Amandine's blog https://www.swissveg.ch/fr fr Wintersession 2025 https://www.swissveg.ch/de/wintersession-2025 <span>Session d&#039;hiver 2025</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>3. décembre 2025 - 8:09</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung"><span style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);color:rgb(68, 68, 68);display:inline !important;float:none;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;font-size:22px;font-style:normal;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;">La session parlementaire d'hiver a lieu du 1 au 19 décembre 2025. Dans cet article, vous trouverez un aperçu des objets importants en lien avec nos activités.</span></p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20253231" target="_blank">25.3231 Motion :</a> « Adapter les prescriptions du programme SRPA dans l'intérêt de l'environnement et du bien-être des animaux »</h2><p>Le Conseil fédéral est chargé d’adapter l’aménagement des aires d’exercice intérieures prescrit par le programme SRPA aux défis que sont les émissions d’ammoniac et la santé animale. Il faudra notamment supprimer l’exigence figurant dans une fiche technique selon laquelle au moins un côté de l’aire d’exercice doit être complètement ouvert. Une partie du local de stabulation est à ciel ouvert, ce qui permet aux animaux de toujours avoir la possibilité d’aller dehors. <br />Le Conseil fédéral rejette cette motion. Le Conseil des États l'a acceptée. C'est désormais au Conseil national de se prononcer. La même motion a également été déposée au Conseil national : <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20253228" target="_blank">25.3228</a>.</p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20253715" target="_blank">25.3715 Motion :</a> « Autoriser le tir de loups dans les districts francs »</h2><p><img src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Wildtiere/wolf.webp" alt="Wolf" width="20.08%" class="align-right" />Le Conseil fédéral est chargé de présenter à l'Assemblée fédérale un projet de modification de la loi sur la chasse visant à ce que les loups pour lesquels une autorisation de tir a été délivrée puissent également être abattus dans les districts francs, lorsque l’exigent la sauvegarde des biotopes, la conservation de la diversité des espèces, des raisons cynégétiques ou la prévention de dommages excessifs causés par le gibier.</p><p>Le Conseil des États a accepté cette motion le 25 septembre 2025. C'est maintenant au Conseil national de se prononcer. <br /><em>Les zones d'interdiction de chasse constituent le dernier refuge pour les animaux sauvages. Si les chasseurs continuaient à y abattre des animaux, cela représenterait un stress supplémentaire pour tous les animaux sauvages qui y vivent.</em></p><p><em>3.12.2025 : Le Conseil national a malheureusement accepté cette motion. C'est maintenant au Conseil fédéral de se prononcer.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20253549" target="_blank">25.3549 Motion :</a> « Loup problématique appartenant à une meute. Il doit être possible d'agir ! »</h2><p>Il est demandé au Conseil fédéral de modifier la législation sur la chasse couvrant les éléments suivants : <br />1. Possibilité d’accorder une autorisation de tir pour des loups problématiques, y compris ceux appartenant à une meute ou présents sur le territoire d’une meute, causant d’importants dommages aux animaux de rente ou représentant un danger pour l’homme (art. 9b, al. 1 OChP). <br />2. Régulation réactive (art. 4c, al. 1 OChP) : Extension de la prise en compte des dommages à tout le territoire et à la période qui précède la régulation réactive.</p><p>Le Conseil des États a accepté cette motion le 25 septembre 2025. C'est à présent au Conseil national de se prononcer. <br /><em>Cette motion justifierait tout abattage de loups, car « à titre préventif », tout peut être affirmé, mais rien ne peut être vérifié. Il est déjà possible aujourd'hui d'</em><a href="https://www.rts.ch/info/suisse/2025/article/tirs-preventifs-de-loups-croissance-freinee-et-attaques-en-baisse-28896753.html" target="_blank"><em>abattre des loups à titre préventif</em></a><em>. La protection des animaux de rente par des </em><a href="https://www.gruppe-wolf.ch/fr/Protection-de-troupeaux.htm" target="_blank"><em>chiens de protection des troupeaux et d'autres mesures</em></a><em> a fait ses preuves. Il serait plus judicieux de continuer à développer cette approche.</em></p><p><em>3.12.2025 : Le Conseil national a malheureusement accepté cette motion. </em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20250067" target="_blank">25.067 Objet du Conseil fédéral :</a> « Pour une alimentation sûre – grâce au renforcement de la production indigène durable, à davantage de denrées alimentaires végétales et à une eau potable propre (initiative sur l’alimentation) ». Initiative populaire</h2><p><em>17.12.2025 : Le Conseil fédéral s'est prononcé en défaveur de cette initiative et a également refusé un éventuel contre-projet. De la gauche à la droite, une alimentation orientée davantage sur le végétal a été rejetée d'emblée. Aucune fraction n'a apporté son soutien à l'initiative.</em></p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20240080" target="_blank">24.080 Objet du Conseil fédéral :</a> « Pour une limitation des feux d’artifice ». Initiative populaire</h2><p>Le Conseil national discute de cette initiative.</p><p> </p><h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20250059" target="_blank">25.059 Objet du Conseil fédéral :</a> « Oui à l'interdiction d'importer des produits en fourrure provenant d’animaux ayant subi de mauvais traitements (initiative fourrure) ». Initiative populaire et contre-projet indirect (modification de la loi fédérale sur la protection des animaux)</h2><p><em>Le Conseil des États a reporté la discussion à plus tard en demandant une prolongation du délai.</em></p><p> </p><p><strong>Plus d'informations </strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/sessions">Sessions</a></li><li><a href="/session-ete-2025">Session d'été 2025</a></li><li><a href="/session-extraordinaire-mai-2025">Session extraordinaire de mai 2025</a></li><li><a href="/session-printemps-2025">Session de printemps 2025</a></li><li>Actualités sur la session en cours : <a href="https://www.parlament.ch/de/ratsbetrieb/sessionen/aktuelle-session" target="_blank">parlament.ch</a></li></ul></div> Tue, 02 Dec 2025 08:04:30 +0000 Renato 4182 at https://www.swissveg.ch Swissveg-Analyse 2025: Wie steht es um die Anzahl Veganer und Vegetarier? https://www.swissveg.ch/de/swissveg-analyse-statistiken-2025 <span>Analyse de Swissveg 2025 : combien y a-t-il de personnes végétariennes et véganes ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>13. novembre 2025 - 9:44</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Après une augmentation constante du nombre de personnes végétariennes et véganes ces dernières années jusqu’à un point culminant atteint l’année dernière (5,3&nbsp;%), ce chiffre a légèrement baissé cette année pour s’établir à 5,0&nbsp;%. Autrement dit, en Suisse, une personne sur vingt ne consomme pas de viande. Ce chiffre reste 35&nbsp;% plus élevé qu’il y a cinq&nbsp;ans. Par ailleurs, le nombre de personnes véganes a considérablement augmenté en Suisse romande, passant de 0,1&nbsp;% à 0,4&nbsp;%. Le nombre de personnes «&nbsp;flexitariennes&nbsp;» a aussi enregistré une légère hausse&nbsp;: presque un quart de la population (23,9&nbsp;%) réduit ainsi consciemment sa consommation de viande.</p><p>Selon l’enquête <a href="https://wemf.ch/de/medienstudien/intramediastudien/mach-consumer/" target="_blank">MACH Consumer</a>, menée auprès de 30&nbsp;378&nbsp;personnes âgées de 14&nbsp;ans et plus, la part de la population qui ne consomme pas de viande (personnes végétariennes et véganes) en Suisse alémanique est restée stable&nbsp;: elle s’élève à 6,3&nbsp;% en 2025 contre 6,4&nbsp;% en 2024. Dans le détail, et dans les autres régions linguistiques, des changements peuvent toutefois être observés&nbsp;:</p><h3>Différences régionales&nbsp;: la Suisse alémanique prend de l’avance</h3><p>Chez les personnes végétariennes, l’écart entre la Suisse alémanique et la Suisse romande et le Tessin s’est creusé. Alors que 5,7&nbsp;% (5,5&nbsp;%) de la population suisse alémanique est végétarienne, ce chiffre ne s’élève qu’à 1,5&nbsp;% (2,3&nbsp;%) en Suisse romande et à 1,6&nbsp;% (1,8&nbsp;%) au Tessin.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>Les chiffres entre parenthèses correspondent à ceux de l’<a href="https://www.swissveg.ch/fr/swissveg-rapport-statistique-2024">année précédente</a>.</p><p>Néanmoins, pour ce qui est des personnes véganes, la situation est différente. En effet, la Suisse romande et le Tessin sont en train de rattraper leur retard&nbsp;: &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>Suisse alémanique&nbsp;: 0,6&nbsp;%&nbsp;; Suisse romande&nbsp;: 0,4&nbsp;% ; Tessin&nbsp;: 0,3&nbsp;%. En Suisse romande comme au Tessin, ce chiffre s’élevait seulement à 0,1&nbsp;% l’année dernière.</p><p>&nbsp;</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-11/Diagramme%20Vegi-Report%202025%20FR/MACH-Ergebnisse_2025_FR_7.png" alt="Le pourcentage de personnes végétariennes est plus élevé en Suisse alémanique." width="55.36%"><h3>&nbsp;</h3><h3>Différences en fonction de l’âge&nbsp;: &nbsp;la jeunesse mène le bal</h3><p>Les régimes végétariens et végétaliens restent particulièrement populaires auprès des jeunes. Parmi les personnes végétariennes, 58&nbsp;% ont entre 14 et 34&nbsp;ans, 28&nbsp;% ont entre 35 et 54&nbsp;ans et 14&nbsp;% ont plus de 55&nbsp;ans. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>Parmi les personnes véganes, 71&nbsp;% ont moins de 35&nbsp;ans.</p><p>Malgré une légère baisse par rapport à 2024, il s’agit du deuxième chiffre le plus élevé jamais enregistré.</p><p>&nbsp;</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-11/Diagramme%20Vegi-Report%202025%20FR/MACH-Ergebnisse_2025_FR_5.png" alt="Personnes végétariennes et véganes âgées de 14 à 34 ans." width="52.8%"><p>Il convient de noter que cette répartition entre les différents groupes d’âge est inversée chez les personnes flexitariennes&nbsp;: &nbsp;en effet, plus une personne est âgée, plus elle est susceptible d’adopter un régime flexitarien. Alors que 28&nbsp;% des plus de 55&nbsp;ans déclarent avoir consciemment réduit leur consommation de viande, ce chiffre ne s’élève qu’à 20&nbsp;% chez les 14-34&nbsp;ans.</p><p>&nbsp;</p><h3>Différences en fonction du genre&nbsp;: les femmes restent en tête</h3><p>Deux tiers des personnes végétariennes sont des femmes. Cependant, le nombre de femmes végétariennes a enregistré une plus forte baisse que celui des hommes végétariens. Chez les hommes, la part de végétariens est restée presque constante&nbsp;: elle s’élève à 3,3&nbsp;% en 2025 contre 3,4&nbsp;% en 2024. Chez les femmes, ce chiffre est passé de 7,2&nbsp;% l’année dernière à 6,7&nbsp;% cette année. En revanche, le nombre de femmes flexitariennes a augmenté de 0,7&nbsp;%.