Drupal blog posts https://www.swissveg.ch/?language=fr fr Sommersession 2024 https://www.swissveg.ch/sommersession-2024?language=fr <span>Session d&#039;été 2024</span> <span><span lang="" about="/user/2634?language=fr" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>28. février 2024 - 7:53</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Lors de la session parlementaire du 27&nbsp;mai au 14&nbsp;juin&nbsp;2024, des sujets importants en lien avec nos activités seront abordés.&nbsp;</p> <h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20230434" rel="noopener" target="_blank">23.434 Initiative parlementaire</a>&nbsp;: «&nbsp;Denrées alimentaires de synthèse ou produites à partir de cellules souches. Un encadrement rigoureux est nécessaire&nbsp;»</h2> <p>Cette initiative a été traitée le&nbsp;<a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/amtliches-bulletin/amtliches-bulletin-die-verhandlungen?SubjectId=64520" rel="noopener" target="_blank">29&nbsp;mai&nbsp;2024 à 14h30</a>. Elle a été rejetée par le Conseil des États (laissée sans suite). Ainsi, l'introduction de produits à base de viande cultivée ne sera plus confrontée à aucun obstacle supplémentaire.<br /> <em>L'initiative a été rejetée le 29&nbsp;mai&nbsp;2024 par 116&nbsp;voix contre&nbsp;68.</em></p> <h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20233051" rel="noopener" target="_blank">23.3051 Motion</a>&nbsp;: «&nbsp;Pour un étiquetage bien visible des denrées alimentaires contenant des insectes&nbsp;»</h2> <p>Dans sa prise de position, le Conseil fédérale s'oppose à un étiquetage spécial pour les aliments contenants des insectes.<br /> Pour les personnes végétariennes et végétaliennes, cela signifie qu'il faudra continuer à se fier aux labels végétariens et véganes, qui resteront la seule garantie que les produits alimentaires ne contiennent pas d'insectes. Il en va de même pour tous les produits certifiés par le&nbsp;<a href="https://www.swissveg.ch/v-label-general?language=fr">V-Label</a>.</p> <p><em>Pour cette motion, déposée en mars&nbsp;2023, le Conseil fédéral a seulement publié une prise de position (rejet).</em></p> <h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20233319" rel="noopener" target="_blank">23.3319 Postulat</a>&nbsp;: «&nbsp;Impact des aliments ultratransformés sur la santé, la nature et l'agriculture&nbsp;»</h2> <p>Les aliments ultratransformés (<em>ultra-processed food = UPF</em>) ont mauvaise presse depuis longtemps, en particulier lorsqu'il s'agit d'alternatives aux produits carnés. Voir à ce sujet notre article de blog&nbsp;: <a href="https://www.swissveg.ch/aliments-ultratransformes?language=fr" rel="noopener" target="_blank">Aliments ultratransformés, toujours mauvais pour la santé&nbsp;?</a>. Il serait souhaitable que cette thématique soit analysée de manière neutre, car certaines questions restent en suspens à ce sujet.</p> <p><em>Pour cette motion, déposée en mars&nbsp;2023, le Conseil fédéral a seulement publié une prise de position (rejet).</em></p> <h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20233939" rel="noopener" target="_blank">23.3939 Motion</a>&nbsp;: «&nbsp;Sources de protéines végétales. Exploiter le potentiel de la Suisse&nbsp;»</h2> <p>Du point de vue de la protection des animaux, de la santé et de l'écologie, il serait souhaitable que notre alimentation soit plus riche en protéines végétales qu'en protéines animales. Malheureusement, avec son système de subventions, la politique encourage surtout la «&nbsp;production&nbsp;» de protéines animales. Une grande partie des produits alternatifs végétaux consommés en Suisse sont fabriqués avec des matières premières provenant de l'étranger, car l'agriculture suisse ne s'y est pas encore adaptée. Le potentiel de la Suisse en la matière est donc loin d'être exploité.</p> <p><em>Pour cette motion, déposée en juin&nbsp;2023, le Conseil fédéral a seulement publié une prise de position (rejet).</em></p> <h2><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20214467" rel="noopener" target="_blank">21.4467 Motion</a>: «&nbsp;Reconnaissance de l'héliciculture en tant qu'activité agricole&nbsp;»</h2> <p>La législation sur la protection des animaux ne prévoit pas encore de règles spécifiques pour les escargots. Par exemple&nbsp;: comment doivent-ils être abattus&nbsp;? Les élevages d'escargots existant à l'étranger font fi de toute mesure relative à la protection des animaux. Pourtant, les agriculteurs suisses souhaitent introduire l'héliciculture dans notre pays et ainsi bénéficier des avantages de la loi sur l'agriculture.</p> <p>Le Conseil national a déjà approuvé cette demande en <a href="https://www.swissveg.ch/session-automne-2023?language=fr">septembre 2023</a>. Le Conseil des États a adopté cette motion en mars 2024, mais avec des modifications&nbsp;: il a refusé de déclarer les escargots comme animaux de rente (car cela donnerait droit à des subventions), mais il souhaite autoriser l'élevage à petite échelle. C'est pourquoi cet objet sera à nouveau discuté au Conseil national.</p> <p><em>Texte final pas encore validé.</em></p> <p>&nbsp;</p> <p><strong>Plus d'informations</strong></p> <ul> <li><a href="/sessions">Sessions</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/session-printemps-2024?language=fr" tabindex="-1">Session de printemps&nbsp;2024</a></li> <li><a href="/session-automne-2023">Session d'automne&nbsp;2023</a></li> <li>Session actuelle et résultats en direct sur : <a href="https://www.parlament.ch/fr" rel="noopener" target="_blank">Parlament.ch</a></li> </ul> </div> Thu, 30 May 2024 12:56:53 +0000 Renato 4099 at https://www.swissveg.ch Vegane Ferien https://www.swissveg.ch/vegane-ferien?language=fr <span>Vacances véganes</span> <span><span lang="" about="/user/2634?language=fr" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>16. mai 2024 - 15:40</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Vous avez besoin d’idées pour organiser des vacances <em>vegan-friendly</em> cet été ? Vous êtes au bon endroit !</p> <p>Chaque année, à la fin du mois de juin, les Suisses et les Suissesses partent en vacances d’été. Vous aussi, vous avez envie d’organiser quelque chose, mais vous ne savez pas encore quoi ? Dans cet article de blog, nous vous proposons cinq idées de vacances véganes. Les <a data-entity-substitution="canonical" data-entity-type="node" data-entity-uuid="53d8650d-221a-4bff-b73e-0ca1bee210b3" href="/affiliation?language=fr" title="Swissveg-Mitglied">membres de Swissveg</a> bénéficient même d’une réduction pour certaines de ces offres.</p> <h2>Vegan Surf Camp</h2> <p>Le<a href="https://www.vegansurfcamp.com/" rel="noopener" target="_blank" title="Vegan Surf Camp"> Vegan Surf Camp</a>, situé dans la magnifique ville de Moliets sur la côte atlantique sud de la France, vous invite à surfer et à déguster de délicieux mets à 500 mètres de la plage. La restauration est 100 % végétale, biologique et régionale. Des cours de yoga y sont également proposés. Cette année, le camp aura lieu du 25 mai au 14 septembre. Les membres de Swissveg bénéficient de <a href="https://www.swissveg.ch/card?language=fr" title="Rabatt">5 % de réduction</a> sur le package « Yoga and Surf Camp » du camp principal. Au fait : Le camp est organisé par L'Amour de la Terre, une association française à but non lucratif qui se sert des bénéfices pour soutenir des projets respectueux de l’environnement.</p> <p><img alt="Vegan Surf Camp" data-entity-type="" data-entity-uuid="" src="/sites/swissveg.ch/files/vegan-surf-camp.png" /></p> <h2>Vacances en Suisse</h2> <p>Vous souhaitez passer l'été en Suisse mais vous avez besoin de changer d’air ? GoGreen a dressé la liste des <a href="https://gogreen.ch/de/vegane-hotels-in-der-schweiz-17-top-gasthaeuser/" rel="noopener" target="_blank" title="17 schönsten veganen Hotels in der Schweiz">17 plus beaux hôtels véganes et <em>vegan-friendly</em> de Suisse</a>, qui donnent envie de passer des vacances respectueuses des animaux et de l’environnement. Que ce soit en Valais, au Tessin, dans les Grisons ou en Suisse alémanique : il y en a pour tous les goûts. Vous préférez rester à la maison et profiter de votre jardin ? Vous trouverez des conseils de jardinage sur notre <a href="http://www.swissveg.ch/pflanzenfreunde" title="Pflanzenfreunde">page dédiée</a> !</p> <p><img alt="Schweizer Fahne auf Schiff" data-entity-type="" data-entity-uuid="" src="/sites/swissveg.ch/files/ferien-schweiz.png" /></p> <h2><em>Bella Italia</em></h2> <p>L'Italie est à juste titre une destination de vacances très appréciée. En plus de ses jolis paysages et de son architecture époustouflante, le pays dispose également de nombreux plats traditionnels végétaliens : que l’on préfère la pizza marinara, les spaghetti aglio olio e peperoncino ou le sorbetto di cioccolato, on y trouve généralement son bonheur. Vous avez envie de partir à la mer ? Dans ce cas, vous pourriez vous laisser tenter par l'offre <a href="https://www.zenithotelgiulianova.com/de/vegan-woche.html" rel="noopener" target="_blank" title="Vegane Woche im Zenit Hotel">Vegan Week de l'hôtel Zenit</a> : une semaine en pension complète végétalienne sur la côte Adriatique, avec à la clé des excursions, des activités comme le yoga et des tours à vélo ainsi qu'un espace bien-être. N’attendez plus : il reste quelque places libres début juin et en septembre. Les membres de Swissveg bénéficient de <a href="https://www.swissveg.ch/card?language=de" title="Rabatt">5 % de réduction</a>.</p> <p><img alt="Florenz" data-entity-type="" data-entity-uuid="" src="/sites/swissveg.ch/files/italien.png" /></p> <h2>Vegan Festivals</h2> <p>La saison suisse des festivals va bientôt commencer. Heureusement, on trouve de plus en plus de stands véganes dans les festivals de musique. Si cette offre ne vous suffit pas, il n’y a qu’à attendre la fin de l’été pour le retour des <a href="https://www.veganfestivals.ch/events/" rel="noopener" target="_blank" title="Vegan Festivals">Vegan Festivals</a> ! Du 17 au 22 septembre, le Vegan Festival sera de nouveau de passage à la gare principale de Zurich – et Swissveg aussi sera de la partie. La ville d’Aarau accueillera le Vegan Festival pour la toute première fois du 10 au 13 octobre 2024.</p> <p><img alt="Festival" data-entity-type="" data-entity-uuid="" src="/sites/swissveg.ch/files/festivals.png" /></p> <h2>Voyager dans le monde entier en tant que végane</h2> <p>Vous avez encore besoin d’inspiration ? Vous trouverez certainement votre bonheur sur <a href="https://www.vegan-welcome.com/en/home.html?" title="VeganWelcome">VeganWelcome</a>. Excursion dans une ville, week-end bien-être, vacances à la plage... tout cela est aussi possible pour les personnes véganes !</p> <p><img alt="Strand in Thailand" data-entity-type="" data-entity-uuid="" src="/sites/swissveg.ch/files/strand.png" /></p> <p><br /> Quelle que soit votre destination, l’important est de bien vous préparer. En effet, avec un peu de planification préalable, il est généralement tout à fait possible de se nourrir de manière végétalienne. Vous trouverez des conseils utiles à cet effet dans notre <a href="https://bc.pressmatrix.com/fr/profiles/b6b0b8c11377/editions/2488aa37f85e2fd4318a/pages/page/20" title="brochure d'information">brochure d’information « Végane : pourquoi et comment ? »</a>. Nous vous souhaitons d’agréables vacances !</p> <p> </p> <p> </p> <p><strong>Plus d'informations</strong></p> <ul><li>Devenir <a data-entity-substitution="canonical" data-entity-type="node" data-entity-uuid="53d8650d-221a-4bff-b73e-0ca1bee210b3" href="/affiliation?language=fr" title="Devenir membre">membre</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/card?language=fr" title="Partenaires Swissveg-Card">Partenaires Swissveg-Card</a> actuels</li> <li><a data-entity-substitution="canonical" data-entity-type="node" data-entity-uuid="13cbecc7-2ec4-48c1-9435-4b5c9ada9402" href="/materiel?language=fr" title="Matériel d'information">Matériel d'information</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/sortir?language=fr" title="Sortir">Sortir en tant que végane</a></li> <li><a data-entity-substitution="canonical" data-entity-type="node" data-entity-uuid="06c1bcbc-e86d-4554-980a-267e0dd2b118" href="/hotels?language=fr" title="Hôtels véganes">Hôtels véganes</a> (page en allemand)</li> </ul></div> Thu, 16 May 2024 07:44:02 +0000 Christine 4096 at https://www.swissveg.ch Vegane Ferien https://www.swissveg.ch/vegane-ferien?language=fr <span>Vacances véganes</span> <span><span lang="" about="/user/2634?language=fr" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>16. mai 2024 - 15:40</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Vous avez besoin d’idées pour organiser des vacances <em>vegan-friendly</em> cet été ? Vous êtes au bon endroit !</p> <p>Chaque année, à la fin du mois de juin, les Suisses et les Suissesses partent en vacances d’été. Vous aussi, vous avez envie d’organiser quelque chose, mais vous ne savez pas encore quoi ? Dans cet article de blog, nous vous proposons cinq idées de vacances véganes. Les <a data-entity-substitution="canonical" data-entity-type="node" data-entity-uuid="53d8650d-221a-4bff-b73e-0ca1bee210b3" href="/affiliation?language=fr" title="Swissveg-Mitglied">membres de Swissveg</a> bénéficient même d’une réduction pour certaines de ces offres.</p> <h2>Vegan Surf Camp</h2> <p>Le<a href="https://www.vegansurfcamp.com/" rel="noopener" target="_blank" title="Vegan Surf Camp"> Vegan Surf Camp</a>, situé dans la magnifique ville de Moliets sur la côte atlantique sud de la France, vous invite à surfer et à déguster de délicieux mets à 500 mètres de la plage. La restauration est 100 % végétale, biologique et régionale. Des cours de yoga y sont également proposés. Cette année, le camp aura lieu du 25 mai au 14 septembre. Les membres de Swissveg bénéficient de <a href="https://www.swissveg.ch/card?language=fr" title="Rabatt">5 % de réduction</a> sur le package « Yoga and Surf Camp » du camp principal. Au fait : Le camp est organisé par L'Amour de la Terre, une association française à but non lucratif qui se sert des bénéfices pour soutenir des projets respectueux de l’environnement.</p> <p><img alt="Vegan Surf Camp" data-entity-type="" data-entity-uuid="" src="/sites/swissveg.ch/files/vegan-surf-camp.png" /></p> <h2>Vacances en Suisse</h2> <p>Vous souhaitez passer l'été en Suisse mais vous avez besoin de changer d’air ? GoGreen a dressé la liste des <a href="https://gogreen.ch/de/vegane-hotels-in-der-schweiz-17-top-gasthaeuser/" rel="noopener" target="_blank" title="17 schönsten veganen Hotels in der Schweiz">17 plus beaux hôtels véganes et <em>vegan-friendly</em> de Suisse</a>, qui donnent envie de passer des vacances respectueuses des animaux et de l’environnement. Que ce soit en Valais, au Tessin, dans les Grisons ou en Suisse alémanique : il y en a pour tous les goûts. Vous préférez rester à la maison et profiter de votre jardin ? Vous trouverez des conseils de jardinage sur notre <a href="http://www.swissveg.ch/pflanzenfreunde" title="Pflanzenfreunde">page dédiée</a> !</p> <p><img alt="Schweizer Fahne auf Schiff" data-entity-type="" data-entity-uuid="" src="/sites/swissveg.ch/files/ferien-schweiz.png" /></p> <h2><em>Bella Italia</em></h2> <p>L'Italie est à juste titre une destination de vacances très appréciée. En plus de ses jolis paysages et de son architecture époustouflante, le pays dispose également de nombreux plats traditionnels végétaliens : que l’on préfère la pizza marinara, les spaghetti aglio olio e peperoncino ou le sorbetto di cioccolato, on y trouve généralement son bonheur. Vous avez envie de partir à la mer ? Dans ce cas, vous pourriez vous laisser tenter par l'offre <a href="https://www.zenithotelgiulianova.com/de/vegan-woche.html" rel="noopener" target="_blank" title="Vegane Woche im Zenit Hotel">Vegan Week de l'hôtel Zenit</a> : une semaine en pension complète végétalienne sur la côte Adriatique, avec à la clé des excursions, des activités comme le yoga et des tours à vélo ainsi qu'un espace bien-être. N’attendez plus : il reste quelque places libres début juin et en septembre. Les membres de Swissveg bénéficient de <a href="https://www.swissveg.ch/card?language=de" title="Rabatt">5 % de réduction</a>.