Christine's blog https://www.swissveg.ch/fr?language=de fr Alles über Marroni https://www.swissveg.ch/de/marroni?language=de <span>Tout savoir sur les marrons</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2398?language=de" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Christine</span></span> <span>12. novembre 2025 - 16:02</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">« Chauds les marrons, chauds ! » La douce odeur des châtaignes fraîchement grillées nous plonge tout de suite dans une atmosphère automnale. Aujourd'hui considérée comme une gourmandise saisonnière, la châtaigne était autrefois un élément essentiel de notre alimentation.</p><p>Les châtaignes, aussi connues sous le nom de marrons comestibles, sont originaires d'Asie mineure. Elles ont été importées en Europe du Sud et de l'Ouest à travers le bassin méditerranéen. Du Moyen Âge à la fin du XIXe siècle, les châtaignes étaient l'aliment principal des populations pauvres du sud de l'Europe et du Tessin. Aujourd'hui, elles se dégustent avant tout pendant les saisons froides. Déclinées sous différentes formes, elles sont particulièrement appréciées en accompagnement, en vermicelles ou grillées dans leur coquille. Une fois décortiquée, la châtaigne peut aussi se manger crue. Cependant, si vous souhaitez cueillir vos propres châtaignes, il vous faut savoir les distinguer des marrons d'Inde, qui sont toxiques et ne se prêtent pas à la consommation humaine ! Les marrons non comestibles ont des piquants courts et une forme ronde, tandis que les châtaignes ont des piquants fins et une forme plus aplatie. Les marrons sont en outre beaucoup plus communs. Ils sont d'ailleurs un vrai régal pour les sangliers et les chevreuils, et ils conviennent aussi très bien pour le bricolage.</p><h3>Un joker pour la transition écologique</h3><p>Les châtaigniers prospèrent dans les climats doux où l'on cultive aussi la vigne, par exemple. Cela inclut non seulement dans les pays méditerranéens, mais aussi en Suisse. Ils poussent à la fois au Tessin, dans le Bas-Valais et au bord des lacs des Quatre-Cantons de Walenstadt, où se trouve d'ailleurs le plus grand nombre de châtaigniers suisses au nord des Alpes. Et qui dit châtaignes dit forcément fête : pendant la période de la récolte, on peut par exemple assister à la Fête de la Châtaigne à Fully (Bas-Valais), à la Chilbi à Murg (lac de Walenstadt) ou encore à la Chestene-Chilbi Greppen au bord du lac des Quatre- Cantons.</p><p>Les marrons comestibles font partie intégrante de la culture culinaire suisse. Les chiffres le confirment : en Suisse, on en consomme 2500 tonnes par an, et la tendance est à la hausse. Cependant, seules 100 tonnes sont récoltées chaque année sur le territoire suisse et la surface de culture ne cesse de diminuer. Les 2400 tonnes restantes viennent principalement d'Italie, du Portugal, d'Espagne et de France. De petites quantités sont également importées du Chili, de Chine et de Thaïlande. Par ailleurs, le châtaignier est extrêmement robuste et très précieux pour notre écosystème. Il aime la chaleur, supporte la sécheresse et se plaît dans différents types de sols, ce qui lui a déjà valu le qualificatif de « joker pour la transition écologique ».</p><p>Ses fleurs sont une source de nourriture importante pour les abeilles et autres insectes, tandis que son fruit est consommé par des animaux tels que les écureuils et les loirs. Le châtaignier abrite en outre une multitude d'insectes, de coléoptères, de mousses, de champignons et de lichens.</p><h3>Un aliment très polyvalent</h3><p>Les marrons comestibles ont un goût unique, à la fois doux et noiseté. Cette douceur est due à la torréfaction, qui transforme l'amidon en sucre. Outre leur goût, les marrons se distinguent par leur forte teneur en vitamines B et C ainsi qu'en minéraux tels que le potassium et le magnésium. Ils sont également excellents pour la digestion en raison de leur teneur élevée en amidon et en fibres alimentaires. Les déclinaisons de la châtaigne en cuisine sont tout aussi variées que les substances nutritives qu'elle contient : elle peut être grillée dans sa coquille, glacée pour accompagner une assiette de « chasse » végane, dégustée en dessert sous forme de vermicelles, utilisée dans des gâteaux ou encore consommée crue. D'ailleurs, la farine de châtaigne est sans gluten, ce qui en fait une excellente alternative à la farine de blé. Autre bonne nouvelle : la purée de marrons, utilisée dans les vermicelles ou les gâteaux, est végétalienne ! Il est donc très facile de confectionner des vermicelles véganes à partir de purée de marrons et de lait végétal – un vrai délice servi avec de la crème fouettée végane ou des meringues à l'aquafaba.</p><h4>Recette : marrons chauds</h4><p><strong>Ingrédients :</strong>&nbsp;</p><ul><li>1 kg de châtaignes&nbsp;</li></ul><p>Plonger les châtaignes dans l'eau froide pendant environ 1 heure. Ensuite, les inciser en croix, les poser sur une plaque et les glisser au milieu du four. Juste à côté, placer une tasse allant au four contenant 1 dl d'eau. Régler le four sur 250 °C à chaleur tournante et faire cuire les châtaignes pendant environ 25 minutes. À mi-cuisson, verser l'eau de la tasse sur la plaque à l'aide d'un gant de four et terminer la cuisson.</p></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/choucrute">Tout savoir sur la choucrute</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/equilibre">Alimentation equilibrée</a></li></ul></div> Wed, 12 Nov 2025 14:34:07 +0000 Christine 4174 at https://www.swissveg.ch Alles über Marroni https://www.swissveg.ch/de/marroni?language=de <span>Tout savoir sur les marrons</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2398?language=de" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Christine</span></span> <span>12. novembre 2025 - 16:02</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">« Chauds les marrons, chauds ! » La douce odeur des châtaignes fraîchement grillées nous plonge tout de suite dans une atmosphère automnale. Aujourd'hui considérée comme une gourmandise saisonnière, la châtaigne était autrefois un élément essentiel de notre alimentation.</p><p>Les châtaignes, aussi connues sous le nom de marrons comestibles, sont originaires d'Asie mineure. Elles ont été importées en Europe du Sud et de l'Ouest à travers le bassin méditerranéen. Du Moyen Âge à la fin du XIXe siècle, les châtaignes étaient l'aliment principal des populations pauvres du sud de l'Europe et du Tessin. Aujourd'hui, elles se dégustent avant tout pendant les saisons froides. Déclinées sous différentes formes, elles sont particulièrement appréciées en accompagnement, en vermicelles ou grillées dans leur coquille. Une fois décortiquée, la châtaigne peut aussi se manger crue. Cependant, si vous souhaitez cueillir vos propres châtaignes, il vous faut savoir les distinguer des marrons d'Inde, qui sont toxiques et ne se prêtent pas à la consommation humaine ! Les marrons non comestibles ont des piquants courts et une forme ronde, tandis que les châtaignes ont des piquants fins et une forme plus aplatie. Les marrons sont en outre beaucoup plus communs. Ils sont d'ailleurs un vrai régal pour les sangliers et les chevreuils, et ils conviennent aussi très bien pour le bricolage.</p><h3>Un joker pour la transition écologique</h3><p>Les châtaigniers prospèrent dans les climats doux où l'on cultive aussi la vigne, par exemple. Cela inclut non seulement dans les pays méditerranéens, mais aussi en Suisse. Ils poussent à la fois au Tessin, dans le Bas-Valais et au bord des lacs des Quatre-Cantons de Walenstadt, où se trouve d'ailleurs le plus grand nombre de châtaigniers suisses au nord des Alpes. Et qui dit châtaignes dit forcément fête : pendant la période de la récolte, on peut par exemple assister à la Fête de la Châtaigne à Fully (Bas-Valais), à la Chilbi à Murg (lac de Walenstadt) ou encore à la Chestene-Chilbi Greppen au bord du lac des Quatre- Cantons.</p><p>Les marrons comestibles font partie intégrante de la culture culinaire suisse. Les chiffres le confirment : en Suisse, on en consomme 2500 tonnes par an, et la tendance est à la hausse. Cependant, seules 100 tonnes sont récoltées chaque année sur le territoire suisse et la surface de culture ne cesse de diminuer. Les 2400 tonnes restantes viennent principalement d'Italie, du Portugal, d'Espagne et de France. De petites quantités sont également importées du Chili, de Chine et de Thaïlande. Par ailleurs, le châtaignier est extrêmement robuste et très précieux pour notre écosystème. Il aime la chaleur, supporte la sécheresse et se plaît dans différents types de sols, ce qui lui a déjà valu le qualificatif de « joker pour la transition écologique ».</p><p>Ses fleurs sont une source de nourriture importante pour les abeilles et autres insectes, tandis que son fruit est consommé par des animaux tels que les écureuils et les loirs. Le châtaignier abrite en outre une multitude d'insectes, de coléoptères, de mousses, de champignons et de lichens.</p><h3>Un aliment très polyvalent</h3><p>Les marrons comestibles ont un goût unique, à la fois doux et noiseté. Cette douceur est due à la torréfaction, qui transforme l'amidon en sucre. Outre leur goût, les marrons se distinguent par leur forte teneur en vitamines B et C ainsi qu'en minéraux tels que le potassium et le magnésium. Ils sont également excellents pour la digestion en raison de leur teneur élevée en amidon et en fibres alimentaires. Les déclinaisons de la châtaigne en cuisine sont tout aussi variées que les substances nutritives qu'elle contient : elle peut être grillée dans sa coquille, glacée pour accompagner une assiette de « chasse » végane, dégustée en dessert sous forme de vermicelles, utilisée dans des gâteaux ou encore consommée crue. D'ailleurs, la farine de châtaigne est sans gluten, ce qui en fait une excellente alternative à la farine de blé. Autre bonne nouvelle : la purée de marrons, utilisée dans les vermicelles ou les gâteaux, est végétalienne ! Il est donc très facile de confectionner des vermicelles véganes à partir de purée de marrons et de lait végétal – un vrai délice servi avec de la crème fouettée végane ou des meringues à l'aquafaba.</p><h4>Recette : marrons chauds</h4><p><strong>Ingrédients :</strong>&nbsp;</p><ul><li>1 kg de châtaignes&nbsp;</li></ul><p>Plonger les châtaignes dans l'eau froide pendant environ 1 heure. Ensuite, les inciser en croix, les poser sur une plaque et les glisser au milieu du four. Juste à côté, placer une tasse allant au four contenant 1 dl d'eau. Régler le four sur 250 °C à chaleur tournante et faire cuire les châtaignes pendant environ 25 minutes. À mi-cuisson, verser l'eau de la tasse sur la plaque à l'aide d'un gant de four et terminer la cuisson.