</p><p>&nbsp;</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-11/Diagramme%20Vegi-Report%202025%20FR/MACH-Ergebnisse_2025_FR_3.png" alt="Pourcentage de personnes végétariennes par genre." width="64.19%"><h3>&nbsp;</h3><h3>Niveau de formation&nbsp;: les véganes font le plus d’études</h3><p>Par rapport à l’année dernière, les chiffres se sont ici particulièrement accentués chez les véganes&nbsp;: alors que la proportion de personnes diplômées de l’enseignement supérieur est de 39,7&nbsp;% dans l’ensemble de la population, elle atteint 63,9&nbsp;% chez les véganes (et 54,9&nbsp;% chez les personnes végétariennes). Si cette proportion n’a guère augmenté chez les personnes végétariennes, chez les véganes, elle a progressé de près de 10 % par rapport à l'année précédente.</p><p>&nbsp;</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-11/Diagramme%20Vegi-Report%202025%20FR/MACH-Ergebnisse_2025_FR_6.png" alt="Pourcentage de personnes diplômées de l&apos;enseignement supérieur par régime alimentaire." width="58.98%"><p>&nbsp;</p><h3>Consommation d’alternatives végétales&nbsp;: tout le monde les apprécie</h3><p>Les alternatives aux produits laitiers et carnés sont de plus en plus populaires.</p><p>Aujourd’hui, 55&nbsp;% (51,5&nbsp;%) de la population générale consomme des alternatives à la viande et plus d’un tiers – 38,5&nbsp;% – consomme également des alternatives laitières. Par rapport à l’année dernière, c’est toutefois chez les véganes que la consommation de produits de substitution a enregistré la hausse la plus importante, passant de 84,5&nbsp;% à 96,2&nbsp;%. La consommation d’alternatives aux produits laitiers chez les véganes a également grimpé de 84,6&nbsp;% à 94,1&nbsp;%.</p><p>&nbsp;</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-11/Diagramme%20Vegi-Report%202025%20FR/MACH-Ergebnisse_2025_FR_8.png" alt="Consommation d&apos;alternatives végétales dans la population générale : alternatives à la viande, au lait, au yaourt/séré et au fromage." width="69.06%"><p>&nbsp;</p><p>Selon le «&nbsp;<a href="https://www.euromonitor.com/plant-based-dairy-in-switzerland/report" target="_blank">Plant Based Cheese Report</a>&nbsp;» de l’Euromonitor Survey pour l’année 2025, le chiffre d’affaires des alternatives au fromage en Suisse a enregistré une croissance à la fois forte et constante au cours des dernières années&nbsp;:</p><p>&nbsp;</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-11/Diagramme%20Vegi-Report%202025%20FR/MACH-Ergebnisse_2025_FR_9.png" alt="Chiffre d&apos;affaires du fromage végétal en Suisse" width="72.98%"><p>&nbsp;</p><h3>Un rapport différent à la nourriture</h3><p>En Suisse, 69,2&nbsp;% des gens cuisinent tous les jours ou au moins plusieurs fois par semaine. Ce chiffre atteint même 81,2 % chez les véganes et 77,6&nbsp;% chez les personnes végétariennes. Cette proportion plus élevée s’explique peut-être par le fait qu’il n'est pas toujours facile de trouver de bons plats végétaliens à l’extérieur, surtout en-dehors des zones urbaines. Après tout, 65&nbsp;% des véganes se considèrent comme des gourmets, contre seulement 57&nbsp;% dans le reste de la population. Fait intéressant&nbsp;: pour la plupart des personnes végétariennes et véganes, un verre de vin ne fait toutefois pas partie d’un bon repas. Cet avis est partagé par moins de la moitié de la population générale.</p><p>Lorsqu’elles font leurs courses, les personnes végétariennes et véganes sont également beaucoup plus attentives aux produits bio et issus du commerce équitable. Alors que moins de la moitié de la population déclare prêter attention aux produits bio, ce chiffre dépasse largement les 80 % chez les personnes végétariennes et véganes. De même, celles-ci sont 90&nbsp;% à accorder de l’importance au commerce équitable, contre seulement 62&nbsp;% de la population générale.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Plus d'informations :</strong></p><ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/swissveg-rapport-statistique-2024">Rapport de Swissveg 2024 : statistiques sur les personnes végétariennes et véganes en Suisse</a></li></ul></div> Thu, 13 Nov 2025 12:14:20 +0000 Renato 4175 at https://www.swissveg.ch Palmöl: zwischen Zerstörung und Effizienz https://www.swissveg.ch/de/palmoel <span>Huile de palme : entre destruction et efficacité</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>10. novembre 2025 - 8:31</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Des pâtes à tartiner aux lotions corporelles en passant par les glaces, l’huile de palme est l’huile la plus utilisée et la plus produite au monde. La plupart des gens savent que sa production est extrê-mement problématique. L’industrie elle-même en a pris conscience et s’est efforcée, au cours des vingt dernières années, de rendre la production plus durable. Mais pouvons-nous croire à cette promesse ?</p><p>Il y a environ 20 ans, des photos d’orangs-outans désespérés au milieu d’une forêt tropicale brûlée ont fait le tour du monde. Elles illustraient parfaitement les immenses souffrances et la destruction massive causées par la culture intensive de l’huile de palme en Indonésie et en Malaisie. En 2004, l’industrie a réagi en fondant l’association Roundtable on Sustainable Palm Oil (RSPO), dont les membres fondateurs sont le WWF, Migros, Unilever et le transformateur international d’huiles végétales AAK. Depuis, le sujet a été moins médiatisé. Mais le problème n’a pas disparu, bien au contraire : Depuis 2010, la production mondiale d’huile de palme a augmenté d’environ 70 %.<span class="fussnotenlink">1</span> À Bornéo, les plantations couvrent environ 15 % de la superficie totale et entraînent une déforestation colossale.<span class="fussnotenlink">2</span> Plus de la moitié de la récolte mondiale d’huile de palme provient d’Indonésie, ce qui en fait le plus grand producteur de la planète. La Suisse fait partie des pays importateurs : selon le Réseau suisse pour l’huile de palme, plus de 14 000 tonnes d’huile de palme ont été importées en Suisse l’année dernière. Ce chiffre vient d’augmenter pour la première fois depuis des années. Les principaux problèmes liés à la culture intensive de l’huile de palme sont la déforestation et la perte de biodiversité qui en résulte, ainsi que la destruction de l’habitat de nombreuses espèces animales, le déplacement des communautés autochtones, les mauvaises conditions de travail et, dans certains cas, le travail des enfants.</p><h3>Promesses trompeuses ?</h3><p>Même si le label RSPO figure désormais sur de nombreux produits dans les supermarchés locaux, l’huile de palme certifiée durable reste un produit de niche et ne représente que 20 % de la production mondiale. Pour obtenir le label RSPO, les productrices et les producteurs doivent être membres de l’association et respecter différents critères et normes :</p><ul><li>Pas de déforestation des forêts primaires et des zones forestières à haute valeur écologique</li><li>Protection des espèces animales et végétales menacées </li><li>Protection de la qualité des eaux, des sols et de l’air</li><li>Respect des réglementations légales, notamment en ce qui concerne l’utilisation des terres et les droits de propriété</li><li>Pas de travail infantile</li><li>Contrôle indépendant des plantations</li></ul><p>Depuis sa création, les organisations de protection de l’environnement et des droits humains reprochent à la RSPO de faire du greenwashing et critiquent le manque de rigueur des normes et l’insuffisance des contrôles. Ces critiques sont en partie justifiées, comme le montrent les recherches de Foodwatch et du Centre européen pour les droits constitutionnels et humains (ECCHR). En 2024, ces organisations ont déposé une plainte auprès d’Edeka, demandant au détaillant d’assumer ses responsabilités en matière de droits humains dans la chaîne d’approvisionnement de l’huile de palme.<span class="fussnotenlink">3</span></p><h3>Quelles alternatives existe-t-il ?</h3><p>Pour les raisons susmentionnées, de nombreuses personnes ne souhaitent pas consomer d’huile de palme. Les fabricantes et les fabricants l’ont compris et proposent désormais toutes sortes de produits labellisés « sans huile de palme ». Le plus souvent, celle-ci est remplacée par de la graisse de coco, qui dispose de propriétés similaires et jouit d’une image plus positive. Malheureusement, ce n’est que de la poudre aux yeux : cette huile tropicale est elle aussi cultivée dans des plantations en monoculture et son rendement est bien inférieur à celui de l’huile de palme. Cela signifie qu’il faut une surface bien plus grande pour obtenir le même rendement.</p><p>Les huiles de colza ou de tournesol sont parfois utilisées en guise de substituts, mais elles présentent l’inconvénient de devoir être (partiellement) hydrogénées, ce qui peut avoir des effets négatifs sur la santé. Les trois cultures oléagineuses les plus importantes (soja, colza, tournesol) s’étendent sur sur une superficie totale de 203 millions d’hectares et fournissent environ 52 % de l’huile végétale mondiale. Le palmier à huile, en revanche, ne couvre que 23 millions d’hectares et fournit 40 % de l’huile végétale mondiale, ce qui le rend nettement plus efficace.<span class="fussnotenlink">4</span></p><figure role="group" class="align-center"><img alt="" data-entity-type="file" data-entity-uuid="62cceb7f-72a1-4aa9-a7b9-3cbf93a7e853" height="212" src="/sites/swissveg.ch/files/2025-10/Grafik%20Palm%C3%B6l%20FR.JPG" width="820" /><figcaption>Cette comparaison montre clairement l'efficacité de l'huile de palme par rapport à d'autres plantes oléagineuses : le rendement en huile par hectare de surface cultivée est comparé en tonnes. </figcaption></figure><h3>Commerce de détail suisse</h3><p>Les grands détaillants suisses sont conscients du problème et tentent par différents moyens de garantir davantage de durabilité et de transparence. Ainsi, en plus d’être membre de la RSPO depuis 2004, Coop s’approvisionne en huile de palme auprès de trois plantations certifiées Bio Suisse en Côte d’Ivoire, huile qu’elle utilise aussi bien dans ses produits bio que conventionnels. Migros aussi mise sur l’huile de palme RSPO. Aldi Suisse utilise de l’huile de palme certifiée RSPO pour ses produits de marque propre et s’efforce de renoncer aux graisses tropicales pour les produits bio. Quant à Lidl Suisse, l’enseigne s’approvisionne en huile de palme issue de sources durables pour ses marques propres.</p><p>De plus, ces distributeurs travailent en étroite collaboration avec le Réseau suisse pour l’huile de palme afin de rendre les chaînes d’approvisionnement plus transparentes et de promouvoir des normes durables. Le WWF publie chaque année un classement sur l’huile de palme, qui évalue les grandes entreprises en fonction de leurs performances en matière de développement durable. L’échelle d’évaluation va de 0 à 25 points, les valeurs les plus élevées indiquant les meilleurs résultats en termes de durabilité. Affichant tous des scores supérieurs à 19 points, les quatre détaillants suisses précédemment cités entrent dans la catégorie « Leading the way », c’est-à-dire « à la pointe ».