</p> <p><img alt="Florenz" data-entity-type="" data-entity-uuid="" src="/sites/swissveg.ch/files/italien.png" /></p> <h2>Vegan Festivals</h2> <p>La saison suisse des festivals va bientôt commencer. Heureusement, on trouve de plus en plus de stands véganes dans les festivals de musique. Si cette offre ne vous suffit pas, il n’y a qu’à attendre la fin de l’été pour le retour des <a href="https://www.veganfestivals.ch/events/" rel="noopener" target="_blank" title="Vegan Festivals">Vegan Festivals</a> ! Du 17 au 22 septembre, le Vegan Festival sera de nouveau de passage à la gare principale de Zurich – et Swissveg aussi sera de la partie. La ville d’Aarau accueillera le Vegan Festival pour la toute première fois du 10 au 13 octobre 2024.</p> <p><img alt="Festival" data-entity-type="" data-entity-uuid="" src="/sites/swissveg.ch/files/festivals.png" /></p> <h2>Voyager dans le monde entier en tant que végane</h2> <p>Vous avez encore besoin d’inspiration ? Vous trouverez certainement votre bonheur sur <a href="https://www.vegan-welcome.com/en/home.html?" title="VeganWelcome">VeganWelcome</a>. Excursion dans une ville, week-end bien-être, vacances à la plage... tout cela est aussi possible pour les personnes véganes !</p> <p><img alt="Strand in Thailand" data-entity-type="" data-entity-uuid="" src="/sites/swissveg.ch/files/strand.png" /></p> <p><br /> Quelle que soit votre destination, l’important est de bien vous préparer. En effet, avec un peu de planification préalable, il est généralement tout à fait possible de se nourrir de manière végétalienne. Vous trouverez des conseils utiles à cet effet dans notre <a href="https://bc.pressmatrix.com/fr/profiles/b6b0b8c11377/editions/2488aa37f85e2fd4318a/pages/page/20" title="brochure d'information">brochure d’information « Végane : pourquoi et comment ? »</a>. Nous vous souhaitons d’agréables vacances !</p> <p> </p> <p> </p> <p><strong>Plus d'informations</strong></p> <ul><li>Devenir <a data-entity-substitution="canonical" data-entity-type="node" data-entity-uuid="53d8650d-221a-4bff-b73e-0ca1bee210b3" href="/affiliation?language=fr" title="Devenir membre">membre</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/card?language=fr" title="Partenaires Swissveg-Card">Partenaires Swissveg-Card</a> actuels</li> <li><a data-entity-substitution="canonical" data-entity-type="node" data-entity-uuid="13cbecc7-2ec4-48c1-9435-4b5c9ada9402" href="/materiel?language=fr" title="Matériel d'information">Matériel d'information</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/sortir?language=fr" title="Sortir">Sortir en tant que végane</a></li> <li><a data-entity-substitution="canonical" data-entity-type="node" data-entity-uuid="06c1bcbc-e86d-4554-980a-267e0dd2b118" href="/hotels?language=fr" title="Hôtels véganes">Hôtels véganes</a> (page en allemand)</li> </ul></div> Thu, 16 May 2024 07:44:02 +0000 Christine 4096 at https://www.swissveg.ch Von Warnhinweisen bis Fleischsteuer: Wege zur Reduktion des Fleischkonsums https://www.swissveg.ch/reduktion-fleischkonsum?language=fr <span>De l&#039;avertissement à la taxe sur la viande : différents moyens de réduire la consommation de viande</span> <span><span lang="" about="/user/2634?language=fr" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>15. avril 2024 - 11:13</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Il existe de nombreuses bonnes raisons de renoncer à la viande. Pourtant, la consommation de viande dans le monde ne cesse de croître. Comment lutter contre cette tendance ?</p> <h2>Demande de viande en hausse</h2> <p>Chaque année, plus de 80 millions d’animaux sont abattus en Suisse pour notre consommation de viande – ce à quoi vient encore s’ajouter la viande importée. Avec une consommation d’environ un kilo par semaine et par personne, la Suisse se situe certes en dessous de la moyenne des autres pays industrialisés. Cependant, la consommation de viande à travers le monde ne cesse d'augmenter, malgré les nombreuses raisons qui plaident en faveur de sa réduction.</p> <p><img alt="Fleischproduktion weltweit steigt" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="300" src="/sites/swissveg.ch/files/fleischproduktion_weltweit.PNG" width="624.5" /></p> <p><em>Production de viande dans le monde (en millions de tonnes).</em></p> <p>Avec un volume total de près de 340 millions de tonnes en 2021, la production de viande à l’échelle mondiale est aujourd’hui environ trois fois plus élevée qu'il y a 30 ans. La production de viande a même quintuplé depuis 1961 et elle devrait atteindre 570 millions de tonnes d'ici 2050.<sup>1-5</sup></p> <p>Outre la souffrance des milliards d'animaux qui périssent chaque jour à travers le monde pour assouvir l’appétit humain, la consommation de viande a des effets négatifs sur notre environnement et notre santé. La production de denrées alimentaires d'origine animale génère énormément d'émissions de gaz à effet de serre et contribue donc largement au changement climatique. Les produits animaux engendrent en principe plus d'émissions de gaz à effet de serre que les produits végétaux, car ils impliquent une prolongation de la chaîne alimentaire via l'estomac de l'animal. En effet, les animaux d’élevage ont besoin d’énormes quantités d’eau et de nourriture au quotidien.</p> <p><img alt="gaspillage" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="399" src="/sites/swissveg.ch/files/gaspillage.jpg" width="421" /></p> <p><em>Gaspillage alimentaire : 2 kg de céréales peuvent produire 1 portion de viande ou 13 portions de céréales.</em></p> <p>La teneur en calories des produits animaux ne correspond finalement qu'à une fraction de ce que l'animal a lui-même ingéré. Résultat : la majeure partie du gaspillage alimentaire est due à la production d'aliments d'origine animale, alors que ceux-ci ne fournissent pas une part proportionnelle des calories consommées dans le monde. Autrement dit, de précieux aliments sont tout bonnement perdus au fil du processus de production. Ce gaspillage alimentaire donne également lieu à des émissions de gaz à effet de serre inutilement élevées. En outre, la production de viande pollue l’environnement et nuit gravement à la biodiversité – de tous les aliments, la viande est celui qui représente la plus grande menace pour la biodiversité mondiale.<sup>6-11</sup> En matière de santé aussi, la consommation de viande est problématique : selon les études actuelles, une consommation dépassant 50 g par jour augmente la mortalité ainsi que le risque de cancer du côlon et de maladies cardio-vasculaires. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a même classé la viande rouge transformée comme « cancérogène » et la viande rouge comme « probablement cancérogène ». La résistance aux antibiotiques constitue en outre un problème de santé publique de plus en plus important, l'utilisation d'antibiotiques dans l'élevage de masse pouvant entraîner des maladies mortelles chez l'être humain.<sup>12-15</sup></p> <h2>Manger moins de viande : oui, mais comment ?!</h2> <p>Malgré l'augmentation de la consommation de viande dans le monde, la tendance actuelle dans les pays industrialisés occidentaux à renoncer partiellement ou totalement à la viande est inéluctable : en Suisse, 63 % de la population se nourrit désormais de manière flexitarienne, 5 % de manière végétarienne et 0,7 % de manière végétalienne – tendance à la hausse.<sup>16, 17</sup></p> <p class="zitat">Les flexitariennes et flexitariens sont des végétariens « à temps partiel » <br /> qui renoncent volontairement plusieurs fois par mois aux produits d’origine <br /> animale.<sup>18 </sup>(Coop, Plant Based Food Report 2023)</p> <p><img alt="modes d'alimentation" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="446" src="/sites/swissveg.ch/files/FR%20Verteilung%20Ern%C3%A4hrungsformen_0.png" width="493" /></p> <p><em>Les différents modes d’alimentation dans la population suisse.</em></p> <p>Cependant, une bonne partie de la population s’entête obstinément à manger des produits carnés, ce qui soulève la question : pourquoi consomme-t-on de la viande ? À cet égard, les influences personnelles, socioculturelles et extérieures sont étroitement imbriquées et couplées à des incitations aussi bien internes qu’externes.</p> <ul><li>Influences personnelles : convictions sur les effets positifs de la consommation de viande sur la santé et manque de connaissances sur les effets négatifs de la consommation de viande sur l'environnement.</li> <li>Influences socioculturelles : culture, religion et normes sociales. Le milieu social et la valeur culturelle de la viande jouent également un rôle important à cet égard ; par exemple, l'alimentation traditionnelle suisse est dominée par la viande. Il est en outre considéré comme « normal » de manger de la viande : la plupart des gens mangent de la viande car c'est ce que fait la majorité (effet de groupe).</li> <li>Influences extérieures : manque de propositions végétariennes et végétaliennes dans les commerces ou les restaurants.</li> </ul><p>Les stratégies visant à réduire la consommation de viande s'appuient à leur tour sur différentes incitations internes et externes. Les incitations internes font appel aux émotions, aux capacités, aux connaissances, à la dissonance cognitive (désaccord entre les connaissances ou les valeurs et les actions concrètes), aux valeurs, au comportement et aux habitudes. Pour ce qui est des incitations externes, l'essentiel est de rendre l'alimentation végétale plus visible. Les incitations internes et externes influent également l'une sur l'autre, dans la mesure où, par exemple, l'introduction d'une taxe sur la viande peut modifier l'attitude générale envers la viande, ce qui, par ricochet, va impacter les normes sociales ou culturelles. Il s'avère en outre que les émotions et la dissonance cognitive ainsi que les facteurs socioculturels influencent considérablement le comportement des individus.<sup>19-21</sup></p> <h2>Incitations internes</h2> <p>Il existe diverses stratégies visant à créer des incitations internes.</p> <h3>Implication émotionnelle</h3> <p>Une implication émotionnelle peut être suscitée, par exemple, par des campagnes basées sur des messages à caractère émotionnel et sur des arguments relatifs au bien-être animal, à l'environnement et à la santé.  Des études montrent toutefois que ces campagnes d'information publiques parviennent certes à sensibiliser le public sur les conséquences d’une alimentation malsaine, mais qu'elles ne réussissent pas forcément à transposer leur message en actions. Leur efficacité en termes de réduction effective de la consommation de viande est donc controversée.<sup>22-24</sup></p> <p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen="" frameborder="0" height="250" src="https://www.youtube-nocookie.com/embed/Cj2enXkJVfk?si=yb_vFwUsqdmCfgRx&amp;controls=0" title="YouTube video player" width="444.44"></iframe></p> <p><em>Campagne de Swissveg <a href="https://www.swissveg.ch/campagne-nouvel-an-2023-2024?language=fr" title="Campagne Bonne résolution pour l'année 2024">« Bonne résolution pour l’année 2024 »</a>.</em></p> <p>        </p> <p><img alt="campagne santé" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="342" src="/sites/swissveg.ch/files/Swissveg_Widersprueche-2022_SM-QR_Gesundheit_FR.jpg" width="274" />    <img alt="campagne environnement" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="342" src="/sites/swissveg.ch/files/Swissveg_Widersprueche-2022_SM-QR_Klima_FR.jpg" width="274" />    <img alt="campagne animaux" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="342" src="/sites/swissveg.ch/files/Swissveg_Widersprueche-2022_SM-QR_Tiere_FR.jpg" width="274" /></p> <p><em>Campagne de Swissveg <a href="https://www.swissveg.ch/contradictions-politique-suisse?language=fr" title="La politique suisse et ses contradictions">« La politique suisse et ses contradictions »</a>.</em></p> <h3>Développement des compétences</h3> <p>D'une part, il est important de diffuser des connaissances, par exemple par le biais de campagnes de sensibilisation. Cependant, il existe souvent un décalage entre ce que l’on sait et ce que l’on fait. Il est donc essentiel de favoriser l'acquisition de compétences qui facilitent la transition vers l’alimentation végétale, par exemple en transmettant des connaissances sur la cuisine végétale ou en expliquant où et comment acheter des aliments d’origine végétale. En effet, un manque de compétences dans le domaine de l'achat, de la préparation et de la cuisson de plats végétaux peut constituer un obstacle majeur à la réduction de la consommation de viande.<sup>25, 26</sup></p> <h3>Promotion du flexitarisme</h3> <p>Un autre facteur important est la promotion du flexitarisme, qui peut contribuer à l'émergence de nouvelles normes sociales et culturelles. Cela est déjé pratiqué dans certaines religions ou cultures, par exemple sous la forme du concept d'ahimsa (« non-violence ») – un des principes les plus importants de l'hindouisme et du bouddhisme, qui interdit de tuer ou de blesser des êtres vivants ou les limite à un minimum indispensable. Les modèles peuvent aussi largement contribuer à la promotion du flexitarisme. De nombreuses célébrités jouent notamment un rôle essentiel en rendant public leur point de vue sur la consommation de viande, ce qui renforce le sentiment d'appartenance des personnes qui s'abstiennent d’en manger. Cependant, peu d’études ont été faites sur les interventions qui ciblent les facteurs socioculturels tels que la culture et la religion, l'influence sociale et les identités liées à la consommation de viande.<sup>27-29</sup></p> <h2>Incitations externes</h2> <p>Il existe aussi différentes stratégies permettant de créer des incitations externes.</p> <h3>Infrastructure</h3> <p>Une infrastructure dotée d'une offre végétarienne ou végétalienne bien développée est importante, par exemple pour faciliter le choix d'une alimentation sans viande lors des achats ou dans la restauration (dans les restaurants, les cantines, les hôpitaux). Les études s'accordent à dire que l'offre de nourriture dans l'environnement scolaire ou professionnel est importante pour promouvoir une alimentation saine. Cependant, il est important de ne pas étiqueter les repas comme végétariens ou végétaliens. Des études montrent que les appellations « neutres » telles que « recommandation du chef » ou « world kitchen » incitent à choisir plus souvent des menus sans viande, contrairement aux plats commercialisés comme végétariens ou végétaliens. Cela ne s'applique toutefois pas au <a href="https://www.swissveg.ch/v-label-general?language=fr" title="V-Label">V-Label</a>, qui a une influence positive sur le choix de menus végétariens ou végétaliens. Une infrastructure favorable à l’alimentation végétale peut également être encouragée par la législation et la politique. Par exemple, la stratégie climatique récemment présentée vise indirectement à ce que la Suisse produise moins d'aliments pour animaux et cultive à la place davantage de denrées alimentaires destinées à la consommation humaine. L'infrastructure et l'offre jouent donc un rôle important dans la réduction de la consommation de viande et leur efficacité est prouvée.<sup>30-35</sup></p> <h3>Nudges</h3> <p>Les nudges sont des « coups de pouce » qui influencent le comportement de manière ciblée.</p> <h4>Interdictions publicitaires</h4> <p>Des études montrent que la réduction ou l'interdiction des publicités pour les produits alimentaires malsains (en particulier celles qui s'adressent aux enfants) a un léger effet positif sur l'amélioration de l'alimentation. L'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) a lui aussi déjà proposé d'interdire la publicité pour la viande à prix réduit.</p> <p class="zitat">« Les rabais sur la viande ne servent souvent qu’à attirer les consommatrices et les consommateurs dans les grandes surfaces. Ils ne correspondent pas à la valeur des produits carnés ne sont pas propices à une consommation durable. » Adrian Aebi, sous-directeur à l’OFAG (NZZ am Sonntag)</p> <p>On peut toutefois se demander si de telles mesures sont efficaces sur le long terme. Christian Fichter, psychologue social et économique, confirme que les interdictions de publicité ont une influence sur le comportement d'achat. Cependant, il estime que les interdictions ne sont pas efficaces à long terme. Pour modifier durablement le comportement des consommatrices et des consommateurs, il faut les informer. Selon lui, la réduction de la consommation de viande n'est pas comparable à la réduction du tabagisme, par exemple, car les effets nocifs de la cigarette sont largement ancrés dans les consciences, contrairement à ceux de la consommation de viande. C'est pourquoi avant d'envisager des interdictions, il faudrait d'abord diffuser davantage d'informations.