</p></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/choucrute">Tout savoir sur la choucrute</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/equilibre">Alimentation equilibrée</a></li></ul></div> Wed, 12 Nov 2025 14:34:07 +0000 Christine 4174 at https://www.swissveg.ch Alles über Seitan https://www.swissveg.ch/de/seitan?language=de <span>Tout savoir sur le seitan</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2398?language=de" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Christine</span></span> <span>23. octobre 2025 - 10:00</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Aujourd’hui, le seitan est devenu un incontournable de la cuisine végétarienne et végétalienne. Mais bien avant que ce produit à base de protéines de blé n’arrive dans nos assiettes, il faisait déjà partie intégrante de la culture alimentaire de l’Asie de l’Est.</p><p>Le seitan a été découvert il y a plus de 1500&nbsp;ans par des moines végétariens de la tradition zen sinojaponaise. ¹ Les premières traces écrites de la protéine de blé, ou gluten de blé, remontent à l’an&nbsp;1301 dans la Chine ancienne.² Dans la cuisine chinoise, il existe trois types de «&nbsp;viandes végétales&nbsp;» à base de gluten de blé&nbsp;: la variante standard cuite à la vapeur, connue sous le nom de seitan, une variante spongieuse et une variante frite. Dans cet article, nous nous concentrerons sur le seitan, la variante la plus connue en Occident.²&nbsp;</p><p>Le mot «&nbsp;seitan&nbsp;» vient du japonais et se traduit par «&nbsp;fait de protéines&nbsp;» ou «&nbsp;protéine de la vie&nbsp;».² Le terme a été inventé en 1961 par George Ohsawa (Sakurazawa Nyoichi), un Japonais qui enseignait la macrobiotique.² L’un de ses élèves a développé le seitan en s’inspirant du «&nbsp;fu&nbsp;» traditionnel japonais, qui est également composé de gluten de blé.¹,² Pour fabriquer le seitan, le gluten de blé était alors cuit dans un bouillon composé d’eau, de shoyu (sauce de soja), de kombu (une algue marine) et de gingembre.²&nbsp;</p><p>La production commerciale de seitan a commencé au Japon en 1962 et les premières importations aux États-Unis ont eu lieu en 1969. La première publication faisant mention du seitan est un livre de cuisine macrobiotique intitulé Cooking Good Food, publié en 1969. Depuis, la popularité du seitan n’a cessé de croître aux États-Unis et en Europe.² En Allemagne, et donc probablement en Suisse, les produits à base de seitan ne sont disponibles que depuis la fin des années 1990.¹</p><h3>Qu’est-ce que le seitan&nbsp;?&nbsp;</h3><p>Le seitan est généralement fabriqué à base de protéines de blé, c’est-à-dire de gluten. Il s’agit d’une protéine composée de gliadine et de gluténine, que l’on trouve principalement dans le blé, mais aussi dans d’autres céréales. C’est par exemple le gluten qui confère à la pâte à pain son élasticité et sa cohésion, ce qui lui permet de lever. Le gluten utilisé dans les substituts de viande donne à ces derniers une consistance ferme, semblable à celle d’un produit carné.²</p><h3>Avec ou sans gluten ?&nbsp;</h3><p>Comme le seitan est principalement composé de gluten, il ne convient pas aux personnes atteintes de la maladie coeliaque ou intolérantes au gluten. Les personnes qui ne supportent simplement pas le blé peuvent toutefois opter pour une variante à l’épeautre. Avec 21&nbsp;% de protéines (contre 25&nbsp;% pour la variante classique à base de blé), celle-ci est un peu moins riche sur le plan protéique, mais tout aussi savoureuse.³ Le seitan pur est une alternative à la viande polyvalente et peu transformée, à la fois riche en protéines et pauvre en graisses.¹ Il ne contient certes pas tous les acides aminés essentiels (éléments constitutifs des protéines), mais en combinant le seitan avec différents aliments végétaux, notamment des légumineuses, on obtient sans problème les acides aminés manquants.⁴</p><h3>Fait maison en toute simplicité&nbsp;</h3><p>Pour préparer son propre seitan, il suffit de trois ingrédients&nbsp;: de la farine, de l’eau et des épices. La farine est d’abord mélangée à l’eau et pétrie jusqu’à l’obtention d’une pâte molle et souple. Avant d’être travaillée, la pâte doit reposer pendant une heure. Ensuite, elle est pétrie sous l’eau dans un grand bol. L’eau est changée à plusieurs reprises et la pâte est pétrie jusqu’à ce que l’eau reste relativement claire. L’amidon est ainsi éliminé de la farine et il ne reste plus que le gluten. Il faut ensuite assaisonner la préparation à volonté, la pétrir une nouvelle fois et la laisser reposer encore une heure à couvert. Enfin, le seitan est cuit, généralement à l’eau ou à la vapeur. Vous trouverez une recette détaillée <a href="www.swissveg.ch/recipe/detail?recipe_ id=2570&amp;language=fr" target="_blank">ici.</a></p><h3>Astuce&nbsp;</h3><p>Pour gagner du temps, il est possible d’utiliser directement du gluten de blé en poudre à la place de la farine. Il suffit alors de mélanger la poudre à l’eau et de la travailler comme décrit ci-dessus. Il est également possible d’acheter du seitan prêt à consommer (par exemple sous forme de saucisse ou de charcuterie) dans les magasins d’alimentation bien achalandés. Celui-ci peut soit être grillé à la poêle, soit être consommé cru.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 REWE. (s. d.). Seitan – vielseitiger Fleischersatz aus Weizeneiweiss. <a href="http://www.rewe.de/lexikon/seitan&amp;nbsp">www.rewe.de/lexikon/seitan&amp;nbsp</a>;<br>2 Shurtleff, W., Huang, H. T. &amp; Aoyagi, A. (2014). History of soybeans and soyfoods in China and Taiwan, and in Chinese cookbooks, restaurants, and Chinese work with soyfoods outside China (1024 BCE to 2014). (Soyinfo Center, Hrsg.). <a href="http://www.soyinfocenter.com/pdf/176/Chin.pdf&amp;nbsp">www.soyinfocenter.com/pdf/176/Chin.pdf&amp;nbsp</a>;<br>3 Rehberg, C. (2024, 28 avril). Seitan – Eine gesunde Fleischalternative? ZENTRUM DER GESUNDHEIT. <a href="http://www.zentrum-der-gesundheit.de/ernaehrung/lebensmittel/">www.zentrum-der-gesundheit.de/ernaehrung/lebensmittel/</a> fleischersatz-uebersicht/seitan&nbsp;<br>4 Bernhauser, I. (2017, 5 août). Enthalten pflanzliche Proteine alle essentiellen Aminosäuren? Ecodemy. ecodemy.de/magazin/pflanzliche-proteinekombinieren- essentielle-aminosaeuren</p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/choucrute" target="_blank">Tout savoir sur la choucrute</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/recipe/search?language=fr" target="_blank">Recettes</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/alimentationvegane" target="_blank">Alimentation équilibrée</a></li></ul></div> Thu, 23 Oct 2025 08:00:00 +0000 Christine 4167 at https://www.swissveg.ch Alles über Seitan https://www.swissveg.ch/de/seitan?language=de <span>Tout savoir sur le seitan</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2398?language=de" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Christine</span></span> <span>23. octobre 2025 - 10:00</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Aujourd’hui, le seitan est devenu un incontournable de la cuisine végétarienne et végétalienne. Mais bien avant que ce produit à base de protéines de blé n’arrive dans nos assiettes, il faisait déjà partie intégrante de la culture alimentaire de l’Asie de l’Est.</p><p>Le seitan a été découvert il y a plus de 1500&nbsp;ans par des moines végétariens de la tradition zen sinojaponaise. ¹ Les premières traces écrites de la protéine de blé, ou gluten de blé, remontent à l’an&nbsp;1301 dans la Chine ancienne.² Dans la cuisine chinoise, il existe trois types de «&nbsp;viandes végétales&nbsp;» à base de gluten de blé&nbsp;: la variante standard cuite à la vapeur, connue sous le nom de seitan, une variante spongieuse et une variante frite. Dans cet article, nous nous concentrerons sur le seitan, la variante la plus connue en Occident.²&nbsp;</p><p>Le mot «&nbsp;seitan&nbsp;» vient du japonais et se traduit par «&nbsp;fait de protéines&nbsp;» ou «&nbsp;protéine de la vie&nbsp;».² Le terme a été inventé en 1961 par George Ohsawa (Sakurazawa Nyoichi), un Japonais qui enseignait la macrobiotique.² L’un de ses élèves a développé le seitan en s’inspirant du «&nbsp;fu&nbsp;» traditionnel japonais, qui est également composé de gluten de blé.¹,² Pour fabriquer le seitan, le gluten de blé était alors cuit dans un bouillon composé d’eau, de shoyu (sauce de soja), de kombu (une algue marine) et de gingembre.²&nbsp;</p><p>La production commerciale de seitan a commencé au Japon en 1962 et les premières importations aux États-Unis ont eu lieu en 1969. La première publication faisant mention du seitan est un livre de cuisine macrobiotique intitulé Cooking Good Food, publié en 1969. Depuis, la popularité du seitan n’a cessé de croître aux États-Unis et en Europe.² En Allemagne, et donc probablement en Suisse, les produits à base de seitan ne sont disponibles que depuis la fin des années 1990.¹</p><h3>Qu’est-ce que le seitan&nbsp;?&nbsp;</h3><p>Le seitan est généralement fabriqué à base de protéines de blé, c’est-à-dire de gluten. Il s’agit d’une protéine composée de gliadine et de gluténine, que l’on trouve principalement dans le blé, mais aussi dans d’autres céréales. C’est par exemple le gluten qui confère à la pâte à pain son élasticité et sa cohésion, ce qui lui permet de lever. Le gluten utilisé dans les substituts de viande donne à ces derniers une consistance ferme, semblable à celle d’un produit carné.²</p><h3>Avec ou sans gluten ?&nbsp;</h3><p>Comme le seitan est principalement composé de gluten, il ne convient pas aux personnes atteintes de la maladie coeliaque ou intolérantes au gluten. Les personnes qui ne supportent simplement pas le blé peuvent toutefois opter pour une variante à l’épeautre. Avec 21&nbsp;% de protéines (contre 25&nbsp;% pour la variante classique à base de blé), celle-ci est un peu moins riche sur le plan protéique, mais tout aussi savoureuse.³ Le seitan pur est une alternative à la viande polyvalente et peu transformée, à la fois riche en protéines et pauvre en graisses.¹ Il ne contient certes pas tous les acides aminés essentiels (éléments constitutifs des protéines), mais en combinant le seitan avec différents aliments végétaux, notamment des légumineuses, on obtient sans problème les acides aminés manquants.