</p><h3>Huile de palme issue de petites exploitations</h3><p>Outre la RSPO, il existe également des initiatives de longue date menées par des productrices et producteurs bio, comme le projet Serendipalm du fabricant de savons bio Dr. Bronner’s. Au Ghana, en Afrique de l’Ouest, quelque 600 petites exploitations produisent de l’huile de palme certifiée bio et équitable, notamment utilisée par Rapunzel Naturkost et Gepa. L’objectif du projet est de renforcer les communautés locales et les méthodes agricoles respectueuses de l’environnement, de promouvoir l’équité sociale et de respecter les normes environnementales. L’initiative met l’accent sur la transparence des chaînes d’approvisionnement, les partenariats directs avec les petites exploitations agricoles et la prévention du greenwashing. Tout cela montre bien qu’il n’est pas très efficace de diaboliser l’huile de palme dans son ensemble et qu’il est important de disposer de labels fiables. Le label RSPO est certainement préférable à l’huile non certifiée, mais il n’est à recommander que sous certaines conditions, car ses normes sont peu strictes. Privilégiez les labels de confiance tels que le label Bio Bourgeon ou le label bio de l’UE. Les labels Fairtrade tels que Fair for Life sont également de bons indicateurs quant au respect de certaines normes, notamment pour ce qui est des conditions de travail.</p><p>En ce qui concerne l’avenir, les procédés biotechnologiques innovants tels que la fermentation de précision présentent un grand potentiel. Cette technologie permet de produire en laboratoire des composants gras végétaux similaires à ceux des produits d’origine animale, tels que les composants du lait ou le collagène. Elle pourrait donc révolutionner le secteur en offrant une alternative à la fois durable, transparente et éthique.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 FAOSTAT. (s. d.). <a href="http://www.fao.org/faostat/en/#compare">www.fao.org/faostat/en/#compare</a><br>2 Morgans, C. L., Meijaard, E., Santika, T., Law, E., Budiharta, S.,Ancrenaz, M. &amp; Wilson, K. A. (2018). Evaluating the<br>effectiveness of palm oil certification in delivering multiple sustainability objectives. Environmental Research Letters, 13(6), 064032.<a href="https://doi.org/10.1088/1748-9326/aac6f4">https://doi.org/10.1088/1748-9326/aac6f4</a><br>3 Pressemitteilung. (s. d.). ECCHR. <a href="http://www.ecchr.eu/pressemitteilung/kritik-an-rspo-zertifiziertem-palmoel-vonnaturaceites">www.ecchr.eu/pressemitteilung/kritik-an-rspo-zertifiziertem-palmoel-von…</a><br>4 Murphy, D. J. (2025b). Agronomy and Environmental Sustainability of the Four Major Global Vegetable Oil Crops: Oil Palm, Soybean, Rapeseed, and Sunflower. Agronomy, 15(6), 1465. <a href="https://doi.org/10.3390/agronomy15061465">https://doi.org/10.3390/agronomy15061465</a></p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/ecologie?language=fr">Écologie et alimentation</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/veganisme-justice-sociale">Quel est le rapport entre véganisme et justice sociale ?</a></li></ul></div> Mon, 10 Nov 2025 15:24:23 +0000 Sarah 4173 at https://www.swissveg.ch Weltpflanzenmilchtag: Zeit, die Milch neu zu denken https://www.swissveg.ch/de/weltpflanzenmilchtag-2025 <span>Journée mondiale du lait végétal : il est temps de redéfinir le lait</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>20. août 2025 - 10:07</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Le 22&nbsp;août est la Journée mondiale du lait végétal. Une journée qui appelle à un changement de mentalité, car malgré une consommation en baisse, le lait de vache continue d’être fortement subventionné en Suisse. Il est grand temps de miser sur des alternatives porteuses d’avenir.</p><h2>Le mythe du lait</h2><p>Dans l’imaginaire collectif, le lait et les vaches font partie intégrante de la Suisse, au même titre que ses montagnes et ses lacs. Mais cette représentation n’est pas le fruit du hasard&nbsp;: depuis des décennies, l’industrie laitière investit chaque année plusieurs millions dans des publicités trompeuses – financées en partie par l’argent des contribuables – montrant des vaches heureuses dans des prairies verdoyantes.<span class="fussnotenlink">1</span></p><p>Ces efforts publicitaires ont un impact certain&nbsp;: un grand nombre de consommatrices et de consommateurs ignorent d’où provient réellement leur lait. Une enquête menée par Proviande a révélé moins de la moitié des personnes interrogées savent qu’une vache doit mettre bas pour produire du lait.<span class="fussnotenlink">2</span> On peut donc supposer que la plupart des gens ne se rendent pas compte des énormes souffrances que la vache doit endurer pour produire du lait qui, en fin de compte, est arraché à son veau et consommé par des humains.</p><h2>La souffrance cachée des vaches</h2><p>Les vaches sont inséminées artificiellement chaque année afin de donner naissance à un veau et de pouvoir ainsi produire du lait. Dans la plupart des cas, le veau est arraché à sa mère quelques heures à peine après la naissance afin d’éviter qu’un lien étroit ne se forme entre eux. Séparée de son petit, la vache le cherche et l'appelle durant des jours. Les veaux mâles sont abattus pour des raisons économiques.</p><p>À cause de l’élevage intensif et du rendement laitier constant qui leur est imposé, les vaches laitières en Suisse ne vivent aujourd’hui que cinq à six ans, alors que leur espérance de vie naturelle est de 20 à 25&nbsp;ans. Au pic de sa production, une vache dite «&nbsp;à haut rendement&nbsp;» donne environ 7000&nbsp;litres de lait par an.<span class="fussnotenlink">3</span> Cette performance excessive entraîne souvent de graves inflammations des mamelles, ce qui explique pourquoi l’utilisation d’antibiotiques est monnaie courante dans l’industrie laitière. Par ailleurs, plus de 40&nbsp;% des vaches laitières en Suisse vivent en stabulation entravée, ce qui signifie qu’elles ne peuvent presque pas bouger.<span class="fussnotenlink">4</span></p><h2>Pourquoi le lait de vache est nocif pour le climat – et pas forcément bon pour les os</h2><p>La production de lait de vache est extrêmement gourmande en ressources. Elle émet de grandes quantités de gaz à effet de serre et joue ainsi un rôle non négligeable dans le changement climatique.<span class="fussnotenlink">5</span> En outre, la production laitière consomme énormément d’eau et de surfaces agricoles, et elle pollue les sols, l’air et les eaux avec des excédents de nutriments.<span class="fussnotenlink">6, 7, 8</span> Une étude du WWF a également révélé que l’industrie laitière portait atteinte à la biodiversité.<span class="fussnotenlink">9</span></p><p>En plus d’être problématique pour l’environnement, le lait de vache n’est pas nécessairement bon pour la santé. La croyance largement répandue selon laquelle le lait renforce les os n’est pas fondée. Au contraire, l’ostéoporose (perte osseuse) est particulièrement fréquente dans les pays où l’on consomme beaucoup de lait.<span class="fussnotenlink">10</span></p><h2>Bonne nouvelle&nbsp;: il y a d’autres solutions&nbsp;!</h2><p><style> .responsive-img { width: 100%; max-width: 50%; height: auto; display: block; margin: 1.5em auto; } @media (max-width: 768px) { .responsive-img { max-width: 100%; } } .fussnotenlink { vertical-align: super; font-size: 0.8em; } </style></p><p>À première vue, tous ces faits peuvent sembler décourageants. Mais il existe pourtant une solution toute simple&nbsp;: les alternatives végétales au lait&nbsp;! La production de lait d’avoine, de soja, d’amande, etc. n’engendre aucune souffrance animale. Ces alternatives sont nettement plus écologiques et peuvent même renforcer les os.</p><p>Les chiffres parlent d’eux-mêmes&nbsp;: les laits végétaux émettent considérablement moins de gaz à effet de serre et nécessitent moins d’eau et de terres agricoles que le lait de vache. Bien que le lait d’amande soit souvent critiqué pour sa consommation d’eau, avec environ 271&nbsp;litres d’eau par litre, il reste bien en dessous de la valeur du lait de vache, qui nécessite environ 628&nbsp;litres par litre.<span class="fussnotenlink">11</span></p><img class="responsive-img" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/FR_Swissmilk-Umwelt%20%282%29.png" alt="Consommation d&apos;eau"><img class="responsive-img" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/FR_Swissmilk-Umwelt.png" alt="Gaz à effet de serre"><img class="responsive-img" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/FR_Swissmilk-Umwelt%20%281%29.png" alt="Utilisation de terres"><p>Le choix de laits végétaux est vaste et les nombreuses alternatives offrent des profils nutritionnels variés. Le lait de soja contient même plus de protéines que le lait de vache et présente des avantages supplémentaires pour la santé. Une étude d’Agroscope a également démontré que les alternatives végétales à base de soja, d’amandes et de noix de cajou sont de bonnes sources de minéraux et d’oligo-éléments.<span class="fussnotenlink">12</span> L’important est surtout de choisir des produits enrichis en calcium. En règle générale, les alternatives végétales conventionnelles contiennent environ 120&nbsp;mg de calcium par 100&nbsp;ml, comme le lait de vache. Les produits bio ne sont généralement pas enrichis, mais certaines marques avec ajout de calcium sont néanmoins disponibles. <img class="responsive-img" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Prot%C3%A9ines.png" alt="Teneur en protéines"></p><h2>Le lait végétal en plein essor</h2><p>Le lait végétal jouit d’une popularité croissante&nbsp;: depuis 2017, la demande en alternatives laitières ne cesse d’augmenter en Suisse. Le chiffre d’affaires a plus que doublé et le lait d’avoine est désormais le lait végétal le plus vendu.<span class="fussnotenlink">13</span> Outre le lait d’avoine, il existe également des variantes végétales à base de pomme de terre, de pois, de lupin, de noix de coco, de noix de cajou, d’amande, de chanvre, de pois chiche, de soja ou de noisette. Le choix est vaste&nbsp;!</p><p>De 2003 à 2023, la consommation de lait par habitant est passée de 66&nbsp;kg à près de 45&nbsp;kg par an, ce qui représente une baisse de 32&nbsp;%.<span class="fussnotenlink">14</span> Néanmoins, le lait de vache continue de dominer le marché&nbsp;: en 2021, les alternatives aux produits laitiers ne représentaient que 4,2&nbsp;% des parts de marché dans le commerce de détail.<span class="fussnotenlink">15</span> À cela s’ajoute le fait que les alternatives végétales sont souvent nettement plus chères que leurs équivalents d’origine animale. Cela s’explique notamment par les subventions publiques accordées au lait de vache, qui font baisser artificiellement son prix, tandis que les alternatives végétales sont désavantagées. Cette situation n’est ni équitable ni viable à long terme.