</p> <p>En 2019, Swissveg a demandé, dans le cadre d'une <a href="https://www.swissveg.ch/2021_10_subventions_publicite_viande?language=fr" title="Pétition">pétition</a>, que la publicité pour la viande ne soit plus soutenue par l'argent des contribuables, car ces subventions nuisent à la santé, à l'environnement et aux animaux. La commission compétente pour cette décision a toutefois décidé de ne pas donner suite à la pétition et de continuer à soutenir la publicité pour la viande, argumentant que ces subventions ne soutiennent que la consommation de viande suisse et non la consommation de viande en général. Or, l'interprofession Proviande ne fait pas seulement de la publicité pour la viande suisse, mais aussi pour la consommation de viande en général, ce qui contrevient à l'accord passé avec la Confédération.<sup>36-38</sup></p> <h4>Labels</h4> <p>Différents labels, comme le Nutri-Score ou l'Eco-Score, peuvent également influencer les habitudes de consommation. Des études montrent que l'étiquetage nutritionnel des aliments contribue certes à des choix plus informés, mais que des choix informés ne riment pas forcément avec des choix plus sains. Le label Nutri-Score est également source de confusion, car il est souvent mal compris par les consommatrices et les consommateurs. Par conséquent, il fait régulièrement l'objet de critiques, y compris en Suisse. Le Conseil fédéral refuse d'inscrire le Nutri-Score dans la loi et privilégie une utilisation facultative par les fabricants. Quant aux labels environnementaux comme l'Eco-Score, les études ne sont pas unanimes quant à leur influence potentielle sur la consommation de viande. L’efficacité des labels demeure donc incertaine.<sup>39-41</sup></p> <h4>Avertissements</h4> <p>Selon plusieurs études, les avertissements visuels sont efficaces pour réduire la consommation de cigarettes, de boissons sucrées et d'alcool. Une étude menée au Royaume-Uni par Hughes et al. (2023) a examiné si le choix des aliments pouvait lui aussi être influencé par des avertissements visuels. 1001 consommateurs et consommatrices de viande adultes (à partir de 18 ans) ont été répartis de manière aléatoire dans quatre groupes expérimentaux : un sans aucun avertissement (groupe de contrôle), un avec un avertissement relatif à la santé, un avec un avertissement relatif au climat et un avec un avertissement relatif aux pandémies.</p> <p><img alt="Studie Warnhinweise Essen" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="298" src="/sites/swissveg.ch/files/studie-warnhinweise-labels.PNG" width="681" /></p> <p><em>Plan expérimental avec quatre groupes différents.<sup>42</sup></em></p> <p>Il a été constaté que les groupes ayant reçu des avertissements relatifs à la santé, au climat et aux pandémies ont choisi moins de plats carnés que le groupe de contrôle, les réductions allant de -7,4 % à -10 %. Aucune différence statistiquement significative n’a été décelée dans la proportion de plats carnés choisis entre les différents groupes ayant reçu un avertissement, ce qui signifie que tous les avertissements avaient à peu près la même efficacité.</p> <p><img alt="Studie Warnhinweise Gruppen" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="332" src="/sites/swissveg.ch/files/studie-warnhinweise-essen.PNG" width="680" /></p> <p><em>Exemple de repas (gratin de pâtes) avec viande, poisson, végétarien ou végétalien au sein du groupe Climat.<sup>43</sup></em></p> <p>Jusqu'à présent, une seule étude expérimentale avait examiné l'impact des avertissements en matière de santé et de climat sur le choix de la viande dans le cadre d'une étude en ligne hypothétique menée auprès de consommatrices et consommateurs de viande américains.<sup>44</sup> Dans cette étude, les mises en garde n'avaient eu aucun effet significatif sur le choix des plats carnés. Toutefois, cette étude n'utilisait que des avertissements textuels. De plus, cette étude se basait sur une seule tâche de sélection, tandis que chez Hughes et al., les participantes et les participants ont évalué plus de 20 repas hypothétiques.<sup>45</sup> On notera également qu’aucune des deux études n’a intégré de mise en garde relative à l’élevage. De plus, les participantes et les participants n’ont fait que des choix hypothétiques sous la forme d'un questionnaire en ligne, ce qui ne correspond pas à des scénarios proches de la réalité. Il faudra donc davantage d'études dans ce domaine pour évaluer l'efficacité exacte des avertissements sur la consommation.</p> <h4>Messages textuels</h4> <p>Pour être plus efficaces, les interventions basées sur les connaissances peuvent être combinées avec des messages textuels quotidiens. Une étude a constaté que les recommandations en matière de consommation de viande et les informations transmises dans ce contexte n'avaient d'effet que si les participantes et les participants recevaient des rappels quotidiens par message.<sup>46</sup> Les messages en question leur rappelaient de faire attention à leur consommation de viande et de ne pas dépasser la limite recommandée. En outre, il a été constaté que les messages écrits permettaient d’accroître l'intention de réduire sa consommation de viande.<sup>47</sup></p> <h3>Mesures tarifaires</h3> <p>La question de savoir si une augmentation du prix des produits carnés pourrait réduire durablement la consommation de viande est de plus en plus discutée. Une telle mesure contribuerait certainement à des coûts plus proches de la réalité, de sorte que les consommatrices et les consommateurs paieraient le vrai prix des produits carnés. Cela serait par exemple possible en supprimant les subventions ou en instaurant une taxe sur la viande. Toutefois, il n'existe aucune preuve réelle de la compatibilité de ces mesures avec le marché et de leur applicabilité. En général, il semble évident qu'une petite taxe sur certains aliments, même si elle ne modifie pas le comportement d’achat des consommatrices et des consommateurs, pourrait dégager de précieuses ressources pour financer des actions de promotion de la santé. Cependant, l'efficacité des mesures de restriction des choix alimentaires, telles qu'une taxe sur la viande, n'a pas été prouvée. Bien que l'introduction d'une taxe sur la viande soit actuellement discutée dans plusieurs pays, elle n'a encore été mise en œuvre nulle part. Aucune recherche expérimentale n'a été menée pour étudier l'impact d'une augmentation du prix de la viande sur les habitudes alimentaires. L’efficacité telles mesures demeure donc incertaine.<sup>48, 49</sup></p> <p>Un sondage récemment publié montre en outre que près de deux tiers de l’électorat suisse est opposé à une taxe sur les aliments contenant du sucre, du sel ou des graisses.<sup>50</sup> Une taxe sur la viande serait sans doute rejetée par un plus grand nombre de personnes. Il convient toutefois de souligner que la part des électrices et des électeurs favorables à une taxe sur les aliments contenant du sucre, du sel ou des graisses a nettement augmenté au cours des douze derniers mois – et ils sont également de plus en plus nombreux à croire en l’efficacité d’une telle mesure. Cela est d’autant plus important que l’opinion du public sur ce genre de taxe repose principalement sur le fait qu'il croie en son efficacité. De manière plus générale, il semble que les citoyennes et les citoyens soient de plus en plus favorables à la prise de meilleures mesures en faveur de la santé publique. En plus de se montrer plus ouvertes aux mesures étatiques, la population souhaite également un plus grand engagement de la part du monde économique.<sup>51</sup></p> <h2>Conclusion</h2> <p>Bon nombre des mesures incitatives susmentionnées peuvent être efficaces pour réduire la consommation de viande. Cependant, les études sont unanimes : les stratégies pour y parvenir doivent être spécifiques aux groupes cibles. Par exemple, les arguments liés à la santé ou la promotion du flexitarisme s'avèrent particulièrement efficaces chez les hommes et les personnes âgées. Les jeunes adultes et les adolescents sont en principe plus réceptifs aux stratégies visant à réduire leur consommation de viande que les personnes plus âgées, car ils sont généralement plus ouverts aux changements d'alimentation et à l'alimentation végétale en général.</p> <p>Enfin, c’est avant tout la mise en œuvre de ces stratégies qui est déterminante. En effet, aucune des études menées jusqu'à présent n'a constaté une augmentation de la consommation de viande après l'introduction de mesures visant sa réduction. Néanmoins, il ne faut pas s'attendre à ce que toutes les mesures soient accueillies de manière favorable. Les électrices et les électeurs suisses sont clairement d'avis que la responsabilité en matière d'alimentation incombe à chacun et qu’elle relève donc de la sphère privée. Ils préfèrent une société qui mise sur l'information et l'éducation plutôt que sur l'orientation des habitudes alimentaires par des taxes et des lois. Aujourd'hui, la population souhaite toutefois un encadrement étatique plus soutenu qu'il y a dix ans. Si cette évolution s'est faite progressivement au cours des dernières années, elle s'est nettement accentuée au cours des douze derniers mois. Il est donc important que les institutions publiques, en particulier, agissent le plus rapidement possible. Pour ce faire, une combinaison de différentes stratégies est certainement l’option la plus prometteuse.<sup>52-56</sup></p> </div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol> <li>Proviande. (2022). Le marché de la viande. <a href="http://www.proviande.ch/fr/le-marche-de-la-viande-en-chiffres">www.proviande.ch/fr/le-marche-de-la-viande-en-chiffres</a></li> <li>REMP Recherches et études<br /> des médias publicitaires. (2022). Rapport sur le développement durable. <a href="http://www.remp.ch/fr/rapports">www.remp.ch/fr/rapports</a></li> <li>The World Counts. (s. d.). World Consumption of Meat. <a href="http://www.theworldcounts.com/challenges/consumption/foods-and-beverages/world-consumption-of-meat">www.theworldcounts.com/challenges/consumption/foods-and-beverages/world…</a></li> <li>Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture&nbsp;(FAO). (s. d.). 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Neue Klimastrategie des Bundes: Weniger Fleisch, mehr pflanzliche Ernährung. Neue Zürcher Zeitung. <a href="http://www.nzz.ch/nzzas/nzz-am-sonntag/neue-klimastrategie-des-bundes-weniger-fleisch-mehr-pflanzliche-ernaehrung-ld.1752368">www.nzz.ch/nzzas/nzz-am-sonntag/neue-klimastrategie-des-bundes-weniger-…</a></li> <li>Stoll-Kleemann, S. &amp; Schmidt, U. (2016). Reducing meat consumption in developed and transition countries to counter climate change and biodiversity loss: A Review of Influence factors. Regional Environmental Change, 17(5), 1261–1277. <a href="http://www.doi.org/10.1007/s10113-016-1057-5">www.doi.org/10.1007/s10113-016-1057-5</a></li> <li>Brambila-Macias, J., Shankar, B., Capacci, S., Mazzocchi, M., Pérez-Cueto, F. J., Verbeke, W. &amp; Traill, W. B. (2011). Policy Interventions to Promote Healthy Eating: A Review of What Works, What Does Not, and What is Promising. Food And Nutrition Bulletin, 32(4), 365–375. <a href="http://www.doi.org/10.1177/156482651103200408">www.doi.org/10.1177/156482651103200408</a></li> <li>Kucera, A. (2024, 22 février). Fleisch-Aktionen: Läden sollen Kunden nicht mehr ködern dürfen. Neue Zürcher Zeitung. <a href="http://www.nzz.ch/schweiz/fleisch-aktionen-laeden-sollen-kunden-nicht-mehr-koedern-duerfen-ld.1787662">www.nzz.ch/schweiz/fleisch-aktionen-laeden-sollen-kunden-nicht-mehr-koe…</a></li> <li>Scherer, B. (2021, 16 août). Für den Umweltschutz - Bund denkt über Werbeverbot für Billig-Fleisch nach. 20 Minuten. <a href="http://www.20min.ch/story/bund-denkt-ueber-werbeverbot-fuer-billig-fleisch-nach-797539403255">www.20min.ch/story/bund-denkt-ueber-werbeverbot-fuer-billig-fleisch-nac…</a></li> <li>Hughes, J. P., Weick, M. &amp; Vasiljevic, M. (2023). Impact of pictorial warning labels on meat meal selection: A randomised experimental study with UK meat consumers. Appetite, 190, 107026. <a href="http://www.doi.org/10.1016/j.appet.2023.107026">www.doi.org/10.1016/j.appet.2023.107026</a></li> <li>gfs.bern. (2023). Observatoire de l'alimentation et de l'activité physique 2023. <a href="http://www.cockpit.gfsbern.ch/fr/cockpit/monitor-ernaehrung-und-bewegung-2023">www.cockpit.gfsbern.ch/fr/cockpit/monitor-ernaehrung-und-bewegung-2023</a></li> <li>Schaffner, J. (2024, 27 février). Nutri-Score: Ampel wertet Milch ab und stiftet Verwirrung. Tages-Anzeiger. <a href="http://www.tagesanzeiger.ch/nutri-score-ampel-wertet-milch-ab-und-stiftet-verwirrung-270639277596">www.tagesanzeiger.ch/nutri-score-ampel-wertet-milch-ab-und-stiftet-verw…</a></li> <li>Hughes, J. P., Weick, M. &amp; Vasiljevic, M. (2023). Impact of pictorial warning labels on meat meal selection: A randomised experimental study with UK meat consumers. Appetite, 190, 107026. <a href="http://www.doi.org/10.1016/j.appet.2023.107026">www.doi.org/10.1016/j.appet.2023.107026</a></li> <li>Hughes, J. P., Weick, M. &amp; Vasiljevic, M. (2023). Impact of pictorial warning labels on meat meal selection: A randomised experimental study with UK meat consumers. Appetite, 190, 107026. <a href="http://www.doi.org/10.1016/j.appet.2023.107026">www.doi.org/10.1016/j.appet.2023.107026</a></li> <li>Taillie, L. S., Bercholz, M., Popkin, B. M., Reyes, M., Colchero, M. A. &amp; Corvalán, C. (2021). Changes in food purchases after the Chilean policies on food labelling, marketing, and sales in schools: a before and after study. The Lancet. Planetary Health, 5(8), e526–e533. <a href="http://www.doi.org/10.1016/s2542-5196(21)00172-8">www.doi.org/10.1016/s2542-5196(21)00172-8</a></li> <li>Hughes, J. P., Weick, M. &amp; Vasiljevic, M. (2023). Impact of pictorial warning labels on meat meal selection: A randomised experimental study with UK meat consumers. Appetite, 190, 107026. <a href="http://www.doi.org/10.1016/j.appet.2023.107026">www.doi.org/10.1016/j.appet.2023.107026</a></li> <li>Carfora, V., Caso, D. &amp; Conner, M. (2017). Randomised controlled trial of a text messaging intervention for reducing processed meat consumption: The mediating roles of anticipated regret and intention. Appetite (Print), 117, 152–160. <a href="http://www.doi.org/10.1016/j.appet.2017.06.025">www.doi.org/10.1016/j.appet.2017.06.025</a></li> <li>Harguess, J. M., Crespo, N. C. &amp; Hong, M. Y. (2020). Strategies to Reduce Meat Consumption: A Systematic Literature Review of Experimental studies. Appetite, 144, 104478. <a href="http://www.doi.org/10.1016/j.appet.2019.104478">www.doi.org/10.1016/j.appet.2019.104478</a></li> <li>Kwasny, T., Dobernig, K. &amp; Riefler, P. (2022). Towards reduced meat consumption: A systematic literature review of intervention effectiveness, 2001–2019. Appetite, 168, 105739. <a href="http://www.doi.org/10.1016/j.appet.2021.105739">www.doi.org/10.1016/j.appet.2021.105739</a></li> <li>Schöpfer, S. (2023, 20 août). Neue Klimastrategie des Bundes: Weniger Fleisch, mehr pflanzliche Ernährung. Neue Zürcher Zeitung. <a href="http://www.nzz.ch/nzzas/nzz-am-sonntag/neue-klimastrategie-des-bundes-weniger-fleisch-mehr-pflanzliche-ernaehrung-ld.1752368">www.nzz.ch/nzzas/nzz-am-sonntag/neue-klimastrategie-des-bundes-weniger-…</a></li> <li>gfs.bern. (2023). Observatoire de l'alimentation et de l'activité physique 2023. <a href="http://www.cockpit.gfsbern.ch/fr/cockpit/monitor-ernaehrung-und-bewegung-2023">www.cockpit.gfsbern.ch/fr/cockpit/monitor-ernaehrung-und-bewegung-2023</a></li> <li>gfs.bern. (2023). Observatoire de l'alimentation et de l'activité physique 2023. <a href="http://www.cockpit.gfsbern.ch/fr/cockpit/monitor-ernaehrung-und-bewegung-2023">www.cockpit.gfsbern.ch/fr/cockpit/monitor-ernaehrung-und-bewegung-2023</a></li> <li>gfs.bern. (2023). Observatoire de l'alimentation et de l'activité physique 2023. <a href="http://www.cockpit.gfsbern.ch/fr/cockpit/monitor-ernaehrung-und-bewegung-2023">www.cockpit.gfsbern.ch/fr/cockpit/monitor-ernaehrung-und-bewegung-2023</a></li> <li>Brambila-Macias, J., Shankar, B., Capacci, S., Mazzocchi, M., Pérez-Cueto, F. J., Verbeke, W. &amp; Traill, W. B. (2011). Policy Interventions to Promote Healthy Eating: A Review of What Works, What Does Not, and What is Promising. Food And Nutrition Bulletin, 32(4), 365–375. <a href="http://www.doi.org/10.1177/156482651103200408">www.doi.org/10.1177/156482651103200408</a></li> <li>Chang, K., Wooden, A., Rosman, L., Altema-Johnson, D. &amp; Ramsing, R. (2023). Strategies for reducing meat consumption within college and university settings: A systematic review and meta-analysis. 