunion à Prague en 2023."><figcaption>Réunion des partenaires à Prague, 2023</figcaption></figure><figure><img src="/sites/swissveg.ch/files/2026-01/Partnertreffen%20Wien_2025.jpg" alt="Partenaires V-Label lors de leur réunion à Vienne en 2025."><figcaption>Réunion des partenaires à Vienne, 2025</figcaption></figure></div><p>Le V-Label s'adapte en permanence aux nouvelles exigences&nbsp;: en 2023, les logos «&nbsp;végane&nbsp;» et «&nbsp;végétarien&nbsp;» ont été modernisés afin de simplifier l’identification des produits pour les consommatrices et les consommateurs. Le V-Label gagne également en importance dans le domaine non alimentaire. Renato Pichler explique&nbsp;:</p><p class="zitat">« Le V-Label s’impose de plus en plus dans le secteur non-food et permet ainsi aux consommatrices et aux consommateurs de faire des choix éclairés, y compris en matière de cosmétiques, de produits d’entretien, de vêtements et bien plus encore.&nbsp;»</p><style> .centered-figure5 { display: flex; flex-direction: column; align-items: center; margin: 20px auto; } .centered-figure5 img { width: 50%; /* Web: ca. 1/5 der Breite */ height: auto; /* proportional */ display: block; } .centered-figure5 figcaption { margin-top: 10px; font-size: 1.4rem; /* Schriftgröße anpassen */ text-align: center; line-height: 1.3; } /* Mobile */ @media (max-width: 768px) { .centered-figure5 img { width: 100%; /* Mobile: volle Breite */ } } </style><figure class="centered-figure5"><img src="/sites/swissveg.ch/files/2026-01/Modernisierung%20Logos%20FR.png" alt=""><figcaption>Modernisation du V-Label</figcaption></figure><p>Parmi les développements récents, on peut également citer le lancement du C-Label et du F-Label début 2025. Ceux-ci permettent un étiquetage transparent des produits issus de la culture cellulaire et de la fermentation biotechnologique. En novembre 2025, le V-Label Vegan Agriculture a également été introduit en collaboration avec Biocyclic Vegan International et son organisme de certification, Biocyclic Vegan Label Ltd. (BVL). Cette nouvelle variante du label permet d’octroyer des licences aux exploitations agricoles et soutient ainsi le développement d’une production alimentaire végétalienne et durable. Les premières exploitations certifiées sont la Ferme du Château à Payerne (VD), Solawi Halde à Altdorf (SZ) et Moosfeld Gemüse à Singen (DE).</p><style> .centered-figure3 { display: flex; flex-direction: column; align-items: center; margin: 20px auto; } .centered-figure3 img { width: 55%; height: auto; /* proportional */ display: block; } .centered-figure3 figcaption { margin-top: 10px; font-size: 1.4rem; /* Schriftgröße anpassen */ text-align: center; line-height: 1.3; } /* Mobile */ @media (max-width: 768px) { .centered-figure3 img { width: 100%; /* Mobile: volle Breite */ } } </style><figure class="centered-figure3"><img src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Logos/Solawi_Halde_2k.jpg" alt=""><figcaption>Renato Pichler (à droite) remet le certificat V-Label à Christian Mächler de la Solawi Halde (milieu)</figcaption></figure><h2>Pour un avenir plus respectueux des animaux et de l’environnement</h2><p>Le V-Label est aujourd’hui le label végétarien et végane le plus connu et le plus fiable, tant en Suisse qu’au niveau mondial. À l’heure actuelle, plus de 70&nbsp;000 produits commercialisés par quelque 4800&nbsp;entreprises portent le V-Label. Swissveg compte à elle seule 7077 produits certifiés provenant de 255&nbsp;entreprises en Suisse et au Liechtenstein.</p><p>Les consommatrices et les consommateurs associent le V-Label à la confiance, à la qualité et à la santé. Ce label est désormais connu par plus des deux tiers (68 %) de la population suisse, et la tendance est à la hausse. 95 % du groupe cible (personnes flexitariennes, végétariennes, végétaliennes) fait confiance au V-Label, 95&nbsp;% des consommatrices et des consommateurs se sentent mieux informés grâce à lui et 88&nbsp;% estiment qu’il facilite leurs achats.</p><style> .swissveg1-grid { display: flex; justify-content: center; /* Ganze Reihe zentrieren */ gap: 20px; max-width: 100%; box-sizing: border-box; } /* Figure als flex-Container */ .swissveg1-grid figure { margin: 0; flex: 1; /* Gleichmäßige Breite */ max-width: 45%; /* Zusammen ca. 70% */ display: flex; align-items: flex-end; /* Bilder unten ausrichten */ justify-content: center; height: 400px; /* gleiche Höhe */ } .swissveg1-grid img { width: auto; /* proportional */ height: 100%; /* passt sich der Figure-Höhe an */ display: block; object-fit: contain; /* kein Zuschneiden */ } /* Mobile */ @media (max-width: 768px) { .swissveg1-grid { flex-direction: column; /* 1 Spalte */ align-items: center; } .swissveg1-grid figure { max-width: 100%; height: auto; /* Höhe proportional */ } .swissveg1-grid img { width: 100%; /* volle Breite */ height: auto; } } </style><p>&nbsp;</p><div class="swissveg1-grid"><figure><img src="/sites/swissveg.ch/files/2026-01/Notori%C3%A9t%C3%A9%20-V-Label_Umfrageergebnisse_2024.webp" alt=""></figure><figure><img src="/sites/swissveg.ch/files/2026-01/Notori%C3%A9t%C3%A9-label-alimentation_Umfrageergebnisse_2024.webp" alt=""></figure></div><p>&nbsp;</p><p>Forts de 30&nbsp;ans d’expérience, nous sommes les pionniers d’un mouvement mondial qui a vu le jour dans un petit bureau dans la campagne st-galloise – un parcours impressionnant qui reflète bien l’essor du mouvement végane. Alors qu’il entame sa quatrième décennie, le V-Label reste synonyme de confiance et de transparence. Ce 30ᵉ anniversaire marque une nouvelle étape vers un avenir plus respectueux des animaux et de l’environnement, dans la continuité des acquis de ces trois dernières décennies.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Plus d'informations</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/etapesdenotreparcours"><font color="#000080"><u>Histoire de Swissveg / l’ASV</u></font></a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/presentation"><font color="#000080"><u>Qui est Swissveg&nbsp;?