</p><p>Une chose est pourtant claire&nbsp;: le potentiel du lait végétal est considérable et il est urgent de le mettre en avant. D’où la nécessité de cette Journée mondiale du lait végétal.</p><p>&nbsp;</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li><p class="sdfootnote">Office fédéral de l'agriculture. (2024). Promotion des ventes. Rapport agricole 2024. <a href="https://www.agrarbericht.ch/fr/politique/production-et-ventes/promotion-des-ventes">www.agrarbericht.ch/fr/politique/production-et-ventes/promotion-des-ventes</a>&nbsp;</p></li><li><p class="sdfootnote">Proviande. (2023).&nbsp;Une nouvelle étude montre: 72 % des consommatrices et consommateurs ont une très grande confiance dans la viande suisse. &nbsp;<a href="https://www.proviande.ch/fr/une-nouvelle-etude-montre-72-des-consommatrices-et-consommateurs-ont-une-tres-grande-confiance-dans">www.proviande.ch/fr/une-nouvelle-etude-montre-72-des-consommatrices-et-consommateurs-ont-une-tres-grande-confiance-dans</a>&nbsp;</p></li><li><p class="sdfootnote">Paysannes &amp; paysans suisses. (s. d.). Le lait : la condition sine qua non de l’agriculture suisse. <a href="https://www.paysanssuisses.ch/connaissance/aliments/lait/">www.paysanssuisses.ch/connaissance/aliments/lait</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Schweizer Radio und Fernsehen (SRF). (2022). Tierwohl im Stall - 42 Prozent der Milchkühe leben in einem Anbindestall. <a href="https://www.srf.ch/news/schweiz/tierwohl-im-stall-42-prozent-der-milchkuehe-leben-in-einem-anbindestall">www.srf.ch/news/schweiz/tierwohl-im-stall-42-prozent-der-milchkuehe-leben-in-einem-anbindestall</a>&nbsp;</p></li><li><p class="sdfootnote">Twine, R. (2021). Emissions from Animal Agriculture – 16.5% Is the New Minimum Figure. Sustainability, 13(11), 6276. doi.org/10.3390/su13116276</p></li><li><p class="sdfootnote">Ritchie, H. (2020, 24 janvier). You Want to Reduce the Carbon Footprint of Your Food? Focus On What You Eat, Not Whether Your Food Is Local. Our World in Data. <a href="http://www.ourworldindata.org/food-choice-vs-eating-local">www.ourworldindata.org/food-choice-vs-eating-local</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Lebensmittellexikon. (s. d.). Virtuelles Wasser in Lebensmitteln. <a href="https://www.lebensmittellexikon.de/v0001020.php">www.lebensmittellexikon.de/v0001020.php</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Office fédéral de l'environnement. (s. d.). Émissions provenant de l'agriculture. <a href="https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/air/landwirtschaft/sources-de-polluants-atmospheriques---agriculture.html">www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/air/landwirtschaft/sources-de-polluants-atmospheriques---agriculture.html</a>&nbsp;</p></li><li><p class="sdfootnote">WWF Deutschland. (2022, 12 mai). Ernährung und Biodiversität: Der Jaguar in der Pfanne. <a href="https://www.wwf.de/themen-projekte/landwirtschaft/ernaehrung-konsum/besseresserinnen/ernaehrung-und-biodiversitaet">www.wwf.de/themen-projekte/landwirtschaft/ernaehrung-konsum/besseresserinnen/ernaehrung-und-biodiversitaet</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Willett, W. C. &amp; Ludwig, D. S. (2020). Milk and Health. The New England Journal of Medicine, 382(7), 644–654. doi.org/10.1056/nejmra1903547</p></li><li><p class="sdfootnote">Lebensmittellexikon. (s. d.). Virtuelles Wasser in Lebensmitteln. <a href="https://www.lebensmittellexikon.de/v0001020.php">www.lebensmittellexikon.de/v0001020.php</a></p></li><li><p class="sdfootnote">Burton-Pimentel, K. J., &amp; Barbara Walther, B. (2023). Pflanzendrinks – eine Alternative zu Milch? Agrarforschung Schweiz 14, 214-228.</p></li><li><p class="sdfootnote">Le portail du Gouvernement suisse. (2022). Demande accrue de succédanés du lait. <a href="https://www.news.admin.ch/fr/nsb?id=89701">www.news.admin.ch/fr/nsb?id=89701</a>&nbsp;</p></li><li><p class="sdfootnote">Union suisse des paysans. (2024). Statistique laitière de la Suisse 2023. <a href="https://www.sbv-usp.ch/fr/service/agristat-statistique-de-lagriculture-suisse/statistique-laitiere-de-la-suisse">www.sbv-usp.ch/fr/service/agristat-statistique-de-lagriculture-suisse/statistique-laitiere-de-la-suisse</a>&nbsp;</p></li><li><p class="sdfootnote">Le portail du Gouvernement suisse. (2022). Demande accrue de succédanés du lait. <a href="https://www.news.admin.ch/fr/nsb?id=89701">www.news.admin.ch/fr/nsb?id=89701</a>&nbsp;</p></li></ol></div></div> Wed, 20 Aug 2025 08:11:41 +0000 Christine 4157 at https://www.swissveg.ch Tiere töten traumatisiert die Tierhalter https://www.swissveg.ch/de/traumatisierte-tierhalter <span>L&#039;abattage d&#039;animaux traumatise les éleveuses et les éleveurs</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>15. août 2025 - 8:00</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Pour pouvoir traiter correctement leurs animaux, les agricultrices et les agriculteurs doivent faire preuve d’une certaine sensibilité à leur égard. Dans le même temps, ils sont contraints d’amener leurs animaux jeunes et en bonne santé à l’abattoir pour en tirer de la viande. Est-ce la raison pour laquelle le taux de suicide chez les agricultrices et les agriculteurs à travers le monde est nettement plus élevé que dans la population moyenne ?</p><p>Au Royaume-Uni, la charge psychologique qui pèse sur les agricultrices et les agriculteurs a fait l’objet d’une enquête approfondie.<span class="fussnotenlink">1</span><br />Plus de 90 % des jeunes paysannes et paysans considèrent la question de la santé mentale comme le plus grand danger caché pesant actuellement sur l’agriculture britannique. Le problème semble donc bien plus grave qu’on ne le pensait jusqu’à présent.</p><p><img src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Nutztiere/schweine_haenger.webp" alt="Schweineanhänger im Schlachthof" class="align-right" />L’étude britannique a révélé des résultats alarmants : plus de la moitié (56 %) des éleveuses et des éleveurs se sentent « extrêmement » à « modérément » affectés par leur travail sur le plan moral, et 45 % ont déclaré réprimer leurs sentiments de compassion envers leurs animaux. En outre, 35 % disent avoir été traumatisés par certains aspects de leur travail avec les animaux. Les conséquences de ces sentiments refoulés ne sont pas surprenantes.<span class="fussnotenlink">2</span> Mais le problème est d’autant plus grave que près de la moitié (48 %) ont déclaré ne pas pouvoir parfois parler de cette partie difficile de leur travail avec leurs amis ou leur famille.</p><p>Pour éviter d’être directement confrontés à la mise à mort de leurs animaux, la plupart des agricultrices et des agriculteurs confient cette tâche à d’autres. Une personne décrit sa situation ainsi : <em>« Autrefois, nous mangions nos propres poulets, dindes et oies. Je les tuais moi-même et je me sentais toujours terriblement mal. Comme je devais les abattre, les vider et les préparer moi-même, j'avais du mal à les manger. C’est pourquoi aujourd’hui, je laisse quelqu’un d’autre abattre mes moutons. »</em></p><p>Les préoccupations morales des éleveuses et des éleveurs existent dans le monde entier et semblent s’intensifier. Pourtant, presque personne n’ose en parler. C’est du moins ce qui ressort du témoignage suivant : </p><p class="zitat"><em>« De plus en plus d’agricultrices et d’agriculteurs sont moralement affectés par ce qu’ils font, à savoir s’occuper d'animaux destinés à l’abattage. C’est un phénomène nouveau et universel, et tout le monde le sait. Mais en tant que paysanne ou paysan, on n’a pas le droit de le dire ; ce serait une haute trahison. »</em><span class="fussnotenlink">3</span></p><p>Les trois quarts des agricultrices et des agriculteurs interrogés pensent que les autres éleveuses et éleveurs sont (eux aussi) en proie à des remords lorsqu’il s'agit d’amener leurs animaux à l’abattoir. Et environ la moitié d’entre eux estiment que cet aspect est sous-estimé.</p><h3>Ouverture au changement</h3><p>Près des deux tiers des personnes interrogées (63 %) seraient disposées à réduire leur cheptel, et 49 % envisageraient d’abandonner complètement l’élevage s’il existait des alternatives financièrement viables. 70 % des paysannes et des paysans apprécieraient que le gouvernement les aide financièrement à se tourner vers une agriculture sans animaux. Et 74 % d’entre eux seraient favorables à ce que le gouvernement encourage la reconversion des éleveuses et des éleveurs vers une agriculture sans animaux.</p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-08/Blog-Ferkel-Bild.jpg" data-entity-uuid="9c3adbe0-86ce-4c81-8c78-785133f91631" data-entity-type="file" alt="" width="500" height="375" class="align-left" /><p>Il apparaît donc clairement que ce sont principalement des problèmes financiers qui empêchent les agricultrices et les agriculteurs d’abandonner l’élevage. En Suisse, environ <a href="https://www.swissveg.ch/fr/soutien-securite-alimentaire">82 % des subventions agricoles</a> sont malheureusement encore liées à l’élevage. Une telle situation rend difficile la transition vers une exploitation agricole sans élevage, car elle entraîne la perte de nombreuses subventions.</p><p>En Suisse non plus, les agricultrices et les agriculteurs ne peuvent guère compter sur l’aide de l’État pour se reconvertir. Il existe néanmoins deux organisations privées qui proposent des conseils et un accompagnement pour passer à une agriculture sans souffrance animale : <a href="https://www.transfarmation.ch" target="_blank">Transfarmation</a> en Suisse alémanique et l'<a href="https://www.asso-coexister.ch" target="_blank">Association Co&amp;xister</a> en Suisse romande.</p><p>Il serait également important de mieux faire connaître la possibilité d’une <a href="/de/vuturum-24">agriculture bio-végétalienne</a> dans notre pays. Actuellement, les personnes qui suivent une formation agricole dans notre pays n’apprennent pas comment pratiquer une agriculture sans engrais fécaux ni engrais chimiques.</p><p> </p><p> </p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li>Flores, C., Knowles, R., Bryant, C. et al. ‘Death by a thousand cuts’: The Role of Moral Distress and Moral Injury in Farmer Mental Ill-Health. &nbsp;Journal of Agricultural and Environmental Ethics 38, 18 (2025). <a href="https://doi.org/10.1007/s10806-025-09955-3">https://doi.org/10.1007/s10806-025-09955-3</a>&nbsp;</li><li>Emotion suppression and mortality risk over a 12-year follow-up, Journal of Psychosomatic Research, Volume 75, Issue 4, 2013, Pages 381-385, ISSN 0022-3999, <a href="https://doi.org/10.1016/j.jpsychores.2013.07.014">https://doi.org/10.1016/j.jpsychores.2013.07.014</a>&nbsp;</li><li>Bryant, C. J., &amp; van der Weele, C. (2021). The farmers’ dilemma: Meat, means, and morality (Vol. 167, p. 105605). Appetite. <a href="https://doi.org/10.1016/j.appet.2021.105605">https://doi.org/10.1016/j.appet.2021.105605</a>&nbsp;</li></ol></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/violence">Les aspects psychologiques de la consommation de viande</a></li><li><a href="https://sansfumier.com/yeswiki/?carpelle">Association Carpelle - Sans fumier !