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Comment lutter contre cette tendance ?</p> <h2>Demande de viande en hausse</h2> <p>Chaque année, plus de 80 millions d’animaux sont abattus en Suisse pour notre consommation de viande – ce à quoi vient encore s’ajouter la viande importée. Avec une consommation d’environ un kilo par semaine et par personne, la Suisse se situe certes en dessous de la moyenne des autres pays industrialisés. Cependant, la consommation de viande à travers le monde ne cesse d'augmenter, malgré les nombreuses raisons qui plaident en faveur de sa réduction.</p> <p><img alt="Fleischproduktion weltweit steigt" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="300" src="/sites/swissveg.ch/files/fleischproduktion_weltweit.PNG" width="624.5" /></p> <p><em>Production de viande dans le monde (en millions de tonnes).</em></p> <p>Avec un volume total de près de 340 millions de tonnes en 2021, la production de viande à l’échelle mondiale est aujourd’hui environ trois fois plus élevée qu'il y a 30 ans. La production de viande a même quintuplé depuis 1961 et elle devrait atteindre 570 millions de tonnes d'ici 2050.<sup>1-5</sup></p> <p>Outre la souffrance des milliards d'animaux qui périssent chaque jour à travers le monde pour assouvir l’appétit humain, la consommation de viande a des effets négatifs sur notre environnement et notre santé. La production de denrées alimentaires d'origine animale génère énormément d'émissions de gaz à effet de serre et contribue donc largement au changement climatique. Les produits animaux engendrent en principe plus d'émissions de gaz à effet de serre que les produits végétaux, car ils impliquent une prolongation de la chaîne alimentaire via l'estomac de l'animal. En effet, les animaux d’élevage ont besoin d’énormes quantités d’eau et de nourriture au quotidien.</p> <p><img alt="gaspillage" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="399" src="/sites/swissveg.ch/files/gaspillage.jpg" width="421" /></p> <p><em>Gaspillage alimentaire : 2 kg de céréales peuvent produire 1 portion de viande ou 13 portions de céréales.</em></p> <p>La teneur en calories des produits animaux ne correspond finalement qu'à une fraction de ce que l'animal a lui-même ingéré. Résultat : la majeure partie du gaspillage alimentaire est due à la production d'aliments d'origine animale, alors que ceux-ci ne fournissent pas une part proportionnelle des calories consommées dans le monde. Autrement dit, de précieux aliments sont tout bonnement perdus au fil du processus de production. Ce gaspillage alimentaire donne également lieu à des émissions de gaz à effet de serre inutilement élevées. En outre, la production de viande pollue l’environnement et nuit gravement à la biodiversité – de tous les aliments, la viande est celui qui représente la plus grande menace pour la biodiversité mondiale.<sup>6-11</sup> En matière de santé aussi, la consommation de viande est problématique : selon les études actuelles, une consommation dépassant 50 g par jour augmente la mortalité ainsi que le risque de cancer du côlon et de maladies cardio-vasculaires. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a même classé la viande rouge transformée comme « cancérogène » et la viande rouge comme « probablement cancérogène ». La résistance aux antibiotiques constitue en outre un problème de santé publique de plus en plus important, l'utilisation d'antibiotiques dans l'élevage de masse pouvant entraîner des maladies mortelles chez l'être humain.<sup>12-15</sup></p> <h2>Manger moins de viande : oui, mais comment ?!</h2> <p>Malgré l'augmentation de la consommation de viande dans le monde, la tendance actuelle dans les pays industrialisés occidentaux à renoncer partiellement ou totalement à la viande est inéluctable : en Suisse, 63 % de la population se nourrit désormais de manière flexitarienne, 5 % de manière végétarienne et 0,7 % de manière végétalienne – tendance à la hausse.<sup>16, 17</sup></p> <p class="zitat">Les flexitariennes et flexitariens sont des végétariens « à temps partiel » <br /> qui renoncent volontairement plusieurs fois par mois aux produits d’origine <br /> animale.<sup>18 </sup>(Coop, Plant Based Food Report 2023)</p> <p><img alt="modes d'alimentation" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="446" src="/sites/swissveg.ch/files/FR%20Verteilung%20Ern%C3%A4hrungsformen_0.png" width="493" /></p> <p><em>Les différents modes d’alimentation dans la population suisse.</em></p> <p>Cependant, une bonne partie de la population s’entête obstinément à manger des produits carnés, ce qui soulève la question : pourquoi consomme-t-on de la viande ? À cet égard, les influences personnelles, socioculturelles et extérieures sont étroitement imbriquées et couplées à des incitations aussi bien internes qu’externes.</p> <ul><li>Influences personnelles : convictions sur les effets positifs de la consommation de viande sur la santé et manque de connaissances sur les effets négatifs de la consommation de viande sur l'environnement.</li> <li>Influences socioculturelles : culture, religion et normes sociales. Le milieu social et la valeur culturelle de la viande jouent également un rôle important à cet égard ; par exemple, l'alimentation traditionnelle suisse est dominée par la viande. Il est en outre considéré comme « normal » de manger de la viande : la plupart des gens mangent de la viande car c'est ce que fait la majorité (effet de groupe).</li> <li>Influences extérieures : manque de propositions végétariennes et végétaliennes dans les commerces ou les restaurants.</li> </ul><p>Les stratégies visant à réduire la consommation de viande s'appuient à leur tour sur différentes incitations internes et externes. Les incitations internes font appel aux émotions, aux capacités, aux connaissances, à la dissonance cognitive (désaccord entre les connaissances ou les valeurs et les actions concrètes), aux valeurs, au comportement et aux habitudes. Pour ce qui est des incitations externes, l'essentiel est de rendre l'alimentation végétale plus visible. Les incitations internes et externes influent également l'une sur l'autre, dans la mesure où, par exemple, l'introduction d'une taxe sur la viande peut modifier l'attitude générale envers la viande, ce qui, par ricochet, va impacter les normes sociales ou culturelles. Il s'avère en outre que les émotions et la dissonance cognitive ainsi que les facteurs socioculturels influencent considérablement le comportement des individus.<sup>19-21</sup></p> <h2>Incitations internes</h2> <p>Il existe diverses stratégies visant à créer des incitations internes.</p> <h3>Implication émotionnelle</h3> <p>Une implication émotionnelle peut être suscitée, par exemple, par des campagnes basées sur des messages à caractère émotionnel et sur des arguments relatifs au bien-être animal, à l'environnement et à la santé.  Des études montrent toutefois que ces campagnes d'information publiques parviennent certes à sensibiliser le public sur les conséquences d’une alimentation malsaine, mais qu'elles ne réussissent pas forcément à transposer leur message en actions. Leur efficacité en termes de réduction effective de la consommation de viande est donc controversée.<sup>22-24</sup></p> <p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen="" frameborder="0" height="250" src="https://www.youtube-nocookie.com/embed/Cj2enXkJVfk?si=yb_vFwUsqdmCfgRx&amp;controls=0" title="YouTube video player" width="444.44"></iframe></p> <p><em>Campagne de Swissveg <a href="https://www.swissveg.ch/campagne-nouvel-an-2023-2024?language=fr" title="Campagne Bonne résolution pour l'année 2024">« Bonne résolution pour l’année 2024 »</a>.</em></p> <p>        </p> <p><img alt="campagne santé" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="342" src="/sites/swissveg.ch/files/Swissveg_Widersprueche-2022_SM-QR_Gesundheit_FR.jpg" width="274" />    <img alt="campagne environnement" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="342" src="/sites/swissveg.ch/files/Swissveg_Widersprueche-2022_SM-QR_Klima_FR.jpg" width="274" />    <img alt="campagne animaux" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="342" src="/sites/swissveg.ch/files/Swissveg_Widersprueche-2022_SM-QR_Tiere_FR.jpg" width="274" /></p> <p><em>Campagne de Swissveg <a href="https://www.swissveg.ch/contradictions-politique-suisse?language=fr" title="La politique suisse et ses contradictions">« La politique suisse et ses contradictions »</a>.</em></p> <h3>Développement des compétences</h3> <p>D'une part, il est important de diffuser des connaissances, par exemple par le biais de campagnes de sensibilisation. Cependant, il existe souvent un décalage entre ce que l’on sait et ce que l’on fait. Il est donc essentiel de favoriser l'acquisition de compétences qui facilitent la transition vers l’alimentation végétale, par exemple en transmettant des connaissances sur la cuisine végétale ou en expliquant où et comment acheter des aliments d’origine végétale. En effet, un manque de compétences dans le domaine de l'achat, de la préparation et de la cuisson de plats végétaux peut constituer un obstacle majeur à la réduction de la consommation de viande.<sup>25, 26</sup></p> <h3>Promotion du flexitarisme</h3> <p>Un autre facteur important est la promotion du flexitarisme, qui peut contribuer à l'émergence de nouvelles normes sociales et culturelles. Cela est déjé pratiqué dans certaines religions ou cultures, par exemple sous la forme du concept d'ahimsa (« non-violence ») – un des principes les plus importants de l'hindouisme et du bouddhisme, qui interdit de tuer ou de blesser des êtres vivants ou les limite à un minimum indispensable. Les modèles peuvent aussi largement contribuer à la promotion du flexitarisme. De nombreuses célébrités jouent notamment un rôle essentiel en rendant public leur point de vue sur la consommation de viande, ce qui renforce le sentiment d'appartenance des personnes qui s'abstiennent d’en manger. Cependant, peu d’études ont été faites sur les interventions qui ciblent les facteurs socioculturels tels que la culture et la religion, l'influence sociale et les identités liées à la consommation de viande.<sup>27-29</sup></p> <h2>Incitations externes</h2> <p>Il existe aussi différentes stratégies permettant de créer des incitations externes.</p> <h3>Infrastructure</h3> <p>Une infrastructure dotée d'une offre végétarienne ou végétalienne bien développée est importante, par exemple pour faciliter le choix d'une alimentation sans viande lors des achats ou dans la restauration (dans les restaurants, les cantines, les hôpitaux). Les études s'accordent à dire que l'offre de nourriture dans l'environnement scolaire ou professionnel est importante pour promouvoir une alimentation saine. Cependant, il est important de ne pas étiqueter les repas comme végétariens ou végétaliens. Des études montrent que les appellations « neutres » telles que « recommandation du chef » ou « world kitchen » incitent à choisir plus souvent des menus sans viande, contrairement aux plats commercialisés comme végétariens ou végétaliens. Cela ne s'applique toutefois pas au <a href="https://www.swissveg.ch/v-label-general?language=fr" title="V-Label">V-Label</a>, qui a une influence positive sur le choix de menus végétariens ou végétaliens. Une infrastructure favorable à l’alimentation végétale peut également être encouragée par la législation et la politique. Par exemple, la stratégie climatique récemment présentée vise indirectement à ce que la Suisse produise moins d'aliments pour animaux et cultive à la place davantage de denrées alimentaires destinées à la consommation humaine. L'infrastructure et l'offre jouent donc un rôle important dans la réduction de la consommation de viande et leur efficacité est prouvée.<sup>30-35</sup></p> <h3>Nudges</h3> <p>Les nudges sont des « coups de pouce » qui influencent le comportement de manière ciblée.</p> <h4>Interdictions publicitaires</h4> <p>Des études montrent que la réduction ou l'interdiction des publicités pour les produits alimentaires malsains (en particulier celles qui s'adressent aux enfants) a un léger effet positif sur l'amélioration de l'alimentation. L'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) a lui aussi déjà proposé d'interdire la publicité pour la viande à prix réduit.</p> <p class="zitat">« Les rabais sur la viande ne servent souvent qu’à attirer les consommatrices et les consommateurs dans les grandes surfaces. Ils ne correspondent pas à la valeur des produits carnés ne sont pas propices à une consommation durable. » Adrian Aebi, sous-directeur à l’OFAG (NZZ am Sonntag)</p> <p>On peut toutefois se demander si de telles mesures sont efficaces sur le long terme. Christian Fichter, psychologue social et économique, confirme que les interdictions de publicité ont une influence sur le comportement d'achat. Cependant, il estime que les interdictions ne sont pas efficaces à long terme. Pour modifier durablement le comportement des consommatrices et des consommateurs, il faut les informer. Selon lui, la réduction de la consommation de viande n'est pas comparable à la réduction du tabagisme, par exemple, car les effets nocifs de la cigarette sont largement ancrés dans les consciences, contrairement à ceux de la consommation de viande. C'est pourquoi avant d'envisager des interdictions, il faudrait d'abord diffuser davantage d'informations.</p> <p>En 2019, Swissveg a demandé, dans le cadre d'une <a href="https://www.swissveg.ch/2021_10_subventions_publicite_viande?language=fr" title="Pétition">pétition</a>, que la publicité pour la viande ne soit plus soutenue par l'argent des contribuables, car ces subventions nuisent à la santé, à l'environnement et aux animaux. La commission compétente pour cette décision a toutefois décidé de ne pas donner suite à la pétition et de continuer à soutenir la publicité pour la viande, argumentant que ces subventions ne soutiennent que la consommation de viande suisse et non la consommation de viande en général. Or, l'interprofession Proviande ne fait pas seulement de la publicité pour la viande suisse, mais aussi pour la consommation de viande en général, ce qui contrevient à l'accord passé avec la Confédération.<sup>36-38</sup></p> <h4>Labels</h4> <p>Différents labels, comme le Nutri-Score ou l'Eco-Score, peuvent également influencer les habitudes de consommation. Des études montrent que l'étiquetage nutritionnel des aliments contribue certes à des choix plus informés, mais que des choix informés ne riment pas forcément avec des choix plus sains. Le label Nutri-Score est également source de confusion, car il est souvent mal compris par les consommatrices et les consommateurs. Par conséquent, il fait régulièrement l'objet de critiques, y compris en Suisse. Le Conseil fédéral refuse d'inscrire le Nutri-Score dans la loi et privilégie une utilisation facultative par les fabricants. Quant aux labels environnementaux comme l'Eco-Score, les études ne sont pas unanimes quant à leur influence potentielle sur la consommation de viande. L’efficacité des labels demeure donc incertaine.<sup>39-41</sup></p> <h4>Avertissements</h4> <p>Selon plusieurs études, les avertissements visuels sont efficaces pour réduire la consommation de cigarettes, de boissons sucrées et d'alcool. Une étude menée au Royaume-Uni par Hughes et al. (2023) a examiné si le choix des aliments pouvait lui aussi être influencé par des avertissements visuels. 