</u></font></a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/v-label-general"><font color="#000080"><u>En savoir plus sur le V-label</u></font></a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/sondage-label-2024"><font color="#000080"><u>Enquête V-Label 2024</u></font></a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/V-Label-Vegan-Agriculture"><font color="#000080"><u>V-Label Vegan Agriculture</u></font></a></li><li><a href="https://c-label.com/"><font color="#000080"><u>C-Label</u></font></a></li><li><a href="https://f-label.com/"><font color="#000080"><u>F-Label</u></font></a></li></ul></div> Tue, 03 Feb 2026 07:00:00 +0000 Christine 4184 at https://www.swissveg.ch Wintersession 2025 https://www.swissveg.ch/de/wintersession-2025?language=en <span>Session d&#039;hiver 2025</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=en" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>3. décembre 2025 - 8:09</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung"><span style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);color:rgb(68, 68, 68);display:inline !important;float:none;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;font-size:22px;font-style:normal;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">La session parlementaire d'hiver a eu lieu du 1 au 19 décembre 2025. Dans cet article, vous trouverez un aperçu des objets importants en lien avec nos activités.</span></p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20253231" target="_blank">25.3231 Motion :</a> « Adapter les prescriptions du programme SRPA dans l'intérêt de l'environnement et du bien-être des animaux »</h2><p>Le Conseil fédéral est chargé d’adapter l’aménagement des aires d’exercice intérieures prescrit par le programme SRPA aux défis que sont les émissions d’ammoniac et la santé animale. Il faudra notamment supprimer l’exigence figurant dans une fiche technique selon laquelle au moins un côté de l’aire d’exercice doit être complètement ouvert. Une partie du local de stabulation est à ciel ouvert, ce qui permet aux animaux de toujours avoir la possibilité d’aller dehors. <br />Le Conseil fédéral rejette cette motion. Le Conseil des États l'a acceptée. C'est désormais au Conseil national de se prononcer. La même motion a également été déposée au Conseil national : <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20253228" target="_blank">25.3228</a>.</p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20253715" target="_blank">25.3715 Motion :</a> « Autoriser le tir de loups dans les districts francs »</h2><p><img src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Wildtiere/wolf.webp" alt="Wolf" width="20.08%" class="align-right" />Le Conseil fédéral est chargé de présenter à l'Assemblée fédérale un projet de modification de la loi sur la chasse visant à ce que les loups pour lesquels une autorisation de tir a été délivrée puissent également être abattus dans les districts francs, lorsque l’exigent la sauvegarde des biotopes, la conservation de la diversité des espèces, des raisons cynégétiques ou la prévention de dommages excessifs causés par le gibier.</p><p>Le Conseil des États a accepté cette motion le 25 septembre 2025. C'est maintenant au Conseil national de se prononcer. <br /><em>Les zones d'interdiction de chasse constituent le dernier refuge pour les animaux sauvages. Si les chasseurs continuaient à y abattre des animaux, cela représenterait un stress supplémentaire pour tous les animaux sauvages qui y vivent.</em></p><p><em>3.12.2025 : Le Conseil national a malheureusement accepté cette motion. C'est maintenant au Conseil fédéral de se prononcer.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20253549" target="_blank">25.3549 Motion :</a> « Loup problématique appartenant à une meute. Il doit être possible d'agir ! »</h2><p>Il est demandé au Conseil fédéral de modifier la législation sur la chasse couvrant les éléments suivants : <br />1. Possibilité d’accorder une autorisation de tir pour des loups problématiques, y compris ceux appartenant à une meute ou présents sur le territoire d’une meute, causant d’importants dommages aux animaux de rente ou représentant un danger pour l’homme (art. 9b, al. 1 OChP). <br />2. Régulation réactive (art. 4c, al. 1 OChP) : Extension de la prise en compte des dommages à tout le territoire et à la période qui précède la régulation réactive.</p><p>Le Conseil des États a accepté cette motion le 25 septembre 2025. C'est à présent au Conseil national de se prononcer. <br /><em>Cette motion justifierait tout abattage de loups, car « à titre préventif », tout peut être affirmé, mais rien ne peut être vérifié. Il est déjà possible aujourd'hui d'</em><a href="https://www.rts.ch/info/suisse/2025/article/tirs-preventifs-de-loups-croissance-freinee-et-attaques-en-baisse-28896753.html" target="_blank"><em>abattre des loups à titre préventif</em></a><em>. La protection des animaux de rente par des </em><a href="https://www.gruppe-wolf.ch/fr/Protection-de-troupeaux.htm" target="_blank"><em>chiens de protection des troupeaux et d'autres mesures</em></a><em> a fait ses preuves. Il serait plus judicieux de continuer à développer cette approche.</em></p><p><em>3.12.2025 : Le Conseil national a malheureusement accepté cette motion. </em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20250067" target="_blank">25.067 Objet du Conseil fédéral :</a> « Pour une alimentation sûre – grâce au renforcement de la production indigène durable, à davantage de denrées alimentaires végétales et à une eau potable propre (initiative sur l’alimentation) ». Initiative populaire</h2><p><em>17.12.2025 : Le Conseil fédéral s'est prononcé en défaveur de cette initiative et a également refusé un éventuel contre-projet. De la gauche à la droite, une alimentation orientée davantage sur le végétal a été rejetée d'emblée. Aucune fraction n'a apporté son soutien à l'initiative.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20240080" target="_blank">24.080 Objet du Conseil fédéral :</a> « Pour une limitation des feux d’artifice ». Initiative populaire</h2><p>Le Conseil national discute de cette initiative.</p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20250059" target="_blank">25.059 Objet du Conseil fédéral :</a> « Oui à l'interdiction d'importer des produits en fourrure provenant d’animaux ayant subi de mauvais traitements (initiative fourrure) ». Initiative populaire et contre-projet indirect (modification de la loi fédérale sur la protection des animaux)</h2><p><em>Le Conseil des États a reporté la discussion à plus tard en demandant une prolongation du délai.