⁴</p><h3>Fait maison en toute simplicité&nbsp;</h3><p>Pour préparer son propre seitan, il suffit de trois ingrédients&nbsp;: de la farine, de l’eau et des épices. La farine est d’abord mélangée à l’eau et pétrie jusqu’à l’obtention d’une pâte molle et souple. Avant d’être travaillée, la pâte doit reposer pendant une heure. Ensuite, elle est pétrie sous l’eau dans un grand bol. L’eau est changée à plusieurs reprises et la pâte est pétrie jusqu’à ce que l’eau reste relativement claire. L’amidon est ainsi éliminé de la farine et il ne reste plus que le gluten. Il faut ensuite assaisonner la préparation à volonté, la pétrir une nouvelle fois et la laisser reposer encore une heure à couvert. Enfin, le seitan est cuit, généralement à l’eau ou à la vapeur. Vous trouverez une recette détaillée <a href="www.swissveg.ch/recipe/detail?recipe_ id=2570&amp;language=fr" target="_blank">ici.</a></p><h3>Astuce&nbsp;</h3><p>Pour gagner du temps, il est possible d’utiliser directement du gluten de blé en poudre à la place de la farine. Il suffit alors de mélanger la poudre à l’eau et de la travailler comme décrit ci-dessus. Il est également possible d’acheter du seitan prêt à consommer (par exemple sous forme de saucisse ou de charcuterie) dans les magasins d’alimentation bien achalandés. Celui-ci peut soit être grillé à la poêle, soit être consommé cru.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 REWE. (s. d.). Seitan – vielseitiger Fleischersatz aus Weizeneiweiss. <a href="http://www.rewe.de/lexikon/seitan&amp;nbsp">www.rewe.de/lexikon/seitan&amp;nbsp</a>;<br>2 Shurtleff, W., Huang, H. T. &amp; Aoyagi, A. (2014). History of soybeans and soyfoods in China and Taiwan, and in Chinese cookbooks, restaurants, and Chinese work with soyfoods outside China (1024 BCE to 2014). (Soyinfo Center, Hrsg.). <a href="http://www.soyinfocenter.com/pdf/176/Chin.pdf&amp;nbsp">www.soyinfocenter.com/pdf/176/Chin.pdf&amp;nbsp</a>;<br>3 Rehberg, C. (2024, 28 avril). Seitan – Eine gesunde Fleischalternative? ZENTRUM DER GESUNDHEIT. <a href="http://www.zentrum-der-gesundheit.de/ernaehrung/lebensmittel/">www.zentrum-der-gesundheit.de/ernaehrung/lebensmittel/</a> fleischersatz-uebersicht/seitan&nbsp;<br>4 Bernhauser, I. (2017, 5 août). Enthalten pflanzliche Proteine alle essentiellen Aminosäuren? Ecodemy. ecodemy.de/magazin/pflanzliche-proteinekombinieren- essentielle-aminosaeuren</p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/choucrute" target="_blank">Tout savoir sur la choucrute</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/recipe/search?language=fr" target="_blank">Recettes</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/alimentationvegane" target="_blank">Alimentation équilibrée</a></li></ul></div> Thu, 23 Oct 2025 08:00:00 +0000 Christine 4167 at https://www.swissveg.ch Schweizer Bio-Marktbericht: Tofu, Tempeh und Seitan boomen https://www.swissveg.ch/de/bio-marktbericht-2025?language=de <span>Bulletin du marché bio en Suisse : le tofu, le tempeh et le seitan ont le vent en poupe</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2398?language=de" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Christine</span></span> <span>30. septembre 2025 - 9:53</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">En août 2025, l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) a publié son Bulletin du marché bio en Suisse qui consacre « une attention particulière aux produits d’origine animale et à leurs substituts d’origine végétale » en s’appuyant sur le panel combiné détaillants et consommateurs de NielsenIQ Switzerland et sur l'étude du Biobaromètre.<span class="fussnotenlink">1</span> En 2024, sur le marché suisse du bio, le chiffre d’affaires global s’est stabilisé. Alors que la part du bio a augmenté notamment dans le secteur des substituts de viande, elle a diminué dans celui des alternatives au lait.</p><h2>Tour d'horizon du marché suisse du bio</h2><p>En 2024, la situation est restée stable sur le marché du bio en Suisse. Les recettes et les ventes ont légèrement augmenté, se démarquant toutefois clairement de l'augmentation des chiffres d'affaires enregistrée en 2023 due principalement aux prix plus élevés. Une part de 11,6 % du chiffre d'affaires global enregistré par le commerce de détail alimentaire revient aux produits bio. Celle-ci est solide, principalement dans le commerce de détail classique (13,5 %), alors qu'elle est plus modeste dans le commerce spécialisé (12,4 %) et auprès des discounteurs (3,8 %). Affichant une part de marché de 88,2 %, le commerce de détail classique reste le premier canal de vente des produits bio. Les discounteurs, eux, représentent 6,2 % et le commerce spécialisé 5,7 %.</p><h2>La part du bio est particulièrement grande dans le secteur des alternatives végétales à la viande</h2><p>Le groupe de marchandises « Céréales et produits de boulangerie » figure en tête de classement en termes de chiffre d'affaires, suivi du groupe « Légumes et pommes de terre ». Les « Produits laitiers et leurs substituts » arrivent en troisième place et la catégorie « Viande, poisson et leurs substituts » en cinquième position. Le groupe « Huiles et graisses » a enregistré une forte croissance relative.</p><p>Contrairement à une affirmation très répandue parmi les consommatrices et les consommateurs, ceux-ci ne privilégient que rarement les options bio au moment d'acheter de la viande, du poisson ou des produits laitiers. La part de produits bio parmi les substituts de viande et de poisson (27,5 %) est, en revanche, très élevée en comparaison à la viande et au poisson qui n’atteignent que 6,5 %.</p><p> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-09/viande-poissons-substituts.png" data-entity-uuid="f5ff8fd3-5b5f-4531-ac09-02a0a2bcc4d0" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="399" /><p> </p><p>Le tofu, le tempeh et le seitan sont les chouchous du rayon bio : ils ont marqué une nette progression au cours des deux dernières années. À l'opposé, les substituts de viande et les produits de type « convenience food » végétaux accusent un chiffre d'affaires bien moindre et en recul. Les alternatives au poisson occupent la dernière place en termes de chiffre d'affaires, mais suivent une légère tendance à la hausse.</p><p> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-09/viande-poisson-substituts-affaires.png" data-entity-uuid="e7e9ae8c-7c2b-4446-93de-ef5364a6b13d" data-entity-type="file" alt="" width="725" height="646" /><p> </p><p>Néanmoins, les récents chiffres rapportés par le marché révèlent une certaine affinité pour les alternatives à la viande : le Plant Based Food Report de Coop constate que ces produits occupent la deuxième place en termes de part de marché des produits véganes, juste derrière les alternatives aux produits laitiers. Environ 57 % des personnes vivant en Suisse ont déjà goûté une alternative végane et 30% d'entre elles en consomment régulièrement.<span class="fussnotenlink">2</span></p><h2>Alternatives végétales au lait : nette préférence pour le non bio</h2><p>L'écart de la part bio des produits laitiers et de leurs alternatives ne comporte que 0,9 points de pourcentage. Au rayon des produits laitiers, la part du bio est restée relativement stable au fil des ans, affichant 10,6 % en 2024. Les alternatives végétales accusent, quant à elles, une tendance à la baisse et passent de 13,3 % en 2022 à 11,5 % en 2024.</p><p> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-09/part-bio-produits-laitiers.png" data-entity-uuid="0c91e9ca-671a-422e-89e8-02d2ed2107f2" data-entity-type="file" alt="" width="742" height="396" /><p> </p><p>Les laits végétaux à boire constituent le groupe de produits le plus important parmi les produits laitiers végétaux bio malgré un recul marqué de 3,9 % par année en moyenne. Au contraire, le segment non bio enregistre un chiffre d'affaire annuel en hausse de 14,5 %. Le constat est le même pour les dépenses par personne : si les alternatives végétales aux produits laitiers ont grimpé de 43,1 francs en 2022 à 48,3 francs en 2024, elles le doivent avant tout au segment non bio. En Suisse, la demande en substituts de produits laitiers est en augmentation constante depuis 2017, comme le démontre un autre rapport de la Confédération : le chiffre d'affaires a plus que doublé et le lait d'avoine constitue désormais l'alternative végétale au lait la plus vendue.<span class="fussnotenlink">3</span></p><p>S'agissant des substituts végétaux de produits laitiers dans le segment bio, les alternatives au yogourt représentent le groupe de produits le plus populaire, suivis du fromage et des boissons contenant du lait. Bien qu'en queue de peloton, les alternatives au serré bénéficient d'une forte croissance de 37,9 %.</p><p> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-09/produits-laitiers-affaires.png" data-entity-uuid="09c13390-8dc5-44f5-bb78-38641419a31b" data-entity-type="file" alt="" width="724" height="881" /><h2>Le bio séduit de plus en plus</h2><p>Le groupe de consommateurs·ices optant principalement pour des produits bio a constamment grandi, passant de 46 % en 2020 à 55 % en 2024. En conséquence, les groupes affichant une consommation moyenne ou moindre de produits bio ont rétréci. Le prix reste le principal obstacle à l'achat de produits bio.</p><p>Les arguments en faveur du bio restent inchangés depuis 2022 : les motifs personnels le plus souvent avancés sont « d'éviter les pesticides synthétiques et chimiques », « de se nourrir sainement » et « d'absorber moins d'additifs ». Parmi les aspects relevant de la durabilité, les considérations liées « à l'usage d'antibiotiques à titre préventif dans l'élevage », « à la détention des animaux dans des conditions adaptées à l'espèce » et « à une production respectueuse de l'environnement » sont cités en premier lieu.</p><h2>Les personnes achetant de préférence du bio sont aussi celles qui consomment le moins de viande et mangent le plus souvent des repas véganes</h2><p>Le groupe de personnes à la consommation de produits bio la plus élevée est aussi le groupe qui affiche le recul le plus marqué en termes de consommation de viande, un constat corroboré par les résultats de l’enquête du Biobaromètre. Comparées aux grands adeptes du bio, les personnes consommant rarement des produits bio, tendent à manger plus souvent de la viande. Cette corrélation s'est accentuée au fil des ans : en 2020, 12,3 % des personnes sondées préférant le bio déclaraient manger de la viande moins d’une fois toutes les deux semaines. Quatre ans plus tard, ce pourcentage a grimpé de 1,2 %.