1001 consommateurs et consommatrices de viande adultes (à partir de 18 ans) ont été répartis de manière aléatoire dans quatre groupes expérimentaux : un sans aucun avertissement (groupe de contrôle), un avec un avertissement relatif à la santé, un avec un avertissement relatif au climat et un avec un avertissement relatif aux pandémies.</p> <p><img alt="Studie Warnhinweise Essen" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="298" src="/sites/swissveg.ch/files/studie-warnhinweise-labels.PNG" width="681" /></p> <p><em>Plan expérimental avec quatre groupes différents.<sup>42</sup></em></p> <p>Il a été constaté que les groupes ayant reçu des avertissements relatifs à la santé, au climat et aux pandémies ont choisi moins de plats carnés que le groupe de contrôle, les réductions allant de -7,4 % à -10 %. Aucune différence statistiquement significative n’a été décelée dans la proportion de plats carnés choisis entre les différents groupes ayant reçu un avertissement, ce qui signifie que tous les avertissements avaient à peu près la même efficacité.</p> <p><img alt="Studie Warnhinweise Gruppen" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="332" src="/sites/swissveg.ch/files/studie-warnhinweise-essen.PNG" width="680" /></p> <p><em>Exemple de repas (gratin de pâtes) avec viande, poisson, végétarien ou végétalien au sein du groupe Climat.<sup>43</sup></em></p> <p>Jusqu'à présent, une seule étude expérimentale avait examiné l'impact des avertissements en matière de santé et de climat sur le choix de la viande dans le cadre d'une étude en ligne hypothétique menée auprès de consommatrices et consommateurs de viande américains.<sup>44</sup> Dans cette étude, les mises en garde n'avaient eu aucun effet significatif sur le choix des plats carnés. Toutefois, cette étude n'utilisait que des avertissements textuels. De plus, cette étude se basait sur une seule tâche de sélection, tandis que chez Hughes et al., les participantes et les participants ont évalué plus de 20 repas hypothétiques.<sup>45</sup> On notera également qu’aucune des deux études n’a intégré de mise en garde relative à l’élevage. De plus, les participantes et les participants n’ont fait que des choix hypothétiques sous la forme d'un questionnaire en ligne, ce qui ne correspond pas à des scénarios proches de la réalité. Il faudra donc davantage d'études dans ce domaine pour évaluer l'efficacité exacte des avertissements sur la consommation.</p> <h4>Messages textuels</h4> <p>Pour être plus efficaces, les interventions basées sur les connaissances peuvent être combinées avec des messages textuels quotidiens. Une étude a constaté que les recommandations en matière de consommation de viande et les informations transmises dans ce contexte n'avaient d'effet que si les participantes et les participants recevaient des rappels quotidiens par message.<sup>46</sup> Les messages en question leur rappelaient de faire attention à leur consommation de viande et de ne pas dépasser la limite recommandée. En outre, il a été constaté que les messages écrits permettaient d’accroître l'intention de réduire sa consommation de viande.<sup>47</sup></p> <h3>Mesures tarifaires</h3> <p>La question de savoir si une augmentation du prix des produits carnés pourrait réduire durablement la consommation de viande est de plus en plus discutée. Une telle mesure contribuerait certainement à des coûts plus proches de la réalité, de sorte que les consommatrices et les consommateurs paieraient le vrai prix des produits carnés. Cela serait par exemple possible en supprimant les subventions ou en instaurant une taxe sur la viande. Toutefois, il n'existe aucune preuve réelle de la compatibilité de ces mesures avec le marché et de leur applicabilité. En général, il semble évident qu'une petite taxe sur certains aliments, même si elle ne modifie pas le comportement d’achat des consommatrices et des consommateurs, pourrait dégager de précieuses ressources pour financer des actions de promotion de la santé. Cependant, l'efficacité des mesures de restriction des choix alimentaires, telles qu'une taxe sur la viande, n'a pas été prouvée. Bien que l'introduction d'une taxe sur la viande soit actuellement discutée dans plusieurs pays, elle n'a encore été mise en œuvre nulle part. Aucune recherche expérimentale n'a été menée pour étudier l'impact d'une augmentation du prix de la viande sur les habitudes alimentaires. L’efficacité telles mesures demeure donc incertaine.<sup>48, 49</sup></p> <p>Un sondage récemment publié montre en outre que près de deux tiers de l’électorat suisse est opposé à une taxe sur les aliments contenant du sucre, du sel ou des graisses.<sup>50</sup> Une taxe sur la viande serait sans doute rejetée par un plus grand nombre de personnes. Il convient toutefois de souligner que la part des électrices et des électeurs favorables à une taxe sur les aliments contenant du sucre, du sel ou des graisses a nettement augmenté au cours des douze derniers mois – et ils sont également de plus en plus nombreux à croire en l’efficacité d’une telle mesure. Cela est d’autant plus important que l’opinion du public sur ce genre de taxe repose principalement sur le fait qu'il croie en son efficacité. De manière plus générale, il semble que les citoyennes et les citoyens soient de plus en plus favorables à la prise de meilleures mesures en faveur de la santé publique. En plus de se montrer plus ouvertes aux mesures étatiques, la population souhaite également un plus grand engagement de la part du monde économique.<sup>51</sup></p> <h2>Conclusion</h2> <p>Bon nombre des mesures incitatives susmentionnées peuvent être efficaces pour réduire la consommation de viande. Cependant, les études sont unanimes : les stratégies pour y parvenir doivent être spécifiques aux groupes cibles. Par exemple, les arguments liés à la santé ou la promotion du flexitarisme s'avèrent particulièrement efficaces chez les hommes et les personnes âgées. Les jeunes adultes et les adolescents sont en principe plus réceptifs aux stratégies visant à réduire leur consommation de viande que les personnes plus âgées, car ils sont généralement plus ouverts aux changements d'alimentation et à l'alimentation végétale en général.</p> <p>Enfin, c’est avant tout la mise en œuvre de ces stratégies qui est déterminante. En effet, aucune des études menées jusqu'à présent n'a constaté une augmentation de la consommation de viande après l'introduction de mesures visant sa réduction. Néanmoins, il ne faut pas s'attendre à ce que toutes les mesures soient accueillies de manière favorable. Les électrices et les électeurs suisses sont clairement d'avis que la responsabilité en matière d'alimentation incombe à chacun et qu’elle relève donc de la sphère privée. Ils préfèrent une société qui mise sur l'information et l'éducation plutôt que sur l'orientation des habitudes alimentaires par des taxes et des lois. Aujourd'hui, la population souhaite toutefois un encadrement étatique plus soutenu qu'il y a dix ans. Si cette évolution s'est faite progressivement au cours des dernières années, elle s'est nettement accentuée au cours des douze derniers mois. Il est donc important que les institutions publiques, en particulier, agissent le plus rapidement possible. Pour ce faire, une combinaison de différentes stratégies est certainement l’option la plus prometteuse.<sup>52-56</sup></p> </div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <ol> <li>Proviande. (2022). Le marché de la viande. <a href="http://www.proviande.ch/fr/le-marche-de-la-viande-en-chiffres">www.proviande.ch/fr/le-marche-de-la-viande-en-chiffres</a></li> <li>REMP Recherches et études<br /> des médias publicitaires. (2022). Rapport sur le développement durable. <a href="http://www.remp.ch/fr/rapports">www.remp.ch/fr/rapports</a></li> <li>The World Counts. (s. d.). World Consumption of Meat. <a href="http://www.theworldcounts.com/challenges/consumption/foods-and-beverages/world-consumption-of-meat">www.theworldcounts.com/challenges/consumption/foods-and-beverages/world…</a></li> <li>Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture&nbsp;(FAO). (s. d.). 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Appetite, 190, 107026. <a href="http://www.doi.org/10.1016/j.appet.2023.107026">www.doi.org/10.1016/j.appet.2023.107026</a></li> <li>Hughes, J. P., Weick, M. &amp; Vasiljevic, M. (2023). Impact of pictorial warning labels on meat meal selection: A randomised experimental study with UK meat consumers. Appetite, 190, 107026. <a href="http://www.doi.org/10.1016/j.appet.2023.107026">www.doi.org/10.1016/j.appet.2023.107026</a></li> <li>Taillie, L. S., Bercholz, M., Popkin, B. M., Reyes, M., Colchero, M. A. &amp; Corvalán, C. (2021). Changes in food purchases after the Chilean policies on food labelling, marketing, and sales in schools: a before and after study. The Lancet. Planetary Health, 5(8), e526–e533. <a href="http://www.doi.org/10.1016/s2542-5196(21)00172-8">www.doi.org/10.1016/s2542-5196(21)00172-8</a></li> <li>Hughes, J. P., Weick, M. &amp; Vasiljevic, M. (2023). Impact of pictorial warning labels on meat meal selection: A randomised experimental study with UK meat consumers. Appetite, 190, 107026. <a href="http://www.doi.org/10.1016/j.appet.2023.107026">www.doi.org/10.1016/j.appet.2023.107026</a></li> <li>Carfora, V., Caso, D. &amp; Conner, M. (2017). Randomised controlled trial of a text messaging intervention for reducing processed meat consumption: The mediating roles of anticipated regret and intention. Appetite (Print), 117, 152–160. <a href="http://www.doi.org/10.1016/j.appet.2017.06.025">www.doi.org/10.1016/j.appet.2017.06.025</a></li> <li>Harguess, J. M., Crespo, N. C. &amp; Hong, M. Y. (2020). Strategies to Reduce Meat Consumption: A Systematic Literature Review of Experimental studies. Appetite, 144, 104478. <a href="http://www.doi.org/10.1016/j.appet.2019.104478">www.doi.org/10.1016/j.appet.2019.104478</a></li> <li>Kwasny, T., Dobernig, K. &amp; Riefler, P. (2022). Towards reduced meat consumption: A systematic literature review of intervention effectiveness, 2001–2019. Appetite, 168, 105739. <a href="http://www.doi.org/10.1016/j.appet.2021.105739">www.doi.org/10.1016/j.appet.2021.105739</a></li> <li>Schöpfer, S. (2023, 20 août). Neue Klimastrategie des Bundes: Weniger Fleisch, mehr pflanzliche Ernährung. Neue Zürcher Zeitung. <a href="http://www.nzz.ch/nzzas/nzz-am-sonntag/neue-klimastrategie-des-bundes-weniger-fleisch-mehr-pflanzliche-ernaehrung-ld.1752368">www.nzz.ch/nzzas/nzz-am-sonntag/neue-klimastrategie-des-bundes-weniger-…</a></li> <li>gfs.bern. (2023). Observatoire de l'alimentation et de l'activité physique 2023. <a href="http://www.cockpit.gfsbern.ch/fr/cockpit/monitor-ernaehrung-und-bewegung-2023">www.cockpit.gfsbern.ch/fr/cockpit/monitor-ernaehrung-und-bewegung-2023</a></li> <li>gfs.bern. (2023). Observatoire de l'alimentation et de l'activité physique 2023. <a href="http://www.cockpit.gfsbern.ch/fr/cockpit/monitor-ernaehrung-und-bewegung-2023">www.cockpit.gfsbern.ch/fr/cockpit/monitor-ernaehrung-und-bewegung-2023</a></li> <li>gfs.bern. (2023). Observatoire de l'alimentation et de l'activité physique 2023. <a href="http://www.cockpit.gfsbern.ch/fr/cockpit/monitor-ernaehrung-und-bewegung-2023">www.cockpit.gfsbern.ch/fr/cockpit/monitor-ernaehrung-und-bewegung-2023</a></li> <li>Brambila-Macias, J., Shankar, B., Capacci, S., Mazzocchi, M., Pérez-Cueto, F. J., Verbeke, W. &amp; Traill, W. B. (2011). Policy Interventions to Promote Healthy Eating: A Review of What Works, What Does Not, and What is Promising. Food And Nutrition Bulletin, 32(4), 365–375. <a href="http://www.doi.org/10.1177/156482651103200408">www.doi.org/10.1177/156482651103200408</a></li> <li>Chang, K., Wooden, A., Rosman, L., Altema-Johnson, D. &amp; Ramsing, R. (2023). Strategies for reducing meat consumption within college and university settings: A systematic review and meta-analysis. Frontiers in Sustainable Food Systems, 7:1103060. <a href="http://www.doi.org/10.3389/fsufs.2023.1103060">www.doi.org/10.3389/fsufs.2023.1103060</a></li> <li>Kwasny, T., Dobernig, K. &amp; Riefler, P. (2022). Towards reduced meat consumption: A systematic literature review of intervention effectiveness, 2001–2019. Appetite, 168, 105739. <a href="http://www.doi.org/10.1016/j.appet.2021.105739">www.doi.org/10.1016/j.appet.2021.105739</a></li> <li>Stoll-Kleemann, S. &amp; Schmidt, U. (2016). Reducing meat consumption in developed and transition countries to counter climate change and biodiversity loss: A Review of Influence factors. Regional Environmental Change, 17(5), 1261–1277. <a href="http://www.doi.org/10.1007/s10113-016-1057-5">www.doi.org/10.1007/s10113-016-1057-5</a></li> </ol> </div></div> Fri, 12 Apr 2024 10:08:42 +0000 Christine 4082 at https://www.swissveg.ch Kultiviertes Fleisch und Präzisionsfermentation – ist das noch vegan? https://www.swissveg.ch/kultiviertes-fleisch-praezisionsfermentation?language=fr <span>Viande cultivée et fermentation de précision : est-ce végane ?</span> <span><span lang="" about="/user/2634?language=fr" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>4. avril 2024 - 7:33</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Les nouveaux modes de production alimentaire font émerger de nouveaux questionnements. Lorsque les termes « végane » et  « végétalien » ont été définis, la fermentation de précision et la viande cultivée n'existaient pas. Mais ces procédés peuvent-ils être considérés comme véganes ?</p> <h2>Raisons d’adopter une alimentation végétalienne</h2> <p>Il existe diverses raisons d'adopter une alimentation végétalienne. Les motifs les plus récurrents sont la protection des animaux, la préservation de l’environnement et la santé. Si ces motifs sont multiples, les exigences en matière de produits végétaliens le sont tout autant. Vous trouverez ci-dessous différentes définitions simplifiées du mot « végane » (dans le sens de « végétalien »).</p> <h2>Végane : définitions</h2> <h3>Définition légale</h3> <p><img alt="Paragraf" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="177" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Paragraf.svg" width="86" class="align-right" />Grâce à Swissveg, la Suisse a arrêté une <a href="http://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2017/158/fr#art_40" rel="noopener" target="_blank">définition légale</a> du mot « végane » dans le domaine alimentaire :</p> <p><em>Une denrée alimentaire peut porter les mentions suivantes :<br /> [...] « végane » ou « végétalien » lorsqu’elle ne contient ni ingrédients ni auxiliaires technologiques d’origine animale.</em></p> <p>À cet égard, il faut savoir que la législation prévoit uniquement des contrôles sur le produit final. Autrement dit : si un produit contient des substances d'origine animale, il ne peut pas être présenté comme végane en magasin. Cependant, un vin clarifié avec de la gélatine peut quand même être qualifié de végane, car la gélatine est filtrée avant la vente et n’est donc pas présente dans le produit final.</p> <h3>Définition ISO</h3> <p><img alt="ISO-Logo" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="159" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Logos/ISO-logo.svg" width="169" class="align-right" />L'organisation internationale de normalisation ISO a établi la <a href="https://www.iso.org/fr/standard/76574.html" rel="noopener" target="_blank">définition suivante</a> :</p> <p><em>Denrées alimentaires et ingrédients alimentaires adaptés à l'alimentation des végétaliens :<br /> Denrées alimentaires et ingrédients alimentaires (y compris les additifs, les arômes, les enzymes et les supports) ou auxiliaires technologiques qui ne sont pas des produits d'origine animale et dans lesquels aucun ingrédient (y compris les additifs, les arômes, les enzymes et les supports) ou auxiliaire technologique d'origine animale n'a été utilisé à aucune étape de la production et de la transformation.</em></p> <h3>Définition de la Vegan Society (UK)</h3> <p><img alt="The Vegan Society UK" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="55" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Logos/Vegansociety.png" width="198" class="align-right" />La première définition du mot « végane » utilisée à travers le monde a été établie par la <a href="https://www.vegansociety.com/go-vegan/definition-veganism" rel="noopener" target="_blank">Vegan Socitety</a> en Angleterre. Celle-ci portait avant tout sur la dimension éthique du mode de vie végane. En matière d’alimentation, le véganisme est défini de la façon suivante :</p> <p><em>Au niveau alimentaire, il s'agit d'une pratique qui consiste à exclure tous les produits entièrement ou partiellement issus d'animaux.