</em></p><p> </p><p><strong>Plus d'informations </strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/sessions">Sessions</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/session-printemps-2026">Session de printemps 2026</a></li><li><a href="/session-ete-2025">Session d'été 2025</a></li><li><a href="/session-extraordinaire-mai-2025">Session extraordinaire de mai 2025</a></li><li>Actualités sur la session en cours : <a href="https://www.parlament.ch/de/ratsbetrieb/sessionen/aktuelle-session" target="_blank">parlament.ch</a></li></ul></div> Tue, 02 Dec 2025 08:04:30 +0000 Renato 4182 at https://www.swissveg.ch Swissveg-Analyse 2025: Wie steht es um die Anzahl Veganer und Vegetarier? https://www.swissveg.ch/de/swissveg-analyse-statistiken-2025?language=en <span>Analyse de Swissveg 2025 : combien y a-t-il de personnes végétariennes et véganes ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=en" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>13. novembre 2025 - 9:44</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Après une augmentation constante du nombre de personnes végétariennes et véganes ces dernières années jusqu’à un point culminant atteint l’année dernière (5,3&nbsp;%), ce chiffre a légèrement baissé cette année pour s’établir à 5,0&nbsp;%. Autrement dit, en Suisse, une personne sur vingt ne consomme pas de viande. Ce chiffre reste 35&nbsp;% plus élevé qu’il y a cinq&nbsp;ans. Par ailleurs, le nombre de personnes véganes a considérablement augmenté en Suisse romande, passant de 0,1&nbsp;% à 0,4&nbsp;%. Le nombre de personnes «&nbsp;flexitariennes&nbsp;» a aussi enregistré une légère hausse&nbsp;: presque un quart de la population (23,9&nbsp;%) réduit ainsi consciemment sa consommation de viande.</p><p>Selon l’enquête <a href="https://wemf.ch/de/medienstudien/intramediastudien/mach-consumer/" target="_blank">MACH Consumer</a>, menée auprès de 30&nbsp;378&nbsp;personnes âgées de 14&nbsp;ans et plus, la part de la population qui ne consomme pas de viande (personnes végétariennes et véganes) en Suisse alémanique est restée stable&nbsp;: elle s’élève à 6,3&nbsp;% en 2025 contre 6,4&nbsp;% en 2024. Dans le détail, et dans les autres régions linguistiques, des changements peuvent toutefois être observés&nbsp;:</p><h3>Différences régionales&nbsp;: la Suisse alémanique prend de l’avance</h3><p>Chez les personnes végétariennes, l’écart entre la Suisse alémanique et la Suisse romande et le Tessin s’est creusé. Alors que 5,7&nbsp;% (5,5&nbsp;%) de la population suisse alémanique est végétarienne, ce chiffre ne s’élève qu’à 1,5&nbsp;% (2,3&nbsp;%) en Suisse romande et à 1,6&nbsp;% (1,8&nbsp;%) au Tessin.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>Les chiffres entre parenthèses correspondent à ceux de l’<a href="https://www.swissveg.ch/fr/swissveg-rapport-statistique-2024">année précédente</a>.</p><p>Néanmoins, pour ce qui est des personnes véganes, la situation est différente. En effet, la Suisse romande et le Tessin sont en train de rattraper leur retard&nbsp;: &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>Suisse alémanique&nbsp;: 0,6&nbsp;%&nbsp;; Suisse romande&nbsp;: 0,4&nbsp;% ; Tessin&nbsp;: 0,3&nbsp;%. En Suisse romande comme au Tessin, ce chiffre s’élevait seulement à 0,1&nbsp;% l’année dernière.</p><p>&nbsp;</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-11/Diagramme%20Vegi-Report%202025%20FR/MACH-Ergebnisse_2025_FR_7.png" alt="Le pourcentage de personnes végétariennes est plus élevé en Suisse alémanique." width="55.36%"><h3>&nbsp;</h3><h3>Différences en fonction de l’âge&nbsp;: &nbsp;la jeunesse mène le bal</h3><p>Les régimes végétariens et végétaliens restent particulièrement populaires auprès des jeunes. Parmi les personnes végétariennes, 58&nbsp;% ont entre 14 et 34&nbsp;ans, 28&nbsp;% ont entre 35 et 54&nbsp;ans et 14&nbsp;% ont plus de 55&nbsp;ans. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>Parmi les personnes véganes, 71&nbsp;% ont moins de 35&nbsp;ans.</p><p>Malgré une légère baisse par rapport à 2024, il s’agit du deuxième chiffre le plus élevé jamais enregistré.</p><p>&nbsp;</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-11/Diagramme%20Vegi-Report%202025%20FR/MACH-Ergebnisse_2025_FR_5.png" alt="Personnes végétariennes et véganes âgées de 14 à 34 ans." width="52.8%"><p>Il convient de noter que cette répartition entre les différents groupes d’âge est inversée chez les personnes flexitariennes&nbsp;: &nbsp;en effet, plus une personne est âgée, plus elle est susceptible d’adopter un régime flexitarien. Alors que 28&nbsp;% des plus de 55&nbsp;ans déclarent avoir consciemment réduit leur consommation de viande, ce chiffre ne s’élève qu’à 20&nbsp;% chez les 14-34&nbsp;ans.</p><p>&nbsp;</p><h3>Différences en fonction du genre&nbsp;: les femmes restent en tête</h3><p>Deux tiers des personnes végétariennes sont des femmes. Cependant, le nombre de femmes végétariennes a enregistré une plus forte baisse que celui des hommes végétariens. Chez les hommes, la part de végétariens est restée presque constante&nbsp;: elle s’élève à 3,3&nbsp;% en 2025 contre 3,4&nbsp;% en 2024. Chez les femmes, ce chiffre est passé de 7,2&nbsp;% l’année dernière à 6,7&nbsp;% cette année. En revanche, le nombre de femmes flexitariennes a augmenté de 0,7&nbsp;%.</p><p>&nbsp;</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-11/Diagramme%20Vegi-Report%202025%20FR/MACH-Ergebnisse_2025_FR_3.png" alt="Pourcentage de personnes végétariennes par genre." width="64.19%"><h3>&nbsp;</h3><h3>Niveau de formation&nbsp;: les véganes font le plus d’études</h3><p>Par rapport à l’année dernière, les chiffres se sont ici particulièrement accentués chez les véganes&nbsp;: alors que la proportion de personnes diplômées de l’enseignement supérieur est de 39,7&nbsp;% dans l’ensemble de la population, elle atteint 63,9&nbsp;% chez les véganes (et 54,9&nbsp;% chez les personnes végétariennes). Si cette proportion n’a guère augmenté chez les personnes végétariennes, chez les véganes, elle a progressé de près de 10 % par rapport à l'année précédente.</p><p>&nbsp;</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-11/Diagramme%20Vegi-Report%202025%20FR/MACH-Ergebnisse_2025_FR_6.png" alt="Pourcentage de personnes diplômées de l&apos;enseignement supérieur par régime alimentaire." width="58.98%"><p>&nbsp;</p><h3>Consommation d’alternatives végétales&nbsp;: tout le monde les apprécie</h3><p>Les alternatives aux produits laitiers et carnés sont de plus en plus populaires.