</a></li></ul></div> Tue, 12 Aug 2025 09:33:14 +0000 Renato 4159 at https://www.swissveg.ch Welt-Tofu-Tag: Spannendes über den proteinreichen Alleskönner https://www.swissveg.ch/de/tofu <span>Journée mondiale du tofu : quelques infos sur cet aliment versatile riche en protéines</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>26. juillet 2025 - 8:10</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Brochettes épicées, nuggets croustillantes, mousse au chocolat onctueuse : avec le tofu, tout est possible ! À l’occasion de la Journée mondiale du tofu, nous examinons de plus près ce produit à base de soja et le comparons aux sources de protéines animales. À votre avis, quelle est la source de protéines la plus qualitative et la plus durable ?</p><p>Malgré son incroyable versatilité et ses innombrables qualités, le tofu n’est pas apprécié de la même manière par tout le monde. Au contraire, on entend souvent dire que son goût est fade et qu’il fournit des protéines de mauvaise qualité. En outre, comme il est fabriqué à partir de fèves de soja, beaucoup de personnes pensent encore qu’il contribue à la destruction de la forêt tropicale. </p><h4>Viande vs tofu : quelle est la source de protéines la plus écologique ?</h4><p>La plupart des gens ne se rendent pas comptent qu’ils consomment de grandes quantités de soja de manière indirecte, même s’ils n’ont jamais mangé de tofu de leur vie. En effet, environ trois quarts du soja cultivé dans le monde sert de fourrage pour les bovins, les volailles et les cochons. <strong>Pour produire un kilo de viande de bœuf, par exemple, il faut compter entre 5 et 20 kg de fourrage.</strong><span class="fussnotenlink"><strong>1  </strong></span>Et contrairement à ce que l’on croit, il ne s’agit pas uniquement d’herbe, mais aussi de céréales et de soja. En outre, la production de viande est extrêmement gourmande en énergie : <strong>la production d’un kilo de viande de bœuf émet 12 à 13 kilos d’équvalents CO2</strong>.<span class="fussnotenlink">1<strong>  </strong></span>À titre de comparaison,<strong> la fabrication d’un kilo de tofu émet à peine un kilo d’équvalents CO2</strong>.<em><span class="fussnotenlink"><strong>2</strong></span></em> En l'absence de données spécifiques au tofu, nous avons utilisé les chiffres relatifs à la production de soja pour effectuer les calculs suivants : dans le cas d’une alimentation où la viande est remplacée par des produits à base de soja comme le tofu, la <strong>pollution des nappes phréatiques et des sols est sept fois moins importante</strong> car les émissions de dioxyde de soufre, d'oxydes d'azote et d’ammoniac sont réduites.  En ce qui concerne l’utilisation des terres arables, les variantes végétales à base de soja sont également plus avantageuses : pour produire 100 grammes de soja, il faut un tiers de surface en moins que pour produire la même quantité de viande de poulet.<span class="fussnotenlink">3 </span></p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-07/Tofu_Grafik_FR.png" data-entity-uuid="672ec7c6-119e-4171-a311-074b71205ea5" data-entity-type="file" alt="" width="2126" height="709" /><h4 class="einleitung">Qualité des protéines en comparaison</h4><p>En termes de valeurs nutritives, le tofu n’a pas de quoi rougir : il contient en moyenne près de 15 grammes de protéines et 150 calories par 100 grammes. Il s’agit donc d’une <strong>source de protéines faible en graisses et en calories</strong>. On entend souvent dire que les protéines végétales sont incomplètes en raison de leur composition en acides aminés. À ce propos, une précision s’impose : le soja est l’un des rares aliments végétaux à présenter un profil d’acides aminés complet, c’est-à-dire qu’il contient tous les acides aminés essentiels en quantité suffisante. Le tofu est donc une<strong> source de protéines de haute qualité, comparable aux protéines animales.</strong><span class="fussnotenlink">4</span> Dans le cadre d’une méta-analyse, des scientifiques ont en outre conclu que les protéines de soja peuvent aussi égaler les protéines animales en termes de développement musculaire et de renforcement.<span class="fussnotenlink">5 </span></p><p>Le tofu présente par ailleurs divers autres avantages : </p><ul><li><strong>Faible teneur en acides gras saturés : </strong>Comparé à de nombreux produits d'origine animale, le tofu contient non seulement moins de mauvaises graisses, mais aussi plus de bons acides gras (insaturés), ce qui peut avoir un effet positif sur la santé cardiaque.</li><li><strong>Riche en isoflavones : </strong>Les isoflavones qu’il contient ont des effets antioxydants qui peuvent réduire les dommages cellulaires causés par les radicaux libres et donc potentiellement protéger contre les maladies chroniques. </li><li><strong>Source de minéraux : </strong>Le tofu fournit des minéraux tels que le calcium, le magnésium et le fer, qui sont importants pour le métabolisme osseux, la fonction musculaire et nerveuse ainsi que le transport de l’oxygène dans le sang. Lorsque le sulfate de calcium est utilisé comme coagulant dans le processus de fabrication, le tofu contient encore plus de ce minéral important.  </li></ul><h4>Le soja suisse en plein essor</h4><p>En Suisse, et en Europe en général, la crainte d'acheter du tofu provenant de régions amazoniennes déforestées est infondée : le soja alimentaire commercialisé dans notre pays, y compris le tofu, provient soit de Suisse, soit de pays voisins comme l’Italie, l’Autriche ou la France. Les produits contenant du soja d’outre-mer sont quasiment introuvables. La Suisse produit environ 4000 tonnes de soja par an ; la moitié est toutefois utilisée pour nourrir les animaux d’élevage.6 La station de recherche suisse Agroscope a reconnu l’importance du soja il y a plus de 40 ans déjà et mène des recherches pour créer des variétés adaptées au climat local, mais aussi des variétés dont le goût se prête particulièrement bien à la production de tofu. De plus amples informations au sujet du tofu suisse sont disponibles <a href="https://www.swissveg.ch/fr/soja" target="_blank">ici</a>. </p><h4 class="einleitung">Conclusion</h4><p>En termes de santé et de durabilité, le tofu est supérieur aux protéines animales. Si seulement il n’avait pas un goût aussi fade, se disent les personnes qui n’ont pas l’habitude d’en manger... En effet, c’est un préjugé très commun : le tofu est souvent perçu comme un aliment ennuyeux et sans saveur. Au contraire, <strong>le goût neutre du tofu est un avantage : il peut ainsi être assaisonné de multiples façons et s'adapter à toutes les cuisines</strong>. Lorsqu’il est bien préparé, par exemple sauté, grillé ou frit, le tofu obtient une texture croustillante et peut faire merveille dans différents plats. Avec les bonnes épices, marinades et méthodes de préparation, le tofu peut être merveilleusement savoureux et se prêter à de nombreuses recettes. <strong>Conseil de pro : lorsque le tofu est congelé avant d’être utilisé, il absorbe encore mieux la marinade</strong>.</p><p>Sur notre<a href="https://www.swissveg.ch/fr/recipe/search?language=fr" target="_blank"> page de recettes</a>, vous trouverez de nombreuses recettes créatives et gourmandes à base de tofu. Curry crémeux, bâtonnets de tofu frits ou cheesecake sucré : le mot-clé « tofu » permet de trouver de l’inspiration pour tous les goûts.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 Viande et produits laitiers | WWF Suisse. (s. d..). WWF Suisse. <a href="https://www.wwf.ch/fr/nos-objectifs/viande-et-produits-laitiers">www.wwf.ch/fr/nos-objectifs/viande-et-produits-laitiers</a>&nbsp;</p><p>2 Mejia, A., Harwatt, H., Jaceldo-Siegl, K., Sranacharoenpong, K., Soret, S. &amp; Sabaté, J. (2017b). Greenhouse Gas Emissions Generated by Tofu Production: A Case Study. Journal Of Hunger &amp; Environmental Nutrition, 13(1), 131–142. <a href="https://doi.org/10.1080/19320248.2017.1315323">https://doi.org/10.1080/19320248.2017.1315323</a></p><p>3 Jetzke, T., Richter, S., Institut für Innovation und Technik [iit] in der VDI/VDE Innovation + Technik GmbH, Keppner, B., Domröse, L., adelphi research gGmbH, Wunder, S., Ecologic Institut gGmbH &amp; Futurium gGmbH. (2019b). Die Zukunft im Blick: Fleisch der Zukunft. In S. Veenhoff &amp; Fachgebiet I 1.1: Grundsatzfragen, Nachhaltigkeitsstrategien und -szenarien, Ressourcenschonung (Hrsg.), Trendbericht Zur Abschätzung der Umweltwirkungen von Pflanzlichen Fleischersatzprodukten, Essbaren Insekten und In-vitro-Fleisch. <a href="https://www.umweltbundesamt.de/sites/default/files/medien/1410/publikationen/2020-06-25_trendanalyse_fleisch-der-zukunft_web_bf.pdf">www.umweltbundesamt.de/sites/default/files/medien/1410/publikationen/2020-06-25_trendanalyse_fleisch-der-zukunft_web_bf.pdf</a>&nbsp;</p><p>4 Rutherfurd, S. M., Fanning, A. C., Miller, B. J. &amp; Moughan, P. J. (2014). Protein Digestibility-Corrected Amino Acid Scores and Digestible Indispensable Amino Acid Scores Differentially Describe Protein Quality in Growing Male Rats. Journal Of Nutrition, 145(2), 372–379. <a href="https://doi.org/10.3945/jn.114.195438">https://doi.org/10.3945/jn.114.195438</a></p><p>5 Messina, M., Lynch, H., Dickinson, J. M. &amp; Reed, K. E. (2018). No Difference Between the Effects of Supplementing With Soy Protein Versus Animal Protein on Gains in Muscle Mass and Strength in Response to Resistance Exercise. International Journal Of Sport Nutrition And Exercise Metabolism, 28(6), 674–685. <a href="https://doi.org/10.1123/ijsnem.2018-0071">https://doi.org/10.1123/ijsnem.2018-0071</a></p><p>6 Soja - réseau suisse pour le soja. (s. d.). Réseau suisse pour le soja. <a href="https://www.sojanetzwerk.ch/fr/soja/">www.sojanetzwerk.ch/fr/soja/</a>&nbsp;</p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/soja_suisse" target="_blank">Tofu à base de soja suisse ?&nbsp;</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/proteines-vegetales" target="_blank">Les protéines dans l'alimentation végétale</a></li><li><a href="https://www.agroscope.admin.ch/agroscope/fr/home/themes/production-vegetale/grandes-cultures/cultures/soja/qualitative-verbesserung.html" target="_blank">Agroscope : soja&nbsp;</a></li></ul></div> Sat, 26 Jul 2025 06:41:13 +0000 Sarah 4151 at https://www.swissveg.ch Pflanzliche Lebensmittel sind die bessere Wahl https://www.swissveg.ch/de/pflanzliche-lebensmittel-bessere-wahl <span>Le végétal est toujours la meilleure option</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>17. juillet 2025 - 11:46</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Les alternatives à la viande et au lait n’ont pas bonne presse. À tort, comme le démontre une récente étude : les produits végétaux ont obtenu de meilleurs résultats pour ce qui est de la santé et de l’environnement que les produits d’origine animale dont ils sont inspirés.