</em></p> <h3>V-Label</h3> <p><img alt="V-Label" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="183" src="/sites/swissveg.ch/files/v-label/V-Label_Vegan_Color.png" width="183" class="align-right" />Afin de garantir une certification de produit fiable, une définition exacte est essentielle. C’est pourquoi le <a href="https://www.v-label.com" rel="noopener" target="_blank">V-Label</a> a mis au point un document de plusieurs pages à cet effet. Les points clés peuvent être résumés comme suit :</p> <p><em>Sont considérés comme véganes les produits qui ne sont pas d’origine animale et dans lesquels aucun ingrédient, substance ou composant (y compris les additifs, les supports, les arômes, les parfums et les enzymes) ou auxiliaire technologique (ou autres substances qui ne sont pas des additifs mais sont utilisés de la même manière et avec la même finalité que des auxiliaires technologiques) d’origine animale n’a été utilisé ou ajouté, sous forme transformée ou non, à aucune étape de la production et de la transformation.</em></p> <h2>Fermentation de précision</h2> <p><img alt="Pulver mit Löffel" data-entity-type="" data-entity-uuid="" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Nahrung/PulverLoeffel.png" class="align-right" />Selon la Precision Fermentation Alliance (PFA) et Food Fermentation Europe (FFE), la <a href="https://www.proteinproductiontechnology.com/post/precision-fermentation-alliance-and-food-fermentation-europe-finalize-a-refined-definition-of-precision-fermentation" rel="noopener" target="_blank">fermentation de précision se définit ainsi</a> :</p> <p><em>La fermentation de précision associe le processus de fermentation traditionnel aux dernières avancées de la biotechnologie pour produire efficacement un composé intéressant, tel qu'une protéine, une molécule d'arôme, une vitamine, un pigment ou une graisse.</em></p> <p>La fermentation traditionnelle utilise des micro-organismes conventionnels (bactéries, levures ou cultures fongiques) ou des enzymes pour traiter des ingrédients dans le but de créer des produits au goût ou à la texture uniques (par ex. fromage, tempeh, choucroute, vin, bière, pain au levain). La principale différence réside dans le fait que la fermentation de précision produit spécifiquement des molécules individuelles que l'on ne trouve en principe que dans les produits animaux, comme par exemple les protéines du lait.</p> <p>Dans le cadre de la fermentation de précision, des gènes animaux peuvent être insérés dans des micro-organismes pour produire une certaine molécule. Il est également possible de modifier génétiquement des micro-organismes pour obtenir la molécule souhaitée. Dans certains cas, un micro-organisme existant (qui nécessite une recherche complexe) peut aussi être utilisé directement pour le processus de fabrication.</p> <h2>Viande cultivée</h2> <p>Cette méthode consiste à placer des cellules animales dans un environnement approprié afin qu'elles puissent se reproduire en dehors de leur corps d'origine. « Alimentées » par un milieu nutritif, les cellules se multiplient très rapidement et peuvent servir directement de nourriture.</p> <h2>Avantages</h2> <p>L'un des principaux avantages de ces deux nouveaux procédés est qu'ils permettent de produire exactement ce que l’on souhaite de manière ciblée. Ils ne génèrent donc pas de déchets d'abattage et pratiquement aucun autre sous-produit indésirable, ce qui les rend extrêmement intéressants. De plus, ils sont beaucoup plus rapides que les méthodes classiques, qui consistent à abuser d'un animal pour fabriquer un produit. Il est également possible d'influer de manière ciblée sur la composition du produit final.<br /> Grâce à ces deux nouveaux procédés de production, de grands progrès ont pu être réalisés dans le domaine de l'environnement et du bien-être animal.</p> <h2>Inconvénients</h2> <p>À l’heure actuelle, la production de viande cultivée en particulier reste très onéreuse. Dans la plupart des cas, les deux procédés ont recours au génie génétique. La question de savoir si les produits finaux sont aussi (mal)sains que ceux obtenus de manière traditionnelle n'a pas encore été étudiée de manière concluante.</p> <h2>Végane ?</h2> <p>Si l’on s’en tient aux définitions actuelles du terme « végane », la viande cultivée ne peut pas être qualifiée comme telle, malgré les avantages qu'elle présente en termes de bien-être animal et d'écologie. En effet, le procédé consiste toujours à extraire une cellule animale et le produit final reste de la viande. Pour ce qui est de la fermentation de précision, la question n'est pas si simple. Si le produit issu de ce processus n'est pas différentiable d'un produit animal, alors il ne peut pas être qualifié de végane ou végétalien – sinon, le contrôle du produit par le législateur ne serait plus possible. Certes, un produit fabriqué par fermentation de précision, qui ne contient que des ingrédients végétaux en plus de l’ingrédient de base, présente presque tous les avantages d'un produit végétalien. Il serait toutefois très problématique, du point de vue de la santé, qu'un aliment composé principalement de lactose ou de protéines de lactosérum soit déclaré végane / végétalien (en raison d'éventuelles intolérances). Afin que le V-Label reste une référence fiable pour l’ensemble des consommateurs et des consommatrices, les ingrédients « animaux » produits par fermentation de précision ne sont pas déclarés comme véganes.</p> <p> </p> <p><strong>Plus d'informations</strong></p> <ul><li><a href="/definition">Définition des termes « végane » et « végétarien »</a></li> <li><a href="/v-label-general">Informations sur le V-Label</a></li> </ul></div> Thu, 04 Apr 2024 10:14:34 +0000 Renato 4087 at https://www.swissveg.ch Kultiviertes Fleisch und Präzisionsfermentation – ist das noch vegan? https://www.swissveg.ch/kultiviertes-fleisch-praezisionsfermentation?language=fr <span>Viande cultivée et fermentation de précision : est-ce végane ?</span> <span><span lang="" about="/user/2634?language=fr" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>4. avril 2024 - 7:33</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Les nouveaux modes de production alimentaire font émerger de nouveaux questionnements. Lorsque les termes « végane » et  « végétalien » ont été définis, la fermentation de précision et la viande cultivée n'existaient pas. Mais ces procédés peuvent-ils être considérés comme véganes ?</p> <h2>Raisons d’adopter une alimentation végétalienne</h2> <p>Il existe diverses raisons d'adopter une alimentation végétalienne. Les motifs les plus récurrents sont la protection des animaux, la préservation de l’environnement et la santé. Si ces motifs sont multiples, les exigences en matière de produits végétaliens le sont tout autant. Vous trouverez ci-dessous différentes définitions simplifiées du mot « végane » (dans le sens de « végétalien »).</p> <h2>Végane : définitions</h2> <h3>Définition légale</h3> <p><img alt="Paragraf" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="177" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Paragraf.svg" width="86" class="align-right" />Grâce à Swissveg, la Suisse a arrêté une <a href="http://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2017/158/fr#art_40" rel="noopener" target="_blank">définition légale</a> du mot « végane » dans le domaine alimentaire :</p> <p><em>Une denrée alimentaire peut porter les mentions suivantes :<br /> [...] « végane » ou « végétalien » lorsqu’elle ne contient ni ingrédients ni auxiliaires technologiques d’origine animale.</em></p> <p>À cet égard, il faut savoir que la législation prévoit uniquement des contrôles sur le produit final. Autrement dit : si un produit contient des substances d'origine animale, il ne peut pas être présenté comme végane en magasin. Cependant, un vin clarifié avec de la gélatine peut quand même être qualifié de végane, car la gélatine est filtrée avant la vente et n’est donc pas présente dans le produit final.</p> <h3>Définition ISO</h3> <p><img alt="ISO-Logo" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="159" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Logos/ISO-logo.svg" width="169" class="align-right" />L'organisation internationale de normalisation ISO a établi la <a href="https://www.iso.org/fr/standard/76574.html" rel="noopener" target="_blank">définition suivante</a> :</p> <p><em>Denrées alimentaires et ingrédients alimentaires adaptés à l'alimentation des végétaliens :<br /> Denrées alimentaires et ingrédients alimentaires (y compris les additifs, les arômes, les enzymes et les supports) ou auxiliaires technologiques qui ne sont pas des produits d'origine animale et dans lesquels aucun ingrédient (y compris les additifs, les arômes, les enzymes et les supports) ou auxiliaire technologique d'origine animale n'a été utilisé à aucune étape de la production et de la transformation.</em></p> <h3>Définition de la Vegan Society (UK)</h3> <p><img alt="The Vegan Society UK" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="55" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Logos/Vegansociety.png" width="198" class="align-right" />La première définition du mot « végane » utilisée à travers le monde a été établie par la <a href="https://www.vegansociety.com/go-vegan/definition-veganism" rel="noopener" target="_blank">Vegan Socitety</a> en Angleterre. Celle-ci portait avant tout sur la dimension éthique du mode de vie végane. En matière d’alimentation, le véganisme est défini de la façon suivante :</p> <p><em>Au niveau alimentaire, il s'agit d'une pratique qui consiste à exclure tous les produits entièrement ou partiellement issus d'animaux.</em></p> <h3>V-Label</h3> <p><img alt="V-Label" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="183" src="/sites/swissveg.ch/files/v-label/V-Label_Vegan_Color.png" width="183" class="align-right" />Afin de garantir une certification de produit fiable, une définition exacte est essentielle. C’est pourquoi le <a href="https://www.v-label.com" rel="noopener" target="_blank">V-Label</a> a mis au point un document de plusieurs pages à cet effet. Les points clés peuvent être résumés comme suit :</p> <p><em>Sont considérés comme véganes les produits qui ne sont pas d’origine animale et dans lesquels aucun ingrédient, substance ou composant (y compris les additifs, les supports, les arômes, les parfums et les enzymes) ou auxiliaire technologique (ou autres substances qui ne sont pas des additifs mais sont utilisés de la même manière et avec la même finalité que des auxiliaires technologiques) d’origine animale n’a été utilisé ou ajouté, sous forme transformée ou non, à aucune étape de la production et de la transformation.</em></p> <h2>Fermentation de précision</h2> <p><img alt="Pulver mit Löffel" data-entity-type="" data-entity-uuid="" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Nahrung/PulverLoeffel.png" class="align-right" />Selon la Precision Fermentation Alliance (PFA) et Food Fermentation Europe (FFE), la <a href="https://www.proteinproductiontechnology.com/post/precision-fermentation-alliance-and-food-fermentation-europe-finalize-a-refined-definition-of-precision-fermentation" rel="noopener" target="_blank">fermentation de précision se définit ainsi</a> :</p> <p><em>La fermentation de précision associe le processus de fermentation traditionnel aux dernières avancées de la biotechnologie pour produire efficacement un composé intéressant, tel qu'une protéine, une molécule d'arôme, une vitamine, un pigment ou une graisse.</em></p> <p>La fermentation traditionnelle utilise des micro-organismes conventionnels (bactéries, levures ou cultures fongiques) ou des enzymes pour traiter des ingrédients dans le but de créer des produits au goût ou à la texture uniques (par ex. fromage, tempeh, choucroute, vin, bière, pain au levain). La principale différence réside dans le fait que la fermentation de précision produit spécifiquement des molécules individuelles que l'on ne trouve en principe que dans les produits animaux, comme par exemple les protéines du lait.</p> <p>Dans le cadre de la fermentation de précision, des gènes animaux peuvent être insérés dans des micro-organismes pour produire une certaine molécule. Il est également possible de modifier génétiquement des micro-organismes pour obtenir la molécule souhaitée. Dans certains cas, un micro-organisme existant (qui nécessite une recherche complexe) peut aussi être utilisé directement pour le processus de fabrication.</p> <h2>Viande cultivée</h2> <p>Cette méthode consiste à placer des cellules animales dans un environnement approprié afin qu'elles puissent se reproduire en dehors de leur corps d'origine. « Alimentées » par un milieu nutritif, les cellules se multiplient très rapidement et peuvent servir directement de nourriture.</p> <h2>Avantages</h2> <p>L'un des principaux avantages de ces deux nouveaux procédés est qu'ils permettent de produire exactement ce que l’on souhaite de manière ciblée. Ils ne génèrent donc pas de déchets d'abattage et pratiquement aucun autre sous-produit indésirable, ce qui les rend extrêmement intéressants. De plus, ils sont beaucoup plus rapides que les méthodes classiques, qui consistent à abuser d'un animal pour fabriquer un produit. Il est également possible d'influer de manière ciblée sur la composition du produit final.<br /> Grâce à ces deux nouveaux procédés de production, de grands progrès ont pu être réalisés dans le domaine de l'environnement et du bien-être animal.</p> <h2>Inconvénients</h2> <p>À l’heure actuelle, la production de viande cultivée en particulier reste très onéreuse. Dans la plupart des cas, les deux procédés ont recours au génie génétique. La question de savoir si les produits finaux sont aussi (mal)sains que ceux obtenus de manière traditionnelle n'a pas encore été étudiée de manière concluante.</p> <h2>Végane ?</h2> <p>Si l’on s’en tient aux définitions actuelles du terme « végane », la viande cultivée ne peut pas être qualifiée comme telle, malgré les avantages qu'elle présente en termes de bien-être animal et d'écologie. En effet, le procédé consiste toujours à extraire une cellule animale et le produit final reste de la viande. Pour ce qui est de la fermentation de précision, la question n'est pas si simple. Si le produit issu de ce processus n'est pas différentiable d'un produit animal, alors il ne peut pas être qualifié de végane ou végétalien – sinon, le contrôle du produit par le législateur ne serait plus possible. Certes, un produit fabriqué par fermentation de précision, qui ne contient que des ingrédients végétaux en plus de l’ingrédient de base, présente presque tous les avantages d'un produit végétalien. Il serait toutefois très problématique, du point de vue de la santé, qu'un aliment composé principalement de lactose ou de protéines de lactosérum soit déclaré végane / végétalien (en raison d'éventuelles intolérances). Afin que le V-Label reste une référence fiable pour l’ensemble des consommateurs et des consommatrices, les ingrédients « animaux » produits par fermentation de précision ne sont pas déclarés comme véganes.</p> <p> </p> <p><strong>Plus d'informations</strong></p> <ul><li><a href="/definition">Définition des termes « végane » et « végétarien »</a></li> <li><a href="/v-label-general">Informations sur le V-Label</a></li> </ul></div> Thu, 04 Apr 2024 10:14:34 +0000 Renato 4087 at https://www.swissveg.ch Welttag für das Ende der Fischerei – stoppt das Leiden der Fische https://www.swissveg.ch/welttag-fuer-das-ende-der-fischerei-2024?language=fr <span>Journée mondiale pour la fin de la pêche : mettons un terme à la souffrance des poissons</span> <span><span lang="" about="/user/2634?language=fr" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>28. mars 2024 - 9:16</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Le 30 mars est la Journée mondiale pour la fin de la pêche. Dans les débats sur la consommation de viande, les poissons et les crustacés sont souvent laissés pour compte. Pourtant, ils sont tués en si grande quantité qu’on ne les compte même plus en nombre d’individus, mais en tonnes.