</p><p>Aujourd’hui, 55&nbsp;% (51,5&nbsp;%) de la population générale consomme des alternatives à la viande et plus d’un tiers – 38,5&nbsp;% – consomme également des alternatives laitières. Par rapport à l’année dernière, c’est toutefois chez les véganes que la consommation de produits de substitution a enregistré la hausse la plus importante, passant de 84,5&nbsp;% à 96,2&nbsp;%. La consommation d’alternatives aux produits laitiers chez les véganes a également grimpé de 84,6&nbsp;% à 94,1&nbsp;%.</p><p>&nbsp;</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-11/Diagramme%20Vegi-Report%202025%20FR/MACH-Ergebnisse_2025_FR_8.png" alt="Consommation d&apos;alternatives végétales dans la population générale : alternatives à la viande, au lait, au yaourt/séré et au fromage." width="69.06%"><p>&nbsp;</p><p>Selon le «&nbsp;<a href="https://www.euromonitor.com/plant-based-dairy-in-switzerland/report" target="_blank">Plant Based Cheese Report</a>&nbsp;» de l’Euromonitor Survey pour l’année 2025, le chiffre d’affaires des alternatives au fromage en Suisse a enregistré une croissance à la fois forte et constante au cours des dernières années&nbsp;:</p><p>&nbsp;</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-11/Diagramme%20Vegi-Report%202025%20FR/MACH-Ergebnisse_2025_FR_9.png" alt="Chiffre d&apos;affaires du fromage végétal en Suisse" width="72.98%"><p>&nbsp;</p><h3>Un rapport différent à la nourriture</h3><p>En Suisse, 69,2&nbsp;% des gens cuisinent tous les jours ou au moins plusieurs fois par semaine. Ce chiffre atteint même 81,2 % chez les véganes et 77,6&nbsp;% chez les personnes végétariennes. Cette proportion plus élevée s’explique peut-être par le fait qu’il n'est pas toujours facile de trouver de bons plats végétaliens à l’extérieur, surtout en-dehors des zones urbaines. Après tout, 65&nbsp;% des véganes se considèrent comme des gourmets, contre seulement 57&nbsp;% dans le reste de la population. Fait intéressant&nbsp;: pour la plupart des personnes végétariennes et véganes, un verre de vin ne fait toutefois pas partie d’un bon repas. Cet avis est partagé par moins de la moitié de la population générale.</p><p>Lorsqu’elles font leurs courses, les personnes végétariennes et véganes sont également beaucoup plus attentives aux produits bio et issus du commerce équitable. Alors que moins de la moitié de la population déclare prêter attention aux produits bio, ce chiffre dépasse largement les 80 % chez les personnes végétariennes et véganes. De même, celles-ci sont 90&nbsp;% à accorder de l’importance au commerce équitable, contre seulement 62&nbsp;% de la population générale.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Plus d'informations :</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/swissveg-rapport-statistique-2024">Rapport de Swissveg 2024 : statistiques sur les personnes végétariennes et véganes en Suisse</a></li></ul></div> Thu, 13 Nov 2025 12:14:20 +0000 Renato 4175 at https://www.swissveg.ch Palmöl: zwischen Zerstörung und Effizienz https://www.swissveg.ch/de/palmoel?language=en <span>Huile de palme : entre destruction et efficacité</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=en" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>10. novembre 2025 - 8:31</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Des pâtes à tartiner aux lotions corporelles en passant par les glaces, l’huile de palme est l’huile la plus utilisée et la plus produite au monde. La plupart des gens savent que sa production est extrê-mement problématique. L’industrie elle-même en a pris conscience et s’est efforcée, au cours des vingt dernières années, de rendre la production plus durable. Mais pouvons-nous croire à cette promesse ?</p><p>Il y a environ 20 ans, des photos d’orangs-outans désespérés au milieu d’une forêt tropicale brûlée ont fait le tour du monde. Elles illustraient parfaitement les immenses souffrances et la destruction massive causées par la culture intensive de l’huile de palme en Indonésie et en Malaisie. En 2004, l’industrie a réagi en fondant l’association Roundtable on Sustainable Palm Oil (RSPO), dont les membres fondateurs sont le WWF, Migros, Unilever et le transformateur international d’huiles végétales AAK. Depuis, le sujet a été moins médiatisé. Mais le problème n’a pas disparu, bien au contraire : Depuis 2010, la production mondiale d’huile de palme a augmenté d’environ 70 %.<span class="fussnotenlink">1</span> À Bornéo, les plantations couvrent environ 15 % de la superficie totale et entraînent une déforestation colossale.<span class="fussnotenlink">2</span> Plus de la moitié de la récolte mondiale d’huile de palme provient d’Indonésie, ce qui en fait le plus grand producteur de la planète. La Suisse fait partie des pays importateurs : selon le Réseau suisse pour l’huile de palme, plus de 14 000 tonnes d’huile de palme ont été importées en Suisse l’année dernière. Ce chiffre vient d’augmenter pour la première fois depuis des années. Les principaux problèmes liés à la culture intensive de l’huile de palme sont la déforestation et la perte de biodiversité qui en résulte, ainsi que la destruction de l’habitat de nombreuses espèces animales, le déplacement des communautés autochtones, les mauvaises conditions de travail et, dans certains cas, le travail des enfants.</p><h3>Promesses trompeuses ?</h3><p>Même si le label RSPO figure désormais sur de nombreux produits dans les supermarchés locaux, l’huile de palme certifiée durable reste un produit de niche et ne représente que 20 % de la production mondiale. Pour obtenir le label RSPO, les productrices et les producteurs doivent être membres de l’association et respecter différents critères et normes :</p><ul><li>Pas de déforestation des forêts primaires et des zones forestières à haute valeur écologique</li><li>Protection des espèces animales et végétales menacées </li><li>Protection de la qualité des eaux, des sols et de l’air</li><li>Respect des réglementations légales, notamment en ce qui concerne l’utilisation des terres et les droits de propriété</li><li>Pas de travail infantile</li><li>Contrôle indépendant des plantations</li></ul><p>Depuis sa création, les organisations de protection de l’environnement et des droits humains reprochent à la RSPO de faire du greenwashing et critiquent le manque de rigueur des normes et l’insuffisance des contrôles. Ces critiques sont en partie justifiées, comme le montrent les recherches de Foodwatch et du Centre européen pour les droits constitutionnels et humains (ECCHR). En 2024, ces organisations ont déposé une plainte auprès d’Edeka, demandant au détaillant d’assumer ses responsabilités en matière de droits humains dans la chaîne d’approvisionnement de l’huile de palme.