</p><h2 data-start="390" data-end="1537">Alternatives végétales toujours plus populaires, mais sous le feu de la critique</h2><p data-start="390" data-end="1537">Le marché des substituts végétaux est en plein boom en Suisse. Les alternatives à la viande et aux produits laitiers, en particulier, sont de plus en plus appréciées. Le Plant Based Food Report publié par Coop en janvier&nbsp;2025 révèle que les alternatives au lait, notamment les boissons à l’avoine, se taillent la part du lion sur le marché des alternatives au lait alors que les substituts à la viande se placent en deuxième position.¹ En Suisse, 57&nbsp;% des consommatrices et des consommateurs ont déjà goûté des alternatives véganes et 30&nbsp;% d’entre eux en mangent régulièrement. Malgré leur succès sur le marché, les alternatives végétales font régulièrement l’objet de critiques dans les médias, comme le montrent les intitulés ci-après&nbsp;: «&nbsp;De la nourriture tout droit sortie d’un kit de chimie : pourquoi les simili-carnés sont mauvais pour la santé&nbsp;» ou «&nbsp;De nombreux produits végétaliens prêts à consommer sont ultratransformés&nbsp;». Quelle est la part de vérité dans ces affirmations&nbsp;? Infime, si l’on en croit une récente étude qui portait sur la comparaison d’une large palette de substituts de viande et de produits laitiers avec les aliments d’origine animale qu’ils visent à remplacer. La conclusion&nbsp;: les alternatives végétales ont obtenu de meilleurs résultats aussi bien pour ce qui est de la teneur nutritive que de leur impact sur la santé et l’environnement.²</p><h2 data-start="1539" data-end="2488">Les légumineuses remportent largement largement la palme</h2><p data-start="1539" data-end="2488">Les aliments végétaux non transformés comme les pois, les haricots et le soja obtiennent le meilleur score&nbsp;: ils présentent le profil nutritionnel le plus avantageux et les effets sur la santé et l’environnement les plus bénéfiques tout en épargnant le portemonnaie. Toutefois, comparés aux légumineuses, les produits végétaux transformés tels que les burgers à base de plantes ou les alternatives à la viande traditionnelles comme le tofu ou encore les alternatives au lait ont un impact plus important sur le climat et coûtent plus cher. Leur profil nutritionnel ainsi que leur effet sur la santé et l’environnement restent néanmoins bien meilleurs que ceux des produits d’origine animale. L’étude s’étant concentrée sur un petit nombre de nutriments seulement, il n’est pas exclu qu’elle ait sous-estimé les bienfaits sur la santé des aliments d’origine végétale. Elle n’a, par exemple, pas tenu compte des substances végétales secondaires, qui ont une influence bénéfique sur la santé et réduisent le risque de maladie.</p><h2 data-start="2490" data-end="3366">L’alimentation végétale fait baisser le risque de mortalité</h2><p data-start="2490" data-end="3366">L’étude calcule les effets induits par le remplacement des produits d’origine animale par les alternatives végétales. Les auteurs de l’étude ont observé une ré-duction des graisses saturées et une augmentation de l’apport aussi bien en fibres qu’en potassium, mais aussi une baisse de l’approvisionnement en zinc et en vitamines A et B12. Les scientifiques relèvent que l’absorption de fibres, de graisses saines et de potassium couplée à une réduction de l’apport en cholestérine et en fer héminique serait susceptible de faire baisser sensiblement la mortalité dans les pays occidentaux industrialisés, et ce à hauteur de presque 6&nbsp;%. S’agissant du risque de mortalité, les pois et le tempeh ont montré l’effet le plus important. D’autres produits comme le tofu, les burgers végétaux et les boissons végétales à l’amande, au soja et à l’avoine ont également un effet positif clair sur le risque de mortalité.</p><h2 data-start="3368" data-end="4039">Le potentiel de la viande de culture</h2><p>Les auteurs de l’étude ont aussi examiné la viande de culture en comparaison avec la viande de veau traditionnelle et les substituts végétaux. Pour ce qui est de la santé, la viande de culture a obtenu des valeurs nutritionnelles et des effets sur la mortalité similaires à ceux de la viande traditionnelle. Bien que les alternatives végétales s’en sortent nettement mieux dans ces domaines, le bilan de la viande de culture rejoint celui des produits végétaux pour les aspects environnementaux. Les coûts de production élevés constituent un obstacle majeur selon les auteurs de l’étude, car ils peuvent représenter jusqu’à 40000&nbsp;fois les frais engagés dans la production de viande de veau selon la technologie choisie.</p><h2 data-start="4041" data-end="4864">La politique, un levier d’action important</h2><p data-start="4041" data-end="4864">Les conclusions de l’étude mettent en évidence que, malgré le degré de transformation plus élevé dans certains cas, les alternatives végétales offrent des avantages importants pour la santé, une composition nutritionnelle équilibrée et un impact moindre sur l’environnement que les produits d’origine animale. Les aliments non transformés, tels les légumineuses, obtiennent dans l’ensemble les meilleurs résultats&nbsp;: ils sont riches en nutriments et bien moins onéreux que les alternatives végétales ou les produits d’origine animale. L’essor des alternatives végétales pourrait en effet être freiné par leur coût élevé. La politique a aussi son rôle à jouer sur ce plan, notamment en ce qui concerne l’arrêt du subventionnement des produits d’origine animale et le soutien apporté aux alternatives végétales dans le but de faciliter des décisions propices à la durabilité et à la santé.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li>Coop. (2025). Plant Based Food Report: Étude sur l’alimentation végane en Suisse. <a href="https://www.coop.ch/fr/marques-inspirations/alimentation/vegetarisch-vegan/vegane-ernaehrung/report.html ">www.coop.ch/fr/marques-inspirations/alimentation/vegetarisch-vegan/vegane-ernaehrung/report.html&nbsp;</a></li><li>Springmann, M. (2024). A multicriteria analysis of meat and milk alternatives from nutritional, health, environmental, and cost perspectives. Proceedings Of The National Academy Of Sciences, 121(50). <a href="https://doi.org/10.1073/pnas.2319010121">https://doi.org/10.1073/pnas.2319010121</a></li></ol></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/guide-aliments-ultratransformes">Aliments transformés : que valent les alternatives à la viande ?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/alternatives-vegetales">Les alternatives végétales sont-elles bonnes pour la santé ?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/proteines-vegetales">Les protéines dans l'alimentation végétale</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/alimentation-vegetale">Les principes de base de l'alimentation végétale</a></li></ul></div> Thu, 17 Jul 2025 07:43:01 +0000 Christine 4152 at https://www.swissveg.ch Earth Overshoot Day 2025: Vegan erreicht die Klimaziele https://www.swissveg.ch/de/earth-overshoot-day-2025 <span>Earth Overshoot Day 2025 : végane pour atteindre les objectifs climatiques</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>16. juillet 2025 - 12:42</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Aujourd’hui, 24 juillet 2025, c’est le Jour du dépassement de la Terre (Earth Overshoot Day) – date à partir de laquelle les ressources renouvelables de la planète sont épuisées pour l’année en cours. Depuis les premiers relevés effectués dans les années 70, cette date s'est progressivement déplacée de la fin de l’année vers le milieu de l’année. Concrètement, cela veut dire que la consommation humaine actuelle équivaut aux ressources de 1,8&nbsp;Terre, soit bientôt deux fois plus que ce que la planète peut produire et régénérer.</p><h2>Pas de détour par l’animal</h2><p>Le prolongement artificiel de la chaîne alimentaire entraîne un gaspillage de ressources et d’énergie sans précédent. Au lieu d’utiliser directement les rares terres agricoles disponibles pour cultiver des aliments destinés à la consommation humaine, l’industrie emprunte d’autres voies : elle continue à déboiser la forêt tropicale pour en faire des pâturages et pour y produire du fourrage (soja, maïs), ce qui se traduit par une perte de précieux réservoirs d’eau et de biodiversité. En Suisse, la moitié des terres arables fertiles est utilisée pour la production fourragère. Une quantité colossale d’énergie, d’eau et de surfaces est ainsi sacrifiée pour l’élevage. Avec le méthane et le protoxyde d’azote, le CO2 est l’un des gaz à effet de serre les plus significatifs en matière de climat et de durabilité. Dans la suite de ce texte, nous allons donc nous appuyer sur le CO2 pour démontrer à quel point l’alimentation végétale est économe en ressources par rapport au régime omnivore.<sup> 1</sup></p><h2>Simple, durable, bio-végane</h2><p>Le levier le plus puissant, et donc la meilleure solution pour préserver l’environnement, est l’alimentation végétale.<br>En effet, aucun autre comportement individuel n’a autant d’effets positifs que le fait d’adopter un régime à base de plantes. Selon le Global Footprint Network, en diminuant de moitié la consommation mondiale de viande mondiale et en consommant davantage de calories végétales, on pourrait repousser de 17&nbsp;jours le Jour du dépassement de la Terre. Si tout le monde était végétarien, on pourrait même gagner 34&nbsp;jours, soit plus d’un mois.<sup>2</sup></p><p>Enfin, si tout le monde devenait végétalien, l'effet sur les émissions de gaz à effet de serre serait des plus impressionnants&nbsp;: une personne non-végétarienne qui adopterait une alimentation végétalienne et biologique pourrait voir ses émissions annuelles de CO₂ baisser jusqu’à 72 % (-1190 kg), passant d'environ 1653&nbsp;kg à moins de 500&nbsp;kg par personne et par an. <sup>3</sup></p><h2>Problème et solution&nbsp;: l’agriculture</h2><p>Environ 30&nbsp;% des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont liées à l’agriculture. Sur ce total, près de 60&nbsp;% sont des émissions directes de l’élevage, en particulier le méthane issu de la digestion des ruminants (qui est environ 28&nbsp;fois plus nocif pour le climat que le CO₂) et le protoxyde d’azote provenant du fumier.