</p><p> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-09/repas-viande-frequence.png" data-entity-uuid="683187bb-24c2-45bb-b8f7-1cdd867d960b" data-entity-type="file" alt="" width="739" height="368" /><p> </p><p>D'une façon générale, le nombre des personnes déclarant soit ne jamais manger de la viande soit en manger moins d’une fois toutes les deux semaines a augmenté de 0,9 point de pourcentage entre 2020 et 2024. Le groupe des personnes consommant de la viande entre une fois par semaine et une fois toutes les deux semaines s’est accru de 2,1 points de pourcentage. La seule régression (-6,1 points de pourcentage) concerne le plus grand groupe, celui d’une consommation moyenne, constitué des personnes qui prennent chaque semaine entre deux et cinq repas contenant de la viande : leur groupe passe de 65,1 à 56,4 % des personnes interrogées.</p><p> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-09/frequences-repas-viande.png" data-entity-uuid="15dc1620-60a3-4ac4-95a9-a562a4fb98c6" data-entity-type="file" alt="" width="726" height="394" /><p> </p><p>Le groupe des personnes les plus adeptes du bio affiche la plus forte progression entre 2020 et 2024 du nombre de repas véganes consommés : le nombre de personnes interrogées qui consomment un repas végane toutes les une à deux semaines est passé de 8,4 % à 12,8 % et le nombre de personnes qui consomment tous les jours des repas véganes a augmenté de 1,3 % pour atteindre 5,4 %.</p><h2>Des tendances qui se reflètent sur les préférences d'achat</h2><p>Comme le démontre le rapport, les chiffres d'affaires globaux sur le marché bio suisse sont restés stables en 2024 avec une part dévolue au bio de 11,5 %. Les produits bio végétaux tels que les alternatives au serré, le tofu, le tempeh et le seitan ont vu leurs recettes augmenter alors qu'elles ont reculé pour la viande et les alternatives au lait bio. Alors que la part du bio est en croissance notamment dans le secteur des substituts de viande, elle a cédé du terrain dans celui des alternatives au lait face aux produits non bio. Les alternatives au lait bio ne sont que très rarement enrichies en substances nutritives. Il n'est pas exclu que cet aspect ne soit pas étranger à ce recul. En effet, les produits non bio contiennent généralement des substances nutritives ajoutées telles que de la vitamine B12 et du calcium.</p><p>Les personnes consommant souvent des produits bio mangent nettement moins de viande. L'essor des alternatives peu transformées comme le tofu, le tempeh et le seitan semble montrer que le faible degré de transformation et les aspects écologiques jouent un rôle non négligeable dans les préférences d'achat des personnes de ce groupe.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li>Office fédéral de l’agriculture et Institut de recherche de l’agriculture biologique. (2025). Le bio en 2024 : consommation stabilisée à un niveau élevé. <a href="https://www.donnees-agrimarche.ch/blog/consommation-bio-stabilisee-en-2024" target="_blank">https://www.donnees-agrimarche.ch/blog/consommation-bio-stabilisee-en-2024</a></li><li>Coop. (2025). Plant Based Food Report: Étude sur l’alimentation végane en Suisse. <a href="https://www.coop.ch/fr/marques-inspirations/alimentation/vegetarien-et-vegan/alimentation-vegan/report.html" target="_blank">https://www.coop.ch/fr/marques-inspirations/alimentation/vegetarien-et-vegan/alimentation-vegan/report.html</a></li><li>Le portail du Gouvernement suisse. (2022). Demande accrue de succédanés du lait. <a href="https://www.news.admin.ch/fr/nsb?id=89701" target="_blank">https://www.news.admin.ch/fr/nsb?id=89701</a>&nbsp;</li></ol></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/alternatives-vegetales">Les alternatives végétales sont-elles bonnes pour la santé ?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/tofu">Journée mondiale du tofu : quelques infos sur cet aliment versatile riche en protéines</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/strategie-suisse-de-nutrition-2025-2032">Nouvelle stratégie de nutrition&nbsp;: la Confédération mise sur le végétal</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/mythe-lait-bio">Le mythe du lait bio respectueux des animaux</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/mythe-lait-bio">La viande bio n’est pas une solution</a></li></ul></div> Tue, 30 Sep 2025 08:54:12 +0000 Christine 4170 at https://www.swissveg.ch Schweizer Bio-Marktbericht: Tofu, Tempeh und Seitan boomen https://www.swissveg.ch/de/bio-marktbericht-2025?language=de <span>Bulletin du marché bio en Suisse : le tofu, le tempeh et le seitan ont le vent en poupe</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2398?language=de" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Christine</span></span> <span>30. septembre 2025 - 9:53</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">En août 2025, l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) a publié son Bulletin du marché bio en Suisse qui consacre « une attention particulière aux produits d’origine animale et à leurs substituts d’origine végétale » en s’appuyant sur le panel combiné détaillants et consommateurs de NielsenIQ Switzerland et sur l'étude du Biobaromètre.<span class="fussnotenlink">1</span> En 2024, sur le marché suisse du bio, le chiffre d’affaires global s’est stabilisé. Alors que la part du bio a augmenté notamment dans le secteur des substituts de viande, elle a diminué dans celui des alternatives au lait.</p><h2>Tour d'horizon du marché suisse du bio</h2><p>En 2024, la situation est restée stable sur le marché du bio en Suisse. Les recettes et les ventes ont légèrement augmenté, se démarquant toutefois clairement de l'augmentation des chiffres d'affaires enregistrée en 2023 due principalement aux prix plus élevés. Une part de 11,6 % du chiffre d'affaires global enregistré par le commerce de détail alimentaire revient aux produits bio. Celle-ci est solide, principalement dans le commerce de détail classique (13,5 %), alors qu'elle est plus modeste dans le commerce spécialisé (12,4 %) et auprès des discounteurs (3,8 %). Affichant une part de marché de 88,2 %, le commerce de détail classique reste le premier canal de vente des produits bio. Les discounteurs, eux, représentent 6,2 % et le commerce spécialisé 5,7 %.</p><h2>La part du bio est particulièrement grande dans le secteur des alternatives végétales à la viande</h2><p>Le groupe de marchandises « Céréales et produits de boulangerie » figure en tête de classement en termes de chiffre d'affaires, suivi du groupe « Légumes et pommes de terre ». Les « Produits laitiers et leurs substituts » arrivent en troisième place et la catégorie « Viande, poisson et leurs substituts » en cinquième position. Le groupe « Huiles et graisses » a enregistré une forte croissance relative.</p><p>Contrairement à une affirmation très répandue parmi les consommatrices et les consommateurs, ceux-ci ne privilégient que rarement les options bio au moment d'acheter de la viande, du poisson ou des produits laitiers. La part de produits bio parmi les substituts de viande et de poisson (27,5 %) est, en revanche, très élevée en comparaison à la viande et au poisson qui n’atteignent que 6,5 %.</p><p> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-09/viande-poissons-substituts.png" data-entity-uuid="f5ff8fd3-5b5f-4531-ac09-02a0a2bcc4d0" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="399" /><p> </p><p>Le tofu, le tempeh et le seitan sont les chouchous du rayon bio : ils ont marqué une nette progression au cours des deux dernières années. À l'opposé, les substituts de viande et les produits de type « convenience food » végétaux accusent un chiffre d'affaires bien moindre et en recul. Les alternatives au poisson occupent la dernière place en termes de chiffre d'affaires, mais suivent une légère tendance à la hausse.</p><p> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-09/viande-poisson-substituts-affaires.png" data-entity-uuid="e7e9ae8c-7c2b-4446-93de-ef5364a6b13d" data-entity-type="file" alt="" width="725" height="646" /><p> </p><p>Néanmoins, les récents chiffres rapportés par le marché révèlent une certaine affinité pour les alternatives à la viande : le Plant Based Food Report de Coop constate que ces produits occupent la deuxième place en termes de part de marché des produits véganes, juste derrière les alternatives aux produits laitiers. Environ 57 % des personnes vivant en Suisse ont déjà goûté une alternative végane et 30% d'entre elles en consomment régulièrement.<span class="fussnotenlink">2</span></p><h2>Alternatives végétales au lait : nette préférence pour le non bio</h2><p>L'écart de la part bio des produits laitiers et de leurs alternatives ne comporte que 0,9 points de pourcentage. Au rayon des produits laitiers, la part du bio est restée relativement stable au fil des ans, affichant 10,6 % en 2024. Les alternatives végétales accusent, quant à elles, une tendance à la baisse et passent de 13,3 % en 2022 à 11,5 % en 2024.</p><p> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-09/part-bio-produits-laitiers.png" data-entity-uuid="0c91e9ca-671a-422e-89e8-02d2ed2107f2" data-entity-type="file" alt="" width="742" height="396" /><p> </p><p>Les laits végétaux à boire constituent le groupe de produits le plus important parmi les produits laitiers végétaux bio malgré un recul marqué de 3,9 % par année en moyenne. Au contraire, le segment non bio enregistre un chiffre d'affaire annuel en hausse de 14,5 %. Le constat est le même pour les dépenses par personne : si les alternatives végétales aux produits laitiers ont grimpé de 43,1 francs en 2022 à 48,3 francs en 2024, elles le doivent avant tout au segment non bio. En Suisse, la demande en substituts de produits laitiers est en augmentation constante depuis 2017, comme le démontre un autre rapport de la Confédération : le chiffre d'affaires a plus que doublé et le lait d'avoine constitue désormais l'alternative végétale au lait la plus vendue.<span class="fussnotenlink">3</span></p><p>S'agissant des substituts végétaux de produits laitiers dans le segment bio, les alternatives au yogourt représentent le groupe de produits le plus populaire, suivis du fromage et des boissons contenant du lait. Bien qu'en queue de peloton, les alternatives au serré bénéficient d'une forte croissance de 37,9 %.