<span class="fussnotenlink">3</span></p><h3>Quelles alternatives existe-t-il ?</h3><p>Pour les raisons susmentionnées, de nombreuses personnes ne souhaitent pas consomer d’huile de palme. Les fabricantes et les fabricants l’ont compris et proposent désormais toutes sortes de produits labellisés « sans huile de palme ». Le plus souvent, celle-ci est remplacée par de la graisse de coco, qui dispose de propriétés similaires et jouit d’une image plus positive. Malheureusement, ce n’est que de la poudre aux yeux : cette huile tropicale est elle aussi cultivée dans des plantations en monoculture et son rendement est bien inférieur à celui de l’huile de palme. Cela signifie qu’il faut une surface bien plus grande pour obtenir le même rendement.</p><p>Les huiles de colza ou de tournesol sont parfois utilisées en guise de substituts, mais elles présentent l’inconvénient de devoir être (partiellement) hydrogénées, ce qui peut avoir des effets négatifs sur la santé. Les trois cultures oléagineuses les plus importantes (soja, colza, tournesol) s’étendent sur sur une superficie totale de 203 millions d’hectares et fournissent environ 52 % de l’huile végétale mondiale. Le palmier à huile, en revanche, ne couvre que 23 millions d’hectares et fournit 40 % de l’huile végétale mondiale, ce qui le rend nettement plus efficace.<span class="fussnotenlink">4</span></p><figure role="group" class="align-center"><img alt="" data-entity-type="file" data-entity-uuid="62cceb7f-72a1-4aa9-a7b9-3cbf93a7e853" height="212" src="/sites/swissveg.ch/files/2025-10/Grafik%20Palm%C3%B6l%20FR.JPG" width="820" /><figcaption>Cette comparaison montre clairement l'efficacité de l'huile de palme par rapport à d'autres plantes oléagineuses : le rendement en huile par hectare de surface cultivée est comparé en tonnes. </figcaption></figure><h3>Commerce de détail suisse</h3><p>Les grands détaillants suisses sont conscients du problème et tentent par différents moyens de garantir davantage de durabilité et de transparence. Ainsi, en plus d’être membre de la RSPO depuis 2004, Coop s’approvisionne en huile de palme auprès de trois plantations certifiées Bio Suisse en Côte d’Ivoire, huile qu’elle utilise aussi bien dans ses produits bio que conventionnels. Migros aussi mise sur l’huile de palme RSPO. Aldi Suisse utilise de l’huile de palme certifiée RSPO pour ses produits de marque propre et s’efforce de renoncer aux graisses tropicales pour les produits bio. Quant à Lidl Suisse, l’enseigne s’approvisionne en huile de palme issue de sources durables pour ses marques propres.</p><p>De plus, ces distributeurs travailent en étroite collaboration avec le Réseau suisse pour l’huile de palme afin de rendre les chaînes d’approvisionnement plus transparentes et de promouvoir des normes durables. Le WWF publie chaque année un classement sur l’huile de palme, qui évalue les grandes entreprises en fonction de leurs performances en matière de développement durable. L’échelle d’évaluation va de 0 à 25 points, les valeurs les plus élevées indiquant les meilleurs résultats en termes de durabilité. Affichant tous des scores supérieurs à 19 points, les quatre détaillants suisses précédemment cités entrent dans la catégorie « Leading the way », c’est-à-dire « à la pointe ».</p><h3>Huile de palme issue de petites exploitations</h3><p>Outre la RSPO, il existe également des initiatives de longue date menées par des productrices et producteurs bio, comme le projet Serendipalm du fabricant de savons bio Dr. Bronner’s. Au Ghana, en Afrique de l’Ouest, quelque 600 petites exploitations produisent de l’huile de palme certifiée bio et équitable, notamment utilisée par Rapunzel Naturkost et Gepa. L’objectif du projet est de renforcer les communautés locales et les méthodes agricoles respectueuses de l’environnement, de promouvoir l’équité sociale et de respecter les normes environnementales. L’initiative met l’accent sur la transparence des chaînes d’approvisionnement, les partenariats directs avec les petites exploitations agricoles et la prévention du greenwashing. Tout cela montre bien qu’il n’est pas très efficace de diaboliser l’huile de palme dans son ensemble et qu’il est important de disposer de labels fiables. Le label RSPO est certainement préférable à l’huile non certifiée, mais il n’est à recommander que sous certaines conditions, car ses normes sont peu strictes. Privilégiez les labels de confiance tels que le label Bio Bourgeon ou le label bio de l’UE. Les labels Fairtrade tels que Fair for Life sont également de bons indicateurs quant au respect de certaines normes, notamment pour ce qui est des conditions de travail.</p><p>En ce qui concerne l’avenir, les procédés biotechnologiques innovants tels que la fermentation de précision présentent un grand potentiel. Cette technologie permet de produire en laboratoire des composants gras végétaux similaires à ceux des produits d’origine animale, tels que les composants du lait ou le collagène. Elle pourrait donc révolutionner le secteur en offrant une alternative à la fois durable, transparente et éthique.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 FAOSTAT. (s. d.). <a href="http://www.fao.org/faostat/en/#compare">www.fao.org/faostat/en/#compare</a><br>2 Morgans, C. L., Meijaard, E., Santika, T., Law, E., Budiharta, S.,Ancrenaz, M. &amp; Wilson, K. A. (2018). Evaluating the<br>effectiveness of palm oil certification in delivering multiple sustainability objectives. Environmental Research Letters, 13(6), 064032.<a href="https://doi.org/10.1088/1748-9326/aac6f4">https://doi.org/10.1088/1748-9326/aac6f4</a><br>3 Pressemitteilung. (s. d.). ECCHR. <a href="http://www.ecchr.eu/pressemitteilung/kritik-an-rspo-zertifiziertem-palmoel-vonnaturaceites">www.ecchr.eu/pressemitteilung/kritik-an-rspo-zertifiziertem-palmoel-von…</a><br>4 Murphy, D. J. (2025b). Agronomy and Environmental Sustainability of the Four Major Global Vegetable Oil Crops: Oil Palm, Soybean, Rapeseed, and Sunflower. Agronomy, 15(6), 1465. <a href="https://doi.org/10.3390/agronomy15061465">https://doi.org/10.3390/agronomy15061465</a></p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/ecologie?language=fr">Écologie et alimentation</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/veganisme-justice-sociale">Quel est le rapport entre véganisme et justice sociale ?