</p><p>Concrètement, cela signifie qu’une transition vers une production entièrement végétale permettrait à elle seule de réduire près de 18&nbsp;% des émissions mondiales totales – en évitant le détour par les animaux, qui nécessite beaucoup de ressources. D’autres émissions sont dues à la fabrication d’engrais et de pesticides pour la production fourragère, aux altérations dans l’utilisation des sols telles que le déboisement des forêts tropicales, à la transformation des aliments pour animaux et au transport du fourrage, des animaux et des produits animaux réfrigérés. La mesure la plus efficace pour réduire les émissions de gaz à effet de serre – en particulier le méthane – est donc de changer radicalement de mode d’alimentation et de réduire considérablement le cheptel ruminant. <sup>4, 5</sup></p><h2>Impossible d’atteindre les objectifs climatiques sans changer notre alimentation</h2><p>Les résultats de l’étude de modélisation réalisée en 2016 (Bryngelsson et al.) restent d’actualité&nbsp;: l’UE ne pourra pas atteindre ses objectifs climatiques si la consommation de viande bovine et ovine ne diminue pas d’au moins 50&nbsp;%. Ces calculs tiennent déjà compte de toutes les possibilités techniques d’amélioration, comme une affouragement plus efficace, un meilleur système d’élevage ou une gestion optimisée du lisier. Certes, il existe également un potentiel d'économie tout au long de la chaîne de création de valeur, du stockage à la vente en passant par la transformation, en réduisant la consommation d'énergie ou le gaspillage alimentaire par exemple. Mais même dans les scénarios les plus optimistes, ces mesures ne suffisent pas&nbsp;: sans une réduction drastique des produits d’origine animale, les objectifs de durabilité et de protection du climat ne pourront pas être atteints, et en Suisse non plus.</p><p>Le plus puissant levier à notre disposition reste la réduction du cheptel et la transition vers une production et une consommation axées sur les protéines végétales. En effet, en renonçant à produire une denrée d’origine animale, on supprime 100&nbsp;% des émissions qui y sont liées, de l’élevage à l’abattage des animaux en passant par l’importation du fourrage, l’exploitation des terres et la consommation d’eau. <sup>6, 7&nbsp;</sup></p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;font-size:12px;font-style:normal;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;margin-bottom:13px;margin-top:0px;orphans:2;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;"><li style="box-sizing:border-box;">Swissveg. (s. d.). Écologie et alimentation. <a href="https://www.swissveg.ch/fr/ecologie">www.swissveg.ch/fr/ecologie</a>&nbsp;</li><li style="box-sizing:border-box;">Global Foodprint Network. (s. d.). &nbsp;Food Solution. <a href="https://overshoot.footprintnetwork.org/solutions/food/">https://overshoot.footprintnetwork.org/solutions/food</a></li><li style="box-sizing:border-box;">FiBL. (2025, 10 juin). Studie zeigt: Eine gesunde und nachhaltige Ernährung ist leistbar. Étude sur mandat du WWF Autriche. <a href="https://www.fibl.org/de/infothek/meldung/ernaehrungsstudie-zeigt-eine-gesunde-und-nachhaltige-ernaehrung-ist-leistbar">www.fibl.org/de/infothek/meldung/ernaehrungsstudie-zeigt-eine-gesunde-und-nachhaltige-ernaehrung-ist-leistbar</a></li><li style="box-sizing:border-box;">FAO. (2024, 14 novembre). Greenhouse gas emissions from agrifood systems. Global, regional and country trends, 2000–2022. <a href="https://www.fao.org/statistics/highlights-archive/highlights-detail/greenhouse-gas-emissions-from-agrifood-systems.-global--regional-and-country-trends--2000-2022">www.fao.org/statistics/highlights-archive/highlights-detail/greenhouse-gas-emissions-from-agrifood-systems.-global--regional-and-country-trends--2000-2022</a></li><li style="box-sizing:border-box;">Umwelt Bundesamt Deutschland. (2019, 31 janvier). Nitrous oxide and methane. <a href="https://www.umweltbundesamt.de/en/topics/agriculture/ecological-impact-of-farming/nitrous-oxide-methane">www.umweltbundesamt.de/en/topics/agriculture/ecological-impact-of-farming/nitrous-oxide-methane</a>&nbsp;</li><li style="box-sizing:border-box;">FAO. (2023, 8 décembre). Un nouveau rapport de la FAO trace la voie vers une réduction des émissions dues à l’élevage. <a href="https://www.fao.org/newsroom/detail/new-fao-report-maps-pathways-towards-lower-livestock-emissions/fr">www.fao.org/newsroom/detail/new-fao-report-maps-pathways-towards-lower-livestock-emissions/fr</a>&nbsp;</li><li style="box-sizing:border-box;">IFOAM EU et FiBL. (2016). Organic farming, climate change mitigation and beyond. Reducing the environmental impacts of EU agriculture. <a href="https://www.organicseurope.bio/content/uploads/2020/06/ifoameu_advocacy_climate_change_report_2016.pdf">www.organicseurope.bio/content/uploads/2020/06/ifoameu_advocacy_climate_change_report_2016.pdf</a></li></ol></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/ecologie"><strong>Écologie et alimentation</strong></a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/2022_01_etude_FiBL"><strong>Le régime végétalien permet de réduire 70 % des émissions de gaz à effet de serre liées à l'alimentation</strong></a></li></ul></div> Thu, 24 Jul 2025 09:53:38 +0000 Maggie Haab 4153 at https://www.swissveg.ch Fleischalternativen: gesünder als angenommen https://www.swissveg.ch/de/leitfaden-verarbeitete-lebensmittel <span>Aliments ultratransformés : que valent les alternatives à la viande ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>6. juin 2025 - 12:14</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Les alternatives à la viande sont souvent catégorisées comme malsaines, car la consommation d’aliments hautement transformés est associée à une risque accru de maladies liées à l’alimentation. Un nouveau guide<span class="fussnotenlink"><sup>1</sup></span> publié par la Physicians Association for Nutrition (PAN International) et le Good Food Institute Europe (GFI Europe) montre pourquoi une approche différenciée est nécessaire.&nbsp;</p><h2>Qu'est-ce qu'un aliment ultratransformé (UPF)&nbsp;?</h2><p>Les aliments ultratransformés (en anglais <em>ultra-processed foods</em> ou UPF) sont des denrées alimentaires produites de manière industrielle qui se caractérisent par une longue liste d’ingrédients et un processus de fabrication complexe. Cette catégorie recouvre par exemple la charcuterie, les boissons sucrées, ainsi que certaines alternatives végétales à la viande. L’attribution à cette catégorie se fait sur la base de la méthode de classification Nova. Celle-ci évalue le degré de transformation sans toutefois tenir compte de la qualité nutritionnelle. C'est pourquoi elle fait l’objet de critiques de la part des spécialistes, qui demandent une révision de la méthode d’évaluation. Il existe également d’autres manières de classer les aliments. Certaines approches, par exemple, prennent en compte la teneur en nutriments ou la liste des ingrédients pour permettre une évaluation plus complète de la qualité des aliments.&nbsp;</p><h3>La classification Nova divise les aliments en quatre groupes :<span class="fussnotenlink"><sup>2</sup></span></h3><p><strong>Groupe&nbsp;1&nbsp;:&nbsp;</strong>Aliments peu ou non transformés. Par exemple&nbsp;: céréales complètes, fruits, légumes, lentilles, noix et graines, fruits secs, jus de fruit frais ou pasteurisé, pâtes sèches ou fraîches, café.<br><strong>Groupe&nbsp;2&nbsp;:</strong>&nbsp;Ingrédients culinaires. Par exempl&nbsp;: sel, sucre, huiles.<br><strong>Groupe&nbsp;3&nbsp;:</strong>&nbsp;Aliments transformés. Par exemple&nbsp;: légumineuses en conserve, pain cuit au four, noix salées, extraits de tomate contenant du sel et/ou du sucre, lard, viande de bœuf jerky, poisson en conserve.<br><strong>Groupe 4&nbsp;:</strong> Aliments ultratransformés. Par exemple&nbsp;: produits prêts à la consommation comme les chips, les sucreries, les boissons sucrées, ainsi que de nombreuses alternatives à la viande.</p><h2>Qu’est-ce qui distingue les alternatives à la viande des autres produits transformés&nbsp;?</h2><p>De nombreuses alternatives à la viande, comme les burgers, les saucisses ou les steaks végétaux, font partie des aliments hautement transformés. Les auteurs du guide soulignent toutefois des différences notables dans leur composition et leur qualité nutritionnelle&nbsp;: elles fournissent des protéines et des fibres alimentaires, mais contiennent peu d’acides gras saturés et de calories. Tout le contraire des autres aliments ultratransformés, qui sont généralement riches en calories tout en étant pauvres en nutriments et qui contiennent de grandes quantités d’acides gras saturés, de sel et de sucre. Ce type d’aliments n’est pas sans conséquence pour la santé&nbsp;: nombre d’études d'observation ont établi un lien entre une consommation importante d’aliments ultratransformés et un risque accru de maladies liées à l’alimentation telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 ou l’obésité. Parmi les aliments hautement transformés, ce sont notamment les produits carnés transformés qui sont le plus fortement associés à un risque accru de maladie. D’où l’importance de nuancer le débat sur les aliments hautement transformés. De fait, même si les alternatives végétales à la viande font également partie de ce groupe d’aliments, des études ont démontré que le fait de remplacer la viande transformée par des simili-carnés végétaliens peut avoir un impact positif sur la santé. Les produits de substitution peuvent en effet améliorer le taux de cholestérol, contribuer à une perte de poids modérée et améliorer la qualité de l’alimentation, car ils contiennent entre autres des fibres alimentaires bénéfiques pour la santé. Ils constituent donc un choix plus sain que leur équivalent carné, en particulier pour les personnes qui ne veulent pas renoncer à un plaisir gustatif proche de celui de la viande.&nbsp;</p><h3>Conseils pour vos achats</h3><p>Même si les alternatives à la viande présentent en général des profils nutritionnels avantageux, il existe de grandes différences entre les divers produits. Il vaut donc la peine de jeter un œil à la liste des ingrédients. Si vous souhaitez opter pour des simili-carnés particulièrement sains, vous pouvez vous orienter sur les critères suivants&nbsp;:</p><ul style="-webkit-text-stroke-width:0px;background-color:rgb(255, 255, 255);box-sizing:border-box;color:rgb(0, 0, 0);font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;font-size:18px;font-style:normal;font-variant-caps:normal;font-variant-ligatures:normal;font-weight:400;letter-spacing:normal;margin:0px 0px 10px;orphans:2;padding-left:30px;text-align:start;text-decoration-color:initial;text-decoration-style:initial;text-decoration-thickness:initial;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;widows:2;word-spacing:0px;"><li style="box-sizing:border-box;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;list-style:inherit;">Teneur en protéines : min. 10 g / 100 g</li><li style="box-sizing:border-box;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;list-style:inherit;">Teneur en graisses : max. 10 g / 100 g</li><li style="box-sizing:border-box;font-family:&quot;Open Sans&quot;, sans-serif;list-style:inherit;">Teneur en sel : max. 1 g / 100 g</li></ul><h2>Conclusion&nbsp;: il n’y a pas que le degré de transformation qui compte</h2><p>Plus saines que les produits carnés transformés, les alternatives végétales sont souvent dévalorisées en bloc, à tort, dans le débat sur les aliments hautement transformés. Si elles sont choisies avec soin, elles peuvent constituer un complément judicieux à une alimentation équilibrée. Les auteurs du guide soulignent que la transformation des aliments ne doit pas être jugée négativement par principe. Certaines méthodes de préparation peuvent même améliorer la biodisponibilité des nutriments. Il est donc important d’adopter une approche nuancée : les recommandations nutritionnelles devraient tenir compte à la fois du degré de transformation et de la composition nutritionnelle des aliments.