</p> <p>Introduite en 2017, la Journée mondiale pour la fin de la pêche a pour objectif de sensibiliser le public, une fois par année, aux intérêts des animaux aquatiques. Elle revendique également l’abolition de la pêche et de l’aquaculture.<sup>1 </sup>En effet, en plus de mettre à mort des tonnes d'animaux, la pêche détruit l'habitat de toutes les espèces aquatiques et bouleverse ainsi l'écosystème de la planète entière.</p> <p>Au cours des 25 dernières années, la consommation de poisson a plus que doublé, cumulant aujourd’hui à 9 kilos par personne et par année.<sup>2 </sup>Dans ce domaine, notre dépendance vis-à-vis de l'étranger est plus grande que dans tout autre secteur alimentaire : plus de 97 % des poissons et des crustacés consommés en Suisse sont importés (les poissons d'eau douce indigènes ne représentant qu'une part infime du marché).<sup>3</sup></p> <p><img alt="Consommation de poisson et de crustacés en Suisse" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="287" src="/sites/swissveg.ch/files/2024-03/Grafik1.JPG" width="376" /></p> <p><em>Consommation de poisson et de crustacés en Suisse</em></p> <p>Cette forte demande exerce une pression énorme sur nos mers, mais dans le pays enclavé qu'est la Suisse, il est facile d'en ignorer les conséquences. Dans les régions d'origine du saumon, des crevettes, du thon, du pangasius et autres, notre consommation de poisson contribue pourtant à une pollution catastrophique, à la surpêche et à la perte de biodiversité. D’une région à l’autre, on estime qu'entre 30 % et plus de 90 % des « stocks » de poissons sont surexploités.<sup>4 </sup>Le déclin des populations de poissons entraîne une intensification de la pêche et des méthodes utilisées. Les chaluts de fond, par exemple, sont particulièrement destructeurs : il s’agit de filets tirés sur le fond marin qui emportent tout sur leur passage, n'épargnant ni les animaux marins ni les récifs coralliens.</p> <p><img alt="(Sur)exploitation des océans" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="520" src="/sites/swissveg.ch/files/2024-03/Grafik2.JPG" width="519" /></p> <h2>L'aquaculture : une alternative ?</h2> <p>Les consommateurs et les consommatrices pensent souvent que le poisson issu de l'aquaculture est plus écologique, car cette méthode de production n'intervient pas dans l'habitat naturel des poissons. Malheureusement, cela n'est qu’un mythe. Les poissons d'élevage sont généralement nourris avec de la farine ou de l'huile de poisson. Ainsi, pour obtenir un kilo de poisson d'élevage, il faut au moins deux fois plus de poisson sauvage en guise de nourriture. Il en va de même pour les « fruits de mer » tels que les crabes et les crevettes. L'élevage de poissons ne fait donc qu'aggraver la surpêche dans les océans ! Au total, environ un cinquième des poissons sauvages pêchés dans le monde est  transformé en huile ou en farine de poisson, et une grande partie d'entre eux finit dans l'aquaculture voire dans les mangeoires des animaux de boucherie sur la terre ferme.<sup>5</sup></p> <p>En outre, les fermes d'aquaculture polluent énormément leur environnement direct. D'une part, l'élevage des poissons dans un milieu bien trop exigu impose l'utilisation d'antibiotiques et de pesticides pour éviter la propagation rapide des maladies, les résidus d'antibiotiques et de pesticides, tout comme les matières fécales provenant de la ferme, risquant de sévèrement polluer la zone environnante. D'autre part, il arrive régulièrement que des poissons d'élevage s'échappent des installations d'aquaculture pour se retrouver dans la nature. Or, ils disposent d'un matériel génétique modifié par rapport aux poissons sauvages et ne sont souvent pas des espèces indigènes à la région d'élevage. Leur intrusion dans les eaux environnantes peut donc introduire un patrimoine génétique modifié et des maladies dans l'écosystème avoisinant. Ainsi, loin de constituer une alternative écologique à la pêche sauvage, l'aquaculture sous toutes ses formes représente une nuisance considérable pour notre environnement.</p> <h2>Pollution plastique</h2> <h2plastikverschmutzung h2=""><p>Peu de gens font le lien entre la pêche et la pollution plastique des océans. Rien de surprenant à cela, car les médias présentent généralement les sacs en plastique, les pailles et les gobelets à emporter comme les principaux coupables – alors qu'au moins un tiers des déchets plastiques en mer proviennent de la pêche. Mais ça, presque personne ne le sait.<sup>6 </sup>Dans de nombreux endroits, les accessoires de pêche tels que les cordages échappés, les filets ou les bâches jetés à la mer, tous composés en grande partie de plastique, constituent même la majeure partie des déchets plastiques. À titre d'exemple, le Great Pacific Garbage Patch, une gigantesque île de déchets située au nord de l'océan Pacifique, se compose d'au moins 75 % de déchets issus de la pêche.<sup>7</sup></p> <p>En plus de tuer les animaux, qui l’avalent sans pouvoir le digérer, ce plastique se décompose en minuscules particules connues sous le nom de microplastiques. Celles-ci se répandent partout : dans les sols, dans l’atmosphère et même dans le sang humain.​​​​​​​<sup>8, 9, 10, 11 </sup>En l'absence d'études à long terme, on ne sait pas encore quels en seront les répercussions sur l’environnement et sur la santé des humains et des autres animaux.</p> <h2>Que puis-je faire ?</h2> <p>Beaucoup de gens ferment complètement les yeux sur les graves conséquences de leur consommation de poisson et de crustacés. D'autres se fient à des labels qui prétendent garantir une pêche durable. Bon nombre de ces labels font l’objet de vives critiques, car ils ne semblent guère contrôler le respect de leurs critères et qu'ils n'interdisent pas non plus les méthodes de pêche nocives comme l'utilisation de chaluts de fond.​​​​​​​<sup>12, 13, 14 </sup>En fin de compte, le poisson le plus écologique est celui que l'on ne mange pas. Heureusement, il existe aujourd’hui des multitudes d’alternatives végétales au poisson, plus durables et meilleures pour la santé.</p> </h2plastikverschmutzung></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <div id="sdfootnote1"> <ol> <li> <p><a href="https://end-of-fishing.org/fr/" title="Journée mondiale pour la fin de la pêche">Journée mondiale pour la fin de la pêche.</a> (2022, 20 avril).</p> </li> <li> <p>WWF Suisse. (s. d.).&nbsp;<a href="https://www.wwf.ch/fr/nos-objectifs/poissons-et-fruits-de-mer" title="Poissons et fruits de mer">Poissons et fruits de mer.</a></p> </li> <li> <p>Proviande. (2021). <a href="https://www.proviande.ch/fr/le-marche-de-la-viande-en-chiffres" title="Le marché de la viande.">Le marché de la viande.</a></p> </li> <li> <p>WWF Suisse. (s. d.).&nbsp;<a href="https://www.wwf.ch/fr/nos-objectifs/surpeche" title="Überfischung">Surpêche.</a></p> </li> <li> <p>Deutsche Umwelthilfe e.V. (s. d.). <a href="Www.duh.de/futter-bei-die-fische" title="Wildfisch als Fischfutter in Aquakulturen">Wildfisch als Fischfutter in Aquakulturen.</a></p> </li> <li> <p>Lebreton et al. (2018).&nbsp;<a href="doi.org/10.1038/s41598-018-22939-w" title="Evidence that the Great Pacific Garbage Patch is rapidly accumulating plastic. Scientic Reports, 8(1)">Evidence that the Great Pacific Garbage Patch is rapidly accumulating plastic. Scientic Reports, 8(1).</a></p> </li> <li> <p>Kreier, F. (2022).&nbsp;<a href="doi.org/10.1038/d41586-022-02788-4" title="Ocean 'Garbage Patch' is filled with fishing gear from just a few places. Nature, 609(7927), 454">Ocean 'Garbage Patch' is filled with fishing gear from just a few places. Nature, 609(7927), 454.</a></p> </li> <li> <p>SWI swissinfo.ch (2021, 4 juin).&nbsp;<a href="https://www.swissinfo.ch/fre/chasse-aux-microplastiques-dans-le-massif-du-mont-blanc/46678318" title="Chasse aux microplastiques dans le massif du Mont-Blanc">Chasse aux microplastiques dans le massif du Mont-Blanc</a>.</p> </li> <li> <p>Hoffmann, S. (2022, 25 mars).&nbsp;<a href="Www.geo.de/wissen/gesundheit/mikropastik-in-menschlichem-blut-nachgewiesen-31731014.html" title="Mikroplastik zum ersten Mal in menschlichem Blut nachgewiesen. Geo.">Mikroplastik zum ersten Mal in menschlichem Blut nachgewiesen. Geo.</a></p> </li> <li> <p>Riberio et al. (2020).&nbsp;<a href="doi.org/10.1021/acs.est.0c02337" title="Quantitative analysis of selected plastics in High-Commercial-Value Australian Seafood by pyrolysis gas chromatography Mass spectrometry. Environmental Science &amp; Technology, 54(15), 9408-9417">Quantitative analysis of selected plastics in High-Commercial-Value Australian Seafood by pyrolysis gas chromatography Mass spectrometry. Environmental Science &amp; Technology, 54(15), 9408-9417.</a></p> </li> <li> <p>Rajalakshmi, N. (2022, 14 décembre).&nbsp;<a href="Www.slate.com/technology/2022/12/plankton-micro-plastic-kill-fish-pollution-marine-biology.html" title="When Plankton Gobble Plastic. Slate Magazine.">When Plankton Gobble Plastic. Slate Magazine.</a></p> </li> <li> <p>Ulli, C. (2019, 11 septembre). <a href="srf.ch/sendungen/dok/das-geschaeft-mit-dem-fischsiegel-msc" title="Das Geschäft mit dem Fischsiegel MSC. Schweizer Radio und Fernsehen SRF">Das Geschäft mit dem Fischsiegel MSC. Schweizer Radio und Fernsehen SRF.</a></p> </li> <li> <p>SeaChoice. (s. d.).&nbsp;<a href="www.seachoice.org/asc-global-review/" title="ASCO Global Review">ASCO Global Review.</a></p> </li> <li> <p>WWF Suisse. (s. d.).&nbsp;<a href="https://www.wwf.ch/fr/guide-labels-alimentaires/friend-of-the-sea" title="Guide labels alimentaires">Guide labels alimentaires.</a></p> </li> </ol> </div> </div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul> <li><a href="https://www.swissveg.ch/materiel" title="Matériel d'information">Accéder à notre matériel d'information</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/poisson?language=fr" title="Arrêter de manger du poisson : pourquoi ?">Arrêter de manger du poisson : pourquoi ?</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/alternatives_poisson?language=fr" title="Arrêter de manger du poisson : comment ?">Arrêter de manger du poisson : comment&nbsp;?</a></li> </ul> </div> Thu, 21 Mar 2024 14:44:13 +0000 Nicole 4088 at https://www.swissveg.ch Welttag für das Ende der Fischerei – stoppt das Leiden der Fische https://www.swissveg.ch/welttag-fuer-das-ende-der-fischerei-2024?language=fr <span>Journée mondiale pour la fin de la pêche : mettons un terme à la souffrance des poissons</span> <span><span lang="" about="/user/2634?language=fr" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>28. mars 2024 - 9:16</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Le 30 mars est la Journée mondiale pour la fin de la pêche. Dans les débats sur la consommation de viande, les poissons et les crustacés sont souvent laissés pour compte. Pourtant, ils sont tués en si grande quantité qu’on ne les compte même plus en nombre d’individus, mais en tonnes.</p> <p>Introduite en 2017, la Journée mondiale pour la fin de la pêche a pour objectif de sensibiliser le public, une fois par année, aux intérêts des animaux aquatiques. Elle revendique également l’abolition de la pêche et de l’aquaculture.<sup>1 </sup>En effet, en plus de mettre à mort des tonnes d'animaux, la pêche détruit l'habitat de toutes les espèces aquatiques et bouleverse ainsi l'écosystème de la planète entière.</p> <p>Au cours des 25 dernières années, la consommation de poisson a plus que doublé, cumulant aujourd’hui à 9 kilos par personne et par année.<sup>2 </sup>Dans ce domaine, notre dépendance vis-à-vis de l'étranger est plus grande que dans tout autre secteur alimentaire : plus de 97 % des poissons et des crustacés consommés en Suisse sont importés (les poissons d'eau douce indigènes ne représentant qu'une part infime du marché).<sup>3</sup></p> <p><img alt="Consommation de poisson et de crustacés en Suisse" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="287" src="/sites/swissveg.ch/files/2024-03/Grafik1.JPG" width="376" /></p> <p><em>Consommation de poisson et de crustacés en Suisse</em></p> <p>Cette forte demande exerce une pression énorme sur nos mers, mais dans le pays enclavé qu'est la Suisse, il est facile d'en ignorer les conséquences. Dans les régions d'origine du saumon, des crevettes, du thon, du pangasius et autres, notre consommation de poisson contribue pourtant à une pollution catastrophique, à la surpêche et à la perte de biodiversité. D’une région à l’autre, on estime qu'entre 30 % et plus de 90 % des « stocks » de poissons sont surexploités.<sup>4 </sup>Le déclin des populations de poissons entraîne une intensification de la pêche et des méthodes utilisées. Les chaluts de fond, par exemple, sont particulièrement destructeurs : il s’agit de filets tirés sur le fond marin qui emportent tout sur leur passage, n'épargnant ni les animaux marins ni les récifs coralliens.</p> <p><img alt="(Sur)exploitation des océans" data-entity-type="" data-entity-uuid="" height="520" src="/sites/swissveg.ch/files/2024-03/Grafik2.JPG" width="519" /></p> <h2>L'aquaculture : une alternative ?</h2> <p>Les consommateurs et les consommatrices pensent souvent que le poisson issu de l'aquaculture est plus écologique, car cette méthode de production n'intervient pas dans l'habitat naturel des poissons. Malheureusement, cela n'est qu’un mythe. Les poissons d'élevage sont généralement nourris avec de la farine ou de l'huile de poisson. Ainsi, pour obtenir un kilo de poisson d'élevage, il faut au moins deux fois plus de poisson sauvage en guise de nourriture. Il en va de même pour les « fruits de mer » tels que les crabes et les crevettes. L'élevage de poissons ne fait donc qu'aggraver la surpêche dans les océans ! Au total, environ un cinquième des poissons sauvages pêchés dans le monde est  transformé en huile ou en farine de poisson, et une grande partie d'entre eux finit dans l'aquaculture voire dans les mangeoires des animaux de boucherie sur la terre ferme.<sup>5</sup></p> <p>En outre, les fermes d'aquaculture polluent énormément leur environnement direct. D'une part, l'élevage des poissons dans un milieu bien trop exigu impose l'utilisation d'antibiotiques et de pesticides pour éviter la propagation rapide des maladies, les résidus d'antibiotiques et de pesticides, tout comme les matières fécales provenant de la ferme, risquant de sévèrement polluer la zone environnante. D'autre part, il arrive régulièrement que des poissons d'élevage s'échappent des installations d'aquaculture pour se retrouver dans la nature. Or, ils disposent d'un matériel génétique modifié par rapport aux poissons sauvages et ne sont souvent pas des espèces indigènes à la région d'élevage. Leur intrusion dans les eaux environnantes peut donc introduire un patrimoine génétique modifié et des maladies dans l'écosystème avoisinant. Ainsi, loin de constituer une alternative écologique à la pêche sauvage, l'aquaculture sous toutes ses formes représente une nuisance considérable pour notre environnement.</p> <h2>Pollution plastique</h2> <h2plastikverschmutzung h2=""><p>Peu de gens font le lien entre la pêche et la pollution plastique des océans. Rien de surprenant à cela, car les médias présentent généralement les sacs en plastique, les pailles et les gobelets à emporter comme les principaux coupables – alors qu'au moins un tiers des déchets plastiques en mer proviennent de la pêche. Mais ça, presque personne ne le sait.<sup>6 </sup>Dans de nombreux endroits, les accessoires de pêche tels que les cordages échappés, les filets ou les bâches jetés à la mer, tous composés en grande partie de plastique, constituent même la majeure partie des déchets plastiques. À titre d'exemple, le Great Pacific Garbage Patch, une gigantesque île de déchets située au nord de l'océan Pacifique, se compose d'au moins 75 % de déchets issus de la pêche.<sup>7</sup></p> <p>En plus de tuer les animaux, qui l’avalent sans pouvoir le digérer, ce plastique se décompose en minuscules particules connues sous le nom de microplastiques. Celles-ci se répandent partout : dans les sols, dans l’atmosphère et même dans le sang humain.​​​​​​​<sup>8, 9, 10, 11 </sup>En l'absence d'études à long terme, on ne sait pas encore quels en seront les répercussions sur l’environnement et sur la santé des humains et des autres animaux.