</a></li></ul></div> Mon, 10 Nov 2025 15:24:23 +0000 Sarah 4173 at https://www.swissveg.ch Weltpflanzenmilchtag: Zeit, die Milch neu zu denken https://www.swissveg.ch/de/weltpflanzenmilchtag-2025?language=en <span>Journée mondiale du lait végétal : il est temps de redéfinir le lait</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=en" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>20. août 2025 - 10:07</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Le 22&nbsp;août est la Journée mondiale du lait végétal. Une journée qui appelle à un changement de mentalité, car malgré une consommation en baisse, le lait de vache continue d’être fortement subventionné en Suisse. Il est grand temps de miser sur des alternatives porteuses d’avenir.</p><h2>Le mythe du lait</h2><p>Dans l’imaginaire collectif, le lait et les vaches font partie intégrante de la Suisse, au même titre que ses montagnes et ses lacs. Mais cette représentation n’est pas le fruit du hasard&nbsp;: depuis des décennies, l’industrie laitière investit chaque année plusieurs millions dans des publicités trompeuses – financées en partie par l’argent des contribuables – montrant des vaches heureuses dans des prairies verdoyantes.<span class="fussnotenlink">1</span></p><p>Ces efforts publicitaires ont un impact certain&nbsp;: un grand nombre de consommatrices et de consommateurs ignorent d’où provient réellement leur lait. Une enquête menée par Proviande a révélé moins de la moitié des personnes interrogées savent qu’une vache doit mettre bas pour produire du lait.<span class="fussnotenlink">2</span> On peut donc supposer que la plupart des gens ne se rendent pas compte des énormes souffrances que la vache doit endurer pour produire du lait qui, en fin de compte, est arraché à son veau et consommé par des humains.</p><h2>La souffrance cachée des vaches</h2><p>Les vaches sont inséminées artificiellement chaque année afin de donner naissance à un veau et de pouvoir ainsi produire du lait. Dans la plupart des cas, le veau est arraché à sa mère quelques heures à peine après la naissance afin d’éviter qu’un lien étroit ne se forme entre eux. Séparée de son petit, la vache le cherche et l'appelle durant des jours. Les veaux mâles sont abattus pour des raisons économiques.</p><p>À cause de l’élevage intensif et du rendement laitier constant qui leur est imposé, les vaches laitières en Suisse ne vivent aujourd’hui que cinq à six ans, alors que leur espérance de vie naturelle est de 20 à 25&nbsp;ans. Au pic de sa production, une vache dite «&nbsp;à haut rendement&nbsp;» donne environ 7000&nbsp;litres de lait par an.<span class="fussnotenlink">3</span> Cette performance excessive entraîne souvent de graves inflammations des mamelles, ce qui explique pourquoi l’utilisation d’antibiotiques est monnaie courante dans l’industrie laitière. Par ailleurs, plus de 40&nbsp;% des vaches laitières en Suisse vivent en stabulation entravée, ce qui signifie qu’elles ne peuvent presque pas bouger.<span class="fussnotenlink">4</span></p><h2>Pourquoi le lait de vache est nocif pour le climat – et pas forcément bon pour les os</h2><p>La production de lait de vache est extrêmement gourmande en ressources. Elle émet de grandes quantités de gaz à effet de serre et joue ainsi un rôle non négligeable dans le changement climatique.<span class="fussnotenlink">5</span> En outre, la production laitière consomme énormément d’eau et de surfaces agricoles, et elle pollue les sols, l’air et les eaux avec des excédents de nutriments.<span class="fussnotenlink">6, 7, 8</span> Une étude du WWF a également révélé que l’industrie laitière portait atteinte à la biodiversité.<span class="fussnotenlink">9</span></p><p>En plus d’être problématique pour l’environnement, le lait de vache n’est pas nécessairement bon pour la santé. La croyance largement répandue selon laquelle le lait renforce les os n’est pas fondée. Au contraire, l’ostéoporose (perte osseuse) est particulièrement fréquente dans les pays où l’on consomme beaucoup de lait.<span class="fussnotenlink">10</span></p><h2>Bonne nouvelle&nbsp;: il y a d’autres solutions&nbsp;!</h2><p><style> .responsive-img { width: 100%; max-width: 50%; height: auto; display: block; margin: 1.5em auto; } @media (max-width: 768px) { .responsive-img { max-width: 100%; } } .fussnotenlink { vertical-align: super; font-size: 0.8em; } </style></p><p>À première vue, tous ces faits peuvent sembler décourageants. Mais il existe pourtant une solution toute simple&nbsp;: les alternatives végétales au lait&nbsp;! La production de lait d’avoine, de soja, d’amande, etc. n’engendre aucune souffrance animale. Ces alternatives sont nettement plus écologiques et peuvent même renforcer les os.</p><p>Les chiffres parlent d’eux-mêmes&nbsp;: les laits végétaux émettent considérablement moins de gaz à effet de serre et nécessitent moins d’eau et de terres agricoles que le lait de vache. Bien que le lait d’amande soit souvent critiqué pour sa consommation d’eau, avec environ 271&nbsp;litres d’eau par litre, il reste bien en dessous de la valeur du lait de vache, qui nécessite environ 628&nbsp;litres par litre.<span class="fussnotenlink">11</span></p><img class="responsive-img" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/FR_Swissmilk-Umwelt%20%282%29.png" alt="Consommation d&apos;eau"><img class="responsive-img" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/FR_Swissmilk-Umwelt.png" alt="Gaz à effet de serre"><img class="responsive-img" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/FR_Swissmilk-Umwelt%20%281%29.png" alt="Utilisation de terres"><p>Le choix de laits végétaux est vaste et les nombreuses alternatives offrent des profils nutritionnels variés. Le lait de soja contient même plus de protéines que le lait de vache et présente des avantages supplémentaires pour la santé. Une étude d’Agroscope a également démontré que les alternatives végétales à base de soja, d’amandes et de noix de cajou sont de bonnes sources de minéraux et d’oligo-éléments.