</p><p> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-09/produits-laitiers-affaires.png" data-entity-uuid="09c13390-8dc5-44f5-bb78-38641419a31b" data-entity-type="file" alt="" width="724" height="881" /><h2>Le bio séduit de plus en plus</h2><p>Le groupe de consommateurs·ices optant principalement pour des produits bio a constamment grandi, passant de 46 % en 2020 à 55 % en 2024. En conséquence, les groupes affichant une consommation moyenne ou moindre de produits bio ont rétréci. Le prix reste le principal obstacle à l'achat de produits bio.</p><p>Les arguments en faveur du bio restent inchangés depuis 2022 : les motifs personnels le plus souvent avancés sont « d'éviter les pesticides synthétiques et chimiques », « de se nourrir sainement » et « d'absorber moins d'additifs ». Parmi les aspects relevant de la durabilité, les considérations liées « à l'usage d'antibiotiques à titre préventif dans l'élevage », « à la détention des animaux dans des conditions adaptées à l'espèce » et « à une production respectueuse de l'environnement » sont cités en premier lieu.</p><h2>Les personnes achetant de préférence du bio sont aussi celles qui consomment le moins de viande et mangent le plus souvent des repas véganes</h2><p>Le groupe de personnes à la consommation de produits bio la plus élevée est aussi le groupe qui affiche le recul le plus marqué en termes de consommation de viande, un constat corroboré par les résultats de l’enquête du Biobaromètre. Comparées aux grands adeptes du bio, les personnes consommant rarement des produits bio, tendent à manger plus souvent de la viande. Cette corrélation s'est accentuée au fil des ans : en 2020, 12,3 % des personnes sondées préférant le bio déclaraient manger de la viande moins d’une fois toutes les deux semaines. Quatre ans plus tard, ce pourcentage a grimpé de 1,2 %.</p><p> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-09/repas-viande-frequence.png" data-entity-uuid="683187bb-24c2-45bb-b8f7-1cdd867d960b" data-entity-type="file" alt="" width="739" height="368" /><p> </p><p>D'une façon générale, le nombre des personnes déclarant soit ne jamais manger de la viande soit en manger moins d’une fois toutes les deux semaines a augmenté de 0,9 point de pourcentage entre 2020 et 2024. Le groupe des personnes consommant de la viande entre une fois par semaine et une fois toutes les deux semaines s’est accru de 2,1 points de pourcentage. La seule régression (-6,1 points de pourcentage) concerne le plus grand groupe, celui d’une consommation moyenne, constitué des personnes qui prennent chaque semaine entre deux et cinq repas contenant de la viande : leur groupe passe de 65,1 à 56,4 % des personnes interrogées.</p><p> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-09/frequences-repas-viande.png" data-entity-uuid="15dc1620-60a3-4ac4-95a9-a562a4fb98c6" data-entity-type="file" alt="" width="726" height="394" /><p> </p><p>Le groupe des personnes les plus adeptes du bio affiche la plus forte progression entre 2020 et 2024 du nombre de repas véganes consommés : le nombre de personnes interrogées qui consomment un repas végane toutes les une à deux semaines est passé de 8,4 % à 12,8 % et le nombre de personnes qui consomment tous les jours des repas véganes a augmenté de 1,3 % pour atteindre 5,4 %.</p><h2>Des tendances qui se reflètent sur les préférences d'achat</h2><p>Comme le démontre le rapport, les chiffres d'affaires globaux sur le marché bio suisse sont restés stables en 2024 avec une part dévolue au bio de 11,5 %. Les produits bio végétaux tels que les alternatives au serré, le tofu, le tempeh et le seitan ont vu leurs recettes augmenter alors qu'elles ont reculé pour la viande et les alternatives au lait bio. Alors que la part du bio est en croissance notamment dans le secteur des substituts de viande, elle a cédé du terrain dans celui des alternatives au lait face aux produits non bio. Les alternatives au lait bio ne sont que très rarement enrichies en substances nutritives. Il n'est pas exclu que cet aspect ne soit pas étranger à ce recul. En effet, les produits non bio contiennent généralement des substances nutritives ajoutées telles que de la vitamine B12 et du calcium.</p><p>Les personnes consommant souvent des produits bio mangent nettement moins de viande. L'essor des alternatives peu transformées comme le tofu, le tempeh et le seitan semble montrer que le faible degré de transformation et les aspects écologiques jouent un rôle non négligeable dans les préférences d'achat des personnes de ce groupe.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li>Office fédéral de l’agriculture et Institut de recherche de l’agriculture biologique. (2025). Le bio en 2024 : consommation stabilisée à un niveau élevé. <a href="https://www.donnees-agrimarche.ch/blog/consommation-bio-stabilisee-en-2024" target="_blank">https://www.donnees-agrimarche.ch/blog/consommation-bio-stabilisee-en-2024</a></li><li>Coop. (2025). Plant Based Food Report: Étude sur l’alimentation végane en Suisse. <a href="https://www.coop.ch/fr/marques-inspirations/alimentation/vegetarien-et-vegan/alimentation-vegan/report.html" target="_blank">https://www.coop.ch/fr/marques-inspirations/alimentation/vegetarien-et-vegan/alimentation-vegan/report.html</a></li><li>Le portail du Gouvernement suisse. (2022). Demande accrue de succédanés du lait. <a href="https://www.news.admin.ch/fr/nsb?id=89701" target="_blank">https://www.news.admin.ch/fr/nsb?id=89701</a>&nbsp;</li></ol></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/alternatives-vegetales">Les alternatives végétales sont-elles bonnes pour la santé ?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/tofu">Journée mondiale du tofu : quelques infos sur cet aliment versatile riche en protéines</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/strategie-suisse-de-nutrition-2025-2032">Nouvelle stratégie de nutrition&nbsp;: la Confédération mise sur le végétal</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/mythe-lait-bio">Le mythe du lait bio respectueux des animaux</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/mythe-lait-bio">La viande bio n’est pas une solution</a></li></ul></div> Tue, 30 Sep 2025 08:54:12 +0000 Christine 4170 at https://www.swissveg.ch Schweizer Bio-Marktbericht: Tofu, Tempeh und Seitan boomen https://www.swissveg.ch/de/bio-marktbericht-2025?language=de <span>Bulletin du marché bio en Suisse : le tofu, le tempeh et le seitan ont le vent en poupe</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2398?language=de" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Christine</span></span> <span>30. septembre 2025 - 9:53</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">En août 2025, l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) a publié son Bulletin du marché bio en Suisse qui consacre « une attention particulière aux produits d’origine animale et à leurs substituts d’origine végétale » en s’appuyant sur le panel combiné détaillants et consommateurs de NielsenIQ Switzerland et sur l'étude du Biobaromètre.<span class="fussnotenlink">1</span> En 2024, sur le marché suisse du bio, le chiffre d’affaires global s’est stabilisé. Alors que la part du bio a augmenté notamment dans le secteur des substituts de viande, elle a diminué dans celui des alternatives au lait.</p><h2>Tour d'horizon du marché suisse du bio</h2><p>En 2024, la situation est restée stable sur le marché du bio en Suisse. Les recettes et les ventes ont légèrement augmenté, se démarquant toutefois clairement de l'augmentation des chiffres d'affaires enregistrée en 2023 due principalement aux prix plus élevés. Une part de 11,6 % du chiffre d'affaires global enregistré par le commerce de détail alimentaire revient aux produits bio. Celle-ci est solide, principalement dans le commerce de détail classique (13,5 %), alors qu'elle est plus modeste dans le commerce spécialisé (12,4 %) et auprès des discounteurs (3,8 %). Affichant une part de marché de 88,2 %, le commerce de détail classique reste le premier canal de vente des produits bio. Les discounteurs, eux, représentent 6,2 % et le commerce spécialisé 5,7 %.</p><h2>La part du bio est particulièrement grande dans le secteur des alternatives végétales à la viande</h2><p>Le groupe de marchandises « Céréales et produits de boulangerie » figure en tête de classement en termes de chiffre d'affaires, suivi du groupe « Légumes et pommes de terre ». Les « Produits laitiers et leurs substituts » arrivent en troisième place et la catégorie « Viande, poisson et leurs substituts » en cinquième position. Le groupe « Huiles et graisses » a enregistré une forte croissance relative.</p><p>Contrairement à une affirmation très répandue parmi les consommatrices et les consommateurs, ceux-ci ne privilégient que rarement les options bio au moment d'acheter de la viande, du poisson ou des produits laitiers. La part de produits bio parmi les substituts de viande et de poisson (27,5 %) est, en revanche, très élevée en comparaison à la viande et au poisson qui n’atteignent que 6,5 %.</p><p> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-09/viande-poissons-substituts.png" data-entity-uuid="f5ff8fd3-5b5f-4531-ac09-02a0a2bcc4d0" data-entity-type="file" alt="" width="720" height="399" /><p> </p><p>Le tofu, le tempeh et le seitan sont les chouchous du rayon bio : ils ont marqué une nette progression au cours des deux dernières années. À l'opposé, les substituts de viande et les produits de type « convenience food » végétaux accusent un chiffre d'affaires bien moindre et en recul. Les alternatives au poisson occupent la dernière place en termes de chiffre d'affaires, mais suivent une légère tendance à la hausse.</p><p> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-09/viande-poisson-substituts-affaires.png" data-entity-uuid="e7e9ae8c-7c2b-4446-93de-ef5364a6b13d" data-entity-type="file" alt="" width="725" height="646" /><p> </p><p>Néanmoins, les récents chiffres rapportés par le marché révèlent une certaine affinité pour les alternatives à la viande : le Plant Based Food Report de Coop constate que ces produits occupent la deuxième place en termes de part de marché des produits véganes, juste derrière les alternatives aux produits laitiers. Environ 57 % des personnes vivant en Suisse ont déjà goûté une alternative végane et 30% d'entre elles en consomment régulièrement.