</p><p>Alors que les données scientifiques sont claires en ce qui concerne le profil nutritionnel avantageux des alternatives végétaliennes à la viande, des questions subsistent quant à l’effet d’autres ingrédients hautement transformés sur le corps humain. Certains chercheurs affirment que ce n’est pas seulement la teneur élevée en calories, en sel ou en sucre qui est nocive, mais la transformation en elle-même. Le débat porte notamment sur l’influence des aliments transformés sur le microbiome intestinal et leurs effets sur la sensation de satiété. Dans l’ensemble, on peut néanmoins affirmer que les alternatives à la viande peuvent constituer un complément intéressant dans une alimentation végétale équilibrée. Un avantage dont peuvent notamment profiter les personnes flexitariennes, qui ont ainsi la possibilité de faire un choix plus sain en remplaçant la viande par des alternatives végétales de qualité.&nbsp;</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p><sup>1</sup> Williams, A., Tummers, J., Alessandrini, R., Good Food Institute Europe &amp; Physicians Association for Nutrition. (s. d.). Plant-Based Meat and Ultra-Processed Foods: What Healthcare Professionals Need to Know.</p><p><sup>2&nbsp;</sup> EduChange, NUPENS &amp; Center For Epidemiological Studies in Health And Nutrition, S. O. P. H., University Of Sao Paulo. (2018). Food, Nutrition &amp; Fitness I: The Digestion Journey Begins with Food Choices. In NOVA Food Classification System. <a href="https://ecuphysicians.ecu.edu/wp-content/pv-uploads/sites/78/2021/07/NOVA-Classification-Reference-Sheet.pdf">https://ecuphysicians.ecu.edu/wp-content/pv-uploads/sites/78/2021/07/NOVA-Classification-Reference-Sheet.pdf</a></p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/alternatives-vegetales" target="_blank">Les alternatives végétales sont-elles bonnes pour la santé ?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/proteines-vegetales" target="_blank">Les protéines dans l'alimentation végétale</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/equilibre" target="_blank">Les bases d'une alimentation équilibrée</a></li><li><a href="https://pan-int.org/news/blog-post-title-one-h42r8-4z5ks-txgfj-4k9db-pxn4x-cnrwj-ze6ad-e2dzh-kfspk-r47b3" target="_blank">Le guide de PAN International et GFI Europe</a></li></ul><p>&nbsp;</p></div> Mon, 09 Jun 2025 07:20:14 +0000 Sarah 4139 at https://www.swissveg.ch Bioaktives Vitamin B12 aus Spirulina https://www.swissveg.ch/de/bioaktives-vitamin-b12-spirulina <span>Vitamine B12 bioactive dans la spiruline</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>5. juin 2025 - 11:23</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">La vitamine B12 est indispensable à la survie. Des carences peuvent survenir, et ce dans le cadre d'un mode d'alimentation aussi bien végétalien que non végétalien. La fiabilité des sources de vitabine B12 n'en prend que plus d’importance. Les études les plus récentes démontrent que la spiruline de culture, en particulier, présente un grand potentiel dans ce domaine.</p><h2>D'où vient la vitamine B12 ?</h2><p>La vitamine B12 est produite par des micro-organismes, principalement des bactéries. Ces bactéries étant présentes également dans le sol (non pollué), les plantes devraient absorber des quantités non négligeables de Vitamine B12. Or, ce qui était vrai à l'époque ne l'est plus aujourd'hui. La vitamine B12 étant produite dans le gros intestin des animaux, elle se retrouve dans la viande, le lait et les œufs. Bien souvent, la vitamine est ajoutée directement dans le fourrage destiné aux animaux. À l'heure actuelle, on part du principe qu'une alimentation purement végétale ne permet pas de couvrir les besoins en vitamine B12 dans les pays occidentaux. Cela dit, une carence peut également survenir dans le cas d'une alimentation omnivore.</p><h2>Une carence répandue</h2><p>En Suisse, ce sont surtout les femmes de la région germanophone qui présentent un apport trop faible en vitamine B12.<span class="fussnotenlink">1</span> Mais la carence en vitamine B12 constitue un problème mondial : elle touche par exemple 40 % de la population en Amérique latine, 70 % des écoliers au Kenya et 80 % des jeunes enfants en âge préscolaire en Inde.<span class="fussnotenlink">2</span> Outre la croyance que seules les personnes véganes peuvent développer une carence en vitamine B12, il existe de nombreux mythes autour de cet élément essentiel à toute vie. D'aucuns affirment ainsi que certains aliments comme la bière ou les algues contiennent de la vitamine B12. Mais attention : il s’agit la plupart du temps d’analogues inactifs de la vitamine B12 que notre corps ne peut pas assimiler et qui peuvent même entraver l’absorption de la vitamine B12 active. Certaines denrées alimentaires végétales comme les algues d'une espèce en particulier contiennent certes des quantités infimes de vitamine B12, mais celles-ci ne suffisent de loin pas à couvrir nos besoins.<span class="fussnotenlink">3</span></p><h2>Culture de spiruline innovante</h2><p>Une nouvelle spiruline de culture élevée dans des photobioréacteurs en est l'exception. Une étude expérimentale a en effet révélé qu'elle contenait bel et bien de la vitamine B12 active.<span class="fussnotenlink">4</span> L'étude menée en Islande met en évidence que la spiruline de culture contient 1,64 µg de vitamine B12 pour 100 grammes, une quantité comparable à celle de la viande de veau (0,7–2,0 µg pour 100 g). De plus, la spiruline renferme d'autres précieuses substances nutritives, telles que des acides aminés essentiels (protéines), du calcium, du potassium, du magnésium et du fer. D'après les auteurs de la recherches, la nouvelle spiruline de culture pourrait apporter une contribution notable à l'approvisionnement mondial en vitamine B12. 277 950 tonnes de spiruline pourraient être produites chaque année rien qu'en Islande pour autant que l'électricité actuellement utilisée par l'industrie lourde soit mise à disposition. Cette production d'environ 4555 g de vitamine B12 active suffirait à couvrir les besoins annuels de plus de 13,8 millions d'enfants âgés entre un et trois ans. </p><p class="zitat">Le saviez-vous ? La spiruline n'est pas à proprement parler une algue, mais une cyanobactérie. Elle est également connue sous le nom d'« algue bleue ».<span class="fussnotenlink">5</span></p><figure role="group"><img alt="" data-entity-type="file" data-entity-uuid="a205ec30-01bf-45f7-a85b-dd3521584106" height="650" src="/sites/swissveg.ch/files/Bioreaktor.jpg" width="72.28%" /><figcaption>Les photobioréacteurs sont des cuves fermées et éclairées utilisées pour la culture contrôlée de biomasse comme les bactéries ou les algues.</figcaption></figure><h2>Une alternative aux suppléments ?</h2><p>La culture de spiruline offre une alternative prometteuse à la viande de veau et aux autres produits d'origine animale pour des raisons écologiques, mais aussi de santé publique. À en croire les scientifiques, la consommation de viande de veau comporte de nombreux risques pour la santé alors que la spiruline offrirait plutôt des avantages. La supplémentation en spiruline, par exemple, diminuerait le risque de maladies cardio-vasculaires et de diabète.<span class="fussnotenlink">6</span> Il convient de préciser qu'il existe pour le moment une seule étude sur la spiruline de culture et qu'il en faudra d'autres pour qu'elle puisse être considérée comme une alternative fiable aux sources de vitamine B12 classiques. De plus, le dosage est encore insignifiant à l'heure actuelle, puisqu'il faudrait consommer chaque jour environ un demi-kilo de poudre de spiruline pour couvrir le besoin en vitamine B12. Les compléments de vitamine B12 sous forme de comprimés, de gomme à mâcher, de dentifrice, de gouttes ou de sprays restent dès lors les sources les plus fiables. <br /> </p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li>Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV). (2021). Bulletin nutritionnel suisse 2021: Les apports en micronutriments de la population suisse sont-ils satisfaisants ?&nbsp;<a href="https://www.blv.admin.ch/dam/blv/fr/dokumente/lebensmittel-und-ernaehrung/ernaehrung/schweizer-ernaehrungsbulletin-2021-gesamtbericht.pdf.download.pdf/Gesamtbericht%20FR.pdf">www.blv.admin.ch/dam/blv/fr/dokumente/lebensmittel-und-ernaehrung/ernaehrung/schweizer-ernaehrungsbulletin-2021-gesamtbericht.pdf.download.pdf/Gesamtbericht%20FR.pdf</a>&nbsp;</li><li>Hunt, A., Harrington, D. &amp; Robinson, S. (2014). Vitamin B12 deficiency. BMJ, 349(sep04 1), g5226. <a href="https://doi.org/10.1136/bmj.g5226" target="_blank">doi.org/10.1136/bmj.g5226</a></li><li>Vitamin B12: Versorgung bei veganer Ernährung. (2024, 5. März). Vegane Gesellschaft Österreich. <a href="https://www.vegan.at/inhalt/vitamin-b12-versorgung-bei-veganer-ernahrung">www.vegan.at/inhalt/vitamin-b12-versorgung-bei-veganer-ernahrung</a>&nbsp;</li><li>Tzachor, A., Van den Oever, S. P., Mayer, H. K., Asfur, M., Smidt-Jensen, A., Geirsdóttir, M., Jensen, S. &amp; Smárason, B. O. (2024). Photonic management of Spirulina (Arthrospira platensis) in scalable photobioreactors to achieve biologically active unopposed vitamin B12. Discover Food, 4(1). <a href="https://doi.org/10.1007/s44187-024-00152-1" target="_blank">doi.org/10.1007/s44187-024-00152-1</a></li><li>Gogna, S., Kaur, J., Sharma, K., Prasad, R., Singh, J., Bhadariya, V., Kumar, P. &amp; Jarial, S. (2023). Spirulina- An Edible Cyanobacterium with Potential Therapeutic Health Benefits and Toxicological Consequences. Journal Of The American. Nutrition Association, 42(6), 559–572. <a href="https://doi.org/10.1080/27697061.2022.2103852" target="_blank">doi.org/10.1080/27697061.2022.2103852</a></li><li>Prete, V., Abate, A. C., Di Pietro, P., De Lucia, M., Vecchione, C. &amp; Carrizzo, A. (2024). Beneficial Effects of Spirulina Supplementation in the Management of Cardiovascular Diseases. Nutrients, 16(5), 642. <a href="https://doi.org/10.3390/nu16050642" target="_blank">doi.org/10.3390/nu16050642</a></li></ol></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/vitamine_b12" title="B12">Vitamine B12</a></li><li>Brochure d'information: <a href="https://bc.pressmatrix.com/fr/profiles/b6b0b8c11377/editions/de81a335b3a172483aaa/pages" title="Pour la santé">Végane pour la santé</a></li><li>Brochure d'information: <a href="https://bc.pressmatrix.com/fr/profiles/b6b0b8c11377/editions/4eca85065f725b0deea8/pages" title="Pour l&apos;environnement">Végane pour l'environnement</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/effet_de_serre" title="Effet de serre">Effet de serre lié aux différentes formes d'alimentation</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/de/wasserverbrauch?language=de">Consommation d'eau liée aux produits d'origine animale</a></li></ul></div> Thu, 05 Jun 2025 08:55:54 +0000 Christine 4141 at https://www.swissveg.ch