<span class="fussnotenlink">12</span> L’important est surtout de choisir des produits enrichis en calcium. En règle générale, les alternatives végétales conventionnelles contiennent environ 120&nbsp;mg de calcium par 100&nbsp;ml, comme le lait de vache. Les produits bio ne sont généralement pas enrichis, mais certaines marques avec ajout de calcium sont néanmoins disponibles. <img class="responsive-img" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Prot%C3%A9ines.png" alt="Teneur en protéines"></p><h2>Le lait végétal en plein essor</h2><p>Le lait végétal jouit d’une popularité croissante&nbsp;: depuis 2017, la demande en alternatives laitières ne cesse d’augmenter en Suisse. Le chiffre d’affaires a plus que doublé et le lait d’avoine est désormais le lait végétal le plus vendu.<span class="fussnotenlink">13</span> Outre le lait d’avoine, il existe également des variantes végétales à base de pomme de terre, de pois, de lupin, de noix de coco, de noix de cajou, d’amande, de chanvre, de pois chiche, de soja ou de noisette. Le choix est vaste&nbsp;!</p><p>De 2003 à 2023, la consommation de lait par habitant est passée de 66&nbsp;kg à près de 45&nbsp;kg par an, ce qui représente une baisse de 32&nbsp;%.<span class="fussnotenlink">14</span> Néanmoins, le lait de vache continue de dominer le marché&nbsp;: en 2021, les alternatives aux produits laitiers ne représentaient que 4,2&nbsp;% des parts de marché dans le commerce de détail.<span class="fussnotenlink">15</span> À cela s’ajoute le fait que les alternatives végétales sont souvent nettement plus chères que leurs équivalents d’origine animale. Cela s’explique notamment par les subventions publiques accordées au lait de vache, qui font baisser artificiellement son prix, tandis que les alternatives végétales sont désavantagées. Cette situation n’est ni équitable ni viable à long terme.</p><p>Une chose est pourtant claire&nbsp;: le potentiel du lait végétal est considérable et il est urgent de le mettre en avant. D’où la nécessité de cette Journée mondiale du lait végétal.</p><p>&nbsp;</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li><p class="sdfootnote">Office fédéral de l'agriculture. (2024). Promotion des ventes. Rapport agricole 2024. <a href="https://www.agrarbericht.ch/fr/politique/production-et-ventes/promotion-des-ventes">www.agrarbericht.ch/fr/politique/production-et-ventes/promotion-des-ventes</a>&nbsp;</p></li><li><p class="sdfootnote">Proviande. (2023).&nbsp;Une nouvelle étude montre: 72 % des consommatrices et consommateurs ont une très grande confiance dans la viande suisse. &nbsp;<a href="https://www.proviande.ch/fr/une-nouvelle-etude-montre-72-des-consommatrices-et-consommateurs-ont-une-tres-grande-confiance-dans">www.proviande.ch/fr/une-nouvelle-etude-montre-72-des-consommatrices-et-consommateurs-ont-une-tres-grande-confiance-dans</a>&nbsp;</p></li><li><p class="sdfootnote">Paysannes &amp; paysans suisses. (s. d.). Le lait : la condition sine qua non de l’agriculture suisse. <a href="https://www.paysanssuisses.ch/connaissance/aliments/lait/">www.paysanssuisses.ch/connaissance/aliments/lait</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Schweizer Radio und Fernsehen (SRF). (2022). Tierwohl im Stall - 42 Prozent der Milchkühe leben in einem Anbindestall. <a href="https://www.srf.ch/news/schweiz/tierwohl-im-stall-42-prozent-der-milchkuehe-leben-in-einem-anbindestall">www.srf.ch/news/schweiz/tierwohl-im-stall-42-prozent-der-milchkuehe-leben-in-einem-anbindestall</a>&nbsp;</p></li><li><p class="sdfootnote">Twine, R. (2021). Emissions from Animal Agriculture – 16.5% Is the New Minimum Figure. Sustainability, 13(11), 6276. doi.org/10.3390/su13116276</p></li><li><p class="sdfootnote">Ritchie, H. (2020, 24 janvier). You Want to Reduce the Carbon Footprint of Your Food? Focus On What You Eat, Not Whether Your Food Is Local. Our World in Data. <a href="http://www.ourworldindata.org/food-choice-vs-eating-local">www.ourworldindata.org/food-choice-vs-eating-local</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Lebensmittellexikon. (s. d.). Virtuelles Wasser in Lebensmitteln. <a href="https://www.lebensmittellexikon.de/v0001020.php">www.lebensmittellexikon.de/v0001020.php</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Office fédéral de l'environnement. (s. d.). Émissions provenant de l'agriculture. <a href="https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/air/landwirtschaft/sources-de-polluants-atmospheriques---agriculture.html">www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/air/landwirtschaft/sources-de-polluants-atmospheriques---agriculture.html</a>&nbsp;</p></li><li><p class="sdfootnote">WWF Deutschland. (2022, 12 mai). Ernährung und Biodiversität: Der Jaguar in der Pfanne. <a href="https://www.wwf.de/themen-projekte/landwirtschaft/ernaehrung-konsum/besseresserinnen/ernaehrung-und-biodiversitaet">www.wwf.de/themen-projekte/landwirtschaft/ernaehrung-konsum/besseresserinnen/ernaehrung-und-biodiversitaet</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Willett, W. C. &amp; Ludwig, D. S. (2020). Milk and Health. The New England Journal of Medicine, 382(7), 644–654. doi.org/10.1056/nejmra1903547</p></li><li><p class="sdfootnote">Lebensmittellexikon. (s. d.). Virtuelles Wasser in Lebensmitteln. <a href="https://www.lebensmittellexikon.de/v0001020.php">www.lebensmittellexikon.de/v0001020.php</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Burton-Pimentel, K. J., &amp; Barbara Walther, B. (2023). Pflanzendrinks – eine Alternative zu Milch? Agrarforschung Schweiz 14, 214-228.</p></li><li><p class="sdfootnote">Le portail du Gouvernement suisse. (2022). Demande accrue de succédanés du lait. <a href="https://www.news.admin.ch/fr/nsb?id=89701">www.news.admin.ch/fr/nsb?id=89701</a>&nbsp;</p></li><li><p class="sdfootnote">Union suisse des paysans. (2024). Statistique laitière de la Suisse 2023. <a href="https://www.sbv-usp.ch/fr/service/agristat-statistique-de-lagriculture-suisse/statistique-laitiere-de-la-suisse">www.sbv-usp.ch/fr/service/agristat-statistique-de-lagriculture-suisse/statistique-laitiere-de-la-suisse</a>&nbsp;</p></li><li><p class="sdfootnote">Le portail du Gouvernement suisse. (2022). Demande accrue de succédanés du lait. <a href="https://www.news.admin.ch/fr/nsb?id=89701">www.news.admin.ch/fr/nsb?id=89701</a>&nbsp;</p></li></ol></div></div> Wed, 20 Aug 2025 08:11:41 +0000 Christine 4157 at https://www.swissveg.ch Tiere töten traumatisiert die Tierhalter https://www.swissveg.ch/de/traumatisierte-tierhalter?language=en <span>L&#039;abattage d&#039;animaux traumatise les éleveuses et les éleveurs</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=en" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>15. août 2025 - 8:00</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Pour pouvoir traiter correctement leurs animaux, les agricultrices et les agriculteurs doivent faire preuve d’une certaine sensibilité à leur égard. Dans le même temps, ils sont contraints d’amener leurs animaux jeunes et en bonne santé à l’abattoir pour en tirer de la viande. Est-ce la raison pour laquelle le taux de suicide chez les agricultrices et les agriculteurs à travers le monde est nettement plus élevé que dans la population moyenne ?