<span class="fussnotenlink">2</span></p><h2>Alternatives végétales au lait : nette préférence pour le non bio</h2><p>L'écart de la part bio des produits laitiers et de leurs alternatives ne comporte que 0,9 points de pourcentage. Au rayon des produits laitiers, la part du bio est restée relativement stable au fil des ans, affichant 10,6 % en 2024. Les alternatives végétales accusent, quant à elles, une tendance à la baisse et passent de 13,3 % en 2022 à 11,5 % en 2024.</p><p> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-09/part-bio-produits-laitiers.png" data-entity-uuid="0c91e9ca-671a-422e-89e8-02d2ed2107f2" data-entity-type="file" alt="" width="742" height="396" /><p> </p><p>Les laits végétaux à boire constituent le groupe de produits le plus important parmi les produits laitiers végétaux bio malgré un recul marqué de 3,9 % par année en moyenne. Au contraire, le segment non bio enregistre un chiffre d'affaire annuel en hausse de 14,5 %. Le constat est le même pour les dépenses par personne : si les alternatives végétales aux produits laitiers ont grimpé de 43,1 francs en 2022 à 48,3 francs en 2024, elles le doivent avant tout au segment non bio. En Suisse, la demande en substituts de produits laitiers est en augmentation constante depuis 2017, comme le démontre un autre rapport de la Confédération : le chiffre d'affaires a plus que doublé et le lait d'avoine constitue désormais l'alternative végétale au lait la plus vendue.<span class="fussnotenlink">3</span></p><p>S'agissant des substituts végétaux de produits laitiers dans le segment bio, les alternatives au yogourt représentent le groupe de produits le plus populaire, suivis du fromage et des boissons contenant du lait. Bien qu'en queue de peloton, les alternatives au serré bénéficient d'une forte croissance de 37,9 %.</p><p> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-09/produits-laitiers-affaires.png" data-entity-uuid="09c13390-8dc5-44f5-bb78-38641419a31b" data-entity-type="file" alt="" width="724" height="881" /><h2>Le bio séduit de plus en plus</h2><p>Le groupe de consommateurs·ices optant principalement pour des produits bio a constamment grandi, passant de 46 % en 2020 à 55 % en 2024. En conséquence, les groupes affichant une consommation moyenne ou moindre de produits bio ont rétréci. Le prix reste le principal obstacle à l'achat de produits bio.</p><p>Les arguments en faveur du bio restent inchangés depuis 2022 : les motifs personnels le plus souvent avancés sont « d'éviter les pesticides synthétiques et chimiques », « de se nourrir sainement » et « d'absorber moins d'additifs ». Parmi les aspects relevant de la durabilité, les considérations liées « à l'usage d'antibiotiques à titre préventif dans l'élevage », « à la détention des animaux dans des conditions adaptées à l'espèce » et « à une production respectueuse de l'environnement » sont cités en premier lieu.</p><h2>Les personnes achetant de préférence du bio sont aussi celles qui consomment le moins de viande et mangent le plus souvent des repas véganes</h2><p>Le groupe de personnes à la consommation de produits bio la plus élevée est aussi le groupe qui affiche le recul le plus marqué en termes de consommation de viande, un constat corroboré par les résultats de l’enquête du Biobaromètre. Comparées aux grands adeptes du bio, les personnes consommant rarement des produits bio, tendent à manger plus souvent de la viande. Cette corrélation s'est accentuée au fil des ans : en 2020, 12,3 % des personnes sondées préférant le bio déclaraient manger de la viande moins d’une fois toutes les deux semaines. Quatre ans plus tard, ce pourcentage a grimpé de 1,2 %.</p><p> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-09/repas-viande-frequence.png" data-entity-uuid="683187bb-24c2-45bb-b8f7-1cdd867d960b" data-entity-type="file" alt="" width="739" height="368" /><p> </p><p>D'une façon générale, le nombre des personnes déclarant soit ne jamais manger de la viande soit en manger moins d’une fois toutes les deux semaines a augmenté de 0,9 point de pourcentage entre 2020 et 2024. Le groupe des personnes consommant de la viande entre une fois par semaine et une fois toutes les deux semaines s’est accru de 2,1 points de pourcentage. La seule régression (-6,1 points de pourcentage) concerne le plus grand groupe, celui d’une consommation moyenne, constitué des personnes qui prennent chaque semaine entre deux et cinq repas contenant de la viande : leur groupe passe de 65,1 à 56,4 % des personnes interrogées.</p><p> </p><img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-09/frequences-repas-viande.png" data-entity-uuid="15dc1620-60a3-4ac4-95a9-a562a4fb98c6" data-entity-type="file" alt="" width="726" height="394" /><p> </p><p>Le groupe des personnes les plus adeptes du bio affiche la plus forte progression entre 2020 et 2024 du nombre de repas véganes consommés : le nombre de personnes interrogées qui consomment un repas végane toutes les une à deux semaines est passé de 8,4 % à 12,8 % et le nombre de personnes qui consomment tous les jours des repas véganes a augmenté de 1,3 % pour atteindre 5,4 %.</p><h2>Des tendances qui se reflètent sur les préférences d'achat</h2><p>Comme le démontre le rapport, les chiffres d'affaires globaux sur le marché bio suisse sont restés stables en 2024 avec une part dévolue au bio de 11,5 %. Les produits bio végétaux tels que les alternatives au serré, le tofu, le tempeh et le seitan ont vu leurs recettes augmenter alors qu'elles ont reculé pour la viande et les alternatives au lait bio. Alors que la part du bio est en croissance notamment dans le secteur des substituts de viande, elle a cédé du terrain dans celui des alternatives au lait face aux produits non bio. Les alternatives au lait bio ne sont que très rarement enrichies en substances nutritives. Il n'est pas exclu que cet aspect ne soit pas étranger à ce recul. En effet, les produits non bio contiennent généralement des substances nutritives ajoutées telles que de la vitamine B12 et du calcium.</p><p>Les personnes consommant souvent des produits bio mangent nettement moins de viande. L'essor des alternatives peu transformées comme le tofu, le tempeh et le seitan semble montrer que le faible degré de transformation et les aspects écologiques jouent un rôle non négligeable dans les préférences d'achat des personnes de ce groupe.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol><li>Office fédéral de l’agriculture et Institut de recherche de l’agriculture biologique. (2025). Le bio en 2024 : consommation stabilisée à un niveau élevé. <a href="https://www.donnees-agrimarche.ch/blog/consommation-bio-stabilisee-en-2024" target="_blank">https://www.donnees-agrimarche.ch/blog/consommation-bio-stabilisee-en-2024</a></li><li>Coop. (2025). Plant Based Food Report: Étude sur l’alimentation végane en Suisse. <a href="https://www.coop.ch/fr/marques-inspirations/alimentation/vegetarien-et-vegan/alimentation-vegan/report.html" target="_blank">https://www.coop.ch/fr/marques-inspirations/alimentation/vegetarien-et-vegan/alimentation-vegan/report.html</a></li><li>Le portail du Gouvernement suisse. (2022). Demande accrue de succédanés du lait. <a href="https://www.news.admin.ch/fr/nsb?id=89701" target="_blank">https://www.news.admin.ch/fr/nsb?id=89701</a>&nbsp;</li></ol></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/alternatives-vegetales">Les alternatives végétales sont-elles bonnes pour la santé ?</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/tofu">Journée mondiale du tofu : quelques infos sur cet aliment versatile riche en protéines</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/strategie-suisse-de-nutrition-2025-2032">Nouvelle stratégie de nutrition&nbsp;: la Confédération mise sur le végétal</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/mythe-lait-bio">Le mythe du lait bio respectueux des animaux</a></li><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/mythe-lait-bio">La viande bio n’est pas une solution</a></li></ul></div> Tue, 30 Sep 2025 08:54:12 +0000 Christine 4170 at https://www.swissveg.ch Alles über Weisskohl https://www.swissveg.ch/de/weisskohl?language=de <span>Tout savoir sur la choucrute</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2398?language=de" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Christine</span></span> <span>4. septembre 2025 - 9:40</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">À l’approche de l’hiver, le choix de légumes régionaux se réduit comme peau de chagrin et les plats plus riches reviennent sur le devant de la table. La choucroute est un accompagnement apprécié, surtout durant la saison froide. Mais quelle est son origine et est-elle vraiment aussi bénéfique pour la santé qu’on aime à le croire&nbsp;?</p><p>Bien que la fermentation du chou ne soit pas une invention allemande, la choucroute compte parmi les plats traditionnels allemands les plus connus. Elle nous vient probablement plutôt d’Asie, d’où elle se serait frayé un chemin vers l’Occident. Le médecin et philosophe grec Hippocrate (466 à 377&nbsp;avant notre ère) reconnaissait déjà les avantages du chou. Remontant à plus de 10000 ans, la fermentation est l’une des méthodes de conservation les plus anciennes. Durant la fermentation dite lactique, de «&nbsp;bonnes&nbsp;» bactéries transforment le sucre du chou en acide lactique. Grâce à cela, le chou prend son goût légèrement acidulé caractéristique et se conserve bien plus longtemps. Au XIIe siècle, la culture du chou se répandit en Europe, notamment dans les jardins monastiques, créant des conditions idéales pour la production de choucroute. Au XVIIIe siècle, cette préparation à longue conservation et riche en vitamine C servait à prévenir le scorbut, dont souffraient les marins. Plus tard, elle servit aussi d’aliment de base essentiel durant les campagnes militaires. La choucroute est produite industriellement depuis la fin du XIXe siècle.<span class="fussnotenlink">1</span></p><h3>Regain de popularité</h3><p>Après avoir largement perdu son attrait au fil du temps, la choucroute a connu un regain de popularité en Suisse en 2020, durant l’épidémie de COVID-19&nbsp;: la société Schöni basée dans le canton d’Argovie s’est vu contrainte d’augmenter sa production de manière significative afin de répondre à la demande.