</p> <h2>Que puis-je faire ?</h2> <p>Beaucoup de gens ferment complètement les yeux sur les graves conséquences de leur consommation de poisson et de crustacés. D'autres se fient à des labels qui prétendent garantir une pêche durable. Bon nombre de ces labels font l’objet de vives critiques, car ils ne semblent guère contrôler le respect de leurs critères et qu'ils n'interdisent pas non plus les méthodes de pêche nocives comme l'utilisation de chaluts de fond.​​​​​​​<sup>12, 13, 14 </sup>En fin de compte, le poisson le plus écologique est celui que l'on ne mange pas. Heureusement, il existe aujourd’hui des multitudes d’alternatives végétales au poisson, plus durables et meilleures pour la santé.</p> </h2plastikverschmutzung></div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <div id="sdfootnote1"> <ol> <li> <p><a href="https://end-of-fishing.org/fr/" title="Journée mondiale pour la fin de la pêche">Journée mondiale pour la fin de la pêche.</a> (2022, 20 avril).</p> </li> <li> <p>WWF Suisse. (s. d.).&nbsp;<a href="https://www.wwf.ch/fr/nos-objectifs/poissons-et-fruits-de-mer" title="Poissons et fruits de mer">Poissons et fruits de mer.</a></p> </li> <li> <p>Proviande. (2021). <a href="https://www.proviande.ch/fr/le-marche-de-la-viande-en-chiffres" title="Le marché de la viande.">Le marché de la viande.</a></p> </li> <li> <p>WWF Suisse. (s. d.).&nbsp;<a href="https://www.wwf.ch/fr/nos-objectifs/surpeche" title="Überfischung">Surpêche.</a></p> </li> <li> <p>Deutsche Umwelthilfe e.V. (s. d.). <a href="Www.duh.de/futter-bei-die-fische" title="Wildfisch als Fischfutter in Aquakulturen">Wildfisch als Fischfutter in Aquakulturen.</a></p> </li> <li> <p>Lebreton et al. (2018).&nbsp;<a href="doi.org/10.1038/s41598-018-22939-w" title="Evidence that the Great Pacific Garbage Patch is rapidly accumulating plastic. Scientic Reports, 8(1)">Evidence that the Great Pacific Garbage Patch is rapidly accumulating plastic. Scientic Reports, 8(1).</a></p> </li> <li> <p>Kreier, F. (2022).&nbsp;<a href="doi.org/10.1038/d41586-022-02788-4" title="Ocean 'Garbage Patch' is filled with fishing gear from just a few places. Nature, 609(7927), 454">Ocean 'Garbage Patch' is filled with fishing gear from just a few places. Nature, 609(7927), 454.</a></p> </li> <li> <p>SWI swissinfo.ch (2021, 4 juin).&nbsp;<a href="https://www.swissinfo.ch/fre/chasse-aux-microplastiques-dans-le-massif-du-mont-blanc/46678318" title="Chasse aux microplastiques dans le massif du Mont-Blanc">Chasse aux microplastiques dans le massif du Mont-Blanc</a>.</p> </li> <li> <p>Hoffmann, S. (2022, 25 mars).&nbsp;<a href="Www.geo.de/wissen/gesundheit/mikropastik-in-menschlichem-blut-nachgewiesen-31731014.html" title="Mikroplastik zum ersten Mal in menschlichem Blut nachgewiesen. Geo.">Mikroplastik zum ersten Mal in menschlichem Blut nachgewiesen. Geo.</a></p> </li> <li> <p>Riberio et al. (2020).&nbsp;<a href="doi.org/10.1021/acs.est.0c02337" title="Quantitative analysis of selected plastics in High-Commercial-Value Australian Seafood by pyrolysis gas chromatography Mass spectrometry. Environmental Science &amp; Technology, 54(15), 9408-9417">Quantitative analysis of selected plastics in High-Commercial-Value Australian Seafood by pyrolysis gas chromatography Mass spectrometry. Environmental Science &amp; Technology, 54(15), 9408-9417.</a></p> </li> <li> <p>Rajalakshmi, N. (2022, 14 décembre).&nbsp;<a href="Www.slate.com/technology/2022/12/plankton-micro-plastic-kill-fish-pollution-marine-biology.html" title="When Plankton Gobble Plastic. Slate Magazine.">When Plankton Gobble Plastic. Slate Magazine.</a></p> </li> <li> <p>Ulli, C. (2019, 11 septembre). <a href="srf.ch/sendungen/dok/das-geschaeft-mit-dem-fischsiegel-msc" title="Das Geschäft mit dem Fischsiegel MSC. Schweizer Radio und Fernsehen SRF">Das Geschäft mit dem Fischsiegel MSC. Schweizer Radio und Fernsehen SRF.</a></p> </li> <li> <p>SeaChoice. (s. d.).&nbsp;<a href="www.seachoice.org/asc-global-review/" title="ASCO Global Review">ASCO Global Review.</a></p> </li> <li> <p>WWF Suisse. (s. d.).&nbsp;<a href="https://www.wwf.ch/fr/guide-labels-alimentaires/friend-of-the-sea" title="Guide labels alimentaires">Guide labels alimentaires.</a></p> </li> </ol> </div> </div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul> <li><a href="https://www.swissveg.ch/materiel" title="Matériel d'information">Accéder à notre matériel d'information</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/poisson?language=fr" title="Arrêter de manger du poisson : pourquoi ?">Arrêter de manger du poisson : pourquoi ?</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/alternatives_poisson?language=fr" title="Arrêter de manger du poisson : comment ?">Arrêter de manger du poisson : comment&nbsp;?</a></li> </ul> </div> Thu, 21 Mar 2024 14:44:13 +0000 Nicole 4088 at https://www.swissveg.ch Frühlingssession 2024 https://www.swissveg.ch/fruehlingssession-2024?language=fr <span>Session de printemps 2024</span> <span><span lang="" about="/user/2634?language=fr" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>28. février 2024 - 7:53</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Lors de la session parlementaire du 26&nbsp;février au 15&nbsp;mars 2024, des sujets important en lien avec nos activités seront abordés. En voici un résumé, mis à jour en continu.&nbsp;Sauf indication contraire, les objets sont discutés au Conseil national.</p> <h2 class="einleitung">Plan cancer à l’échelle nationale&nbsp;: la question de la prévention et de l’alimentation est occultée</h2> <p>La&nbsp;<a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20233014" rel="noopener" target="_blank">motion 23.3014</a> demande qu’un plan cancer soit mis en place à l’échelle nationale, puisque la Stratégie nationale contre le cancer (SNC) a pris fin en 2020.<br /> Cet objet sera discuté au Conseil national le 29&nbsp;février. Le Conseil fédéral conteste la nécessité d’un tel plan, rappelant qu’<a href="https://oncosuisse.ch/fr/a-propos-de-nous/" rel="noopener" target="_blank">Oncosuisse Forum</a> effectue déjà un excellent travail de mise en réseau et est également en train d’élaborer un Plan directeur 2030.<br /> Pourtant, la question de la prévention n'est pratiquement pas abordée chez Oncosuisse, où elle est d’ailleurs souvent confondue avec le <a href="https://oncosuisse.ch/fr/projets-de-cooperation/#TP1" rel="noopener" target="_blank">dépistage</a>. Le fait que l’apparition d’un cancer puisse être prévenue, par exemple grâce à une alimentation saine, est largement occulté. Ce qui n'a rien de surprenant lorsque l’on dresse la liste des <a href="https://oncosuisse.ch/fr/a-propos-de-nous/partnerpool/" rel="noopener" target="_blank">partenaires</a>&nbsp;du Forum&nbsp;: AstraZeneca, GSK, MSD, Novartis, Roche. Autant d'entreprises qui verraient leur chiffre d’affaires dégringoler si le nombre de cancers venait à chuter. Vous trouverez de plus amples informations sur les problèmes que posent ce genre de coopérations dans cet article&nbsp;: «&nbsp;<a href="/sante-et-responsabilite">Qui se préoccupe de notre santé&nbsp;?</a>&nbsp;»</p> <p><em>La motion <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/amtliches-bulletin/amtliches-bulletin-die-verhandlungen?SubjectId=63585" rel="noopener" target="_blank" title="Plan cancer à l'échelle nationale">Plan cancer à l'échelle nationale</a> a été adoptée le 29 février par 128 voix contre 54.</em></p> <h2>Déclaration des nouvelles formes de denrées alimentaires</h2> <p>Mardi 27 février, initiative parlementaire 23.434&nbsp;: «&nbsp;<a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20230434" rel="noopener" target="_blank">Denrées alimentaires de synthèse ou produites à partir de cellules souches. Un encadrement rigoureux est nécessaire.</a>&nbsp;»<br /> Swissveg salue toutes les méthodes de production alimentaire qui ne causent ni souffrance animale, ni pollution environnementale. En ce sens, la viande cultivée et les «&nbsp;ingrédients d'origine animale&nbsp;» produits grâce à la <a href="https://www.proteinproductiontechnology.com/post/precision-fermentation-alliance-and-food-fermentation-europe-finalize-a-refined-definition-of-precision-fermentation" rel="noopener" target="_blank">fermentation de précision</a> ne devraient pas être interdits. Cette initiative demande une obligation de déclaration pour ce nouveau type d’aliments. Une mesure qui nous semble globalement judicieuse, car une telle déclaration permettrait aux consommateur·ice·s de savoir quels produits génèrent le moins de souffrance animale.</p> <p><em>Faute de temps, le débat sur cette initiative a été reporté et aura lieu au plus tôt le 5 mars.</em></p> <h2>Empêcher la promotion de viande bon marché</h2> <p>Mercredi 28 février au matin, postulat 22.4109&nbsp;: «&nbsp;<a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20224109" rel="noopener" target="_blank">Protéger la création de valeur ajoutée agricole. Stop à la promotion de viande bon marché !</a>&nbsp;»<br /> Nous saluons la demande de Killian Baumann, qui souhaite imposer des restrictions à la publicité et au marketing liés aux promotions de viande bon marché. Une telle mesure permettrait de préserver non seulement le revenu des agriculteur·ice·s, mais aussi le bien-être animal, la santé de la population, et l'environnement. La viande bon marché est en effet l’un des produits les plus néfastes dans tous ces domaines.</p> <p><em>Les débats concernant cet objet peuvent être consultés ici : <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/amtliches-bulletin/amtliches-bulletin-die-verhandlungen?SubjectId=63562" rel="noopener" target="_blank" title="Bulletin officiel ">bulletin officiel</a>.</em></p> <p><em>Malheureusement, avec <a href="https://www.parlament.ch/poly/Abstimmung/52/out/vote_52_28171.pdf" rel="noopener" target="_blank" title="Vote">66 voix favorables et 124 voix défavorables</a>, le postulat a été rejeté.</em></p> <h2>Encore plus d’argent public pour les prairies alpines&nbsp;?</h2> <p>Mercredi 28 février au matin, postulat 22.4168 : «&nbsp;<a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20224168" rel="noopener" target="_blank">Approvisionnement en eau pour l'agriculture de montagne et l'économie alpestre</a>&nbsp;».<br /> L’élevage d’animaux dans les Alpes n'a rien de naturel et implique une charge de travail et une quantité de subventions publiques considérable. Chaque année, la Confédération dépense 7 milliards de francs rien que pour l'approvisionnement en eau des exploitations de montagne. Il n'est pas rare que de l'eau doive être transportée par&nbsp;<a href="/prairies-suisses">hélicoptère</a>&nbsp;pour abreuver les animaux d'alpage. Plutôt que d’envisager une réduction du cheptel, ce postulat demande que le montant des subventions soit revu à la hausse. Nous refusons que la Confédération dépense encore plus d’argent public pour l'élevage d'animaux dans des Alpes,&nbsp;<a href="/montagne">qui ne s'y prêtent pas</a>.</p> <p><em>Les débats concernant cet objet peuvent être consultés ici : <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/amtliches-bulletin/amtliches-bulletin-die-verhandlungen?SubjectId=63564" rel="noopener" target="_blank" title="Bulletin officiel ">bulletin officiel</a>.</em></p> <p><em>Le postulat a malheureusement été accepté par <a href="https://www.parlament.ch/poly/Abstimmung/52/out/vote_52_28175.pdf" rel="noopener" target="_blank" title="Vote">167 voix contre 21</a>.</em></p> <h2>Loi sur le CO<sub>2&nbsp;</sub>pour la période postérieure à 2024&nbsp;: l’alimentation est laissée de côté</h2> <p>Le lundi 4 mars dans l'après-midi, les discussions porteront sur le&nbsp;<a href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/fga/2022/2651/fr" rel="noopener" target="_blank">message du Conseil fédéral relatif à la révision de la loi sur le CO<sub>2</sub>&nbsp;pour la période postérieure à 2024</a>&nbsp;(déjà traité au Conseil des États le 29 février 2024). Une fois de plus, le Conseil fédéral ignore totalement la question de l’alimentation (et de l'agriculture) dans son <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20220061" rel="noopener" target="_blank">message</a>.</p> <p><em>L'objet a été débattu avec diverses revendications. Voir <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/amtliches-bulletin/amtliches-bulletin-die-verhandlungen?SubjectId=63807" rel="noopener" target="_blank" title="Bulletin officiel ">bulletin officiel</a>.</em></p> <h2>La politique doit mettre en œuvre ses propres recommandations nutritionnelles</h2> <p>Jeudi 7 mars&nbsp;: La Confédération continue de subventionner la publicité pour la viande alors même que, d'après ses propres recommandations, la consommation de viande en Suisse est trois fois plus élevée qu’elle ne le devrait. Pour atteindre son objectif de développement durable «&nbsp;La proportion de la population qui se nourrit sainement, de manière équilibrée et durable, conformément aux recommandations de la pyramide alimentaire suisse augmente pour atteindre un tiers&nbsp;», des mesures concrètes sont nécessaires. Pour y parvenir, la motion 22.3188 de Martina Munz demande à la Confédération d’«&nbsp;<a href="https://www.parlament.ch/de/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20223188" rel="noopener" target="_blank">Émettre des recommandations nutritionnelles pour encourager une consommation de viande modérée ainsi qu'une production durable, régionale et respectueuse de l'animal</a>&nbsp;».</p> <p><em>L'objet a été reporté.</em></p> <h2>Expérimentation animale</h2> <p>Jeudi 7 mars, motion 22.3300 : «&nbsp;<a href="https://www.parlament.ch/de/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20223300" rel="noopener" target="_blank">Renforcer les compétences 3R au sein des commissions cantonales d'expérimentation animale</a>&nbsp;». La motion demande de veiller à ce que les représentants dans les commissions pour l’expérimentation animale aient de l'expérience avec le principe des 3R (Replace, Reduce, Refine, soit Remplacer, Réduire, Raffiner). Le Conseil fédéral maintient que ce principe est déjà bien établi. Néanmoins, les années écoulées prouvent que le principe des 3R ne suffit pas à réduire significativement l'expérimentation animale. Le principe des 3R est même sujet à controverse, car il laisse entendre indirectement que toutes les expériences sur animaux réalisées aujourd'hui sont indispensables et irremplaçables. Il confère ainsi une forme de légitimité aux expérimentations animales existantes. L’idée de miser encore davantage sur le principe des 3R est donc discutable.</p> <p>Motion 22.3301&nbsp;: «&nbsp;<a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20223301" rel="noopener" target="_blank">Interdire les expériences causant des contraintes aux primates</a>&nbsp;» Cette motion demande d’interdire les expériences animales particulièrement douloureuses effectuées sur les primates. &nbsp;Même s'il s'agit d'une revendication spéciste (pourquoi ne pas interdire les expériences animales particulièrement douloureuses sur tous les animaux&nbsp;?), il faut saluer ce premier pas.</p> <p><em>Ces deux objets ont été reportés.</em></p> <h2>Les escargots deviennent des animaux de rente ?</h2> <p>Lors de la&nbsp;<a href="/session-automne-2023">session d'automne 2023</a>, le Conseil national a accepté la motion&nbsp;«&nbsp;<a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20214467" rel="noopener" target="_blank">Reconnaissance de l'héliciculture en tant qu'activité agricole</a>&nbsp;». Celle-ci sera à présent discutée au Conseil des États l'après-midi du 11 mars.</p> <p><em>Le Conseil des États a rejeté la motion demandant que les escargots soient considérés comme des animaux de rente (car cela impliquerait l'octroi de subventions). Il souhaite néanmoins autoriser l'élevage d'escargots à petite échelle. L'objet doit à nouveau être discuté par le Conseil national.</em></p> <p>&nbsp;</p> <p><strong>Plus d'informations</strong></p> <ul> <li><a href="/sessions">Sessions</a></li> <li><a href="/session-automne-2023">Session d'automne&nbsp;2023</a></li> <li>Session actuelle et résultats en direct sur : <a href="https://www.parlament.ch/fr" rel="noopener" target="_blank">Parlament.ch</a></li> </ul> </div> Mon, 26 Feb 2024 08:59:03 +0000 Renato 4077 at https://www.swissveg.ch