</p><p>Au Royaume-Uni, la charge psychologique qui pèse sur les agricultrices et les agriculteurs a fait l’objet d’une enquête approfondie.<span class="fussnotenlink">1</span><br />Plus de 90 % des jeunes paysannes et paysans considèrent la question de la santé mentale comme le plus grand danger caché pesant actuellement sur l’agriculture britannique. Le problème semble donc bien plus grave qu’on ne le pensait jusqu’à présent.</p><p><img src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Nutztiere/schweine_haenger.webp" alt="Schweineanhänger im Schlachthof" class="align-right" />L’étude britannique a révélé des résultats alarmants : plus de la moitié (56 %) des éleveuses et des éleveurs se sentent « extrêmement » à « modérément » affectés par leur travail sur le plan moral, et 45 % ont déclaré réprimer leurs sentiments de compassion envers leurs animaux. En outre, 35 % disent avoir été traumatisés par certains aspects de leur travail avec les animaux. Les conséquences de ces sentiments refoulés ne sont pas surprenantes.<span class="fussnotenlink">2</span> Mais le problème est d’autant plus grave que près de la moitié (48 %) ont déclaré ne pas pouvoir parfois parler de cette partie difficile de leur travail avec leurs amis ou leur famille.</p><p>Pour éviter d’être directement confrontés à la mise à mort de leurs animaux, la plupart des agricultrices et des agriculteurs confient cette tâche à d’autres. Une personne décrit sa situation ainsi : <em>« Autrefois, nous mangions nos propres poulets, dindes et oies. Je les tuais moi-même et je me sentais toujours terriblement mal. Comme je devais les abattre, les vider et les préparer moi-même, j'avais du mal à les manger. C’est pourquoi aujourd’hui, je laisse quelqu’un d’autre abattre mes moutons. »</em></p><p>Les préoccupations morales des éleveuses et des éleveurs existent dans le monde entier et semblent s’intensifier. Pourtant, presque personne n’ose en parler. C’est du moins ce qui ressort du témoignage suivant : </p><p class="zitat"><em>« De plus en plus d’agricultrices et d’agriculteurs sont moralement affectés par ce qu’ils font, à savoir s’occuper d'animaux destinés à l’abattage. C’est un phénomène nouveau et universel, et tout le monde le sait. Mais en tant que paysanne ou paysan, on n’a pas le droit de le dire ; ce serait une haute trahison. »</em><span class="fussnotenlink">3</span></p><p>Les trois quarts des agricultrices et des agriculteurs interrogés pensent que les autres éleveuses et éleveurs sont (eux aussi) en proie à des remords lorsqu’il s'agit d’amener leurs animaux à l’abattoir. Et environ la moitié d’entre eux estiment que cet aspect est sous-estimé.</p><h3>Ouverture au changement</h3><p>Près des deux tiers des personnes interrogées (63 %) seraient disposées à réduire leur cheptel, et 49 % envisageraient d’abandonner complètement l’élevage s’il existait des alternatives financièrement viables. 70 % des paysannes et des paysans apprécieraient que le gouvernement les aide financièrement à se tourner vers une agriculture sans animaux. Et 74 % d’entre eux seraient favorables à ce que le gouvernement encourage la reconversion des éleveuses et des éleveurs vers une agriculture sans animaux.</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-08/Blog-Ferkel-Bild.jpg" data-entity-uuid="9c3adbe0-86ce-4c81-8c78-785133f91631" data-entity-type="file" alt="" width="500" height="375" class="align-left" /><p>Il apparaît donc clairement que ce sont principalement des problèmes financiers qui empêchent les agricultrices et les agriculteurs d’abandonner l’élevage. En Suisse, environ <a href="https://www.swissveg.ch/fr/soutien-securite-alimentaire">82 % des subventions agricoles</a> sont malheureusement encore liées à l’élevage. Une telle situation rend difficile la transition vers une exploitation agricole sans élevage, car elle entraîne la perte de nombreuses subventions.</p><p>En Suisse non plus, les agricultrices et les agriculteurs ne peuvent guère compter sur l’aide de l’État pour se reconvertir. Il existe néanmoins deux organisations privées qui proposent des conseils et un accompagnement pour passer à une agriculture sans souffrance animale : <a href="https://www.transfarmation.ch" target="_blank">Transfarmation</a> en Suisse alémanique et l'<a href="https://www.asso-coexister.ch" target="_blank">Association Co&amp;xister</a> en Suisse romande.</p><p>Il serait également important de mieux faire connaître la possibilité d’une <a href="/de/vuturum-24">agriculture bio-végétalienne</a> dans notre pays. Actuellement, les personnes qui suivent une formation agricole dans notre pays n’apprennent pas comment pratiquer une agriculture sans engrais fécaux ni engrais chimiques.</p><p> </p><p> </p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li>Flores, C., Knowles, R., Bryant, C. et al. ‘Death by a thousand cuts’: The Role of Moral Distress and Moral Injury in Farmer Mental Ill-Health. &nbsp;Journal of Agricultural and Environmental Ethics 38, 18 (2025). <a href="https://doi.org/10.1007/s10806-025-09955-3">https://doi.org/10.1007/s10806-025-09955-3</a>&nbsp;</li><li>Emotion suppression and mortality risk over a 12-year follow-up, Journal of Psychosomatic Research, Volume 75, Issue 4, 2013, Pages 381-385, ISSN 0022-3999, <a href="https://doi.org/10.1016/j.jpsychores.2013.07.014">https://doi.org/10.1016/j.jpsychores.2013.07.014</a>&nbsp;</li><li>Bryant, C. J., &amp; van der Weele, C. (2021). The farmers’ dilemma: Meat, means, and morality (Vol. 167, p. 105605). Appetite. <a href="https://doi.org/10.1016/j.appet.2021.105605">https://doi.org/10.1016/j.appet.2021.105605</a>&nbsp;</li></ol></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/violence">Les aspects psychologiques de la consommation de viande</a></li><li><a href="https://sansfumier.com/yeswiki/?carpelle">Association Carpelle - Sans fumier !</a></li></ul></div> Tue, 12 Aug 2025 09:33:14 +0000 Renato 4159 at https://www.swissveg.ch