<span class="fussnotenlink">2</span> La consommation par personne a grimpé à près d’un demi-kilo cette année-là alors même que la consommation est habituellement plutôt faible dans notre pays.3 Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce sont bien les Français et non les Allemands qui détiennent le record de consommation de choucroute&nbsp;: on en mange environ 1,7&nbsp;kg par an dans l’Hexagone, surtout en Alsace, où ce plat fermenté jouit d’une popularité incontestée. L’Allemagne arrive en deuxième position avec une moyenne de 1,2&nbsp;kg par personne alors que ce chiffre se montait encore à 2&nbsp;kg il y a 40&nbsp;ans.<span class="fussnotenlink">4</span></p><h3>Bienfaits</h3><p>Il a fallu attendre le XIXe siècle pour que les réels bienfaits de la choucroute se fassent connaître, notamment grâce à la fameuse cure Kneipp, qui préconise entre autres de consommer de la choucroute, jus compris.<span class="fussnotenlink">1</span> Du fait de sa teneur élevée en vitamine C et des bactéries lactiques qu’elle contient, il est recommandé de la manger crue, une cuisson prolongée risquant de détruire ces précieux atouts. L’acide lactique produit lors de la fermentation a un effet positif sur notre flore intestinale et sur notre système immunitaire. Malgré ses nombreux bienfaits, la choucroute devrait être intégrée dans l’alimentation progressivement, car elle peut causer une gêne digestive si elle est consommée en trop grande quantité. Par contre, il est faux d’affirmer que la choucroute serait une sorte de remède miracle pour lutter contre divers types de cancer et pour réguler la pression artérielle ; les preuves scientifiques manquent dans ces domaines.<span class="fussnotenlink">5</span></p><h3>Fermentation maison</h3><p>Alors qu’elle était largement pratiquée dans les foyers, la fabrication de choucroute à titre privé est devenue rare depuis la mise sur le marché de choucroutes prêtes à l’emploi. Or, la plupart de ces préparations industrielles sont pasteurisées, ce qui entraîne la perte de nombreux nutriments précieux. Certains commerces vendent toutefois de la choucroute crue ou du kimchi, la variante coréenne obtenue à partir de chou chinois, de piment et d’autres épices. Cependant, préparer soi-même sa choucroute peut présenter de nombreux avantages : propre choix des ingrédients, économie d’argent, pas de pasteurisation, utilisation de restes de légumes et promotion d’un mode de consommation durable et conscient.&nbsp;</p><p>Faire sa choucroute est à la portée de tout le monde : raper un chou blanc frais et le malaxer avec du sel jusqu’à ce qu’il ait dégorgé suffisamment pour pouvoir être recouvert de son propre jus. Ajouter des épices telles que des baies de genièvre. Rincer un bocal de conservation à l’eau chaude, le remplir de chou et le couvrir d’un chiffon propre ou d’un film plastique fixé à l’aide d’un élastique. Entreposer pendant trois à dix jours à l’abri de la lumière à température ambiante, lester le chou et le tasser quotidiennement, avec un pilon, par exemple, ou à la main. Ensuite, fermer le bocal avec son couvercle et le placer au réfrigérateur pour éviter que la choucroute ne devienne trop acide. Ouvrir le couvercle tous les deux ou trois jours pour permettre aux gaz de s’échapper. Après deux à trois semaines, goûter la choucroute et la laisser fermenter plus longtemps, selon vos préférences. Au réfrigérateur, elle se conserve plusieurs mois.</p><p><strong>Ne pas oublier le sel&nbsp;!</strong>&nbsp;<br>Le sel est indispensable, car il sert d’agent conservateur. On compte 1-1,5&nbsp;% de sel (10 à 15&nbsp;grammes de sel par kilo de chou).</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 Olivier Poels (2020, 21 novembre). De la Chine à l’Allemagne : d’où vient la choucroute ? Europe 1. <a href="http://www.europe1.fr/culture/">www.europe1.fr/culture/</a> quand-a-t-on-commence-a-manger-de-la-choucroute-4005206 2 Pelosi, D. (2020, 20. mars). Und plötzlich wollen alle Sauerkraut. Schweizer Radio und Fernsehen (SRF). <a href="http://www.srf.ch/">www.srf.ch/</a> news/wirtschaft/umsaetze-vervierfacht-und-ploetzlichwollen-alle-sauerkraut<br>3 Sauerkraut. (2022, 26 janvier). Annemarie Wildeisen. <a href="http://www.wildeisen.ch/magazin/sauerkraut-0222">www.wildeisen.ch/magazin/sauerkraut-0222</a><br>4 Howe, H. (2018, 16 août). 51 Fascinating Facts About Sauer-kraut and Cabbage [WHO KNEW?]. MakeSauerkraut. <a href="http://www.makesauerkraut.com/sauerkraut-facts/">www.makesauerkraut.com/sauerkraut-facts/</a><br>5 On en parle. (2024, 26 janvier). Guichet : la fermentation. Radio et télévision suisse (RTS). <a href="http://www.rts.ch/audio-podcast/">www.rts.ch/audio-podcast/</a> 2024/audio/guichet-les-aliments-fermentes-avec-francescafucci-et-laurent-cornu-28061671.html</p></div></div> Thu, 04 Sep 2025 07:19:48 +0000 Christine 4162 at https://www.swissveg.ch Alles über Weisskohl https://www.swissveg.ch/de/weisskohl?language=de <span>Tout savoir sur la choucrute</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2398?language=de" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Christine</span></span> <span>4. septembre 2025 - 9:40</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">À l’approche de l’hiver, le choix de légumes régionaux se réduit comme peau de chagrin et les plats plus riches reviennent sur le devant de la table. La choucroute est un accompagnement apprécié, surtout durant la saison froide. Mais quelle est son origine et est-elle vraiment aussi bénéfique pour la santé qu’on aime à le croire&nbsp;?</p><p>Bien que la fermentation du chou ne soit pas une invention allemande, la choucroute compte parmi les plats traditionnels allemands les plus connus. Elle nous vient probablement plutôt d’Asie, d’où elle se serait frayé un chemin vers l’Occident. Le médecin et philosophe grec Hippocrate (466 à 377&nbsp;avant notre ère) reconnaissait déjà les avantages du chou. Remontant à plus de 10000 ans, la fermentation est l’une des méthodes de conservation les plus anciennes. Durant la fermentation dite lactique, de «&nbsp;bonnes&nbsp;» bactéries transforment le sucre du chou en acide lactique. Grâce à cela, le chou prend son goût légèrement acidulé caractéristique et se conserve bien plus longtemps. Au XIIe siècle, la culture du chou se répandit en Europe, notamment dans les jardins monastiques, créant des conditions idéales pour la production de choucroute. Au XVIIIe siècle, cette préparation à longue conservation et riche en vitamine C servait à prévenir le scorbut, dont souffraient les marins. Plus tard, elle servit aussi d’aliment de base essentiel durant les campagnes militaires. La choucroute est produite industriellement depuis la fin du XIXe siècle.<span class="fussnotenlink">1</span></p><h3>Regain de popularité</h3><p>Après avoir largement perdu son attrait au fil du temps, la choucroute a connu un regain de popularité en Suisse en 2020, durant l’épidémie de COVID-19&nbsp;: la société Schöni basée dans le canton d’Argovie s’est vu contrainte d’augmenter sa production de manière significative afin de répondre à la demande.<span class="fussnotenlink">2</span> La consommation par personne a grimpé à près d’un demi-kilo cette année-là alors même que la consommation est habituellement plutôt faible dans notre pays.3 Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce sont bien les Français et non les Allemands qui détiennent le record de consommation de choucroute&nbsp;: on en mange environ 1,7&nbsp;kg par an dans l’Hexagone, surtout en Alsace, où ce plat fermenté jouit d’une popularité incontestée. L’Allemagne arrive en deuxième position avec une moyenne de 1,2&nbsp;kg par personne alors que ce chiffre se montait encore à 2&nbsp;kg il y a 40&nbsp;ans.<span class="fussnotenlink">4</span></p><h3>Bienfaits</h3><p>Il a fallu attendre le XIXe siècle pour que les réels bienfaits de la choucroute se fassent connaître, notamment grâce à la fameuse cure Kneipp, qui préconise entre autres de consommer de la choucroute, jus compris.<span class="fussnotenlink">1</span> Du fait de sa teneur élevée en vitamine C et des bactéries lactiques qu’elle contient, il est recommandé de la manger crue, une cuisson prolongée risquant de détruire ces précieux atouts. L’acide lactique produit lors de la fermentation a un effet positif sur notre flore intestinale et sur notre système immunitaire. Malgré ses nombreux bienfaits, la choucroute devrait être intégrée dans l’alimentation progressivement, car elle peut causer une gêne digestive si elle est consommée en trop grande quantité. Par contre, il est faux d’affirmer que la choucroute serait une sorte de remède miracle pour lutter contre divers types de cancer et pour réguler la pression artérielle ; les preuves scientifiques manquent dans ces domaines.<span class="fussnotenlink">5</span></p><h3>Fermentation maison</h3><p>Alors qu’elle était largement pratiquée dans les foyers, la fabrication de choucroute à titre privé est devenue rare depuis la mise sur le marché de choucroutes prêtes à l’emploi. Or, la plupart de ces préparations industrielles sont pasteurisées, ce qui entraîne la perte de nombreux nutriments précieux. Certains commerces vendent toutefois de la choucroute crue ou du kimchi, la variante coréenne obtenue à partir de chou chinois, de piment et d’autres épices. Cependant, préparer soi-même sa choucroute peut présenter de nombreux avantages : propre choix des ingrédients, économie d’argent, pas de pasteurisation, utilisation de restes de légumes et promotion d’un mode de consommation durable et conscient.&nbsp;</p><p>Faire sa choucroute est à la portée de tout le monde : raper un chou blanc frais et le malaxer avec du sel jusqu’à ce qu’il ait dégorgé suffisamment pour pouvoir être recouvert de son propre jus. Ajouter des épices telles que des baies de genièvre. Rincer un bocal de conservation à l’eau chaude, le remplir de chou et le couvrir d’un chiffon propre ou d’un film plastique fixé à l’aide d’un élastique. Entreposer pendant trois à dix jours à l’abri de la lumière à température ambiante, lester le chou et le tasser quotidiennement, avec un pilon, par exemple, ou à la main. Ensuite, fermer le bocal avec son couvercle et le placer au réfrigérateur pour éviter que la choucroute ne devienne trop acide. Ouvrir le couvercle tous les deux ou trois jours pour permettre aux gaz de s’échapper. Après deux à trois semaines, goûter la choucroute et la laisser fermenter plus longtemps, selon vos préférences. Au réfrigérateur, elle se conserve plusieurs mois.</p><p><strong>Ne pas oublier le sel&nbsp;!</strong>&nbsp;<br>Le sel est indispensable, car il sert d’agent conservateur. On compte 1-1,5&nbsp;% de sel (10 à 15&nbsp;grammes de sel par kilo de chou).</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 Olivier Poels (2020, 21 novembre). De la Chine à l’Allemagne : d’où vient la choucroute ? Europe 1. <a href="http://www.europe1.fr/culture/">www.europe1.fr/culture/</a> quand-a-t-on-commence-a-manger-de-la-choucroute-4005206 2 Pelosi, D. (2020, 20. mars). Und plötzlich wollen alle Sauerkraut. Schweizer Radio und Fernsehen (SRF). <a href="http://www.srf.ch/">www.srf.ch/</a> news/wirtschaft/umsaetze-vervierfacht-und-ploetzlichwollen-alle-sauerkraut<br>3 Sauerkraut. (2022, 26 janvier). Annemarie Wildeisen. <a href="http://www.wildeisen.ch/magazin/sauerkraut-0222">www.wildeisen.ch/magazin/sauerkraut-0222</a><br>4 Howe, H. (2018, 16 août). 51 Fascinating Facts About Sauer-kraut and Cabbage [WHO KNEW?]. MakeSauerkraut. <a href="http://www.makesauerkraut.com/sauerkraut-facts/">www.makesauerkraut.com/sauerkraut-facts/</a><br>5 On en parle. (2024, 26 janvier). Guichet : la fermentation. Radio et télévision suisse (RTS). <a href="http://www.rts.ch/audio-podcast/">www.rts.ch/audio-podcast/</a> 2024/audio/guichet-les-aliments-fermentes-avec-francescafucci-et-laurent-cornu-28061671.html</p></div></div> Thu, 04 Sep 2025 07:19:48 +0000 Christine 4162 at https://www.swissveg.ch Wunderwaffe Antioxidantien? https://www.swissveg.ch/de/antioxidantien?language=de <span>Les antioxydants, un remède miracle ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2398?language=de" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Christine</span></span> <span>29. août 2025 - 8:43</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Les antioxydants sont des substances végétales puissantes qui soutiennent les mécanismes de défense importants de notre corps. Ils sont principalement présents dans les aliments d’origine végétale, ce qui pourrait expliquer en partie pourquoi une alimentation végétale variée présente de nombreux avantages pour la santé.</p><p>Les antioxydants sont des substances végétales qui protègent le corps contre le stress oxydatif, qui peut augmenter le risque de maladies et d’inflammations et accélérer le vieillissement. Il est provoqué par les radicaux libres, dont la formation est favorisée par les rayonnements, les toxines environnementales, la fumée ou un mode de vie malsain. Les antioxydants combattent le stress oxydatif en « neutralisant » ces radicaux libres, c’est pourquoi on les appelle aussi capteurs de radicaux libres.¹ Parmi les antioxydants les plus connus, on peut citer les vitamines C et E, le sélénium, ainsi que de nombreuses substances végétales secondaires telles que les flavonoïdes, les caroténoïdes (p. ex. le bêta-carotène), les anthocyanes, les polyphénols et différentes enzymes.</p><h3>Les antioxydants, un remède miracle ?</h3><p>Les antioxydants affichent des résultats prometteurs dans de nombreuses études : ils peuvent réduire le risque de maladies cardiovasculaires, de certains cancers, de maladies oculaires et du syndrome métabolique,² mais on ignore si cet effet est dû aux antioxydants, à d‘autres phytonutriments, aux vitamines, aux nutriments ou à leur interaction.¹ Il se peut néanmoins que ces bienfaits ne s’appliquent pas aux antioxydants contenus dans les compléments alimentaires : ceux-ci peuvent même être nocifs, notamment en raison du risque de surdosage. Des sociétés spécialisées telles que la Société allemande de nutrition recommandent donc une alimentation riche en antioxydants plutôt qu’une prise de compléments.²</p><h3>Manger toutes les couleurs de l’arc-en-ciel</h3><p>Les végétaux contiennent de nombreuses substances antioxydantes. Pour en bénéficier, il suffit de manger chaque jour un mélange varié de produits végétaux non transformés de toutes les couleurs. Comme ces substances se trouvent souvent directement sous la peau des fruits et des légumes, il est préférable de ne pas les éplucher.<div data-ui-role="accordion" data-ui-collapsed="true"></p><h3><strong>Rouge</strong></h3><p>Riche en lycopène. Par exemple : fraise, canneberge, framboise, tomate, pomme, betterave, pastèque, raisin rouge, poivron rouge, oignon rouge. <img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-08/Antioxidantien-rot.png" data-entity-uuid="4e68d767-0a48-4594-8891-4cf972e5b5c3" data-entity-type="file" alt="" width="498" height="75" /></p><h3><strong>Orange &amp; jaune</strong> </h3><p>Riche en caroténoïdes (p. ex. bêta-carotène), en curcuminoïdes et/ou en vitamine C. Par exemple : carotte, patate douce, poivron orange et jaune, banane, orange, ananas, mangue, mandarine, courge, abricot, pêche, melon, citron, maïs, curcuma, moutarde, safran. <img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-08/antioxidantien-orange.png" data-entity-uuid="5806b8f1-0678-4157-b50c-d671071db3ae" data-entity-type="file" alt="" width="496" height="65" /></p><h3><strong>Vert </strong></h3><p>Riche en flavonols, chlorophylle, sulforaphane et/ou isothiocyanates. Par exemple : épinard, avocat, asperge, artichaut, brocoli, chou frisé, chou de Bruxelles, kiwi, thé vert, herbes aromatiques (menthe, romarin, sauge, thym, basilic). <img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-08/antioxidantien-gr%C3%BCnd.png" data-entity-uuid="fe4f2106-5636-4e75-96ca-e7bf1c0e8c8f" data-entity-type="file" alt="" width="482" height="70" /></p><h3><strong>Bleu &amp; violet </strong> </h3><p>Riche en anthocyanes. Par exemple : myrtille, mûre, cerise, raisin, aubergine, prune, figue, lavande, chou rouge, haricot rouge.  <img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-08/antioxidantien-blau.png" data-entity-uuid="15ecb9d4-ff48-4a58-9c26-bc75acb05ddf" data-entity-type="file" alt="" width="486" height="71" /></p><h3><strong>Blanc &amp; brun</strong> </h3><p>Riche en allicine, en flavonoïdes et/ou en vitamine E. Par exemple : oignon, chou fleur, ail, poireau, panais, radis, champignons, noix, graines, chocolat, thé noir, pois chiche, lentilles brunes, soja et produits à base de céréales complètes.³ <img src="/sites/swissveg.ch/files/2025-08/antioxidantien-weiss.png" data-entity-uuid="3db0446b-d9e9-43c9-a2f3-a46dfe2d3c97" data-entity-type="file" alt="" width="495" height="80" /></p><p></div> </p><h3>Les véganes bien lotis</h3><p>Comme l’a confirmé une étude, les aliments végétaux contiennent nettement plus d‘antioxydants que les aliments d‘origine animale.⁴ Par conséquent, il n’est pas surprenant qu’une alimentation à base de plantes soit associée à un meilleur apport en antioxydants. Des études menées en Allemagne et en Irlande ont ainsi montré des concentrations plus élevées d’antioxydants dans le sang de personnes végétaliennes et végétariennes par rapport à la population moyenne.⁵, ⁶ Une revue systématique a également constaté que les personnes qui suivent un régime végétalien ou végétarien ont un meilleur apport en certains antioxydants, comme les vitamines C et E, que les personnes qui suivent un régime mixte.⁷ Enfin, une autre revue confirme qu’une alimentation végétalienne ou végétarienne réduit davantage les marqueurs d’inflammation et le stress oxydatif dans l’organisme qu’une alimentation omnivore – et est même plus efficace que le régime méditerranéen, souvent présenté comme anti-inflammatoire.⁸ Ce meilleur apport en antioxydants pourrait expliquer pourquoi les personnes qui mangent végétal sont souvent moins susceptibles de développer certaines maladies. À noter que ce ne sont pas les « superaliments » individuels ou les compléments alimentaires qui font la différence, mais la qualité et la diversité de l’alimentation dans sa globalité.</p></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 Spektrum.de. (2002, 8 octobre). Antioxidanzien. Lexikon der Ernährung. <a href="http://www.spektrum.de/lexikon/ernaehrung/antioxidanzien/579">www.spektrum.de/lexikon/ernaehrung/antioxidanzien/579</a></p><p>2 Deutsche Gesellschaft für Ernährung e.V. (2014). Sekundäre Pflanzenstoffe und ihre Wirkung auf die Gesundheit. DGE. <a href="http://www.dge.de/wissenschaft/fachinformationen/sekundaerepflanzenstoffe">www.dge.de/wissenschaft/fachinformationen/sekundaerepflanzenstoffe</a>- und-die-gesundheit&nbsp;</p><p>3 McManus, K. D. (2019, 25 avril). Phytonutrients: Paint your plate with the colors of the rainbow. Harvard Health. <a href="http://www.health.harvard.edu/blog/phytonutrients-paint-yourplate">www.health.harvard.edu/blog/phytonutrients-paint-yourplate</a>- with-the-colors-of-the-rainbow-2019042516501&nbsp;</p><p>4 Carlsen, M. H., Halvorsen, B. L., Holte, K., Bøhn, S. K., Dragland, S., Sampson, L., Willey, C., Senoo, H., Umezono, Y., Sanada, C., Barikmo, I., Berhe, N., Willett, W. C., Phillips, K. M., Jacobs, D. R. &amp; Blomhoff, R. (2010). The total antioxidant content of more than 3100 foods, beverages, spices, herbs and supplements used worldwide. Nutrition Journal, 9(1). <a href="https://doi.org/10.1186/1475-2891-9-3&amp;nbsp">https://doi.org/10.1186/1475-2891-9-3&amp;nbsp</a>;</p><p>5 Waldmann, A., Koschizke, J. W., Leitzmann, C. &amp; Hahn, A. (2005). Dietary Intakes and Blood Concentrations of Antioxidant Vitamins in German Vegans. International Journal For Vitamin And Nutrition Research, 75(1), 28–36. <a href="https://doi.org/10.1024/0300-9831.75.1.28&amp;nbsp">https://doi.org/10.1024/0300-9831.75.1.28&amp;nbsp</a>;</p><p>6 Haldar, S., Rowland, I. R., Barnett, Y. A., Bradbury, I., Robson, P. J., Powell, J. &amp; Fletcher, J. (2007). Influence of habitual diet on antioxidant status: a study in a population of vegetarians and omnivores. European Journal Of Clinical Nutrition, 61(8), 1011–1022. <a href="https://doi.org/10.1038/sj.ejcn.1602615&amp;nbsp">https://doi.org/10.1038/sj.ejcn.1602615&amp;nbsp</a>;</p><p>7 Neufingerl, N. &amp; Eilander, A. (2021). Nutrient Intake and Status in Adults Consuming Plant-Based Diets Compared to Meat- Eaters: A Systematic Review. Nutrients, 14(1), 29. <a href="https://doi.org/10.3390/nu14010029&amp;nbsp">https://doi.org/10.3390/nu14010029&amp;nbsp</a>;</p><p>8 Ilari, S., Proietti, S., Milani, F., Vitiello, L., Muscoli, C., Russo, P. &amp; Bonassi, S. (2025). Dietary Patterns, Oxidative Stress, and Early Inflammation: A Systematic Review and Meta-Analysis Comparing Mediterranean, Vegan, and Vegetarian Diets. Nutrients, 17(3), 548. <a href="https://doi.org/10.3390/nu17030548">https://doi.org/10.3390/nu17030548</a></p></div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/fr/equilibre" target="_blank">Alimentation équilibrée</a></li></ul></div> Fri, 29 Aug 2025 06:21:33 +0000 Christine 4161 at https://www.swissveg.ch